La Sélection

La Sélection, tome 1 par Cass

Auteur : Kiera CASS

Date de sortie : 2012

Éditions : Robert Laffont

Note : 3,5♥ /5

Nombre de pages: 384

Où l’acheter:Editions Robert Laffont

Résumé: 

35 candidates.
1 couronne.
La compétition de leur vie.

Trois cent ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illea, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.

Elles sont trente-cinq jeunes filles: la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’oeil des caméras… Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.

L’Avis d’Elodie:

J’ai su dès le début de ma lecture que Kiera Cass et moi même avions beaucoup de livres en commun. En effet, les références littéraires sont nombreuses dans ce premier tome d’une saga de 5 tomes.

L’intrigue de l’ouvrage peut s’inscrire dans la lignée des mariages imposés que l’on trouve dans « The Book of Ivy ». L’héroïne se retrouve à côtoyer un parfait inconnu, sous prétexte que c’est la tradition, et donc un honneur que de servir la nation en devant séduire un Prince. 

Il y a du Hunger Games dans ce livre, notamment dans le système de caste. Il y a 8 types de classes, les 1 étant la famille royale, les 8 ceux qui vivent dans la rue. L’héroïne, America, vient d’une famille de 5, c’est-à-dire des artistes. Heureusement pour elle, contrairement à son petit frère, elle a des dons artistiques et sait chanter. D’ailleurs, en plus de son chant incroyable, la dame est jolie, la plus belle de sa ville, sympathique, fine, intelligente, et modeste… enfin, à peu près! Trop de qualités en une héroïne, on est à l’antithèse de romans comme Reine de Cendres d’Erika Johansen. Autant dire que l’ouvrage était mal parti dans mon estime. Mais vous vous en doutez au vu de la note, il a su se rattraper.

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TAG 10 questions autour de la lecture

Ce TAG a été déjà fait par Audrey, du joli blog Light and Smell, je ne peux que vous inviter à jeter un œil à ses réponses! Si vous-même avez déjà répondu à ce tag, n’hésitez pas à commenter l’article!

1. Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?

Je crains que oui… Chez moi la bibliothèque s’étale dans pas mal de pièces: dans l’atelier / chambre d’amis il y a les livres sur l’art, dans l’entrée les poches et à l’étage dans un ancien dressing les gros volumes, les BD et les beaux livres. Autant dire que la masse de livres est conséquente, et qu’elle ne cesse d’augmenter. Mais je m’astreins à trier deux trois fois par an les livres, et a vendre / donner ceux que je ne compte pas relire et qui ne m’ont pas marquée suffisamment.

Une partie du fameux ancien dressing

2. A quelle fréquence achètes-tu des livres ?

C’est variable, vu que je fonctionne au coup de cœur. Je dirais que j’achète en moyenne 2-3 livres par mois et en emprunte autant, mais ce chiffre peut exploser en cas de salon littéraire ou de bourse aux livres!

3. Librairie ou achat sur le net ?

Les deux. A Troyes, je vais chez La Petite Marchande de Prose et à Cultura. Lorsque je passe à Paris c’est aux Guetteurs de Vent et Gibert et Joseph que je vide mon compte en banque, et c’est chez La Virevolte et à la Petite Bulle que je flâne à Lyon.

Niveau internet, je vais sur Rakuten, ex Price Minister, et dévalise généralement les boutiques Momox et Gibert et Joseph.

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Premières Lignes #79: Petit Pays

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-dix-neuvième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: « Petit Pays » de Gaël FAYE.

 » Je ne sais vraiment pas comment cette histoire a commencé. 
Papa nous avait pourtant tout expliqué, un jour, dans la camionnette.
-Vous voyez, au Burundi, c’est comme au Rwanda. Il y a trois groupes différents, on appelle cela des ethnies. Les Hutu sont les plus nombreux, ils sont petits avec de gros nez.
-Comme Donatien? j’avais demandé.
– Non, lui c’est un Zaïrois, c’est pas pareil. Comme Prothé, par exemple, notre cuisinier. Il y a aussi les Twa, les pygmées. Eux, passons, ils sont quelques uns seulement, on va dire qu’ils ne comptent pas. Et puis il y a les Tutsi, comme votre maman. Ils sont beaucoup moins nombreux que les Hutu, ils sont grands et maigres avec des nez fins et on ne sait jamais ce qu’ils ont dans leur tête. « 

Gaël Faye est un auteur franco-rwandais. Suite à la guerre civile au Burundi, et au génocide Tutsis, il fuit vers la France à 13 ans. « Petit Pays » est partiellement autobiographique, et j’ai beaucoup aimé le style de ces Premières Lignes. Je pense que vous lirez bientôt une chronique à ce sujet!

Nina

Nina par Brière-Haquet

Titre: Nina
Auteurs : Alice BRIERE-HAQUET et Bruno LIANCE
Éditeur : Giboulées Gallimard Jeunesse / les Incorruptibles
Date de sortie : 2015
Prix : 14,90 euros
Nombre de pages : 36
Pour commander : Gallimard Jeunesse

Résumé:

« Dream, my baby dream… » Nina Simone, l’une des plus grandes interprètes de jazz, avait l’habitude de chanter une berceuse pour endormir sa fille. Mais ce soir-là, Lisa ne trouve pas le sommeil. Alors, Nina lui raconte une histoire, son histoire. Celle d’une petite pianiste qui, lors de son premier concert, se lève et refuse de jouer quand on demande à ses parents d’aller s’asseoir au fond de la salle.
Au-delà de l’anecdote qui montre le caractère d’une femme hors du commun, c’est surtout de la relation des Noirs et des Blancs aux Etats-Unis avant Martin Luther King qu’il est question ici.

L’Avis d’Elodie:

« Il avait 52 belles dents blanches et 26 plus petites noires comme coincées dans le clavier.
– Ce sont des bémols, des demi-notes, explique le prof.
J’ai demandé pourquoi. 

– Parce que c’est comme ca. Oui c’était comme ca. Partout et pour tout. »

Ce livre, faisant partie de la sélection des Incorruptibles CE2 de l’année dernière, n’est pas un simple ouvrage jeunesse joliment illustré. A travers les lignes, on entend la voix de Nina Simone, qui essaie d’endormir sa fille tout en lui racontant sa vie. Ses joies, ses déboires, la découverte du piano… qui va hélas de pair avec la découverte de la discrimination. Au piano, une note blanche en vaut deux noires, il y a plus de blancs que de noirs. Comme dans la société où évoluent Nina et sa fille.

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Le Petit Bonheur #21: Vinyle Time & Découvrir de nouveaux artistes

Ce vendredi est l’occasion de présenter le moment « Petit Bonheur ». J’ai trouvé l’idée grâce à La Tête en Claire. Cette série d’articles avait été initialement créée par Gaëlle de Pause Earl Grey.

Le concept est simple: parler de sa petite joie de la semaine, s’y astreindre pour tout simplement se rendre compte que le bonheur est là tout le temps, et que même quand ca va mal il est présent, mais juste un peu caché ^^

Sur Instagram, je réalise que j’avais déjà mis en place ce rituel, en prenant en photo les jolies moments de mes journées. Alors pourquoi ne pas les relayer ici et poursuivre le racontage de vie? (En privilégiant ceux en rapport avec la littérature, le ciné…)

Mon Petit Bonheur de la semaine, ca a été… d’acheter des vinyles d’artistes que je ne connaissais que de nom.

Noël 2017, j’ai offert à mon cher et tendre un cadeau égoïste, car je me doutais que j’allais en profiter aussi: un tourne disque. Les vinyles revenaient à la mode, et je me doutais que mon batteur de chéri allait aimer cet objet vintage et joli en plus.

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Premières Lignes #78: La Sélection

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-dix-huitième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre que je viens de terminer: « La Sélection » de Kiera Cass aux éditions Robert Laffont.

Depuis que nous avons reçu la lettre, maman flotte sur un petit nuage. Elle a l’air d’y voir la solution à tous nos problèmes, la promesse d’une nouvelle vie. Le seul petit grain de sable qui vient gripper les rouages, c’est moi. En temps normal je ne suis pas du genre à ruer dans les brancards mais là, je dis stop. Je n’ai pas envie d’aller grossir les rangs de la famille royale. Encore moins ceux de l’élite du pays. Hors de question. 

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Call me by your name

Call me by your name

Auteur : André ACIMAN

Date de sortie : 2017 / réédité en janvier 2019

Éditions : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 320

Pour commander : d’occasion, sur site de vente en ligne (Amazon,  Recyclivre, FNAC, Cdiscount, etc), Le Livre de Poche

Note : 4/5

 

 

Résumé:

« Je ferme les yeux et je suis de nouveau en Italie, il y a tant d’années ; je marche vers l’allée bordée de pins, je le regarde descendre du taxi : ample chemise bleue, col ouvert sur la poitrine, chapeau de paille, toute cette peau nue… Soudain il me serre la main et me demande si mon père est là. »
1983. Pour Elio, c’est l’été de ses 17 ans. Ses parents hébergent Oliver, un jeune universitaire, dans leur villa en Italie. Entre les longs repas, les baignades et les après-midi sous la chaleur écrasante, commence une partie de cache-cache avec cet Américain brillant et séduisant. Un temps fait d’attente, d’espoirs, de doutes et de rejet. Avant que tous deux cèdent à ce sentiment plus grand qu’eux.

Call me by your name est un magnifique roman d’amour tout autant qu’une réflexion sur le désir et l’empreinte qu’il laisse en nous. La langue à la fois précise et sensuelle d’André Aciman parvient à évoquer l’intimité des corps – mais aussi la part de violence qui se niche dans tout éveil au sentiment amoureux – avec une élégance rare.

L’Avis d’Elodie

Errant entre les étagères de la jolie librairie « Les Guetteurs de Vent » à Paris, je suis tombée nez à nez avec cet ouvrage. J’avais pas mal entendu parler du film éponyme, et l’histoire attisait ma curiosité. J’ai donc acheté le livre, souhaitant ensuite voir le film afin de comparer et de rédiger un article type Du papier à l’écran  (le lien mène au dernier en date, sur « Vanity Fair »).

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