Livres·Science Fiction/ Horreur/ Policier

Mars la Verte

Résultat de recherche d'images pour "mars la verte"Auteur : Kim Stanley Robinson

Année : 1993 (Etats-Unis) ; 1995 (France)

Éditions : Presse de la cité ; Pocket

Nombre de pages : 672

Note : 2,5/5

Où l’acheter: dans toutes les librairies, amazon, pocket …

Résumé :

            Après l’échec de la première révolution martienne la colonisation de la planète rouge se poursuit, menée par les corporations transnationales pendant que les révolutionnaires survivants, dont plusieurs des « 100 premiers colons », ont été contraints de fuir et de se cacher dans les régions reculées de Mars. Dans le même temps la terraformation de la planète se poursuit, et les premières plantes commencent à apparaître sur la surface. Mais le processus de terraformation continue de diviser les « martiens », pendant que des critiques recommencent à s’élever contre le pouvoir des « transnats » et que les problèmes de la Terre s’aggravent, prélude à un effondrement de la « planète-mère » ?

L’avis de Clément :

            J’ai entrepris la lecture de Mars la Verte après avoir terminé Mars la Rouge, et si je lui reconnaissais des qualités, j’avais également dit dans un précédent article que j’avais été relativement déçu par ce livre. J’avais donc des attentes assez élevées vis à vis de Mars la Verte… et malheureusement ce dernier ne s’est pas révélé à la hauteur de mes espérances.

            Disons le d’emblée, Mars la Verte m’est littéralement tombé des mains. J’en ai arrêté la lecture environ aux deux tiers. Alors peut-être que tout devient super génial dans le dernier tiers, mais comme je l’ai dit dans une précédente chronique, si l’histoire n’a toujours pas réussi à m’intéresser après plus de la moitié du livre, c’est qu’il y a un souci.

            Ce qui m’a le plus déçu dans Mars la Verte, c’est qu’il a exactement les mêmes défauts que son prédécesseurs, peut-être même en pire. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, les anciens (ceux de Mars la Rouge) comme les nouveaux. Du coup comme dans Mars la Rouge je n’avais pas grand chose à faire de ce qui pouvait leur arriver. Alors au bout d’un moment quand tu n’as pas réussi à vraiment « rentrer » dans le livre il faut sans arrêt que tu te demandes « attends c’est qui lui déjà ? Où est-ce-que je l’ai déjà vu ? » ; sauf qu’en fait je m’en foutais des réponses vu que les personnages et ce qui pouvait bien leur arriver ne m’intéressaient pas. Alors peut-être est-ce moi qui suis trop sévère, peut-être est-ce la traduction française qui fait perdre l’immersivité du texte original, ou que-sais-je, mais dans tous les cas je ne suis jamais vraiment « rentré dans le livre ». Même l’univers décrit ne m’a pas captivé plus que ça, alors que pourtant il est décrit abondamment et que je suis plutôt bon public en matière de SF (voir même en matière de livres tout court je pense).

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           Le rythme est lent, ce qui n’est pas forcément un problème en soi à condition de ne pas confondre avec « mou » (qui serait plutôt le terme adéquat ici du coup). L’histoire m’a semblé ne pas avancer pendant une grande partie des deux tiers que j’ai lu, malgré une « scène d’action » plutôt sympathique. Autres point noir, les descriptions, certes appréciables car permettant de plutôt bien visualiser ce qu’il se passe et de comprendre les processus décrits dans le livre (qu’ils soient géophysiques, socio-politiques, etc), mais qui ici ont malheureusement tendance à alourdir la lecture et à ralentir un rythme déjà lent (cf plus haut). Le résultat est que je me suis souvent ennuyé en lisant Mars la Verte, d’ailleurs je dois avoué avoir lu en diagonale plusieurs passages.

            Finalement je ne peux pas m’empêcher de comparer Mars la Verte avec l’un de mes livres préférés, Le nom de la rose. Comme Mars la Verte le livre d’Umberto Eco comprenait des descriptions interminables sur la symbolique dans l’art religieux, le dogme chrétien, etc. Mais à la différence du livre de K.S Robinson, celui d’Umberto Eco arrivait beaucoup mieux à installer une atmosphère, créer des personnages marquants (aussi bien pour les premiers rôles que pour les figurants), et développer une histoire avec des enjeux peut-être moins « grandioses » (une simple enquête à l’abbaye contre la transformation de toute une planète, avec toutes les conséquences géologiques, sociales, économiques et politiques impliqués) mais beaucoup plus captivants et immersif, en tout cas à mes yeux.

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            En conclusion, Mars la Verte a été pour moi une déception, et c’est là que s’arrêtera ma lecture de la Trilogie martienne (tant pis pour Mars la bleue). Ce n’est pas vraiment un mauvais livre, ce serait même plutôt un bon livre par des biens aspects (et c’est pour ça que personnellement je lui donne quand même la note de 2,5/5) : ce n’est pas mal écrit, l’univers développé est très fouillé et cohérent, et l’histoire aborde des tas de sujets. Mais j’ai trouvé la lecture de ce livre désagréable. Est-ce-que je conseillerai de le lire ? Oui malgré ce que je viens de dire plus haut, ne serait-ce-que pour que vous puissiez vous faire votre propre avis. Qui sait, peut-être que la Trilogie martienne saura capter votre intérêt plus qu’elle ne l’a fait pour le mien.

Portez vous bien et n’oubliez pas : la lecture, c’est l’aventure.

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