Le Clan des Otori de Lian Hearn

1 Titre : Le Clan des Otori
Auteur : Lian Hearn
Éditeur : Folio
Date de sortie : Série de 5 tomes, parus de 2003 à 2007
Prix : 9,10 € par volume
Nombre de pages : 690 pages pour le dernier tome
Pour commander : c’est ici

Résumé :

Au XIVe siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit au sein d’une communauté paisible, les Invisibles, qui condamnent la violence, mais elle est massacrée par les hommes d’Iida, chef du clan des Tohan. Takeo est sauvé par sire Shigeru, du Clan des Otori et se trouve plongé au cœur de luttes sanglantes entre les seigneurs de la guerre. Il doit suivre son destin. Mais qui est-il ? Paysan, seigneur ou assassin ? D’où tient-il ses dons prodigieux ? Et qui est donc cette fameuse Tribu, aux pouvoirs mystérieux, qui le revendique comme membre ? Lorsqu’il rencontre la belle Kaede, promise par mariage arrangé à Shigeru, l’amour naît entre les deux jeunes gens…

La trilogie initiale raconte l’histoire de Takeo et de Kaede. Le 4e, ajouté par Lian Hearn au vu du succès de ses premiers écrits, évoque le devenir des enfants de Takeo. Enfin, le 5e tome est un prélude sur la vie de Shigeru.

Avis de Elodie :

J’avais acheté ces livres dès leur sortie en poche, ayant eu le coup de foudre pour leurs couvertures, et pour leur thématique. Je n’allais pas rater une saga alliant deux de mes passions : le Japon et la fantasy.

Les personnages sont attachants, leur évolution est fascinante : on voit le héros, Takeo, passer de l’enfance à l’âge adulte aux travers de nombreuses épreuves. Il s’agit donc en quelque sorte d’une quête initiatique, à mettre dans la lignée du Seigneur des Anneaux, et les thèmes développés (Quête du pouvoir, histoires d’amour contrariées, lutte entre clans..) peuvent faire penser au Trone de Fer de Martin.

Certes, Lian Hearn respecte peut être un peu trop les clichés du genre, alors qu’on aurait aimé qu’elle les surpasse : Takeo est comme tout héros classique à la recherche de soi et avide de venger sa famille ; Kaede est une adorable poupée décorative se transformant soudainement en guerrière; Matsuda Shingen est le sage mentor etc. Mais Lian Hearn tire son épingle du jeu en réussissant à dresser une galerie de portrait variée, qui certes correspond aux canons du genre, mais qui n’est pas exempte de surprises. Les personnages secondaires sont tout aussi construits que les héros, mention spéciale pour Taku et Fumio.

La trilogie de base fait partie de mes livres préférés. J’ai été fascinée du début jusqu’à la fin par cette saga palpitante. Lian Hearn a crée un univers complet, avec sa cartographie et ses arbres généalogiques. Son style d’écriture est très fluide et l’usage de la 1e personne, qui peut paraître rebutant, permet de s’investir à fond dans l’histoire de Takeo.

Lian Hearn, devant le succès de sa trilogie, choisit de continuer sa série, avec le tome 4, le Vol du Héron. Ce tome a lieu 16 ans après la fin de la Clarté de la Lune, et raconte la vie des enfants de Takeo : Shigeko, Maya, Miki et Hisao.

Ce tome m’a partagée : autant j’étais heureuse de voir ce récit se poursuivre, autant le côté commercial de cette suite m’embêtait. L’histoire m’a finalement beaucoup plu, mais un peu moins que la trilogie initiale, surement parce que je m’étais attachée à Takeo, Kaede, Miyoshi et les autres, qui sont évidemment relégués dans cette histoire. Le personnage d’Hisao, qui a une extrême importance déjà dans le tome 4, m’a plutôt déçue, j’aurais aimé le voir plus consistant, avec un caractère plus affirmé. Il me semble que Lian Hearn s’est un peu reposée sur ses lauriers. La variété de personnages, la recherche dans leurs caractères, qui m’avaient tant plu dans la trilogie, ont été mis de côté.

Enfin, le tome 5 évoque la jeunesse de Shigeru et son existence jusqu’à qu’il n’adopte Takeo. J’ai apprécié plus ce tome que le 5, peut être parce que Lian Hearn dévellope la vie d’un personnage emblématique, Shigeru (qui se trouve être mon personnage préféré !!!). Ce tome me paraît complet. Lian Hearn retrouve son style qui m’a tant plu, et complète bien la trilogie, tout en développant de nouvelles histoires.

En résumé, je conseille à tous la trilogie première, composé du Silence du Rossignol, des Neiges de l’Exil et de la Clarté de la Lune. Ce fut un véritable coup de coeur, et cette saga fait partie des livres que je relit régulièrement. Je suis plus partagée quant au tome 4, que je trouve plutôt inutile, et adore le tome 5 !

« La mort vient sans prévenir et la vie est fragile et éphémère. Personne n’y peut rien y changer, que ce soit par des prières ou des formules magiques. Les enfants pleurent face à cette réalité, mais les hommes et les femmes ne pleurent pas. Ils doivent endurer ce qui advient. »

« Elle apprendra […] elle fera comme moi. Elle saura qu’il faut dissimuler ses sentiments, accepté que la vie se compose de pertes et de souffrances. Elle pleura en cachette, si jamais elle pleure encore. »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s