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La ronde des Corbeaux

La ronde des corbeaux par FerreiraAuteure: Angélique FERREIRA
Titre: La ronde des corbeaux
Date de parution:
2018
Nombre de pages: 48
Édition: Nutty Sheep
Prix: 3,99 en numérique, 12,99 version papier

Note: 4/5

Résumé:

Une danse vaut elle votre vie ? Le bal de l’hiver, tant attendu par les jeunes filles de la noblesse anglaise, permet de faire son entrée dans le monde. Or, tous les cinquante ans, lors de cette soirée, est organisé ce que l’on appelle « la Ronde des corbeaux ». Chaque participante reçoit une plume noire qui la désigne comme candidate à la ronde, une danse ou l’une des demoiselles sera choisie par le corbeau, et y perdra la vie.

L’Avis d’Elodie

J’ai obtenu ce service presse sur le site Simplement Pro, après avoir lu et adoré Femmes obscures de la même auteure. Merci à elle de m’avoir à nouveau accordé sa confiance.

« La ronde des corbeaux », c’est une courte nouvelle de 48 pages, ce qui a été une surprise pour moi, car ce n’était pas précisé dans le résumé. Vous imaginez le choc arrivée à la dernière page!

L’intrigue semble simple de prime abord: l’héroïne s’apprête à assister à un bal marquant son entrée dans le monde mondain, mais a peur… En effet, tous les cinquante ans, une élue perd la vie à l’occasion de ce bal, choisie par un mystérieux corbeau. Qui est cet être maléfique? Pourquoi s’en prendre à d’innocentes jeunes filles? Telles sont les questions que l’on se pose tout au long de la lecture, d’autant que la vie de la protagoniste principale est interrompu par des interludes évoquant le point de vue d’un homme mystérieux…

L’univers est parfaitement pensé. Passionnée de sémiologie, je ne pouvais qu’apprécier les choix de l’auteure pour des détails qui n’en sont pas… Je m’explique!

Le récit se déroule lors du bal de Yule, fête païenne du solstice d’hiver. Traditionnellement, cette fête commémore la mort du roi de Houx, tué par son successeur le roi de Chêne. Cette notion de succession, de transmission, on la retrouve en filigrane dans l’intrigue, preuve que l’auteure a songé à tout!

Le choix du corbeau aussi n’est pas anodin. C’est un animal lié au mysticisme, à la magie, mais c’est surtout un être qui trompe, qui leurre. Il symbolise aussi la transformation, la métamorphose. Evoquer un corbeau lors d’un bal censé validé l’âge adulte de ses danseuses, c’est évoquer aussi la difficulté de grandir, la difficile évolution de la chrysalide au papillon. Et dans le récit, cette notion de leurre que j’évoquais est important quand on découvre la chute finale.

Par rapport au style d’écriture, les mots sont choisis, le vocabulaire est parfaitement maîtrisé, et les phrases chantent sur le papier. L’ensemble est tellement fluide et l’intrigue tellement entraînante qu’il est impossible de lâcher l’ouvrage avant sa fin!

Au fil des pages, on s’attache au personnage principal, Layla de Lallemand, une jeune femme de la noblesse anglaise en des temps fin victoriens. Opprimée par son frère, craintive, douce et innocente, c’est le genre de protagoniste qu’on regarde avec attendrissement et inquiétude, en se demandant à quelle sauce elle va être mangée. La fin de la nouvelle, que je me refuse à divulguer ici, rend cette réflexion des plus savoureuses, bravo à l’auteure d’avoir ici à nous aiguiller dans des directions variées mais toutes fausses.

La chute finale est donc parfaitement maîtrisée, et c’est la chose à ne pas rater lorsqu’on écrit une nouvelle. Je ne m’attendais pas à un tel dénouement. Une fois le livre fermé (en l’occurrence, une fois la Kindle éteinte!), j’ai réfléchi et ai réalisé tous les indices que l’auteure avait savamment distillé tout au long de l’écrit, notamment du point de vue sémiologique précédemment évoqué. Ce n’est donc pas un twist final joker qui ne sort de nulle part, mais bien un final bien pensé, bravo à Angélique!

Néanmoins, j’ai trouvé cette fin un peu brutale, j’aurais aimé davantage d’explications, de détails… Je pense que je me suis tout simplement attachée à l’univers, et je crois que le monde développé par Angélique FERREIRA aurait mérité un roman à part entière, et non une courte nouvelle. Si j’adore ce style littéraire délicat qu’est l’écriture de nouvelles, j’émets donc des réserves quant à ce choix de type de récit, et suis restée un peu sur ma faim. Je ne puis qu’espérer que l’auteure reprenne vite sa plume, et écrive peut-être une suite ou un autre récit basé sur ce univers gothique si joliment décrit.

En conclusion

« La ronde des corbeaux » est une nouvelle efficace, un conte gothique fascinant et parfaitement maîtrisé, mais qui aurait mérité plus de pages à mon goût!

L’image de couverture est la photo d’une réalisation personnelle, pour en savoir plus c’est ici: L’Atelier d’Elo

Ces blogs qui en parlent aussi:

Pumpkin Autumn Challenge:

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Cette 8e lecture dans le cadre du challenge valide le dernier item!

2 commentaires sur “La ronde des Corbeaux

  1. Oh cela à l’air d’être une nouvelle fort sympathique et ta chronique a éveillé toute ma curiosité ! A l’occasion je m’y plongerai bien.

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