Actualités

Spéciale St Valentin: la Dark Romance selon Clément

Avant-avant propos (par une Elodie qui aime ses abonnéEs):

Au vu des statistiques, vous êtes, mesdemoiselles, 83 pourcents à suivre ce blog, et je vous en remercie d’ailleurs. J’ai le grand privilège de connaître Clément IRL, et je tenais à souligner qu’a priori il n’a pas fait usage des « conseils » de l’article qui se veut grinçant, sarcastique, corrosif… et surtout drôle. Je suis ravie qu’il écrive pour le Baz’art ces billets qui changent le flux de ce blog, et le monsieur écrit bien, en plus, même si on n’a pas toujours les mêmes avis ^^

La blogosphère littéraire est un univers où l’on lie de jolis contacts. Mais Internet est aussi un lieu souvent de non droit où le lynchage est présent, et j’ai pu hélas y assister dans les cercles littéraires. C’est pour cela que j’ai ressenti la nécessité d’écrire ce préambule. J’espère que cet article sera source de rires, de gros yeux, et à la rigueur de grincements de dents.. mais c’est tout. J’insiste, le billet se veut HU-MO-RIS-TI-QUE. Vous ne riez pas? On en est désolés, ne poursuivez pas votre lecture, et revenez plus tard 😉

Enfin, quant aux goûts littéraires évoqués ici, et bien… le sieur Clément se dit courageux mais n’a pas lu les livres en question. A vous de le faire changer d’avis si vous êtes fans d’un ouvrage cité dans sa liste! ^^

Avant propos de Clément:

Cet article se veut humoristique, alors rangez les piques et les fourches. Vous avez le droit d’aimer la Dark Romance, je ne vous juge pas; après tout je suis moi même fan de la série Expendables. Et puis comme je dis toujours, on peut très bien vivre sans la moindre espèce de bon goût. Bonne lecture 😉

Nous sommes en février, le mois de la Saint-Valentin, de l’amour et de la romance. Et quoi de mieux pour fêter cette période de l’année que de parler de littérature et de romance? Lors d’un précédent mois de février j’avais chroniqué l’incroyable « Cinquante nuances de Grey« , chef d’oeuvre parmi les chefs d’oeuvres de la littérature contemporaine. Mais cette année je ne vais pas vous honorer de mon avis sur les nuances plus claires ou plus sombres (mais peut être un jour).

Non, cette année je vais me faire conseiller en séduction. Tel un Indiana Jones de la littérature romantique, je suis parti explorer les tréfonds des pages « Dark Romance » de Babelio et d’Amazon, afin de savoir ce qui plait aux femmes (car c’est à elles que s’adresse en premier la « Dark Romance » il parait) et vous donner à vous, oui vous messieurs, les clefs pour comprendre et séduire ces créatures mystérieuses et fascinantes.

Et pour commencer voici un petit florilège d’ouvrages trouvés au cours de mes pérégrinations, présentés par votre serviteur. Bon j’avoue, je ne les ai pas lu et je me base uniquement sur les résumés. Mais bon, je pense avoir mieux à faire de mon temps, comme trier mes chaussettes par nuance de noir ou avancer dans ma lecture des Aventuriers de la mer.

m

L’enlèvement (Anna Zaires): une histoire de fille kidnappée et séquestrée sur une île pour devenir l’esclave sexuelle du propriétaire, mais celui-ci est un beau milliardaire alors ça va (bizarrement je pense que ça serait beaucoup moins sexy si l’île privée était une cave à Pantin et le beau milliardaire un ouvrier du BTP avec du bide à bière)

p

Le roi du Scotch (Penelope Sky): l’histoire extraordinnaire d’un fétichiste du ruban adhésif? Ou le bad-trip d’un gars qui ferait sans doute mieux d’arrêter de boire? Et il y a encore une histoire de fille qui se fait enlever, et je fiche mon billet qu’elle va nous développer un bon gros syndrome de Stockholm.

Percée à nue (Scarlett Edwards): une fille se réveille dans une pièce inconnue et on lui propose de signer un contrat qui va faire d’elle l’esclave de son ravisseur (alors je ne suis pas juriste, mais je suis presque certain que même avec un contrat l’esclavage n’est pas légal, donc pourquoi s’embêter avec un contrat?). Et là encore je parie qu’elle va finir par aimer ça.

Pure Corruption (Pepper Winters): je cite « Arthur Killian est le président du gang Pure Corruption »… Avec un nom pareil (et depuis quand un gang à un « président »?) ce gang doit être composé de Charles-Henri, Jean-Ernestin et Marie-Bérénice du XVIe arrondissement. Les yakuzas ou le cartel de Medeline doivent trembler en pensant à eux… Ah et sinon, y’a encore une histoire de fille captive.

Dark Love (Nashoda Rose): encore une histoire de fille qui se fait kidnapper, mais comme le kidnappeur est sexy (c’est le résumé qui le dit) c’est bon. Donc les femmes sont superficielles et si vous êtes beau elles vous tomberons quand même dans les bras, je note je note.

Dirty Duet (tome 1): Dirty Rich Men (Laurelin Paige): l’histoire d’une étudiante boursière qui va se soumettre aux fantasmes d’un homme immoral et vicieux mais riche. C’est sûr qu’intituler le livre « L’Histoire d’une étudiante qui se prostitue pour payer ses études » ça aurait été tout de suite moins sexy. Et je ne vous raconte pas si les clients étaient des mecs randoms vivant dans une banlieue résidentielle près de Melun plutôt qu’un homme riche (ce qui fait qu’on s’en fiche qu’il soit immoral et vicieux).

Captive (Héloïse Cordelle): encore une fille captive (décidément c’est une marotte chez les auteurs de Dark Romance) d’un personnage « sombre et tourmenté mais qui en fait cache un coeur sensible et qui finira par s’ouvrir aux autres grâce au pouvoir de l’amour ». Enfin, c’est une supposition, mais je suis presque certain que l’histoire ressemble à ça.

l

Sous l’emprise de monsieur Addams (Marjorie D Lafond): devinez de quoi parle le résumé? Allez, devinez? ….

D’une fille séquestrée sur une île privée par un milliardaire qui va finir par aimer sa nouvelle vie d’esclave sexuelle! Tant d’originalité, j’en suis ému aux larmes.

Une délicieuse captivité (Anna Zaires): encore une histoire de fille kidnappée, mais cette fois c’est par un baron de la drogue (tiens, quelque chose d’original?). Mais bon rassurez vous, je suis sûr qu’elle aussi va finir par aimer ça.

Le défloreur (Victoria Quinn): un titre qui sent bon le film porno à petit budget … Ca fait rêver …

Sur ce, et fort de mes découvertes, je vais vous livrer les résultats de mes recherches sur comment obtenir la femme que vous convoitez:

  • Devenez riche. La femme est vénale, et finira par vous céder si vous l’appâtez avec un porte-feuille suffisamment garni.
  • N’hésitez pas à recourir à l’enlèvement et la séquestration pour obtenir la femme que vous voulez. Les femmes aiment être séquestrée, et si vous les gardez attachées assez longtemps elles ne voudront plus partir.
  • Une fois votre cible séquestrée sur votre île privée (ou à défaut dans le cellier de votre appartement), traitez là comme une esclave, faites en votre chose. Et n’hésitez pas à la brutaliser jusqu’à ce qu’elle finisse par réclamer sa punition.
  • Soignez quand même votre apparence. Vous pouvez être le pire des maniaque pervers tordu bizarre, si vous êtes sexy (et si vous avez suivi le conseil numéro 1) ça passera

Si avec tous ces excellents conseils vous n’arrivez pas à obtenir la femme que vous voulez je ne peux plus rien pour vous (chronique non-contractuelle; le Baz’art se décharge de toute responsabilité en cas de poursuite judiciaire, gazage à la bombe au poivre ou coups de genoux dans les parties intimes suite à l’application des conseils dispensés ici).

Et si cet article est liké par au moins quinze personnes, je m’engage à lire et à chroniquer l’un des ouvrages de la liste ci-dessus (vous n’aurez qu’à choisir en commentaire).

Sur ce portez vous bien et n’oubliez pas: la lecture, c’est l’aventure (même quand elle vous entraine dans les profondeurs de la médiocrité)!

Source image de couverture: MK Sander

6 commentaires sur “Spéciale St Valentin: la Dark Romance selon Clément

  1. 😂😂😂 Vu comme ça, c’est horrible quand même mais merci pour cette analyse. Je lis de la romance mais dark, très peu. En général, je passe mon tour ou alors, c’est que ce n’est pas précisé. Ce qui était le cas pour une série auto-éditée avant la mode de la dark romance. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à apprécier l’ambiance vu le degré de perversion que ça contenait… Ce qui ne m’a pas empêchée de le lire tout de même. Bon, à l’époque, il n’était pas question d’abandonner un livre.
    J’ai lu il y a quelques mois une série classée en Dark romance mais bizarrement c’est bien passé. C’était quand même plus recherché qu’une séquestration sur un île mais j’imagine que l’ambiance y est contestable aussi.
    Merci pour ce petit moment hilarant du jour. 😊

    1. Content que tu aies pris cet article pour ce qu’il est. Ce genre d’exercice peut se faire sur tous les genres, y compris la SFFF que j’adore mais dont je suis conscient qu’elle regorge de poncifs et de ficelles tellement grosses que ce sont devenues des cables de remorquage pour pétrolier, mais le jour se prêtait mieux pour la Dark Romance (et puis ça m’amusait plus).

  2. Ahah ! Bonne idée pour la Saint-Valentin (même si je ne le découvre que maintenant ^^’) ! Tes commentaires sont très drôles ! C’est fou comme c’est la même histoire qui se répète quand même x)
    Par contre, je suis quand même super inquiète que ces livres s’écrivent et se vendent : c’est moi ou les 3/4 revendiquent la culture du viol ? C’est quand même ultra-badant de voir des livres véhiculer l’idée qu’une fille contrainte (kidnapping, argent…) finira par aimer ça ! Je ne suis branchée ni romance, ni soft-porn ou quoi (et je ne connais même pas bien les classifications, je l’avoue ^^’) donc je suis mal placée pour juger mais j’y vois pas de mal tant que ça fait de mal à personne… Là, j’ai comme un doute, ne serait-ce que sur l’intégration de la notion de consentement à la culture partagée =/

    1. Tu soulèves des points intéressants. J’imagine qu’en tant qu’homme Clément a juste trouvé ces résumés ridicules , et on le comprends! Mais en tant que femme, j’admets que cela me fait autant rire que grincer des dents.
      Je m’interroge pas mal… Quand on pense que le public visé est des femmes dans la trentaine, pourtant censées être sensibilisées à ces problématiques, j’ai mal à mon féminisme.
      Il y a je pense un joli article à écrire, un questionnement portant sur l’ (anti)féminisme dans les ouvrages d’aujourd’hui.

    2. Question intéressante, qui mériterait un vrai développement. Personnellement et pour en revenir aux livres de « Dark Romance », mis à part le côté un peu ridicule je trouve des histoires proposées par ces livres, je dirai que le problème potentiel dépend de qui va les lire et de la capacité du lecteur à séparer la fiction et la réalité. Et comme j’ai tendance à faire confiance aux gens qui lisent pour distinguer le réel et la fiction, je pense que la plupart des lecteurs de ce genre de livres comprennent que ce qui y est décrit ce sont des sortes de « fantasmes » (chacun ses gouts en la matière, tant que leur réalisation si réalisation il y a se fait avec le consentement des deux et en sachant que c’est pour de faux et qu’une fois terminé, c’est terminé) mais pas la réalité.
      Ca pourrait éventuellement poser problème si ces livres sont lus par de jeunes filles (ou de jeunes garçons, même si le public cible est majoritairement féminin) en pleine découverte/expérimentation de la sexualité ou de la vie affective, voir un public encore plus jeune et qui aurait peut être plus de mal à différencier la fiction et le réel (mais là je m’inquiéterai plus de la facilité d’accès à la pornographie en ligne que de l’impact de la « Dark Romance » sur la vision de la sexualité et des relations homme-femme).

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s