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Histoire de livre #2: Franz et Clara (et une déclaration d’amour au passage…)

Après vous avoir narré mon amour pour le livre « Notre Dame aux Ecailles » dans le premier Histoire de livre, voici un nouvel épisode de racontage de vie!

Je le disais dans le premier article, cela fait déjà 8 ans que je tiens ce blog, et j’avais envie d’un petit retour aux sources, et de dévoiler un peu plus de choses sur la rédactrice derrière le blog. Et en l’occurrence, sur l’homme qui entend parler de « SP », « PAL » et autres « flux insta » depuis maintenant pas mal de temps.

Ici, vous ne lirez pas un article conventionnel, mais plutôt une déclaration d’amour par un biais plutôt inattendu… En même temps, vu le temps que je passe sur le blog, c’est plutôt logique que je passe par lui pour évoquer mes sentiments! ^^

Il y a maintenant 6 ans, j’ai commencé à fréquenter un sieur, fan de métal et d’Aznavour, de Tolkien et de Georges Lucas, plutôt casanier certes mais aimant quand même un peu les surprises… Bref, un monsieur tout en antagonismes.

On connaît tous la mécanique des premiers rendez-vous, les restaurants convenus, la sacro-sainte sortie au cinéma pour aller voir un film un peu élégant, la promenade dans les jardins municipaux, le bouquet de fleurs et les chocolats. Et autant vous dire que si mon cher et tendre partage ma vie depuis tant d’années, c’est bien parce qu’il n’a rien fait comme prévu.
Le resto élégant s’est trouvé être une pizzeria où il me semble qu’une hawaïenne a été commandée (hérésie suprême). Le premier film a été « Gravity », ceux qui l’on vu savent. La promenade s’est finie à minuit en marchant pieds nus dans un parc pour enfants, bousillant au passage la balançoire du square Louise Weiss (oups). Pas de fleurs coupées (recevoir des cadavres? très peu pour moi). Et les chocolats ont été remplacés… par un livre. « Franz et Clara », vous l’aurez compris.

 » Il faudrait être tout le temps capable d’attraper la beauté de l’instant. »

L’ouvrage narre l’histoire d’une jeune femme au coeur brisé. Elle rencontre un petit garçon de 12 ans qui lui fera voir le monde différemment. Quel étrange choix d’ouvrage, quant on ne connaît pas la lectrice, quand on essaie de séduire, me direz-vous. Et moi je vous répondrais que c’est l’audace de cette décision, ce risque derrière la façade de mon cher et tendre qui semble si calme, cette finesse derrière ce sourire si franc… Oui, c’est tout cela qui m’a plu chez cet homme qui partage ma vie.
Parce que je l’ai rencontré tôt après une rupture. Que lui aussi sortait de temps difficiles. Parce qu’il a deviné que derrière le tumulte dont j’aime m’entourer, il y a une fille qui aime le silence qui résonne fort, la contemplation devant la beauté, les longues descriptions, les récits de vie, les instants d’attente et la magie des mots. Parce que ce cher et tendre que je peux dire mien a su que même si le récit était lointain par rapport à mon existence, je pourrais me projeter.

C’est un écrit fort et étrange, « Franz et Clara ». Un récit court, qui se lit vite, mais qui pourtant se savoure. Une histoire d’amour sans en être une. Un livre qui parle d’attente, de moments propices. Et qui me fait réaliser que j’ai eu de la chance de rencontrer celui qui m’a offert ce livre au bon instant. Plus tôt, je n’aurais peut-être pas pris la mesure de ce qu’il pouvait m’apporter. Plus tard, j’imagine que je n’aurais pas eu la patience de supporter les aléas qui composent malgré tout notre couple, comme dans toutes les unions. On avait une fenêtre de quoi? 1 mois pour se croiser, 1 an pour savoir si on s’aimait assez avant que je reparte vers d’autres destinations, et on a réussi à se trouver. Non pas comme Clara a trouvé Franz, car ce n’était pas le bon moment pour eux.

 » Il croyait que tout ce qui doit nous arriver arrive à un moment que nous ne sommes jamais en mesure de déterminer. »

Bref, j’aime ce livre comme j’aime mon homme. Je le relis comme je me remémore nos souvenirs, je tourne les pages comme je regarde des photos, je souris devant cette fameuse audace dans le cadeau à chaque fois que je vois l’ouvrage dans ma biblio.

C’est un roman atypique, un livre beau et tendre, une histoire subtile à la fin inattendue. A lire en écoutant Nat King Cole ou Stephen Day… Un ouvrage que je vous conseille, si vous aimez les dialogues qui s’écoutent eux-mêmes et les descriptions soignées.

 » Chaque instant est unique, chaque jour je devrais considérer l’univers comme s’il m’était offert pour la première fois. »

10 commentaires sur “Histoire de livre #2: Franz et Clara (et une déclaration d’amour au passage…)

    1. Merci pour ton commentaire ^^ C’est un article un peu spécial, je suis d’autant plus contente de l’accueil qu’on lui fait que je craignais qu’il ne soit trop personnel! Bonne journée ❤

    1. Merci d’avoir pris le temps de commenter ❤ C'est un article un peu particulier, j'ignorais s'il avait vraiment sa place sur ce blog, mais j'avais vraiment envie de l'écrire et de le publier ^^

    1. Avant tout, je tenais à te remercier à nouveau de commenter si souvent mes articles, ca me touche beaucoup. Je regrette de ne pas le faire davantage sur ton joli blog, j’espère que tu ne m’en tiens pas rigueur.
      Tous les articles de septembre /octobre ont été programmés en avance, histoire que le blog survive à la rentrée sans que je m’en occupe beaucoup, d’où mon activité moindre sur wordpress!

      Au sujet de l’article, je le disais dans le commentaire précédent, j’ai hésité à le publier, j’avais peur de tomber dans le pathos, mais j’avais vraiment envie de faire ce cadeau à mon compagnon. Cette série d’articles est un peu personnelle, mais vu le temps que je passe sur ce blog, je peux bien y mettre davantage que l’Elodie bibliophile 😉

      Merci encore pour ton attention ❤ Passe une bonne journée!

      1. C’est toujours un plaisir de venir sur ton blog 🙂 Et ne t’inquiète pas pour les commentaires sur le mien, l’important est d’échanger sur nos lectures, ce qu’on fait très bien 🙂
        Pour l’article, je trouve que c’est un très beau cadeau et suis heureuse que tu aies partagé ces beaux souvenirs avec nous…

    1. Les pizzas hawaïennes aussi, en vrai. Mais j’ignore pourquoi, ca ne se dit pas. C’est comme les films de Tarantino, on est obligés de les aimer, et on doit haïr ceux de Ron Howard. Et bien je dis non à ces dictats. Voilà.

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