Les Ogres-Dieux

9782302043121_cgTitre :  Les Ogres-Dieux

Scénario : Hubert

Dessin et N&B : Bertrand Gatignol

Type : Drame – Fantastique

Éditeur : Soleil

Pour commander : Ici 😀

Résumé du Tome 1 :

Du plus jeune et plus petit des Ogres, c’est toute l’histoire d’une famille et de ses membres qui est contée. Héritage, coutumes, tiraillements… Un superbe récit gothique autour du déterminisme familial. Petit est le fils du Roi-Ogre. À peine plus grand qu’un simple humain, il porte sur lui le signe de la dégénérescence familiale qui rend chaque génération plus petite que la précédente à force de consanguinité. Son père veut sa mort, mais sa mère voit en lui la possible régénération de la famille puisqu’il pourrait s’accoupler à une humaine tel que le fit jadis le Fondateur de la lignée. Elle le confie alors à la tante Desdée, la plus ancienne d’entre eux, qui déshonorée en raison de son amour pour les humains, vit recluse dans une partie de l’immense château. Seulement voilà, contrairement au souhait de sa mère, elle tentera d’élever Petit à l’inverse des mœurs familiales… Tiraillé entre les pulsions violentes dont il a hérité et l’éducation humaniste qu’il a reçu de Desdée, Petit trouvera-t-il sa place ? Et survivra-t-il à l’appétit vorace de sa famille? 

Résumé du Tome 2 :

Son histoire commence avant celle de Petit et se termine au même moment. Les Nobles-Nés dominent le royaume au pied du château des Ogres-Dieux et gouvernent en leur nom.
Bien que né parmi eux, la place de Yori n’est pas évidente. Si son père, le roi, l’aime, il n’en reste pas moins un bâtard, le fils de la favorite, hétaïre de haut vol. Sa grâce et son intelligence ne cessant d’attiser la haine de ses demi-frères légitimes, Yori et sa mère finissent dans les bas-fonds de la capitale.
Il est alors prêt à tout pour la protéger. Contraint de vivre de ses charmes, Yori amorce une ascension qui le mènera à nouveau, des années plus tard, dans l’entourage du Chambellan et au contact des terribles géants de la montagne…
Mais à force de compromissions, ne risque-t-il pas de perdre ce qu’il a de plus précieux, et de devenir pire que ceux qui l’ont toujours rabaissé ?

Deux récits construits sous deux axes narratifs : la bande dessinée raconte l’histoire du personnage, tandis que les textes illustrés se concentrent sur la vie des différents souverains puis chambellans.

L’avis d’Anaïs

La série des « Ogres-Dieux » , puisque que c’est bien de celle-ci dont je vais majoritairement parler, ne passe forcément pas inaperçue. Parmi les couvertures colorées, celle noire et grise de l’album en question, le titre doré, attire l’œil et même la curiosité. Je m’y attache tout particulièrement parce que  » Petit « , le tome 1 en quelques sortes, faisait partie de mon petit trésor d’Angoulême 2015 alors que je n’avais même pas encore officiellement intégré la librairie. Coup de cœur détonnant que je n’avais pu exprimer alors et pour lequel je me rattrape avec  » Demi-Sang « , surprise de voir une suite que je n’attendais même pas forcément.

L’univers des  » Ogres-Dieux  » est riche, complexe et complètement à part. Dans un monde médiéval fantasy, nous sommes immergés et voyons évoluer autant les Ogres (qui se sont eux-mêmes proclamés dieux, d’où le titre) qui vivent sur leur montagne, que la plèbe humaine forcée de devoir accepter la présence de ces géants qui peuvent s’amuser à les écraser du plat de la main comme des mouches, juste pour le plaisir. Tout l’intérêt de l’histoire se porte à chaque fois sur un personnage en particulier : Petit puis Yori (ou Demi-Sang). Le premier est un fils inattendu chez les ogres et caché par sa mère ogresse pour éviter qu’il ne se fasse manger, tandis que le second est un bâtard, fils d’un noble et d’une roturière, amené à vendre son corps pour parvenir à ses fins et à grimper les échelons. Par ailleurs, l’histoire est découpée à l’aide de chapitres, ou plutôt de textes rédigés comme des contes pour parler de personnages cités mais n’apparaissant pas.

Pour accompagner autant les bulles que les mini-contes de quelques pages, le dessin ne déroge pas à la règle de l’univers. Construit sur une base unique de blanc, gris et de noir, l’on a cette impression de suivre presque un film tant le découpage et la scénarisation semblent proche d’une certaine cinématographie. Tout paraît calculé pour que le lecteur puisse s’imprégner au maximum de l’univers, comme si nous étions spectateur de l’action. Les textes sont accompagnés d’illustrations uniques et de lettrines calligraphiées pour renforcer (encore et toujours !) cette idée de conte filmé. Sombre, si sombre dans les cases, pour renforcer cette différence et cette puissance engrangée par les Ogres-Dieux et pourtant si bien construit, le dessin est vraiment très très beau et maîtrisé.

« Petit » et « Demi-Sang » font partie du même univers et si les tomes peuvent être lus indépendamment l’un de l’autre, un lien se fait entre les personnages. L’album est beau, soigné autant dans le dessin que dans le langage parfois soutenu et requiert comme une certaine exigence dans la lecture, notamment d’y plonger définitivement et de ne plus sortir de cet univers merveilleux, effrayant, cathartique, complexe mais passionnant.

 

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