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Concerto à la mémoire d’un ange

Titre : Concerto à la mémoire d’un ange
Auteur : E.E SCHMITT
Éditeur : Le livre de poche
Prix : 6,60euros
Nombre de pages: 215 pages
Pour commander : amazonle livre de poche
Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥

 

Résumé:

Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin honnête et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle, une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ? Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l’ombre. À chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l’ont reçue, d’autres l’ont refusée, quelques uns ne se sont aperçus de rien.

Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l’ordinaire et l’extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ?

L’Avis d’Elodie:

J’ai découvert Eric Emmanuel SCHMITT au lycée, avec la merveilleuse pièce de théâtre « Le Visiteur », qui confronte un Freud désabusé à un inconnu bien taquin… Inconnu qui se révèle être Dieu et qui fera douter le psychanalyste lui-même.

Depuis, j’ai toujours suivi les parutions de l’auteur, avec plus ou moins de coups de coeur. Mais pareil à NOTHOMB, il me semble que SCHMITT est trop prolifique pour que tous ses ouvrages touchent au coeur, et j’attendais l’occasion d’être à nouveau séduite pleinement…

Au Gibert et Joseph de Lyon, je suis tombée sur ce recueil de nouvelles, mal rangé sur une étagère d’occasion rasant le sol, entre un « Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise » écorné et le Malala YOUSAFZAI. Deux jolies références qui ont attiré mon oeil, mais les ayant déjà, c’est vers le SCHMITT que ma main s’est dirigée. J’ai lu l’ouvrage (très court certes) en 2h à peine et c’est un réellement très beau recueil de nouvelles que nous livre l’auteur.

L’auteur se questionne sur le destin, vaste sujet en soi. Peut-on aller contre sa nature? Est-on formaté dès le départ ou est-on maître de notre vie? Autant de questions métaphysiques bien glissantes qui peuvent transformer un ouvrage prometteur en un livre pédant aux accents pascaliens (vous sentez le traumatisme des « Pensées » de PASCAL au bac dans mes propos, hein? ^^). Mais SCHMITT évite avec brio le piège en créant des personnages attachants et en répondant de manière originale à ces questionnements.

Pour moi, une bonne nouvelle tient à deux éléments. D’abord, c’est surtout une bonne fin. Et fait rare, dans cet ouvrage, E.E. SCHMITT réussit à nous livrer des twists finaux dignes de ce nom. Les rebondissements des dernières lignes sont efficaces, et laissent un goût doux-amer dans la bouche… Je pense en particulier à la première nouvelle, intitulée « L’empoisonneuse ». On déteste et en même temps on est fasciné par le personnage horrible de Marie Maurestier, on suit son évolution page après page… et on tombe de haut quand à la fin, l’auteur coupe l’herbe sous le pied de nos théories! Bref, des dernières lignes efficaces dans cet ouvrage.
Le deuxième élément indispensable à une bonne nouvelle, c’est un fil conducteur qui lie tous les textes entre eux. Et ici, on se retrouve avec le thème de Sainte Rita, patronne des causes désespérées, symbole de la rédemption. Et tous les protagonistes de l’ouvrage sont à la recherche ou du pardon, ou du changement, et y arriveront avec plus ou moins de succès. La sainte apparaît sous forme de clins d’oeil, statue au coin d’une pièce, porte-clé vendu dans une échoppe… Et c’est un jeu de la voir intervenir dans les textes, on l’attend, on la cherche et comme nous, elle contemple avec effarement ou attendrissement les héros perdus que nous livre E.E SCHMITT.

En conclusion, c’est un joli recueil de nouvelles que j’ai découvert par hasard, qui sait sous la houlette de cette Rita que semble tant apprécier l’auteur… C’est un ouvrage court qui fait une bonne introduction à l’univers de SCHMITT, même si j’ai préféré son ouvrage « Théâtre ».

 

Un commentaire sur “Concerto à la mémoire d’un ange

  1. J’ai lu 2 livres de Schmitt (je vérifie toujours 3 fois son orthographe x) ) et je me souviens que j’avais passé un bon moment. Rien de transcendant mais des bonnes lectures quand même. J’ai très envie de lire « Oscar et la Dame Rose » plus que ce livre, j’aime les nouvelles mais à petite dose 🙂

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