Premières Lignes #89: La Tulipe Noire

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce quatre-vingt-neuvième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: La Tulipe Noire, d’Alexandre DUMAS.

Le 20 août 1672, la ville de la Haye, si vivante, si blanche, si coquette que l’on dirait que tous les jours sont des dimanches, la ville de la Haye, avec son parc ombreux, avec ses grands arbres inclinés sur ses maisons gothiques, avec les larges miroirs de ses canaux dans lesquels se reflètent ses clochers aux coupoles presque orientales, la ville de la Haye, la capitale des sept Provinces-Unies, gonflait toutes ses artères d’un flot noir et rouge de citoyens pressés, haletants, inquiets, lesquels couraient, le couteau à la ceinture, le mousquet sur l’épaule ou le bâton à la main, vers le Buitenhof, formidable prison dont on montre encore aujourd’hui les fenêtres grillées et où, depuis l’accusation d’assassinat portée contre lui par le chirurgien Tyckelaer, languissait Corneille de Witt, frère de l’ex-grand pensionnaire de Hollande.

J’ai choisi de relire ce livre dans le cadre de mon challenge « Ces classiques qui nous attirent« , et ce sera le 3e livre lu, après « Les Rois Maudits » et « Le dernier jour d’un condamné ».

Ce qui me frappe dans ces Premières Lignes, c’est le fait qu’il s’agisse d’une phrase. UNE UNIQUE PHRASE. Dumas adore la virgule, mais c’est dommage qu’il en dédaigne le point et les majuscules. J’ai beau avoir adoré « La Reine Margot », je ne cache pas qu’un tel début suscite des inquiétudes!

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Les Papillons Cloués

Les Papillons clouésAuteurNathan Bonvallet

Titre : Les Papillons Cloués

Date de sortie: avril 2019

Éditeur : Autoédité

Nombre de pages : 193

Où l’acheter: The Book Edition

Résumé:

Après vingt-deux années de visites, je ne me faisais toujours pas aux têtes d’animaux empaillés qui nous fixaient de leurs regards vides. Symboles de virilité masculine par excellence, ils incarnaient d’ordinaire la virtuosité au tir du chef de famille. Pourtant, ce soir-là, je crus discerner sur la face figée d’un chevreuil poussiéreux un sourire narquois. Jugeait-il avec plaisir son meurtrier ? Hélène avait beau essayer de convaincre ses parents de retirer ces ornements morbides pour les respecter, rien n’y fit. Les billes noires continuèrent à nous toiser et l’art taxidermiste perdura au domaine familial. »

Dans un foyer gangrené par les apparences, un présent à l’extraordinaire banalité amorce un chaos désiré.

L’Avis d’Elodie:

Je crois que je suis en train d’écrire (ou du moins, de tenter d’écrire) la chronique la plus difficile de ce blog. Non parce que je n’ai pas aimé l’ouvrage, loin de là, mais parce qu’il m’a déstabilisée.

Selon une formule bien connue, il y a 3 personnes en nous: celle que nous croyons être, celle que nous cherchons à montrer, et celle que l’on est réellement. Mais je trouve ce chiffre réducteur. Nous sommes multiples, et selon le public, l’instant ou tout simplement l’humeur du moment, nous montrons une facette de nous, élément miroitant qui peut se montrer des plus changeants.

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TAG PKJ Les Méchants

Après le Tag PKJ la Musique , datant de maintenant plusieurs mois, je suis tombée par hasard sur un tag très très vieux mais qui m’a beaucoup plu… Me voici donc lancée dans un nouveau questionnaire sur le thème des méchants.

1) Le plus méchant de tous les méchants…

Est mon méchant préféré! (je le commence mal ce tag!)

2) Votre méchant préféré.

Gros coup de coeur pour le Joker, évoqué il y a peu par Meltoryas dans sa chronique du comics Batman: Le Deuil de la Famille. Le Prince du Crime est imprévisible, violent à l’extrême et en même temps fascinant. Un pur personnage cathartique!

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3) un livre où le méchant n’est pas celui qu’on croit.

Je ne dirai pas de nom, mais c’est l’un des rares points vraiment positifs de la saga Les Ailes d’Emeraude.

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Premières Lignes #88: Les Hauts de Hurlevent

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce quatre-vingt-huitième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: Les Hauts de Hurlevent de BRONTE.

1801- Je viens de rentrer après une visite à mon propriétaire, l’unique voisin dont j’aie à m’inquiéter. En vérité, ce pays-ci est merveilleux! Je ne crois pas que j’eusse pu trouver, dans toute l’Angleterre, un endroit plus complètement à l’écart de l’agitation mondaine. Un vrai paradis pour un misanthrope: et Mr Heathcliff et moi sommes si bien faits pour nous partager ce désert! Quel homme admirable! 

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Le Petit Bonheur #25: Les Folies de Troyes

Ce vendredi est l’occasion de présenter le moment « Petit Bonheur ». J’ai trouvé l’idée grâce à La Tête en Claire, voici d’ailleurs son dernier article sur ce thème: Le Petit Bonheur de Claire. Cette série d’articles avait été initialement créée par Gaëlle de Pause Earl Grey.

Le concept est simple: parler de sa petite joie de la semaine, s’y astreindre pour tout simplement se rendre compte que le bonheur est là tout le temps, et que même quand ca va mal il est présent, mais juste un peu caché ^^

Sur Instagram, je réalise que j’avais déjà mis en place ce rituel, en prenant en photo les jolies moments de mes journées. Alors pourquoi ne pas les relayer ici et poursuivre le racontage de vie? (En privilégiant ceux en rapport avec la littérature, le ciné…)

Mon Petit Bonheur de la semaine, ca a été… de me balader lors des Folies de Troyes.

Le samedi, les commerçants sont sortis de leurs magasins et ont proposé des promos sur des stands disposés dans la rue.

Le dimanche, un Vide dressing baptisé « I love your clothes » a eu lieu place Jean Jaurès.

L’image contient peut-être : une personne ou plus et plein air

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Premières Lignes #87: Guerre et Paix

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce quatre-vingt-septième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: Guerre et Paix de TOLSTOI.

 » Eh bien, prince, que vous disais-je? Gênes et Lucques sont devenues les propriétés de la famille Bonaparte. Aussi, je vous le déclare d’avance, vous cesserez d’être mon ami, mon fidèle esclave, comme vous le dites, si vous continuez à nier la guerre et si vous vous obstinez à défendre plus longtemps les horreurs et les atrocités commises par cet Antéchrist… car c’est l’Antéchrist en personne, j’en suis sûre! Allons, bonjour, cher prince, je vois que je vous fais peur… asseyez-vous ici, et causons… »

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Bilan du Printemps de l’Imaginaire Francophone 2019 de Clément

Aujourd’hui un article différent de d’habitude, puisqu’il ne s’agit pas d’une critique sur un livre que j’ai lu, mais de mon bilan lecture du Printemps de l’Imaginaire Francophone (ou PIF). J’ai décidé de participer à cet événement après l’avoir découvert grâce au billet d’Elodie sur le sujet. Pour ceux qui ne connaissent pas le PIF, il s’agit d’une sorte de challenge littéraire dont le but est de lire un maximum de livres de l’imaginaire (Science-Fiction, Fantasy et Fantastique, ou SFFF) dont la version originale est en français, entre le 1er mars et le 1er juin.

J’adore la SFFF, et je trouve que c’est une très bonne initiative pour promouvoir les oeuvres francophones d’un genre encore trop mal considéré, voir limite méprisé je trouve. Je pense qu’on est nombreux amateurs de SFFF à avoir en tête au moins un exemple de conversation avec des proches, collègues de travail ou autres nous expliquant que la SFFF ce n’est pas de la « vraie littérature », ou que ce sont des livres pour gens situés quelque part entre l’enfant et la « carricature de geek » interprétée par Elie Semoun dans sa purge Cyprien (respectez-vous, ne regardez pas cet étron).

Pour cette première participation j’ai décidé de frapper fort dès le début en me fixant pour objectif de lire au moins 15 livres pour décrocher le titre de Bibliothécaire Céleste (que j’ai renommé en Maître Archiviste, parce que je trouve ça plus classe). Un objectif ambitieux, mais pas si difficile que ça lorsqu’on sait que les BD sont prises en compte. Finalement mon bilan de ce premier PIF est de 16 livres lus (dont une moitié de bandes dessinées et beaucoup de relectures, j’avoue).

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