Premières Lignes #8: Le dernier jour d’un condamné

Basé une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce huitième rendez-vous de cette chronique publiée tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: « Le dernier jour d’un condamné » de Voctor HUGO.

« Condamné à mort!

Voilà 5 semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids!

Autrefois, car il me semble qu’il y a plutôt des années que des semaines, j’étais un homme comme un autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s’amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d’inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C’étaient des jeunes filles, de splendides chapes d’évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. C’était toujours  fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais, j’étais libre. 

Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée! Je n’ai plus qu’une pensée, qu’une conviction, qu’une certitude: condamné à mort!« 

Il y a certains livres qui marquent une jeunesse. Et celui-là en fait définitivement parti. Je lui ai consacré une de mes premières chroniques, il y a 4 ans (voir lien): Le dernier jour d’un condamné.

Le titre est transparent, Victor Hugo signe ici une oeuvre contre la peine de mort, et la trame du roman est prévisible. Dès les premières lignes, on comprend que la peine est inéluctable, et sans savoir ce qu’a fait le « héros » pour être condamné, on ne peut s’empêcher d’être touché. Émotion qui ne cessera de grandir durant la lecture de l’ouvrage, et qui fait de ce roman un chef d’oeuvre.

Un classique à avoir lu.

Publicités

4 réflexions au sujet de « Premières Lignes #8: Le dernier jour d’un condamné »

  1. Je n’ai encore jamais lu ce livre, mais c’est prévu (peut-être pas cette année, mais d’ici peu j’espère). J’ai toujours été intriguée par « Le dernier jour d’un condamné », et je n’en ai jamais entendu que du bien. En plus, il paraît qu’il n’est pas bien long.
    Merci pour ton partage =)

    1. Il est très court en effet, moins de 100 pages… Il se lit très vite du coup, d’autant que le style est très abordable! 🙂
      Comme je le disais dans l’article, c’est un des ouvrages classiques qui m’a le plus marqué, je ne peux que te le conseiller!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s