Les Ailes d’Emeraude

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Titre : Les ailes d’émeraude
Auteur : Alexiane DE LYS
Éditeur : Nouvelles Plumes (France Loisirs))
Date de sortie : août 2014
Prix : 14,99 euros
Nombre de pages : 696 pages

Pour commander : France Loisirs

Note (sur 5 ♥): ♥♥

Challenge Faerie : 10 / 10-15  chroniques en mode Kelpie

 

Résumé:

A bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis l’accident qui a tué sa mère. Seule au monde et lâchée dans la ville, elle a la désagréable et persistante impression d’être suivie…
Un soir, elle est violemment agressée par deux inconnus. Très mal en point, elle est sauvée de ce mauvais pas par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel. Leur rencontre n’est pas un hasard. Grâce à lui, Cassiopée découvre sa véritable nature: elle appartient aux Myrmes, un peuple ailé doté d’incroyables pouvoirs sensoriels. En pleine métamorphose, la jeune fille se lance dans cet univers totalement nouveau avec l’espoir de percer, enfin, les mystères de son passé.

L’Avis d’Elodie:

J’ai acheté ce livre à sa sortie, achat obligé chez France Loisirs de ces fins de vacances 2014. Autant le dire tout de suite, je n’ai été convaincue ni par sa couverture, ni par son résumé! Le tout faisait très adolescent, mais c’est un type de lecture que j’affectionne, et en feuilletant l’ouvrage, disons que le contenu m’avait paru meilleur que le contenant! ^^

Il y a deux ans donc, ce livre m’avait laissé une impression nuancée. Si je trouvais l’histoire clichée, le suspense était néanmoins là et j’avais hâte de lire la suite. Suite qui vient de sortir ce mois ci! Me voilà donc avec le deuxième tome en mains… mais sans me rappeler du premier. Impossible de citer le nom de l’héroïne, ou des points précis de l’intrigue. Je ne me rappelais que d’un triangle amoureux et d’une histoire d’ailes genre Fée Clochette. Bref, rien de bien transcendant! ^^ Mais je me suis aussi rappelée qu’à l’époque, l’ouvrage m’avait bien plu.

Me voici donc en train de relire ce premier tome, et de réaliser que cela tombe bien, car le livre peut correspondre au Challenge Faerie du Bazar de la Littérature!

SPOILERS INSIDE-SPOILERS INSIDE-SPOILERS INSIDE-SPOILERS INSIDE-SPOILERS

 Vous l’aurez compris, l’histoire est assez simpliste: l’héroïne, Cassiopée, découvre qu’elle est en réalité une Myrme, c’est à dire une créature dotée d’ailes et de pouvoirs spéciaux comme une vue incroyable et un don pour parler aux animaux.. Cette découverte a été faite de façon peu banale ( enlèvement, drogue et agression, jusqu’ici tout va bien ) mais si ca gêne quelque peu le lecteur, l’héroïne elle se montre assez peu choquée. Ok, il y a quelques remarques sur sa surprise, mais elle s’adapte très vite aux manières expéditives de ses nouveaux amis, au point de leur répondre avec le même vocabulaire et de distribuer des poings à la moindre remarque gênante… Bref, vous l’aurez compris, si j’ai trouvé le début de l’ouvrage bien rythmé, j’ai un peu de mal avec les facilités que s’est permise l’auteure!

Vers le milieu de l’ouvrage, j’ai commencé à être franchement lassée. Le triangle amoureux crée entre Cassiopée, Gabriel le sexy kidnappeur-sarcastique-mystérieux et Camille le beau tuteur-gentil-mais pas que m’a rapidement lassée. Si je me suis laissée prendre au jeu genre pendant 4-5 chapitres je l’avoue, vers la 400ème page je levais les yeux au ciel dès que je lisais un des 3 prénoms, ce qui est mauvais signe. Certes, on est dans de la littérature adolescente, et je l’ai dit, c’est un genre que j’aime beaucoup. Mais là, plus niais c’est impossible. Ce n’est pas parce que le public visé a 15 ans que l’auteure est obligée de glisser dans une intrigue générale qui partait pourtant bien des monologues atroces de ce style: « Gabriel Paricio prend les choses en main. Il a l’air d’avoir de l’expérience, le saligaud. Rien que cette pensée me fait frémir de jalousie. Quel nom sexy! Ca fait drôlement exotique. Mon esprit extatique de jeune fille énamourée ne peut s’empêcher d’additionner 2+2. Cassiopée Paricio. Hum, oui ça sonne plutôt bien. « 

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Je vais passer devant l’essai nom + prénom digne de l’école primaire, ne commenterais pas en détail l’usage du mot « sexy », et que dire du mot « saligaud »… Je saluerais néanmoins en conclusion de cette lamentation l’usage des termes « extatique » et « énamourée »… Mais bon, on est d’accord, on n’est pas en face d’un grand moment de littérature.

J’ai lu ce livre assez rapidement, le style est simple, le vocabulaire soigné certes. L’intrigue, si elle est clichée, partait bien, mais on dirait que l’auteure s’est perdue dans son propre livre. Je dois avouer m’être malgré tout attachée à l’héroïne, et j’en suis la première surprise, tant elle m’a paru niaise! Mais je dois laisser cela à Alexiane DE LYS: on se demande vraiment où elle veut en venir, et elle sait attiser notre curiosité!

Pour en venir au challenge du Bazar de la Littérature, les fées sont bien présentes dans l’ouvrage, vous l’aurez compris. De prime abord on pense à Clochette et consoeurs avec la description d’ailes « semblables à celles de papillons. Si les papillons ont des ailes d’un mètre vingt, s’entend. » Les fées sont divisées en deux clans, les Myrmes et les Narques. Les Myrmes ne subissent presque pas les effets du vieillissement, sont tous beaux comme des camions. Les Narques sont jolis aussi, mais ils sont méchants, car ils convoitent la plante qui permet de faire pousser les ailes (oui, oui, vous avez bien lu).

Une légende au début de l’ouvrage est censée poser les bases du mythe des fées, mais la happy end et le manque de développement fait tout tomber à plat. En résumé: « Un jour, une petite fille a trouvé une magnifique fleur (…) de la forme d’une étoile, de la couleur du coucher du soleil et de la texture de la soie. (…) Toutes les personnes qui voyaient la fleur voulaient la toucher. Ils se sont alors transformés. Des ailes fines comme du papier et irisées comme de la nacre étaient apparues. Ils étaient devenus plus forts, n’étaient plus malades. (…) A chaque naissance [dans le village] la fleur réapparaissait. Un jour, un homme eut l’idée d’exploiter leurs nouvelles forces pour pouvoir aider les opprimés. C’est ainsi qu’ils devinrent des agents de la paix. Des genres de super-héros, quoi. » Et là, j’ai comme l’envie de remettre un gif « help ».

Oui, je suis dure. Mais j’avoue que j’en attendais plus dans la création du monde féerique (situé à un endroit inconnu, c’est pratique pour éviter de réfléchir à une quelconque géographie). De ce côté là, comme sur pas mal d’autres points, j’attends beaucoup du tome 2.

En conclusion, j’ai été assez déçue de cette relecture. Néanmoins, l’auteure a réussi à créer des personnages certes agaçants, mais presque attachants. Le principal problème est que l’auteure comme son ouvrage me semblent manquer de maturité. D’où ma curiosité envers le deuxième tome!

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