Gangs of New York

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Date de sortie: 8 janvier 2003

Réalisé par: Martin SCORSESE

Avec: Léonardo DI CAPRIO, Daniel DAY LEWIS, Brendan GLEESON, Cameron DIAZ, Liam NEESON, John C.REILLY…

Note (sur 5 ♥)

Durée: 260 min

Bande annonceVisionnez ici!

 

Résumé:

En 1846, le quartier de Five Points, un faubourg pauvre de New York, est le théâtre d’une guerre des gangs entre émigrants irlandais d’un côté, les Dead Rabbits menés par Père Vallon, et les Native Americans de l’autre, dirigés par le sanguinaire Bill le Boucher. Ce dernier met rapidement en déroute les Dead Rabbits en assassinant leur chef, et prend par la même occasion le contrôle exclusif des rues de la « grosse pomme ». Afin de renforcer ses pouvoirs, Bill s’allie avec Boss Tweed, un politicien influent.
Seize ans plus tard, le gang des Native Americans règne toujours en maître dans New York. Devenu adulte, Amsterdam Vallon souhaite venger la mort de son père en éliminant Bill. Mais sa rencontre avec Jenny Everdeane, une énigmatique pickpocket dont l’indépendance et la beauté le fascinent, va compliquer les choses…

L’avis d’Elodie:

J’avais vu ce film étant adolescente, et avais envie de le revoir depuis quelques temps. 10 ans après mon premier et seul visionnage, je craignais d’être déçue par cette redécouverte.

Le rythme surtout m’a surprise. SCORSESE signe ici un film fleuve, d’une lenteur hypnotisante, mais qui au bout de 2 heures, commence à lasser. Je conçois que le réalisateur avait besoin de temps afin de mettre en place une intrigue certes simple, mais très fournie. Et c’est bien cette gradation progressive vers un dénouement inéluctable qui m’a plu, alors qu’elle a bien énervé Meltoryas! Je trouve de mon côté que cette longueur a un aspect fascinant. On est dans l’expectative, on sait que cela va probablement mal se finir, mais par quels procédés scénaristiques SCORSESE mettra-t-il la fin en place?

Le film regorge de scènes mythiques. Les scènes d’action, hélas trop rares, sont filmées de manière merveilleuse, en particulier la première. Il s’agit du moment de l’enfance du héros Amsterdam où son père, chef du clan irlandais des Lapins Morts, s’oppose à Bill le Boucher, chef des Natifs. L’enjeu est le contrôle d’un quartier stratégique, les Five Points. Le combat est d’anthologie. Tout y est: le rythme, la musique, la mise en scène. Point particulièrement remarquable, la lente gradation vers l’horreur. La bataille fait penser dans un premier temps à un film des années 1940 (je pense au « Robin des Bois » de Curtiz qui a bercé mon enfance). Pas de sang, les gestes sont codifiés à l’extrême, on se croirait sur une scène de théâtre. Puis lentement, la gêne apparaît. Les gestes se font plus violents, le rouge arrive. Enfin, au bout de 2-3 minutes, l’atrocité est là. La violence crue est présente, le sang ne coule pas, il gicle, la musique se fait plus forte… et cette ascension met d’autant plus en valeur la mort du père d’Amsterdam.

Les années passent, et Amsterdam grandit dans l’optique de se venger de Bill. Il s’infiltre incognito dans le clan de ce dernier. Arrive un autre moment culte, quand Bill, devenu proche d’Amsterdam, lui explique comment tuer un homme en mimant les gestes cruciaux sur le corps d’un cochon. Le spectateur comprend que d’une certaine façon, Bill apprend à son futur assassin comment le tuer lui…et la scène a d’autant plus de poids.

Le film a donc des scènes des plus marquantes, là n’est pas le problème. L’ennui se situe dans la durée entre chaque moment clé: parfois 40min d’attente est nécessaire avant de voir un autre instant marquant, et c’est donc cette lenteur qui peut poser problème à certains spectateurs.

Niveau acteurs, le casting est irréprochable. Robert DE NIRO, puis William DAFOE ont été évoqués pour le rôle de Bill le Boucher, avant que Daniel DAY LEWIS sorte de sa retraite pour incarner le personnage. Et c’est tant mieux! Il tient le film à lui tout seul, et signe une performance d’acteur absolument remarquable.

Léonardo DI CAPRIO, âgé de 28 ans à l’époque, se montre à la hauteur de Daniel DAY LEWIS et est tout à fait convaincant dans son rôle de fils vengeur non dénué de sensibilité.

Les acteurs secondaires sont eux aussi remarquables. Mention spéciale à Liam NEESON, le père d’Amsterdam, dont l’apparition fugace aura été parfaite, et Brendan GLEESON, un de mes acteurs fétiches (Alastor dans « HP », Ménelas dans « Troie », Hamish dans « Braveheart » et j’en passe).

Seul bémol niveau casting, Cameron DIAZ, mais je pense que mes réserves ne sont pas dues à son jeu d’actrice mais bien au rôle des plus anecdotiques que lui a laissé SCORSESE.

La musique est merveilleuse, comme dit précédemment. Signée notamment par Howrad SHORE, auteur des bandes originales du « Seigneur des Anneaux »ou « Seven », la musique suit parfaitement le rythme du film.

En conclusion, c’est un film qui partage que j’évoque ici. S’il m’a surprise par sa lenteur, j’ai de mon côté apprécié de le revoir, point de vue qui n’est guère partagé par Meltoryas!

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