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Demain, les hommes

Couverture de Demain, les Hommes. par Auwercx Valentin

Auteur : Valentin AUWERCX

Titre : Demain, les hommes

Date de sortie: 31 mai 2019

Éditeur : Autoédité

Nombre de pages : 89

Note: 4♥ /5

Résumé:

Il l’avait marqué d’une croix rouge sur son bras numérisé, Charly Leers avait attendu ce jour toute sa vie. C’était le 2 janvier 2112 qu’il allait réaliser son plus grand rêve – celui de toucher le pactole, celui d’être riche. Mais il ne se doutait pas qu’après avoir tout gagné, il allait tout perdre au cours de cette même journée.

Quand l’Homme le plus puissant du monde décide d’appuyer sur l’interrupteur, c’est toute l’Humanité qui se retrouve plongée dans le noir.

L’Avis d’Elodie:

Avant tout, je tenais à remercier Valentin pour sa confiance, j’ai été ravie de lire son ouvrage dans le cadre d’un service presse sur la plateforme Simplement Pro.

Ce qui m’a attirée dans l’ouvrage de prime abord, avant même de commencer la lecture, c’est la couverture. Élégante, graphique, elle montre une réflexion qui, sans méchanceté aucune, dénote par rapport à la majorité des ouvrages présents sur le site. J’ai eu un coup de coeur pour cette illustration, qui sert bien le propos du livre.

Passons au récit en lui-même. Il s’agit d’une histoire assez courte, entre la nouvelle et le roman, qui se lit vite, de par son nombre de pages mais aussi grâce au style d’écriture. L’auteur use de phrases simples certes, mais les formules sont fortes. Le cynisme n’est jamais loin, on découvre une verve pleine d’ironie sur une société futuriste décadente. J’ai particulièrement apprécié un passage de l’ouvrage, réflexion amère sur le manque de conscience des gens envers les dégâts qu’ils infligent à la planète:

 » Quand l’Homme vomissait son quotidien sur la planète, il ne voyait pas l’impact direct de son geste. Un quelconque individu montrait un déni de conscience dès la première heure d’une journée. Il se levait, allumait sa lumière fournie au nucléaire, restait 20 minutes sous la douche, car ça réveille et ça détend, enfilait son 5e pantalon de la semaine, son 8e tee-shirt alors qu’il n’était que jeudi, utilisait des cosmétiques de torture animale, avalait un jus d’orange pressées à l’autre bout du monde, compacté dans du plastique qui finira sur le 7e continent, ne mangeait qu’à moitié une tartine recouverte de chocolat saveur déforestation de masse (…) « 

L’univers dans lequel se déroule l’histoire est donc plutôt glauque, mais les personnages ne sont pas en reste. Le protagoniste principal, Charly, est un être assez détestable, un arriviste avec peu de scrupules obnubilé par l’idée de réussir sa vie en gagnant un maximum d’argent. Il trompe sa femme, est détesté par ses employés, mais cela importe peu à ses yeux du moment qu’il réussit son objectif de vie: non être l’abri du besoin, mais bien avoir assez d’argent pour en imposer aux autres et pouvoir d’une certaine façon les dominer, être au dessus d’eux. Le second, Dormund, est un homme riche, une forme de modèle pour Charly. Conscient que la société dans laquelle il évolue est complètement pourrie, il décide de prendre les choses en main de la pire manière qui soit. L’argent pour lui est un moyen de remodeler le monde comme il l’entend.

Mais au final, ce n’est pas tant l’argent qui les lie, même si une transaction financière commune au début de l’ouvrage nous fait découvrir ces protagonistes. C’est la recherche du bonheur. Les deux personnages renient tout principe dans cette quête, mais par contre ne parviennent pas aux mêmes conclusions. Leurs destins seront tous deux tragiques, mais de manière différente.

Si on sait depuis le début, grâce notamment à la quatrième de couverture et des phrases indices glissées ça et là, que le livre ne finira pas bien, la curiosité demeure. J’ai lu le livre d’une traite, avide de savoir comment allait finir Charly.

L’ouvrage nous propose une réflexion amère et sinistre sur une société certes futuriste, mais qui n’est que l’héritière logique de celle dans laquelle nous vivons actuellement. L’auteur ne propose pas de solution disons acceptable aux maux qui gangrènent le monde qu’il nous narre, et nous laisse refermer le livre avec un sentiment de gêne et d’inquiétude par rapport aux déviances des mondes actuel et futur.

En conclusion, je dois avouer que cet ouvrage ne correspond à mon style habituel de lecture… et c’est pourquoi j’ai d’autant plus apprécié cette découverte. Le scénario est bien mené, le style d’écriture est efficace et j’ai vraiment passé un bon moment de lecture, merci à l’auteur!

 

Source image de couverture: Pierre MASSINE

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