ARTE

9782372870436_cgTitre :  ARTE

Scénario : Ôkubo Kei / Ohkubo Kei

Dessin et couleur : Ôkubo Kei / Ohkubo Kei

Type : Shonen

Éditeur : Komikku Editions

Pour commander : Ici 😀

Résumé :

Arte est une jeune fille issue de l’aristocratie, aimant par dessus tout la peinture et le dessin. Cette passion est vue d’un mauvais œil par sa mère qui, à la mort de son père, lui intime l’ordre de cesser ses activités artistiques. La jeune femme ne l’entend pas de cette oreille et se met à la recherche d’un atelier où exercer son art, rompant ses attaches avec son milieu favorisé.

L’avis d’Anaïs

Pour une première critique, je vais y aller doucement. Je vais prendre quelque chose que j’avais déjà critiqué pour la librairie dans laquelle je travaille. Ô quelle lâcheté, pourriez-vous dire, mais c’est simplement par sécurité. N’ayez crainte, je ne ferais cas de publicités en tout genre pour ce lieu décadent rempli de livres où j’évolue, mais vous allez pouvoir voir les listes de lecture s’allonger de mon côté !

Je souhaitais commencer avec Arte, d’une part comme un hommage au A comme la première lettre de l’alphabet et d’autres part car ce manga est un bon coup de cœur. Tout a commencé avec ces extraits de mangas que l’on vous distribue au comptoir afin de vous faire découvrir des nouveautés. Et bien nous y passons aussi ! Le manga m’a d’abord véritablement plu avec sa couverture digne d’un tableau et c’est justement ce dont il s’agit majoritairement dans ce premier tome.

On suit l’histoire d’Arte, une jeune aristocrate un peu têtue qui souhaite vivre de ses arts favoris : le dessin et la peinture. Aucun problème, me diriez-vous ? Et bien si, car nous sommes à Florence, au XVIè siècle, à une époque où les femmes se devaient de rester à la maison pour coudre et lire en attendant de se marier avec une bonne dot. Et basta. Évidemment, Miss Arte ne va pas se laisser abattre et va chercher un maître afin d’intégrer un atelier, se faisant rejeter de ces derniers l’un après l’autre pour unique prétexte qu’elle est une femme. Elle ira jusqu’à se couper les cheveux, d’où la couverture, se donnant en spectacle en pleine rue avant de se faire enfin accepter comme apprentie par un homme assez peu sympathique au premier abord.

Ce manga est un voyage dans le temps agréable et absolument magnifique. Cette jeune femme va défier les conventions définies pour pouvoir étudier le dessin. Et justement, le dessin de ce manga est fin et très précis, je le trouve très beau, soigné pour ma part. On sent que le mangaka a une patte et a lui-même étudié cette période autant que les arts pour en devenir aussi minutieux. Les paysages et les personnages sont à la hauteur les uns des autres, tout comme les dessins dans le dessin. Il manque peut-être un peu de détails au niveau de la création de ces peintures, du matériel utilisé et certains détails historiques restent quelques peu… étranges. Notamment les grandes bibliothèques disposées chez une courtisane alors qu’à l’époque, les livres étaient des biens aussi précieux que rares et les bibliothèques personnelles encore plus.

Et l’aventure graphique de cette jeune fille commence ici. On y ressent une pointe de shônen historique, à la manière de Thermae Romae ou de Ad Astra , ainsi qu’une pointe de shôjo un poil féministe et romantique sans pour autant tomber dans le platonique total. Brillant, une œuvre d’Art(e) !

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