L’oeuvre de Fumito Ueda : une autre idée du jeu vidéo

9791094723654_1_75.jpgTitre :  L’oeuvre de Fumito Ueda : une autre idée du jeu vidéo

Auteur : Damien Mecheri

Éditeur : ThirD Editions

Pagination : 224 pages

Prix : 19€90

Pour commander : Ici
(Un extrait est disponible à la lecture ;))

Résumé : Interrogation emblématique qui depuis des années alimente les débats, la question de l’essence artistique du jeu vidéo continue d’être débattue aujourd’hui. S’il apparaît essentiel pour la reconnaissance de la valeur culturelle du médium, ce sujet fait en réalité grincer bien des dents. Parmi les jeux qui alimentent le débat, une trilogie se démarque particulièrement, signée par le concepteur japonais Fumito Ueda, dont la démarche de création – proposer quelque chose qui n’existait pas ailleurs – a habité la confection de chacune de ses productions : ICO, Shadow of the Colossus et The Last Guardian. Trois œuvres qui partagent une même esthétique, une même philosophie de la conception vidéoludique, voire un même univers. Surtout, trois œuvres qui nous renseignent sur l’homme derrière elles et son idée fixe : proposer une autre idée du jeu vidéo.


L’avis d’Anaïs

Il y a toujours cette fameuse question que l’on redoute quand on aborde un sujet qui passionne les deux interlocuteurs : quel/le est ton/ta [insérer objet ici] préféré/e ? Parfois on répond qu’il y a un peu de tout en essayant de citer tout ce qu’on peut de différent, et d’autres fois on sait pertinemment quoi répondre. Pour les jeux vidéos, j’aime bien répondre que je joue de tout, ce qui est vrai dans un sens, mais j’aime surtout pouvoir avouer que parmi les jeux qui m’ont le plus marqués, il y a ICO, Shadow of the Colossus et The Last Guardian. Par conséquent, quand la petite maison d’édition « ThirD » a sorti en mai 2017 cet ouvrage, c’était une évidence : il fallait que je l’ai et que je le lise.

Concrètement, le livre est séparé en 5 parties distinctes :

  • Création
    • Cette partie est intéressante car non seulement elle parle de la création (d’où le nom!) des trois jeux, mais aussi des différentes influences artistiques qui ont pu inspirer des morceaux des jeux, ou encore le développement de ces derniers.
  • Univers
    • Analyse plus profonde de la trilogie, cette partie est la plus « spoil » du livre car elle explique chacun des jeux dans leur histoire et leur déroulement avec justesse. Un rapprochement entre les diverses thématiques (les cornes, les mythes,…) termine de combler le chapitre.
  • Musique
    • Sans doute bêtement ce qui m’a fait aussi acheté le livre car la bande originale est toujours très importante pour moi dans un jeu comme dans un film. Et forcément, pour ceux-ci, je voulais savoir ce que donnais une analyse des instruments et des musiques associées aux divers passages des jeux. Très intéressant encore une fois.
  • Décryptage
    • Partie la plus dense et la plus longue du livre. J’avoue que le début m’a légèrement ennuyée car pour pouvoir parler du jeu vidéo en tant qu’art, on a droit a la définition même de l’art ainsi que la notion d’auteur. Je vous rassure, ça reste utile pour comprendre la suite mais ayant étudié cela en long et en large, c’est de là que vient mon ennui ^^ » Par la suite, on en apprend énormément sur (justement) le jeu vidéo en tant qu’art, les techniques de cinématiques, de mise en lumière, etc…
  • Héritage
    • Conclusion efficace sur l’oeuvre de Fumito Ueda, l’héritage est bourré de références de jeux d’hier et d’aujourd’hui qui se rapproche plus ou moins de la trilogie TRICO, entre clin d’oeil, faux amis et sur l’avenir proche.

Mon premier coup de cœur allait à la couverture alors que les trois jeux et leurs personnages sont représentés dans des lieux rassemblés en un univers commun. Ce ne sera malheureusement que la seule illustration que vous trouverez dans ce livre et c’est sans doute l’un des seuls vrais bémol que j’aurai à émettre. Car des artworks, des recherches, des croquis ou des plaquettes (même si les exclusivités sont rares), sont toujours un plaisir pour les yeux lorsqu’on est fans. On retrouve à minima des symboles ressemblant à l’écriture imaginaire utilisée dans ces jeux comme puces et barres de séparations.

L’auteur a parfois de courtes incursions subjectives sur des phénomènes ou des évènements qui peuvent faire tiquer certains, notamment sur la « tendance « abominable » du speed watching » causé par le bain de la surconsommation. Un peu brusque comme note de bas de page quand même ! Par ailleurs, celui-ci se dédouane également de toute analyse plus profonde des différents jeux au niveau des symboliques profondes et des hypothèses que le tout internet a pu créée. Il aurait été agréable d’avoir en surplus, quand bien même celles-ci auraient été fausses, un petit florilège des « on dit » sur les histoires du jeu. Rien de bien grave néanmoins.

Ce livre s’adresse en tout cas aux fans, aux vrais. Inutile d’en parler à ceux qui apprécient juste le jeu vidéo ou qui aurait effleuré la trilogie : ce serait les spoiler inutilement voire pire, les ennuyer. Mais à contrario, évidemment, je le conseille vivement à ceux qui ont admiré le travail de Fumito Ueda et même si vous n’avez joué qu’à un seul des jeux car le reste vous donnera envie de tester les autres. Une vraie petite perle pour découvrir toujours plus de cet univers onirique.

Publicités

Un commentaire sur “L’oeuvre de Fumito Ueda : une autre idée du jeu vidéo

Ajouter un commentaire

  1. Je me disais que ce nom sonnait avec une certaine familiarité… je sais maintenant d’où je le tiens. Pas assez passionnée pour ma part, mais c’est une belle idée de découverte.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :