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Bilan du Printemps de l’Imaginaire Francophone 2019 de Clément

Aujourd’hui un article différent de d’habitude, puisqu’il ne s’agit pas d’une critique sur un livre que j’ai lu, mais de mon bilan lecture du Printemps de l’Imaginaire Francophone (ou PIF). J’ai décidé de participer à cet événement après l’avoir découvert grâce au billet d’Elodie sur le sujet. Pour ceux qui ne connaissent pas le PIF, il s’agit d’une sorte de challenge littéraire dont le but est de lire un maximum de livres de l’imaginaire (Science-Fiction, Fantasy et Fantastique, ou SFFF) dont la version originale est en français, entre le 1er mars et le 1er juin.

J’adore la SFFF, et je trouve que c’est une très bonne initiative pour promouvoir les oeuvres francophones d’un genre encore trop mal considéré, voir limite méprisé je trouve. Je pense qu’on est nombreux amateurs de SFFF à avoir en tête au moins un exemple de conversation avec des proches, collègues de travail ou autres nous expliquant que la SFFF ce n’est pas de la « vraie littérature », ou que ce sont des livres pour gens situés quelque part entre l’enfant et la « carricature de geek » interprétée par Elie Semoun dans sa purge Cyprien (respectez-vous, ne regardez pas cet étron).

Pour cette première participation j’ai décidé de frapper fort dès le début en me fixant pour objectif de lire au moins 15 livres pour décrocher le titre de Bibliothécaire Céleste (que j’ai renommé en Maître Archiviste, parce que je trouve ça plus classe). Un objectif ambitieux, mais pas si difficile que ça lorsqu’on sait que les BD sont prises en compte. Finalement mon bilan de ce premier PIF est de 16 livres lus (dont une moitié de bandes dessinées et beaucoup de relectures, j’avoue).

Sans plus attendre voilà la liste de mes trophées de ce PIF, ainsi qu’un bref avis sur chacun d’eux. Je reparlerai plus en détail de certains dans de futurs articles.

  • La caste des méta-barons (Juan Gimenez&Alejandro Jodorowski): la relecture de cette série de bandes dessinées a représenté à elle seule la moitié de mon bilan du PIF. Il s’agit du reçit en 8 tomes des origines du Méta-Baron, à l’origine personnage secondaire de L’Incal ayant eu droit à sa propre série. Oeuvre majeure de ce que j’appelerai le genre « Dark-SF-Barroque », La Caste des méta-barons est une série assez particulière, qui ne plaira pas forcément à tout le monde. Mais je compte y consacrer un article à date.
  • Molne, les cicatrices infernales (SM Chevallier): j’ai fait l’acquisition de ce recueil de nouvelles lors d’une sorte de « salon du livre » qui s’était tenu à Troyes l’année dernière. Il attendait depuis dans ma PAL, et le PIF a été l’occasion de l’en sortir. Au final Molne a été l’une des bonnes surprises de ce PIF, et j’en reparlerai surement à plus ou moins moyen terme.
  • Cendres (David Royer): livre acheté en même temps que Molne, et qui dormais lui aussi dans ma PAL. Un roman de fantasy finalement moyen, pas mauvais mais pas très bon non-plus, assez classique dans son écriture, l’univers ou les personnages. Bref, un livre pas désagréable à lire, mais assez oubliable surtout au milieu de la foison d’ouvrages du genre.
  • Notre dame aux écailles (Mélanie Fazi): j’ai acheté ce livre après avoir lu l’article d’Elodie (je vous renvoie d’ailleurs à cet article, je pense qu’elle saura vous convaincre de vous pencher sur ce livre). Au final je ne suis pas aussi enthousiasmé qu’elle pour ce livre, mais je l’ai quand même trouvé très bon, même si certaines nouvelles du recueil m’ont (forcément) moins plu que d’autres.
  • Janua Vera (Jean-Philippe Jaworski): encore un recueil de nouvelles et encore une relecture. Janua Vera rassemble plusieurs d’histoire ayant pour cadre « le vieux royaume » (l’univers créé par Jean-Philippe Jaworski). Un très bon livre, et une bonne introduction à l’ouvrage suivant
  • Gagner la guerre (Jean-Philippe Jaworski): LE coup de coeur de ce PIF. Gagner la guerre est une pépite d’or avec une histoire passionante, des personnages à la fois attachants et détestables, le tout très très bien écrit. J’y consacrerai un article à date, mais en attendant je vous recommande vivement de lire ce joyau de la SFFF francophone.
  • Ravage (René Barjavel): oeuvre pionière de la science-fiction-post-apocalyptique (ce livre a été écrit en 1943), Ravage est l’un des meilleurs reçits que j’ai lu à ce jour de ce que serait l’effondrement de la civilisation technologique, et du chaos qui en résulterait. Même si j’ai trouvé la fin un peu décevante (en fait je suis en total désaccord avec la vision de la société post-effondrement décrite par l’auteur), je vous recommande vivement de lire Ravage (ainsi que La nuit des temps, du même auteur)
  • Dominium Mundi (François Baranger): encore une relecture d’une série en deux tomes à laquelle j’avais consacré l’un de mes premiers articles sur le Baz’art. Dominium Mundi est un très bon roman de SF que je vous conseille si vous aimez les univers mêlant chevalerie et SF rétro-futuriste.

Voilà pour ma première participation au Printemps de l’Imaginaire Francophone. Rendez vous maintenant l’année prochaine pour le 2e round.

En attendant portez vous bien et n’oubliez pas: la lecture, c’est l’aventure!

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