Porcelaine

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Titre : Porcelaine
Auteur : Estelle FAYE
Éditeur : Les Moutons électriques
Date de sortie : novembre 2012
Prix : 19,90 euros
Nombre de pages : 274 pages

Pour commander : les moutons électriques

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥

Challenge Faerie : 7 / 10-15  chroniques en mode Kelpie

Résumé:

Chine, vers l’an 200.
Xiao Chen est un comédien errant, jeté sur les routes par un dieu vengeur. Un masque à forme humaine dissimule son faciès de tigre, tandis que son coeur est de porcelaine fêlée. Son voyage va durer plus de mille ans.
Au cours de son périple, il rencontrera Li Mei, une jeune tisseuse, la Belle qui verra en lui plus qu’une Bête. Celle qui, sans doute, saura lui rendre son coeur de chair. Cependant Brume de Rivière, fille-fée jalouse et manipulatrice, intrigue dans l’ombre contre leur bonheur.
Pendant presque quinze siècles, rivalités et amour s’entrecroisent, tisant une histoire de passion, de tendresse et de sacrifice, sur fond de magie et de théâtre.

L’avis d’Elodie:

La lecture de cet ouvrage s’inscrit dans le challenge Faerie du Bazar de la Littérature, et c’est d’ailleurs grâce à la liste crée par Maureen que j’ai découvert l’existence de ce livre. Etant donné qu’Estelle FAYE allait être présente aux Imaginales (voir article / hurlement de joie) je me suis dit que cela me permettait de faire d’une pierre trois coups: découvrir une auteure, pouvoir ensuite la rencontrer et lui parler de son ouvrage, écrire une nouvelle chronique pour le challenge!

Comme toujours, je débute avec un petit paragraphe sur la couverture… qui est absolument sublime. Elle est signée Amandine LABARRE, nom qui résonnait de manière connue à mes petites oreilles. Une recherche Google plus tard, je découvre que la dame est une habituée des Imaginales, justement. Et que j’avais eu la joie d’assister à un de ses ateliers lors de mes premières Imaginales en 2014! 🙂 De plus, elle a pas mal travaillé pour feu les éditions de l’Oxymore, mon précieux… En bref, vous l’aurez compris, gros coup de coeur pour le travail de l’artiste, et c’est pour cela que vous retrouvez d’autres de ses oeuvres en fin d’article!

Passons au texte lui-même. Dans l’ensemble, cet ouvrage m’a beaucoup plu. Le gros point fort pour moi est l’univers relaté par Estelle FAYE. Le cadre est diversifié, les descriptions précises sans être lassantes. On passe des steppes mongoles aux splendeurs de Pékin en quelques pages, et c’est un ravissement. Je ne résiste pas à l’envie de vous livrer un extrait du livre, une description de Pékin, justement: « Les fastes de la Cité Impériale côtoient le labyrinthe bourbeux des Hutongs, les vieux quartiers dont les ruelles étroites s’entrelacent telles des tentacules de pieuvre faisandée. Plus que jamais, Pékin défie la raison et l’imagination des hommes. » J’ai beaucoup apprécié cette recherche du Mot précis, cette délicatesse dans le choix du vocabulaire.

Ce qui m’a le plus plu dans l’ouvrage est la richesse des références. FAYE s’inspire en toute transparence des plus grands mythes chinois et c’est un délice pour la fan absolue de culture asiatique que je suis. Ainsi, dans les mythes chinois, le tigre et l’homme descendent du même ancêtre. Et lorsque Xiao Chen se comporte mal, c’est que la sauvagerie du tigre aura pris le dessus. Le corbeau, animal totem du héros qui le suit à travers les siècles, symbolise les parents, et on peut supposer qu’il s’agit de l’esprit de la mère de Xiao. Enfin, on peut songer que Li Mei est un clin d’oeil à Aqiao, jeune chinoise qui vécu parmi les Fées et qui réalisa le premier tissage.

L’intrigue est simple, mais belle. Le triangle amoureux est certes classique, mais il fonctionne. Les personnages sont charismatiques, même si je les trouve un peu niais par moment. Disons que ce sont des clichés certes, mais qui se réfèrent aux personnages fondateurs. Ils jouent des rôles sur scène, et dans leur vie aussi.

Le bémol de l’ouvrage est le fait qu’il traîne un peu. Il est divisé en 3 parties, et je trouve que la 3ème est un peu redondante. De plus, le livre met du temps à démarrer et du temps à se conclure, et c’est à cause de ses longueurs que j’ai enlevé un coeur à ma notation. Néanmoins, la partie deux est des plus réussie. On sent que le style de l’auteure est en construction, et cet ouvrage est pour moi des plus encourageants quant à la suite de ses écrits!

En conclusion, Estelle FAYE nous livre un second ouvrage réussi, à l’univers maîtrisé et aux décors soignés. Si le livre aurait pu être il me semble plus court, il n’en demeure néanmoins agréable à lire!

Oeuvres trouvées sur le site d’Amandine LABARRE: http://amandine.labarre.free.fr/

NB: Après la rédaction de cet article, j’ai pu rencontrer Estelle FAYE lors des Imaginales, c’est une personne très avenante et bavarder avec elle a été un plaisir! Elle m’a à cette occasion dédicacé « Porcelaine »:

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7 réflexions au sujet de « Porcelaine »

  1. Coucou,
    Cela fait bien longtemps que ce livre traîne dans ma Wish, il passera un de ces jours prochains dans mes petites mains c’est sûr.
    Et j’ai aussi un grand amour pour feu les éditions de l’Oxymore 😉
    Bisous

    1. Lors des Imaginales, j’ai eu entre les mains la Voie des Oracles, une trilogie écrite par la même auteure, peut-être l’as tu lue? En tout cas, il semblerait que cette saga soit géniale, et est donc dans ma PAL ^^.
      Et oui, je crois qu’on avait discuté de notre passion commune pour Silhol il y a quelques temps… Et même si Léa Silhol republie de ses écrits, je dois avouer que l’Oxymore me manque quand même, j’ai découvert tellement de bons auteurs grâce à leurs recueils!
      Bises

      1. Tout à fait
        Le voie des oracles a effectivement de bons échos mais le YA n’est pas trop ma tasse de thé même si j’en lis un très chouette en ce moment même lol
        J’ai appris qu’ un éclat de givre était dystopique donc ce sera sans moi également mais je connais cette auteure à travers des nouvelles et elle écrit très bien et Porcelaine me parle de part l’Asie et sa mythologie combo gagnant pour me faire envie
        Je plussoie, l’Oxymore était un vrai coup de coeur.

      2. La louve de Broceliande de Lia Vilore je le termine aujourd’hui sûr et en même temps je découvre une nouvelle maison d’édition y a de quoi faire chez Lune écarlate 😊

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