Actualités·Premières Lignes

Premières Lignes #49: Les dames à la licorne

Basé une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce quarante-neuvième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: « Les dames à la licorne », de Barjavel et Olenka de Veer.

« Foulques, premier comte d’Anjou, dit d’abord le Roux, puis les Plante-Genest, rencontra la licorne le deuxième vendredi de juin de l’année 929 et toute l’histoire de la France, de l’Angleterre, de l’Irlande et de Jérusalem fut changée. Et aussi, à cause de l’Irlande, celle des Etats-Unis, qui reçurent tant d’Irlandais bannis, jusqu’à la grande revanche de John Kennedy. Et, par ce dernier et la lointaine licorne, l’histoire de la Lune fut changée aussi.

Foulques avait trente et un ans. Il était grand, large, fort et souple. A cette époque, la race des hommes du bout de l’Europe était petite. Dans une assemblée, Foulques dépassait chacun de la tête et du cou. Il avait la tête ronde et les longues boucles du lion, les yeux et les cheveux couleur d’ambre. Il ressemblait au héros Vercingétorix dont le portrait circulait encore au fond des forêts sur des pièces d’or usées par les siècles. Les bûcherons disaient qu’il était le fils de ses fils. Vercingétorix était beau, mais Foulques plus encore. Quand il passait dans le soleil, ses cheveux devenaient rouges comme le feu. « 

Ces Premières Lignes lient à la fois humour et délicatesse d’écriture, précision confinant au superflu et force des propos. Elles représentent assez bien le charme de l’écriture de Barjavel, et la douceur d’Olenka de Veer, même si je préfère des propos tenus plus loin dans l’ouvrage: «  Les îles de l’ouest, entourées d’autre îles, entourées d’eau et de vent, de pluie et de brumes, entourées de terres qui entourent l’eau, sont les soldats avancés de la longue bataille. Mais ici, le combat entre la terre et l’eau ressemble à une mêlée d’amour. C’est une union plus qu’un affrontement.  Mélangés de tous leurs membres, l’Irlande et l’océan couchés se fondent et se confondent. On ne sait plus où ils finissent et commencent. L’eau devient immobile et la terre vogue. Chaque miette du sol enferme une goutte de la mer. »

Les Premières Lignes que je vous livre ici sont tout simplement celles d’un de mes ouvrages préférés, alors j’espère qu’elles vous charmeront tout autant que moi!

Bises livresques,
Elodie

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12 commentaires sur “Premières Lignes #49: Les dames à la licorne

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