Ces classiques qui nous attirent

Tout a commencé par une de ces conversations anodines qui se transforment en débats passionnés. La meilleure des discussions donc. Avec Meltoryas, nous nous sommes demandés quels étaient les classiques qui nous avaient marqués, et quels étaient ceux que nous n’avions pas lu et qui nous intriguait. Je me suis alors dit que cela pouvait être l’enjeu d’un challenge… Un truc du genre 10 classiques lus en un an.

Mais il est difficile déjà de déterminer ce qu’est un classique. Il me semble que c’est un ouvrage considéré comme majeur parce qu’il a marqué une époque. J’ai décidé dans ce challenge d’être large et de choisir des livres qui sont souvent évoqués comme marquants et qui ne sont pas trop récents.

Meltoryas et moi avons constitué deux listes, et on a comparé.

Classiques lus et aimés par Meltoryas

  • Le Seigneur des Anneaux de Tolkien
  • L’Ecume des Jours de Vian
  • Fondation d’Asimov
  • L’attrape coeur de Salinger
  • L’étranger de Camus

Classiques lus et aimés de mon côté

  • Le dernier jour d’un condamné d’Hugo
  • La Place d’Ernaux
  • Carmen de Mérimée
  • Orgueil et Préjugés d’Austen
  • Les Rois Maudits de Druon

Classiques qui tentent Meltoryas:

  • Dune de Herbert
  • A la recherche du temps perdu de Proust
  • Germinal de Zola
  • Le Parfum de Suskind
  • Le dernier jour d’un condamné d’Hugo

Et ceux qui me tentent:

  • Rebecca de Du Maurier
  • No et Moi de Vigan
  • Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee
  • Le vagabond américain en voie de disparition de Kerouac
  • L’Ecume des Jours de Vian
  • Le Vieil homme et la Mer d’Hemingway
  • Les Hauts de Hurlevent de Bronte
  • Lolita de Nabokov
  • L’Eneide de Virgile (lu il y a tellement longtemps que je ne m’en rappelle plus!)

Je crois qu’avec cette dernière liste on a la trame du petit défi que je me lance ( pour dans lequel vous pouvez me rejoindre! ). Dans ma PAL j’ai déjà le Kerouac, le Du Maurier,  ainsi que le Harper Lee, ne reste plus qu’à choisir avec lequel je me lancerai dans ce challenge.

Et vous, de votre côté? Quels sont les classiques que vous avez adoré et ceux qui vous attirent? N’hésitez pas à commenter pour donner des idées de lecture, ou peut-être pour se joindre à moi? ^^

Bises livresques,

Elodie

 

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Faerie

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Titre : Faerie
Auteur : Raymond E.FEIST
Éditeur : Bragelonne / Milady
Prix : 9 euros
Date de parution: septembre 2009
Nombre de pages : 640 pages
Plus d’informations: Milady

Note: 3-4 ♥

Challenge Faerie: 6/15

Résumé:

La maison du vieux Kessler était perdue dans les bois…
Une ferme splendide et pleine de recoins, où Phil et Gloria pensaient trouver le calme, loin de la ville et de l’agitation. Mais ce que trouvent leurs trois enfants est bien différent : d’étranges histoires de clairières hantées, de lueurs qui dansent dans la forêt et de trésors enfouis…
Tout un monde secret, enchanté par l’ancienne magie celtique et habité par de mystérieuses présences. S’agit-il des fées et du vieux peuple des légendes? Ou d’êtres plus dangereux, animés de désirs inquiétants ?…
Bientôt, ce qui avait la couleur du rêve se change en un terrifiant cauchemar. Des puissances oubliées se sont réveillées et convoitent les enfants. Pire encore: leurs âmes.

L’Avis d’Elodie

Cet ouvrage est mon 6ème chroniqué pour le challenge  » A la recherche de Faerie » initié par le Bazar de la Littérature. J’ai été bien moins efficace lors de cette deuxième session que lors de la première, mais j’ai encore 2 mois pour me rattraper 😉

Il était une fois une ferme au bord d’une grande forêt verdoyante. Une famille reconstituée, qu’on peut qualifier de bobo, emménage pour se créer un nouveau départ. Entre la crise d’adolescence de Gabbie et les courses des jumeaux Sean et Patrick, la maison est bien agitée. Et qui deviendra de plus en plus bruyante quand les cris des enfants se confondront avec les rires des farfadets.

Car la ferme au cadre charmeur est situé au carrefour entre le monde des humains et celui des fées qui, attirées par le charme de Gabbie et l’innocence des jumeaux, vont troubler la quiétude de la famille. Il y a une tension larvée, une malignité qui erre dans les pièces, dans les grincements de portes, et qui se terre sous le lit des enfants. Et les parents, aveugles, cherchent à rationaliser quelque chose qui ne peut l’être.

Si j’ai adoré l’idée de l’ouvrage, j’ai hélas trouvé que le roman prenait son temps pour se mettre en place, et je l’ai trouvé un peu longuet par instant. J’ai eu du mal à entrer dans la lecture, ce qui m’a inquiétée, le livre faisant plus de 630 pages! Mais je suis têtue, j’ai persisté devant cette icône de la littérature fantasy, et je ne le regrette finalement pas!

Second bémol, je dois avouer ne pas avoir apprécié les personnages principaux. La famille Hasting m’a lassé dans sa perfection et ses bons sentiments, croisement entre les Ingalls et Notre Belle Famille. Tout est beau tout est rose, et même en cas de dispute, tout le monde s’aime. Seuls caractères avec du relief, les jumeaux ont été parfaitement narrés par FEIST, qui nous fait rappeler à quel point on peut être imaginatif et naïfs quand on a 8 ans.

En effet, on se remémore avec émotion l’enfant qu’on a pu être, et à quel point on s’inventait des histoires auxquelles on croyait dur comme fer. Le monstre sous le lit, le lutin voleur de chaussettes… Toutes ces figures folkloriques nous ont hanté dans notre enfance, et FEIST y fait appel pour nous entraîner dans un univers familier et en même temps lointain.

L’auteur nous livre une ode au folklore irlandais avec ses farfadets et autres créatures, et fait régulièrement des clins d’oeil shakespeariens avec la présence dans l’ouvrage de Puck ou Titania.

Le style est simple, l’écriture est fluide et en même temps très évocatrice, et c’est le grand point positif du livre. Difficile d’être indifférent devant certains passages qu’il ne faut pas lire la nuit tombée, je pense notamment à la « chose noire » qui m’a fait songer à LOVECRAFT. Il y a des passages érotiques, horrifiques qui clairement interdisent cet ouvrage à des yeux trop jeunes… et qui m’ont permis de réaliser que je suis encore bien sensible!

J’ai adoré l’ambiguïté des personnages du Petit Peuple, plein plus denses que les protagonistes humains. Si vous voulez lire une histoire de Fée Clochette, passez votre chemin, les créatures ici sont ambivalentes, sauvages et sans conscience. Les fées sont loin des considérations bassement humaines du Bien et du Mal,  et peuvent agir dans les deux sens selon leur volonté.

Enfin, la fin m’a laissée un peu dubitative et la solution trouvée pour résoudre l’intrigue m’a un peu déçue.

Pour conclure, malgré les nombreux bémols évoqués, j’ai plutôt apprécié la lecture de cet ouvrage. Si ce n’est pas un coup de coeur absolu, j’ai passé néanmoins un bon moment de littérature avec cet ouvrage que j’avais dans ma liste de livres à acquérir depuis bien longtemps!

Mille mercis donc à nouveau à Maureen du Bazar de la Littérature de m’avoir offert ce livre! 🙂

 

Edwenn, Le Monde des Faes

Résultat de recherche d'images pour "edwenn le monde des faes"Titre : Edwenn, Le Monde des Faes
Auteur : Charline ROSE
Éditeur : Nouvelles Plumes (France Loisirs)
Date de sortie : septembre 2016
Prix : 14,50 euros
Nombre de pages : 560 pages

Pour commander : France Loisirs

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥

Challenge Faerie, 2ème année : 5 / 20  chroniques

Résumé: 

Depuis d’ancestrales querelles, les humains et les Faës vivent séparés par une frontière invisible, le Voile. Intrépide et courageuse, la jeune Edwenn ne supporte pas la vie à laquelle sa société condamne les femmes, et rêve dans sa quête d’aventures de pouvoir explorer cet autre monde mystérieux.
Mêlée à son insu au conflit qui oppose le prince faë Kadvael au Seigneur des Chimères, la voilà projetée sur les terres des Faës. Mais il ne fait pas bon être humaine dans cet univers peuplé d’êtres magiques. Menacée par les Chimères qui réclament justice, Edwenn doit lutter pour sa survie. Elle rencontre Jezekael, prince des Faës et frère de Kadvael, et tombe sous le charme de cet homme lumineux et bienveillant. Mais entre humains et Faës, l’amour est le plus grand des interdits…

L’Avis d’Elodie:

Autant l’admettre tout de suite, j’ai eu peur, très peur en commençant la lecture de cee livre. Je craignais ressentir la même déception qu’avec Les Ailes d’Emeraude T3: L’île des secrets, paru chez le même éditeur, dont la lecture m’avait laissé un beau goût amer… Le résumé aussi m’inquiétait, je craignais de me lancer à nouveau dans une histoire d’amour niaise, basée sur le pitch vu et revu de « tous les sépare, mais pourtant ils s’aiment et leur amour dépassera les haines »… Un fil narratif des plus classiques, vous l’admettrez.

Dans un premier temps, j’ai eu du mal à entrer dans l’ouvrage, trouvant l’introduction de l’intrigue longue et la mise en place des éléments narratifs poussive. Mais heureusement, cette latence n’a duré que les 4-5 premiers chapitres, et la suite a été à la hauteur du Prix de l’Imaginaire remporté. Une fois les principaux personnages présentés et le lecteur familiarisé avec les mondes évoqués, le rythme accélère. On suit avec intérêt les mésaventures de notre héroïne, entraîné malgré elle dans les méandres du monde des Faes.

D’ailleurs, cet univers faerique est remarquablement mis en place. Challenge Faerie oblige, c’est pour lui que j’avais choisi de lire cet ouvrage. Après des débuts délicats, j’ai été entraînée dans le monde crée par Charline ROSE. Son univers est très bien détaillé, et diversifié, seul manque une carte nous aurait permis de mieux se repérer dans les différents lieux.

La hiérarchie des Faes en elle-même est fascinante. Kadvael, premier Fae que l’on rencontre, est un seigneur d’Alwena à la peau nacrée, amoureux d’une Chimère à la peau bleue et aux cheveux de jais. Enya, reine des Iles Cendrées, a les cheveux roux venant de la contrée des Verts Bois. En plus des différences physiques, les cultures, les mythes sont autres, et l’auteure a su créer un univers complet et des plus denses, inspiré il me semble des mythes classiques (Obéron et Titania en tête). La fin de l’ouvrage semble sous-entendre une suite, et j’ai hâte de découvrir davantage de détails sur son monde. On sent dans son écriture l’influence du grand FETJAINE et sa trilogie des Elfes. Lors d’une interview, l’auteure cite Léa SILHOL comme référence, chose que je ne peux qu’apprécier!

J’ai particulièrement apprécié le fait que les mondes des humains et des faes soient séparés par un élément des plus poétiques… un voile. Voici un extrait de l’ouvrage qui s’y réfère: « Des ombres apparurent. Simples fantômes et silhouettes déformées derrière le mur translucide. Elle ne pouvait réellement les voir. A genoux, elle observa la scène. Ce théâtre d’ombres la fascina autant qu’il l’effraya. Les voix sifflaient des mots qu’aucune créature humaine ne pouvait comprendre.(…) Manquant d’air et de raison, elle se laissa lentement submerger par le fracas et la puissance féerique. » On notera au passage que l’auteur a un joli style d’écriture, les mots sont évocateurs sans être pédants, bon point!

Niveau personnages, Lueur est celle qui se distingue le plus. Elle a le rôle de la méchante de service, et c’est un registre parfaitement maîtrisé ici. Harcèlement, insultes, pièges en tout genre… Lueur la fae sort toute la panoplie de l’adolescente en crise pour détruire la vie d’Edwenn. Et une forme de fascination arrive, on se demande jusqu’où ira la princesse fae, sa haine aveugle semble sans limites.

Mon bémol dans la création des différents protagonistes est qu’ils sont tous très manichéens… Trop en fait. Si j’ai adoré détester Lueur, j’aurais aimé des personnages plus troubles, aux psychologies plus complexes. Lueur est la méchante, Edwenn la gentille qui on le sait arrivera à s’en sortir, Jezekael est le beau gosse gentil… Pas de surprise, pas de rebondissement de ce côté là, et c’est dommage. Dans la même boîte d’édition était paru Les Ailes d’Emeraude, dont j’ai chroniqué les 3 tomes, et si la qualité des ouvrages a dégringolé au fur et à mesure des tomes, au moins l’auteure nous avait ménagé un peu plus de suspense quant à la personnalité des héros.

Pour conclure, c’est un ouvrage facile à lire, sans grande prise de tête. Un livre qui dépanne en des temps de disette littéraire, sans grands défauts… mais sans grandes qualités non plus.

Les Ailes d’Emeraude T3: L’île des secrets

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Titre : Les ailes d’émeraude
Auteur : Alexiane DE LYS
Éditeur : Nouvelles Plumes (France Loisirs)
Date de sortie : février 2017
Prix : 14,99 euros
Nombre de pages : 496 pages

Pour commander : France Loisirs

Note (sur 5 ♥): ♥

Challenge Faerie, 2ème année : 3 / 20  chroniques

 

Résumé:

Tout juste échappés des Narques, Cassiopée, Gabriel et leurs amis affrontent une nouvelle épreuve : leurs ennemis ont complètement détruit le village de Tornwalker, et froidement massacré de nombreux Myrmes. La guerre est loin d’être finie entre les deux peuples, même si le petit groupe avance un argument de taille : leur prisonnier, Manassé. Entre sa fille et son peuple, les Narques, ce dernier semble avoir choisi son camp… Cassiopée lui pardonnera-t-elle un jour ? Et combien d’épreuves aura-t-elle encore à affronter avant de pouvoir vivre en paix son amour avec Gabriel ?

L’Avis d’Elodie:

Je dois admettre avoir pris pas mal de retard dans ce challenge… Il ne me reste que 7 mois pour lire / chroniquer 13 livres, films et autres, mais je ne me mets pas la pression! (pas encore, mais je n’aime pas ne pas remplir mes objectifs! ^^)

Le 3ème tome de cette trilogie portant sur les fées étant sorti, je me suis dit que c’était l’ouvrage parfait pour me remettre sur les rails de ce joli challenge Faerie. Certes, les deux premiers tomes m’avaient laissé plus que dubitative, mais c’étaient des livres légers, rapides à lire… et moins à commenter, tant ils m’avaient agacée hélas!

Néanmoins j’avais envie de savoir la fin des aventures de… zut… Et oui, j’en viens directement à un gros point négatif: si sur le moment, je m’enfilais avec un certain plaisir les opus de cette saga, un an après impossible de me rappeler de l’intrigue ou précisément des personnages! Et je me suis donc lancée dans la relecture des 2 tomes précédents: Les Ailes d’Emeraude et Les Ailes d’Emeraude: T2 L’Exil.

Un fois remise dans le bain, j’ai lu en 2 jours l’ouvrage, et ce sera mon dernier essai de lecture des livres de cette auteure. Je me plaignais déjà dans les précédentes chroniques de la lassitude qui me prenait à la lecture de certains passages, trop niais et clichés à mon goût… Et bien là on a atteint le summum. Je vous préviens, cette chronique va être très méchante, à la hauteur de mon énervement.

Le machisme ordinaire est bien là dans l’ouvrage, et d’autant plus gênant que c’est une vision écrite par une auteure, par la bouche d’une héroïne, extrait:

 » Ca ne te dérange pas de sortir avec un gars de 3 ans ton cadet? 

Elle haussa une épaule (geste très naturel n’est-ce pas? Essayez)

-Pourquoi ça me dérangerait? Tant que le gars en question est plus grand et plus fort que moi, ça ne pose pas de problème. (…) Et il est plus grand que moi en taille (c’est important).« 

Passons sur l’usage inutile de parenthèses dans un dialogue, et évoquons tout de suite le contenu franchement ridicule et sexiste… Joli image de la femme mise en avant! Et hélas, cela se reproduit durant tout l’ouvrage au point que cela devienne juste carrément énervant! Les filles sont fortes du moment que les garçons athlétiques et musclés sont là pour les ramasser en cas de besoin, belle mentalité.

Les scènes sexy de l’ouvrage m’ont laissé un arrière goût dans la bouche, n’oublions pas que l’héroïne mineure sort avec un type bien plus âgé et a une sorte d’obsession pour le caleçon dudit type en question. HELP.

Niveau intrigue, l’auteure a juste réussi à me perdre. Le gros rebondissement qui n’en est pas un ne m’a pas surprise, peut-être parce que chaque ouvrage a son mort-mais-en-fait-peut-être-pas. Et le dernier chapitre, qui sous-entend la possibilité d’un quatrième tome, n’apporte rien à un ouvrage déjà bien moyen… Sauf un rejet franc et massif de ma part. Hors de question que j’achète une potentielle suite!

Niveau style, si je défendais Alexiane DE LYS dans mes précédentes chroniques en argumentant sur sa jeunesse, là je considère que j’ai assez attendu. Certes, c’est une auteure qui construit son univers, et un univers que je trouve, sincèrement, intéressant. Mais au lieu de faire paraître un tome par an, elle aurait dû prendre plus de temps pour écrire ses ouvrages. Et éviter ainsi des erreurs. En effet, des redondances, répétitions et erreurs de syntaxe sont régulièrement présentes dans le texte et gâchent la lecture, exemple:

« Nicolaï me fait signe de le suivre. Il nous entraîne dans les méandres du souterrain et finit par déboucher dans un cul-de-sac. Il nous fait signe de le suivre et remonte le long d’une échelle en bois.« 

Répétition de « suivre« . L’auteure aurait pu noter « nous encourage à poursuivre« , « nous incite à venir« , mais non, limitons le vocabulaire, le public visé est adolescent et ne connaît pas les synonymes. Une relecture un peu plus poussée de l’ouvrage aurait été bienvenue avant l’édition. Et cet exemple n’en est qu’un parmi d’autres.

Je suis consciente d’être particulièrement mauvaise dans cette chronique, mais je suis tout simplement énormément déçue… Je trouvais que le tome 2 était prometteur par rapport à un tome 1 hésitant, et après relecture, j’étais motivée à retrouver l’héroïne et à découvrir ce qui lui arrivait. J’avais énormément d’attentes envers ce tome 3, espérances qui ont toutes été déçues.

Et que dire de l’aspect féerique, une des raisons pour laquelle je lis cet ouvrage? Une fois encore, DE LYS met de côté un pan de son histoire qui aurait pu être génial à développer. Je suis restée sur ma faim. L’histoire se déroulant en Russie, je m’attendais à des clins d’oeil aux contes de fées russes, comme la fée des bois, les Sluagh mortes-vivantes ou la Roussalka, qui trouve ses racines dans les récits ancestraux moscovites. Mais rien de tout cela, les fées de DE LYS n’en ont que le nom et les ailes.

Bref, vous l’aurez compris, je suis extrêmement dubitative envers cet ouvrage, qui n’a pas rempli mes attentes en matière d’intrigue comme de faerie…

 

 

Cartographie du Merveilleux

Titre: Cartographie du merveilleux

Auteur: André-François RUAUD

Editeur: Folio SF

Date de sortie: 2008

Prix:  6,50 euros

Nombre de pages: 260 pages

Pour commander: dans toutes les bonnes librairies et sur le site de

Note (sur 5 ♥): 4♥

Challenge: 2ème année, 2/20 chroniques

Résumé: 

Farouches dragons, fées mutines, sorciers débutants et chevaliers de sinistre renommée peuplent les vastes contrées d’une littérature enchanteresse que les Anglo-Saxons nomment fantasy.
Puisant au coeur des mythes et des contes les plus ancestraux – des légendes grecques à la geste arthurienne comme des plus modernes, la fantasy accueille des figures à jamais inoubliables : Peter Pan, Conan le barbare, Bilbo le Hobbit, Elric le Nécromancien ou Alvin le Faiseur. Indispensable outil pour les enseignants, fidèle compagnon de voyage pour le lecteur néophyte et confirmé, ce guide de lecture inédit propose un parcours, parfois étonnant, qui conduira le lecteur de L’Odyssée d’Homère jusqu’aux oeuvres de fantasy urbaine les plus contemporaines.

L’Avis d’Elodie:

J’ai hésité un temps à intégrer ce livre dans ma liste d’ouvrages lus pour le challenge Faerie du Bazar de la Litterature. En effet, je l’avais consulté pour avoir des idées de lectures, non pour qu’il en soit lui-même une! Dans mon esprit, un guide de lecture était un ouvrage utilitaire, rédigé de manière sommaire et efficace. Or ce n’est clairement pas le cas du livre d’André-François RUAUD! Lire ce livre a été un plaisir, et les explications de l’auteur sur notamment l’histoire des contes de fées ont été passionnantes.

Ce n’est donc pas d’un banal guide dont je vais faire la chronique, mais bien d’un ouvrage semblable aux autres, instructif et bien écrit.

L’auteur débute son ouvrage par une introduction sur le monde de la fantasy, avec l’explication des origines de ce courant littéraire. Challenge oblige, je me suis particulièrement intéressée à la partie intitulée « Du XVIIe au XIXe siècle: les contes de fées ». J’ai eu confirmation que le premier ouvrage considéré comme un conte de fées français est bien le recueil des contes de PERRAULT. C’est lui qui collecta en premier de manière écrite des récits ancestraux relatés de manière orale, qui évoque des fées et autres créatures. Le procédé inspirera ensuite deux siècles plus tard ANDERSEN ou GRIMM.

Sont évoqués aussi les premiers mythes relatés dans Les Métamorphoses d’Ovide, la littérature gothique puis les succès qui permirent la popularité du genre fantasy, comme Le Seigneur des Anneaux.

L’auteur nous fait donc un récit passionnant, rempli de références sans être pédant et lassant, des légendes et traditions qui ont crée la fantasy d’aujourd’hui.

Vient ensuite une liste commentée de 100 livres de fantasy, les ouvrages les plus « cultes » selon RUAUD. Certes, c’est donc subjectif, et on pourra noter un certain amour de l’auteur pour la culture anglo-saxonne, mais cette énumération m’a paru des plus intéressantes. Grâce à ce livre, j’ai pu découvrir de nombreux ouvrages qui m’étaient inconnus, apprendre à connaître de nouveaux auteurs, et sortir des sentiers battus de mes habitudes. Les auteurs comme les thèmes traités sont variés, l’ouvrage veut englober la fantasy dans sa plus grande totalité.

La liste est rédigée. Chaque livre a droit à son résumé rapide, quelques mots sur l’histoire de la création de l’ouvrage, l’avis de RUAUD, et est évoqué clairement à qui pourrait plaire l’ouvrage. La Cartographie du Merveilleux est donc agréable à lire, et n’est pas juste une suite de tirets sans intérêt littéraire.

Evidemment, je n’ai pas toujours été d’accord avec le point de vue de RUAUD. Mais même lorsque nos avis s’opposent, sa plume réussit à me faire sourire! Ainsi, j’ai particulièrement aimé sa remarque sur LACKEY, qu’il qualifie machine commerciale qui ne produit que « d’hystériques péripéties sentimentales ». De mon côté, sans trouver les ouvrages de cette auteure absolument extraordinaires, je les avais néanmoins bien aimés!

Vous voulez en savoir plus sur le style d’écriture de RUAUD qui a fait que j’ai choisi de chroniquer cet ouvrage comme un livre à part entière? Voici donc un extrait de son avis sur la Belgariade d’EDDINGS:

« Brassant tous les archétypes de la high fantasy post-Tolkien, poussant l’obsession géographique dans ses derniers retranchements […], le double cycle de David Eddings aurait aisément pu devenir une des pires oeuvres du genre. Au contraire, ce fut l’une des meilleures : par la grâce d’un style littéraire très classique (que rend bien la traduction française), par le charme de personnages vivants et attachants, par le souffle d’une narration pimentée d’humour… Outrageusement commerciale, incroyablement archétypale, cette oeuvre est pourtant… des plus savoureuses. »

Au niveau de la Faerie à proprement dit, les ouvrages dans la liste n’étant pas rangés par thème, c’est à nous de trouver les livres qui s’y réfèrent, mais ils sont nombreux à être cités! Entre autres, GAIMAN a une place  de choix, TOLKIEN est cité pour sa Faerie, on peut également voir évoqué Le Parlement des Fées de CROWLEY…

Ce type d’ouvrage se prêtant au jeu du lu/ à lire, je n’y résiste pas!

J’ai déjà lu:
  • L’enchanteur, BARJAVEL
  • Les hérauts de Valdemar, LACKEY
  • Les dames du lac, ZIMMER BRADLEY
  • Harry Potter, ROWLING
  • Alice, CARROLL
  • la Belgariade, EDDINGS
  • Neverwhere, GAIMAN
  • Stardust, GAIMAN 
  • Narnia, LEWIS
  • A la croisée des mondes, PULLMAN
  • Le Seigneur des Anneaux, TOLKIEN
  • Peter Pan, BARRIE
  • Le Dit de la Terre Plate, LEE
J’aimerais beaucoup lire…  (* = Challenge Faerie)
  • King of Ys, K. & P. ANDERSON
  • Le Parlement des Fées, CROWLEY (*)
  • Terremer, LE GUIN
  • Le voleur d’éternité, BARKER
  • Fendragon, HAMBLY
  • Miroirs et fumée, GAIMAN (*)
  • Tigane, KAY

Vous l’aurez compris, « Cartographie du Merveilleux » est un ouvrage à lire autant qu’à consulter, un fabuleux livre donneur d’envies et inspirant pour se trouver de nouvelles idées de lecture. Je ne peux que le conseiller si vous êtes en manque d’inspiration!

Outlander: Le Chardon et le Tartan

TRésultat de recherche d'images pour "outlander le chardon et le tartan"itre: Outlander: Le Chardon et le Tartan

Auteur: Diana GABALDON

Editeur: J’ai Lu

Date de sortie: 1999

Prix: 16 euros

Nombre de pages: 855 pages

Pour commander: dans toutes les bonnes librairies et sur le site de J’ai Lu

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥

Challenge Ecosse : 1ère chronique!

Résumé:

Ancienne infirmière de l’armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Ecosse où elle s’efforce d’oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front…

Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743.

L’Écosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui parait si lointain…

Un grand roman aux multiples rebondissements qui entraîne le lecteur dans le monde sauvage et baroque du XVIIIe siècle écossais, en mêlant habilement fantastique et histoire, fiction et humour.

L’Avis d’Elodie

Je suis tombée par hasard sur cet ouvrage à la bibliothèque, il y a de ça quelques années. Si j’ai été surprise par la taille de ce livre ( 850 pages, des pages d’une rare finesse et une typographie minuscule), je me suis malgré tout lancée dans ma lecture, les pavés ne me rebutant pas!

Et ça a été une jolie découverte. J’ai assez aimé cet ouvrage pour lire la suite (il s’agit d’une saga de 10 tomes à ce jour), l’acheter, et voir l’adaptation télé!

L’histoire commence de manière simple et classique. On entre dans l’intimité d’un couple qui se reconstruit après des épreuves difficiles. Leur vécu personnel lors de la Seconde Guerre Mondiale et la séparation a étiré leurs liens, et même si Claire et Frank s’aiment encore, c’est plus la force des souvenirs qui les lient et une tendre habitude qu’une folle passion. Et c’est là que Claire disparaît.

Le récit bascule d’un roman classique, qui aurait pu être rédigé par une Nora ROBERTS et qui frôlait le style Harlequin, à un récit fantastique. Car c’est en touchant un menhir que Claire se retrouve des siècles en arrière, peu de temps avant la dramatique bataille de Culloden qui signera en Ecosse la fin de clans highlanders. Le procédé est original, et au moment où l’on pense s’être calé dans la narration, tout bascule et on se retrouve projeté dans un autre univers, un autre temps… et un autre style d’histoire.

Cet ouvrage développe de multiples axes narratifs. L’idée du voyage dans le temps est bien mené, on se questionne sur pourquoi Claire a ainsi voyagé dans les années, si elle a un rôle à mener, si elle est la seule dans cette situation. Chaque décision prise dans le passé aura un poids dans le futur. Et cette notion est primordiale quand l’ancêtre de son mari Frank se trouve être un monstre qui la menace de toutes les manières possibles. A mes yeux, il n’y a pas eu d’erreurs, l’intrigue est bien menée, la logique des époques est respectée, et les pièges pourtant étaient nombreux! Il est en effet facile de se perdre dans ce genre d’histoire, surtout quand on s’amuse à tenter de modifier l’Histoire avec un grand H. Mais GABALDON arrive à rester cohérente.

Autre axe évoqué, la romance. Claire fait la rencontre de Jaimie, et vous vous doutez de la suite. Là, je dois admettre que l’on tombe un peu dans le mom porn (oui, le jugement est fort!). Claire se retrouve coincée, elle se veut fidèle envers son mari de 1945, mais son couple n’était pas parfait… et ledit Jamie de 1743 se veut l’archétype de l’homme viril, musclé et dominateur. Vous avez dit cliché? Si l’histoire développée m’a pas mal fait grincer des dents au début, je dois bien avouer avoir réagi finalement comme toutes les lectrices (et là, je n’évoque même pas la série télé, où le casting a été clairement pensé pour faire plaisir aux yeux). Et je me suis retrouvée à trouver leur trio amoureux attachant, puis leur duo… Je n’en dis pas plus, même si vous vous doutez de l’intrigue et du couple privilégié par l’auteure!

J’ai beaucoup apprécié cette lecture. L’histoire est rédigée de manière efficace, le style est agréable, les descriptions s’enchaînent de manière naturelle avec les moments d’action et les dialogues.

Un seul bémol persiste pour moi, et hélas il est de taille: la banalisation des violences faites aux femmes. Certes, est évoqué un temps « barbare », et l’animalité des Anglais comme des Ecossais des années 1700 est sans cesse mise en avant. Ce sont des hommes intelligents, mais sans vernis social, ils sont brutaux mais pas forcément méchants… Si j’ai trouvé cette vision bien trop facile, j’ai quand même fermé les yeux. Mais quand on se retrouve avec une Claire qui ne peut se déplacer sans se faire harceler, qui se retrouve menacée ou frappée par de parfaits inconnus et qui se fait battre et même violer par son propre mari, la coupe est pleine. La dame en question en effet le vit très bien, et ne semble guère traumatisée. Alors que quand un homme se retrouve confronté à de tels actes (ce qui certes change du schéma habituel et est rarement évoqué en littérature), les descriptions sont insoutenables. Et je ne vous parle même pas de la série télé, où sa torture est évoquée pendant un épisode entier, et les répercutions durent pendant tout le reste de la saison. Alors que Claire n’a même pas l’honneur de pouvoir être choquée une minute! Cette légèreté m’a déçue.

A part ce problème relaté dans un long paragraphe (oui, je m’emporte!), je tenais à souligner en conclusion à quel point la lecture de cette ouvrage a été agréable. L’idée de base était originale, l’intrigue bien menée et les personnages attachants. Une réussite donc!

Les Outrepasseurs, tome 1: Les Héritiers

Les Outrepasseurs, tome 1 : Les héritiers  par Van WilderTitreLes Outrepasseurs, tome 1: Les Héritiers

Auteur: Cindy VAN WILDER

Editeur: Gulf Stream Editeur

Date de sortie: 2014

Prix:  18 euros

Nombre de pages: 350 pages

Pour commander: dans toutes les bonnes librairies et sur le site de Gulfstream

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥,♥

Challenge: 2ème année, 1/20 chroniques

Résumé:

« -Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

-Nous?

-Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le son de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. « 

Londres, 2013. Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l’attaque le visait personnellement et qu’elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d’un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout…

L’Avis d’Elodie: 

Première chronique pour le challenge Faerie qui est reconduit une année supplémentaire. Pour jeter un oeil sur mon bilan précédent, n’hésitez pas à cliquer sur le lien Challenge Faerie: le Bilan 1 an après, et si l’aventure vous tente, allez sur le site Bazar de la Littérature ou sur le groupe facebook Challenge Faerie !

Meltoryas et moi avons eu la joie de rencontrer Cindy VAN WILDER deux fois lors des Imaginales d’Epinal (promis, c’est le dernier lien de l’article ^^), et on avait été frappé par sa gentillesse. Et j’ai l’impression qu’elle a mis beaucoup d’elle dans son ouvrage… Le tome 1 des Outrepasseurs est un livre fait d’attente et de murmures, et même lorsque la tragédie s’invite, c’est fait avec élégance et retenue. Le style est simple, le public visé est adolescent, mais l’ouvrage transcende les genres, et à 26 ans, j’ai apprécié malgré mon grand âge lire ce livre!

La magie opère avant même d’ouvrir le livre, tant la couverture est superbe! Faite par la boîte B.System, un système astucieux de découpes met en valeur le lit ondoyant d’une rivière, un décor enluminé d’arabesques et d’une typographie délicate. Un chef d’oeuvre!

Pour en venir sur le contenu de l’ouvrage, j’ai beaucoup aimé l’univers crée par Cindy VAN WILDER, bestiaire revisitant allègrement le Moyen-Age. Lions, renards et ours sortent de leur héraldique traditionnelle et se mêle aux fés (sans e, orthographe voulue par l’auteure) et autres vouivres.

Ici, les fés ne sont pas des entités bénéfiques. Loin des Fées Clochettes et consoeurs, elles me font plus penser à des entités primaires, capables du pire comme du meilleur sans distinction aucune. Séduction, violence ou douceur, ces fés là sont capables de tout pour servir leurs desseins… Peut-être sont-ils réduits à cela car ils sont en train de perdre leur place dans le monde?

Néanmoins, pour moi il n’est pas exempt de défauts, et c’est pour cela qu’il perd quelques étoiles à mon classement. J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, et l’attente évoquée auparavant peut devenir lassante pour le lecteur. Mais ces flottements s’espacent vers le milieu de l’ouvrage, pour tout doucement disparaître.

L’alternance entre deux espaces-temps (Moyen- Age VS 2013) dynamise le texte, mais peut parfois nous perdre au passage. Il m’a paru difficile pour un jeune public de suivre le va et vient entre les dates, et moi même j’ai eu un peu de mal à me remémorer tous les détails lorsqu’après une pause je reprenais ma lecture!

Ces détails fournis qui sont aussi bien appréciables… VAN WILDER soigne son univers, et c’est sur LE point positif des Outrepasseurs que j’avais envie de conclure cette chronique. On oscille entre roman historique, quête initiatique et enquête policière sur un étrange clan, à l’histoire douloureuse, et cette trame m’a parue originale. A saluer, les recherches des plus complètes de l’auteure sur le Moyen-Age, on croise dans le texte des baillis et des fèvres, le vocabulaire est soigné et c’est appréciable! Comme références, on peut noter « Le Roman de Renart » ou « Le Joueur de Flûte de Hamelin », et c’est jouissif! Les descriptions du Moyen-Age comme du temps plus récent sont travaillées, les éléments fourmillent et font de ce livre un écrit extrêmement visuel.

Malgré les quelques réserves évoquées, j’ai apprécié cet ouvrage autant que j’ai aimé rencontrer son auteure, et compte bien lire la suite de ce pas!