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Histoire de livres #4: Harry Potter

Après vous avoir narré ma passion pour un livre de Mélanie Fazi dans le premier Histoire de livre #1: Notre-Dame-aux-Ecailles, mon amour envers mon cher et tendre par le biais Histoire de livre #2: Franz et Clara, mon respect envers le travail de M.H.C. avec Histoire de livre #3: La Nuit du Renard (au revoir Mary Higgins Clark), voici un nouvel épisode de racontage de vie!

J’avais envie de vous parler de mon amour inconditionnel pour « HP ». Je ne compte plus les goodies, t-shirts, funko et autres carnets qui hantent ma maison, et je ne vous parle pas des nombreuses éditions de ces ouvrages qui peuplent mes étagères. La saga de JK Rowling a une place toute particulière dans ma carrière de bibliophile, et j’avais envie d’un petit retour aux sources.

Le livre « Harry Potter à l’école des sorciers » est sorti en France le 8 octobre 1998. Il a été réédité à l’occasion de la sortie des films à la rentrée 2001. La Sainte Elodie a lieu tous les ans le 22 octobre. C’est à ce moment de mon récit que vous décrochez de mon récit en vous demandant quel est le rapport. Il y en a un, je vous rassure. Ma grand-mère et moi avions une petite tradition. Si comme tout le monde j’avais des cadeaux à l’occasion de Noël et de mon anniversaire, ma grand-mère avait ajouté ma fête à la liste des moments propices pour être gâté. Une façon pour elle de chasser, je la cite « les temps moroses de septembre et de mieux attendre Noël ». Fin octobre, j’avais donc mon cadeau, et pas n’importe lequel: un livre.

En octobre 2001, je me suis donc retrouvée comme à notre habitude errant dans les rayons de la Fnac de Strabourg. Un lieu magique pour moi, surtout à mes yeux d’enfant… Car je ne l’ai pas dit, j’avais 10 ans cette année là. Mais attention, la Fnac de Strabourg, ce n’est pas n’importe quelle Fnac. J’adorais, j’adore ses façades de verres avec ses toits penchés si alsaciens! Il y a de nombreux étages, dans lesquels je me perdais facilement au grand désespoir de ma grand-mère, des coins partout et à l’époque avec des poufs moelleux où bouquiner. Et puis surtout, ce n’est pas n’importe quelle Fnac car c’est ma première librairie, le lieu où j’ai connu mes premières curiosités de lectrice, où j’ai ouvert ma première BD, où j’ai assisté à mon premier colloque… Le lieu où j’ai aussi acquis « Notre-Dame aux Ecailles », livre évoqué dans le premier « Histoire de livres ».

Résultat de recherche d'images pour "harry potter 1998"En octobre 2001, j’y reviens, j’étais donc en train d’hésiter en me demandant quel ouvrage aurait l’honneur d’être mon cadeau de fête, comme je l’appelais. Mes yeux se sont posés sur une couverture verdâtre du plus mauvais effet, disons le franchement. Les personnages étaient moyennement bien dessinés à mes yeux. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la première impression n’a pas été des plus positives. Seul lueur d’espoir, les lettres dorées en volume, véritable objet de fascination pour l’enfant que j’étais (et prémices de ma passion pour les beaux livres).

Puis j’ai ouvert l’ouvrage…

 

Mr et Mrs Dursley, qui habitaient au 4, Privet Drive, avaient toujours affirmé avec la plus grande fierté qu’ils étaient parfaitement normaux, merci pour eux. Jamais personne n’aurait pu imaginer qu’ils puissent se trouver impliquer dans quoi que se soit d’étrange ou de mystérieux. Ils n’avaient pas de temps à perdre avec des sornettes.

Mr Dursley dirigeait la Grunnings, une entreprise qui fabriquait des perceuses. C’était un homme grand et massif, qui n’avait pratiquement pas de cou, mais possédait en revanche une moustache de belle taille. Mrs Dursley, quant à elle, était mince et blonde et disposait d’un cou deux fois plus long que la moyenne, ce qui lui était fort utile pour espionner ses voisins en regardant par-dessus les clôtures des jardins. Les Dursley avaient un petit garçon prénommé Dudley et c’était à leurs yeux le plus bel enfant du monde.

Les Dursley avaient tout ce qu’ils voulaient. La seule chose indésirable qu’ils possédaient, c’était un secret dont ils craignaient plus que tout qu’on le découvre un jour. Si jamais quiconque venait à entendre parler des Potter, ils étaient convaincus qu’ils ne s’en remettraient pas.

Et j’ai demandé à avoir ce livre. C’est en effet sur ces mots qu’a commencé un amour jamais désavoué, et qui dure encore 19 ans plus tard (bonjour le coup de vieux). Parce que je ne pouvais quitter cette fameuse FNAC sans ce livre. Parce que je voulais savoir davantage sur ces gens si antipathiques. Parce que je voulais découvrir leur secret. Parce que je voulais rencontrer Harry, sans savoir à l’époque quelle influence il allait avoir sur ma vie.

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Vous me trouvez à cet instant de votre lecture peut-être un peu grandiloquente, et je le comprends. Mais cette saga a bercé toute mon adolescence. J’avais l’âge d’Harry dans les ouvrages lorsque j’ai découvert ces romans, et trouver un héros mal dans sa peau, suivre sa quête initiatique pleine d’imperfections, et bien c’était magique pour moi. Cette histoire de sorcier a attisé ma curiosité sur les mondes occultes, je me suis ensuite gavée de documentaires sur les sorcières dans l’histoire, puis me suis ouverte au fantastique avec les vampires ou autres démons.
Et surtout, grâce à ces ouvrages, j’ai pu voir en images et en mots des notions fondamentales comme la puissance de l’amitié, la possibilité d’évoluer, l’importance de lutter pour ses droits…

Wallpaper iphone harry potter hermione 44 IdeasAvec le personnage de Dobby, j’ai compris que les inégalités ne devaient pas être tolérée et à quel point le racisme était ridicule.
Avec Harry et les Weasley, j’ai réalisé que sa famille, on peut la choisir.
Avec Dumbledore, je me suis questionnée sur la portée des décisions qu’on prend dans sa vie, en m’opposant à ses choix, je suis interrogée sur le fait que le bien commun ne devait pas forcément justifier le sacrifice d’un.
Avec Ron et Hermione, j’ai compris qu’une romance n’équivalait pas toujours à un coup de foudre et que les plus belles histoires d’amour se construisent.
Avec Sirius Black, j’ai réalisé qu’il ne fallait jamais se fier aux rumeurs et juger quelqu’un sur des on-dit.
Et même Buck l’hippogriffe m’a appris quelque chose, en me rappelant que la politesse est primordiale!

« Harry Potter » a rythmé ma carrière de jeune bibliophile jusqu’à la sortie du dernier tome le 26 octobre 2007. Et encore aujourd’hui, il m’arrive de les relire, ou de revisionner qui sont dans l’ensemble assez fidèles à la saga. Ce faisant, je retrouve ces personnages à mes yeux mythiques et qui sont devenus de vieux amis, et rebascule dans un monde magique et pourtant pas rose… Un monde donc que je trouve d’autant plus crédible. Car au fond de moi, je pense toujours que ma lettre pour Poudlard s’est égarée en chemin!

The best stalkers in the world are ones that deliver your mail with an owl.

Voilà pour cette quatrième « Histoire de livres », j’espère qu’elle vous aura plu. N’hésitez pas à papoter avec moi en commentaires de vos souvenirs liés à HP, j’ai espoir d’avoir assez de témoignages pour, qui sait, peut-être écrire un autre article sur ce sujet…

En attendant, vous me pardonnerez, je retourne à Pré-au-Lard retrouver le trio aux « Trois Balais », je suis en train de relire le tome 3!

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Source image de couverture: Will Giffard sur Instagram

3 commentaires sur “Histoire de livres #4: Harry Potter

  1. Ma première rencontre avec Harry, Ron et Hermione aura été en cours de français en sixième ; on a étudié le roman (pour les descriptions) et le film n’était pas encore sorti. C’était l’édition de poche et il y avait des illustrations sur la première et sur la quatrième de couverture. Pas des plus belles mais qui m’ont permis de me plonger d’emblée dans ce magique univers ! C’était génial et toustes mes camarades étaient aussi emballé.es que moi – sans compter qu’un peu plus tard, le premier film est sorti ^^
    Je suis épatée que ce soit le doré sur la couverture qui t’ait attirée – comme quoi, ça a été efficace (mais bon, faut dire, du doré sur une couv’, c’est promesse de tellement de choses, et notamment de magie! enfin pour moi) ^^

  2. Je ne suis pas fan d’Harry Potter (j’ai lu jusqu’au 4 ou 5 quand même), mais y’a une chose pour laquelle nous devons le remercier, c’est d’avoir donné le goût de la lecture et de la SFFF a toute une génération d’enfants. Donc pour ça, merci JK Rowling.

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