Livres·Science Fiction/ Horreur/ Policier

Dominium Mundi

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Titre : Dominium Mundi T1 et T2
Auteur : François Baranger
Éditeur : Critic Editions (Broché); Pocket (poche)
Prix : 10,70 euros le volume
Nombre de pages : 960 pages dans l’édition de poche

Pour commander : disponible dans toutes les bonnes librairies!

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥

 

Résumé:

Au XXIIIe siècle l’Humanité vit en grande partie sous la domination de l’Empire Chrétien Moderne (ECM), puissance hégémonique d’une Terre ravagée par un conflit mondial. Suite à la découverte du « véritable tombeau du Christ » sur la planète Akya du Centaure, une nouvelle croisade est lancée pour libérer le lieu saint des atamides, peuple extraterrestre vivant sur Akya.

Après un long voyage interstellaire raconté dans le premier tome, la croisade arrive enfin à destination et commence sa conquête dans le deuxième tome. Mais alors que les combats font rage à la surface de la planète la rebellion gronde au sein d’une partie de l’expédition, les rivalités politiques reprennent le dessus chez les barons, et la libération du tombeau du Christ semble dissimuler des buts bien moins avouables.

L’avis de Clément:

Dominium Mundi a été ma bonne surprise littéraire de l’été 2017. J’ai acheté les deux tomes sur un coup de tête, en parcourant le rayon SF de la FNAC, et je les ai lu en quelques jours.

Avant tout Dominium Mundi n’est pas un ouvrage de propagande pro-chrétien, l’ECM servant seulement de cadre pour l’histoire et le côté « religieux » proprement dit étant finalement très peu présent. De même si beaucoup de personnages ont les noms de grandes figures de la première croisade (et que l’auteur ne cache pas s’être inspiré de cette dernière), nous ne sommes pas en présence d’une simple transposition d’un événement historique dans un univers de fiction, mais bien devant une histoire originale.

L’écriture est fluide, alternant narration à la première ou à la troisième personne, selon le personnage suivi. Ces multiples points de vue permettent de développer l’univers de l’oeuvre, tout en évitant que celui-ci ne soit trop répétitif. Le rythme est suffisamment rapide pour ne pas avoir de temps morts, tout en prenant le temps de développer l’univers de l’auteur et les diverses intrigues de l’histoire (même si certaines sont au final assez peu exploitées à mon goût, notamment celle des templiers du futur). Qu’il s’agisse de batailles épiques ou de moments plus calmes, je ne me suis pas ennuyé un instant en lisant Dominium Mundi.

L’histoire elle-même est très prenante, avec de multiples rebondissements, intrigues politiques et combats épiques. Les différentes sous-intrigues se déploient petit à petit, sans jamais perdre le lecteur, avant de se rejoindre pour le dénouement final sur Akya. L’ambiance évolue également au fil de l’histoire, le premier tome étant plutôt un mélange d’enquête policière et de camps d’entraînement militaire, tandis que le second est plus orienté space-opéra, intrigues politiques et quête quasi-mystique.

Résultat de recherche d'images pour "dominium mundi"Les personnages en revanche manquent un peu d’originalité: en gros on à le héros de guerre tourmenté par son passé, le rebelle, le meilleur copain du héros, le vieil oncle sévère-mais-qui-est-quand-même-sympa, le méchant-très-très-méchant, etc. Ils sont cependant bien écrits et on finit par s’attacher à eux, notamment aux deux principaux (Tancrède et Alberic). Les personnages secondaires de leurs côtés sont suffisamment développés pour ne pas paraître vides (même si certains le sont plus que d’autres), et s’intègrent parfaitement à l’histoire.

Un autre point fort de Dominium Mundi a mes yeux est son univers. J’ai beaucoup aimé son style « rétro-futuriste » (un peu à la Warhammer 40 000), avec des personnages semblant sortis d’un roman de chevalerie, mais équipés d’exo-armures de combat et chevauchant des « méca-percherons ». S’il est assez surprenant au départ de rencontrer des noms comme Pierre l’Ermite, Godefroy de Bouillon ou Raymond de Saint-Gilles (personnages historiques ayant réellement existés, NDLR) dans un roman de SF, passé la surprise l’alchimie entre Moyen Age et science-fiction fonctionne parfaitement. L’auteur développe suffisamment son univers pour le rendre « réel », en lui donnant son Histoire, ses technologies, son organisation politico-sociale, etc; le tout sans noyer le lecteur sous une montagne d’informations qui ne font pas avancer l’histoire.

En conclusion Dominium Mundi est un très bon roman de SF, mêlant références historiques et idées originales, avec un univers très intéressant et bien développé. Simple sans être simpliste (une qualité que j’apprécie beaucoup), Dominium Mundi est un livre accessible qui, s’il ne vous fera probablement pas dire « wooow » une fois la dernière page tournée, remplit parfaitement la mission principale (à mes yeux) d’un roman: faire vivre une histoire.

 

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