Smallville

62

Date de diffusion : Première diffusion en 2001, arrêt en 2011

Nombre de saisons: 10 saisons soit 218 épisodes

Origine : Série américaine créée par Alfred GOUGH et Miles MILLAR

Avec, dans le rôle de :

Tom WELLING: Clark; Erica DURANCE: Lois; Kristin KREUK: Lana; Allison MACK: Chloé, Justin HARTLEY: Oliver, Michael ROSENBAUM: Lex.

Résumé:

1989, Smallville, une petite bourgade paisible du Kansas, est frappée de plein fouet par une pluie de météorites. Cette catastrophe naturelle fait de nombreuses victimes. Ce jour-là, la voiture de Jonathan et Martha Kent, un couple de fermiers, quitte la route après avoir été frôlée par une boule de feu. Encore sous le choc, ils ont la surprise de voir un petit enfant sortir des décombres de ce qu’ils prenaient pour une météorite. Il s’agit en fait d’un vaisseau spatial. Les Kent, qui n’ont jamais pu avoir d’enfant, adoptent aussitôt le jeune garçon et le baptisent Clark. Ils cachent alors jalousement le secret de ses origines aux autres habitants de la ville.

Douze ans plus tard, Clark est devenu un adolescent en tout point semblable à ses camarades d’école. Mais en apparence seulement, car il commence à réaliser qu’il est doté de pouvoirs surhumains. Il est en effet le premier surpris quand il réalise qu’il peut courir à la vitesse du son. En revanche, il ne se doute pas encore qu’il pourra un jour voler. Sa prise de conscience s’accompagne d’un douloureux sentiment de culpabilité, car c’est le crash de son vaisseau sur Terre qui a provoqué la mort de beaucoup d’habitants de Smallville, notamment les parents de la belle Lana Lang, la fille la plus populaire du lycée, dont il est amoureux.

Le crash a aussi fait d’autres victimes, comme Lex Luthor. Après des années d’absence, il est de retour à Smallville pour diriger l’usine de produits chimiques de son père. Lex, qui a perdu tout ses cheveux après avoir été exposé aux radiations issu de la prétendue météorite, est un jeune homme arrogant qui vient de sortir de l’université. Il va pourtant se lier d’une amitié sincère avec Clark, qu’il trouve brillant et généreux.

L’avis d’Elodie

L’idée de faire un petit article sur cette série qui a bercé mon adolescence me trottait dans la tête depuis un moment déjà. Et la rediffusion des 10 saisons n’est pas étranger à mon regain de passion envers cette déjà vieille série! Par contre, autant vous le dire tout de suite, cet article est bourré de SPOILERS. Après, ca fait 5 ans que la série est finie, je pars dans l’optique que les gens qui le liront ont tout vu des 10 saisons.

Je pense que probablement cet article sera le premier d’une petite suite sur les séries de mon adolescence!

Smallville retrace l’histoire de Clark Kent avant qu’il ne devienne Superman. La série se déroule sur 10 saisons, des années lycéennes de Clark à son mariage avec Lois. J’ai apprécié l’idée de montrer la jeunesse d’un super héros que tout le monde connaît. Si Clark est doté de pouvoirs incroyables, son éducation est purement humaine, et il ressent les doutes de l’adolescence comme tout le monde. L’Elodie de 15 ans a beaucoup aimé penser que même Superman pouvait hésiter ou être un amoureux déçu!

De plus, le fait de développer sur un Clark Kent qui n’est pas encore le Superman de DC Comics permet beaucoup de libertés scénaristiques. Or, si les producteurs ont respecté l’essence du travail de Jerry SIEGEL et Joe SHUSTER, les créateurs du comics, ils se sont autorisés bien des errances, certaines appréciables… d’autres moins! Clark n’est d’abord pas amoureux de Lois, mais d’une Lana incarnée par la charismatique Kristin KREUK. Si j’ai apprécié cette idée novatrice, le rôle de Lana est pour moi celui qui a le plus pâti des saisons qui passent… Le schéma est devenu rapidement classique: Lana et Clark se tournent autour, il hésite à lui avouer son secret, elle se doute de quelque chose, elle se met bêtement en danger, il la sauve de justesse en laissant un indice supplémentaire de sa super-identité…et on repart pour un tour, je veux dire un nouvel épisode.

J’en viens pour moi au principal défaut de la série: son manque d’originalité. Car les épisodes deviennent rapidement redondants. On sait que Clark va se questionner sur son rôle sur Terre, qu’il va subir diverses épreuves qui vont le faire mûrir (ou pas!), qu’il va faire des erreurs, qu’il va courir partout pour sauver Lana (ou, grande surprise, Chloé), il y aura un faux suspense (va-t-il arriver à temps?) et à la fin tout le monde est content (sauf Lex mais ce n’est pas grave car on se doute qu’il est le méchant). Bref, une longue phrase en mode réquisitoire pour se plaindre du peu de suspense des épisodes. La série a duré, mais a eu du mal à se remettre en question, et c’est bien dommage.

Autre défaut, le côté manichéen. Bien évidemment, il est mis en avant dans les comics, et c’est un peu la base de beaucoup d’histoires: Le Bien et le Mal s’opposent, mais vu qu’il faut motiver les troupes et le peuple (Superman a été édité pour la première fois lors de la Seconde Guerre Mondiale, et ses épisodes sortis durant la Guerre Froide peuvent être considérés comme de la propagande ), le Bien gagne. Néanmoins, j’ai été déçue de la fin banale de la série (tous les méchants sont morts, sauf Lex, encore heureux!) car au début de l’histoire de Smallville, les scénaristes avaient misé sur le concept d’un Lex plus gris que noir, et parfois bien plus humain que Jonathan Kent ou même Clark. Et ce sont ces antagonismes, ces doutes portant sur qui est le méchant qui me plaisaient, et qui malgré les promesses des scénaristes, n’ont pas été développés.

Enfin, dernier défaut et pas des moindres pour la féministe que je suis, la place de la femme dans Smallville est atterrante. Lana ne vit que pour espionner Clark, découvrir son secret (qui est secret pour une bonne raison, mais elle n’y songe pas) et pour se faire sauver par Clark après qu’elle se soit mise dans des situations débiles. Sa remplaçante dans le coeur du futur Superman, Lois, est certes un peu plus combative. Mais son sale caractère ne dissimule pour moi qu’un immense besoin de se faire remarquer: Lois aime être regardée et ses décolletés font parfaitement leur boulot. Enfin, Chloé joue le rôle de la fille intelligente, et donc ses amours envers Clark sont bien évidemment déçus… Bref, les rôles féminins dans cette série sont des plus décevants! Après, nous sommes d’accord, les clichés pullulent également du côté masculin, mais en un poil plus subtil.

Pourquoi me direz-vous je fais la chronique d’une série qui m’a manifestement énervée? Et bien parce que Smallville a bercé mon adolescence, comme je le disais précédemment, et que si cette série a beaucoup de défauts.. ses qualités ne sont pas moindres!

J’ai suivi toutes les saisons, oui, les 10, à l’époque sur M6. Et si je me doutais de ce qui allait se passer dans l’épisode, je n’ai pas pu m’empêcher de les regarder, plaisir coupable du samedi soir. C’était comme retrouver un viel ami chaque semaine: on sait de quoi il va parler, mais on aime quand même l’écouter. La comparaison n’est pas anodine, Clark, Chloé ou Pete sont devenus de vieilles connaissances à force, et j’ai adoré les retrouver. Les personnages, vous l’aurez compris, sont des plus attachants et les acteurs font bien leur boulot. J’ai adoré Kristin KREUK, qui jouait la Lana, ou Justin HARTLEY, qui jouait Oliver (bon, c’était surtout mes hormones qui l’aimait!). Mention spéciale à Michael ROSENBAUM, qui livre une version des plus convaincantes d’un Lex Luthor torturé.

Les clins d’oeil au mythe fondateur de Superman sont extrêmement bien mis en scène dans les épisodes, et c’est un plaisir de chercher l’indice. Le plus évident est la couleur des vêtements de Clark, qui sont souvent bleu et rouge en clin d’oeil à son futur slip-collant! Des dédicaces sont également faites à l’ancienne série, avec l’apparition de Dean CAIN, qui jouait le super héros dans « Clark et Lois ». Enfin, un hommage a été fait aux films des années 70 avec 3 apparitions de Christopher REEVE.

Bien sûr, au bout de 10 saisons, et même avant il faut être honnête, la série s’essouffle et les intrigues lassent. Mais les scénaristes ont quand même réussi à nous glisser quelques intrigues annexes sympathiques, et à ménager des apparitions de nouveaux personnages plutôt pas mal. Je pense notamment à Jensen ACKLES (Supernatural) ou Ian SOMERHALDER (Vampire Diaries, oui je sais…). Lors d’un épisode, les moments romantiques et l’action sont alternés de manière efficace, et on ne s’ennuie pas!

En conclusion, Smallville est une série qui me manque (oui oui) et qui a su malgré ses grands défauts garder une belle place dans mon coeur 😉

31756_cast_promo_poster_565881_122_322lo

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s