Actualités·Premières Lignes

Premières Lignes #32: Les femmes qui aiment sont dangereuses

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage! Et de mon côté, cela me permet de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Ou encore de les sortir de ma PAL dans laquelle ils sont depuis trop longtemps perdus! Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré.

Pour ce trente-deuxième rendez-vous de cette chronique publiée tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: «Les femmes qui aiment sont dangereuses » de Laura ADLER et Elisa LECOSSE.

 » Tu me tues, tu me fais du bien, cette litanie de la Française à son amant japonais, extraite du scénario de Marguerite Duras pour le film d’Alain Resnais Hiroshima mon amour, retentit comme le signe annonciateur de la violence du désir qui saisit les femmes lorsqu’elles tombent amoureuses. Elles tombent donc. Sentiment de chute, mais aussi, pour rester dans l’univers de Duras, qui fut l’une de celles qui au XXe siècle, sut le mieux parler des femmes amoureuses, rapt, ravissement, déshabitation de soi. 

Que se passe-t-il quand la flèche de l’amour vient transpercer les femmes? Pendant des siècles, tout se passait comme si elles n’y étaient pas autorisées. L’amour ne pouvait pas être leur affaire. Ainsi en avaient décidé les hommes, qu’ils se nomment ecclésiastes, aristocrates, hygiénistes, pseudo-spécialistes des humeurs féminines. Alors, elles avaient le droit de pleurer – figures innombrables de la mater dolorosa – quand le malheur les frappait, ou de se recueillir quand l’Ange venait apporter la nouvelle, enfin une femme avait été désignée dans l’histoire de l’humanité pour pouvoir donner naissance à l’Enfant Dieu sans avoir à être pénétrée. « 

Une fois n’est pas coutume, c’est d’un beau livre dont je vous parle ici. Un tellement beau qu’il fallait que je partage! Le principe est simple: les auteures usent du prétexte de l’amour et de ses jeux pour nous parler des oeuvres les plus connues de l’histoire de l’art de manière ludique et plus légère qu’un D’Art d’Art de France 2. Chaque double page a d’un côté son illustration, de l’autre des anecdotes permettant une meilleure compréhension de l’oeuvre. Luxure, traîtrise et regrets hantent les pages, on passe de l’histoire tragique de la Pandore de Jean COUSIN à la sensualité de l’Esther de CHASSERIAU. Un joli livre pour les passionnés d’art.

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