Choisir un livre: Les Editeurs #1

Au programme de ce rendez-vous, toujours le même thème (le fameux « comment choisir un livre ») mais une nouvelle réponse. Après s’être basé sur L’Anatomie (couverture, illustrations et résumé), sur Le Tarif, sur Les tests et autres combines et sur Les prix littéraires ou sur certains lieux (Les librairies lyonnaises), me voilà en train d’évoquer le choix de l’éditeur…

En cette période de Noël, je trouvais approprié d’évoquer ces éditeurs qui se retrouveront surement sous mon sapin…

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Choisir un livre… ou le trouver? Bookcrossing, une idée poétique du partage

Je ne le cache pas, je suis avec curiosité l’actualité de l’actrice Emma WATSON, que j’ai découvert comme tout le monde dans le rôle d’Hermione dans HP. Et grâce à elle, j’ai découvert un concept pas neuf certes, mais qui m’avait complètement échappé: le Bookcrossing.

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Le principe est simple: après avoir rempli une fiche de voyage sur le site dédié ( https://www.bookcrossing.com/), on dépose le livre dans un endroit public, bien fréquenté et propice à l’arrêt, et on croise les doigts. Le livre sera-t-il vite ramassé? La personne va-t-elle lire l’ouvrage? Pensera-t-elle à l’enregistrer sur le site, et mieux encore, à faire poursuivre sa route à l’ouvrage? Rien n’est moins sûr, et c’est ce qui donne du charme à l’opération.

Le site a été crée en 2001, imaginé par l’américain Ron HORNBAKER. La devise est simple: « des livres à lire, des gens à rencontrer », et correspond bien à ma vision de la lecture, que je tente de transmettre via ce blog: la lecture est un moyen de s’ouvrir au monde et surtout aux gens, et par ce biais facilite la conversation, le partage d’idées, la découverte de l’autre… Un autre qu’on aurait surement jamais côtoyé sans l’existence de blogs wordpress ou autres, et de sites comme facebook, booknode ou bookscrossing justement.

L’idée de Bookcrossing a eu un engouement planétaire, car 215 pays participent, avec plus de 880 000 inscrits. Je dois l’admettre, ma déception a été grande quand j’ai réalisé qu’en Champagne-Ardenne, seuls 4 livres voyageaient au moment où j’écris ces mots, et aucun dans mon secteur. Mes racines strasbourgeoises sont plus réjouies, avec 41 livres, mais je suis bien loin de ma contrée d’origine à cette heure, la chasse aux livres voyageurs sera donc difficile. Reste l’option parisienne, avec 200 livres en itinérance, je m’y attèlerai lors de mon prochain séjour dans la capitale.

Si j’ai été un peu désappointée, je ne me suis pas démoralisée pour autant, et ai décidé de faire voyager 2 ouvrages pour commencer.

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J’ai décidé de faire vivre une nouvelle aventure à « No et moi » de Delphine de VIGAN, et à « la Balade de l’Impossible » de MURAKAMI. Je les ai posé sur des bancs au niveau de la Voie Verte, proche de Troyes, où il y a beaucoup de promeneurs. Je l’avoue, je n’ai pas pu résister à la curiosité de vérifier et quelques heures plus tard, le livre de MURAKAMI avait bien disparu. Aucune trace pour l’instant de son nouveau propriétaire sur le site, mais je patiente (je n’ai pas le choix en même temps! ^^). J’espère que la personne jouera le jeu et ira sur bookcrossing.com… Je croise les doigts!

Pour le De VIGAN, j’ignore s’il a survécu à la pluie diluvienne qui s’est abattue dans la soirée. J’avais emballé les ouvrages dans une pochette plastique, mais je doute que cela suffise. Reste à espérer que quelqu’un l’ait récupéré avant. C’est aussi ça, les aléas de cette expérience.

Voilà pour cette nouvelle aventure! Et vous, connaissiez-vous le concept de bookcrossing? Cela vous tente-t-il?

Choisir un Livre: Le bon endroit! #1 Mes coups de cœur librairies et cafés à Lyon

En janvier 2016, je m’étais lancée dans une série d’articles sur comment choisir un livre. 4 réponses plus tard (Les tests et autres combines, Le Tarif, L’Anatomie, Les prix littéraires), j’ai réalisé que ce qui souvent change tout, c’est le lieu. Trouver une vraie librairie n’est pas une mince affaire. Partir à la recherche d’un endroit convivial, à la sélection intéressante, aux libraires de bons conseils ressemble un peu à la quête de Frodon dans le Seigneur des Anneaux! (et oui, le fait que j’ai commencé à écrire cet article le 25 mars, jour du #TolkienReadingDay, n’est pas un hasard dans le choix de cette comparaison!).

Du coup, je me suis dit que j’allais ressortir cette série sur « Choisir un livre » des tréfonds du Baz’art en m’attaquant en plusieurs fois aux lieux où il fait bon lire. Première escale à Lyon, la ville lumière avide de culture.

J’y ai eu la chance d’y vivre quelques années, et la ville fourmille de merveilleux lieux culturels… disquaires (je pense au génialissime Sofa), cafés littéraires (Le Tasse Livre par exemple) et libraires bien sûr.

Gibert et Joseph, une chaîne pas comme les autres

Je commence mon énumération par une chaîne… Surprenant, après ma diatribe sur l’importance du bon conseil et de la convivialité. Mais si Gibert et Joseph compte certes des enseignes dans une quinzaine de villes, le recrutement est de qualité et les vendeurs sont supers. A Lyon, le magasin est situé rue de la Barre, près de la place Bellecour, et s’étend sur plusieurs étages. J’aime particulièrement leur rayon art, très bien fourni, et leur côté littérature où fourmille les livres d’occasion… J’y ai pu trouver récemment Concerto à la mémoire d’un ange à moitié prix!

La Virevolte, une sélection jeunesse aussi moderne que la décoration

Pour ceux qui cherchent une bonne sélection jeunesse, je ne peux que conseiller la Virevolte, située dans le quartier Saint Paul. Tons bleus azur, métaux et bois, mezzanine, la décoration est résolument moderne tout en restant chaleureuse. Le conseil est de qualité, et le choix en matière de livres jeunesse est très bon!

Le Bal des Ardents, l’adresse culte de Lyon

Adresse suivante, la librairie du Bal des Ardents, dont l’entrée marque les esprits. En effet, pour pénétrer dans le lieu, il faut passer sous une porte cochère faite de livres. Le ton est donné, la librairie est juste magnifique, dans un cachet ancien. Bois vernis, lumières douces et amoncellement de livres… Un paradis pour les fous de littérature. Amoureux de romans graphiques, BD et comics, précipitez vous, le choix est conséquent et de qualité!

La Petite Bulle, ou comment garder le meilleur pour la fin

Mais si on évoque BD et comics, mon gros coup de cœur lyonnais, c’est la La Petite Bulle, jolie petite boutique encombrée comme j’aime, et idéalement située dans le quartier Saint Jean. Le choix est absolument génial, notre portefeuille peut encore en témoigner, entre l’achat de la suite de R.U.S.T., La Différence Invisible et le comic « Star Wars: les Ruines de l’Empire ». Le lieu est trop joli ( et très proche du café Le Luminarium, j’y reviendrais vite). Merci encore aux vendeurs qui ont su nous conseiller avec justesse et sans être trop insistants!

Les meilleurs spots lectures

Après avoir acheté le livre de ses rêves, il est obligé de se poser dans un joli endroit pour boire une bonne boisson chaude, non? Vous me voyez venir, j’avais envie de parler aussi de mes lieux de prédilection dédiés à la pause lecture, dont un qui est cité juste dans le paragraphe précédent!

Le Luminarium est tout simplement l’un des plus beaux cafés dans lequel mes livres et mes aquarelles avons pu se poser, rien que ça. Thé-Café-Boutique, le concept est multiple mais fait néanmoins sens. La boutique propose des luminaires crées dans l’atelier attenant et des estampes, cartes postales et affiches d’artistes locaux. Le café propose un joli choix de cafés ou cappucinos, mais s’est surtout spécialisé dans le thé, proposé dans de jolies théières avec le sablier qui fait bien. Des livres sur le thé et le café sont proposés à la lecture, l’ambiance est tamisée et les prix raisonnables. Un coup de coeur.

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Autre lieu génial, le café J’adore, perché sur les pentes de Croix Rousses. Les lyonnais ne s’y trompent pas, quasiment toutes les tables étaient prises par des étudiants / jeunes actifs en train de travailler. L’endroit propose un grand choix d’arabicas bio, les desserts sont excellents, et leurs cappuccinos… Je laisse ma photo parler pour moi. Un lieu vraiment sympa pour relire à nouveau Notre-Dame aux Ecailles, quand la pluie pointe le bout de ses nuages!

Voilà pour ce petit tour d’horizon des librairies et cafés où il fait bon se cultiver. J’espère que ce nouveau rendez-vous (qui ne l’est pas vraiment) vous aura plu! Si vous avez des bonnes adresses sur Lyon, n’hésitez pas à commenter!

Bises livresques, Elodie

Sources images: Archives personnelles, Petit Paumé, page facebook du Bal des Ardents, libraires Rhone-Alpes, lyon-rvl

Choisir un livre: L’Anatomie

Quel titre étrange, n’est-ce pas? ^^ Mais après avoir évoqué les tests en ligne, les prix littéraires et le tarif de l’ouvrage, j’avais envie de me pencher sur une manière évidente de choisir un livre: son apparence.

Et j’ai alors réalisé que mon vocabulaire en la matière était très limité. Quelques recherches plus tard, me voilà en train de dessiner l’anatomie d’un livre:

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Choisir un livre: Le Tarif

Voici mon troisième article sur ce fameux thème qu’est « Comment choisir un livre? » Précédemment, j’avais évoqué deux façons:les prix littéraires et les tests en ligne. Aujourd’hui, j’avais envie de me pencher sur une autre option: le prix.

Grâce à cet article, j’ai découvert une loi (c’est Meltoryas, qui dans la vie est professeur de sciences économiques et sociales, qui va être content). Il s’agit de la loi Lang, parue en 1981, qui limite le prix des livres pour développer la lecture. Si vous avez envie d’en savoir davantage, ce site évoque les tarifs des livres selon les pays et les tenants et aboutissants de la loi Lang: cliquez ici! Néanmoins, c’est l’éditeur qui fixe le prix du livre, qui devra être respecté par tous les vendeurs.

Or c’est là que le bât blesse. Comment expliquer en effet que d’un éditeur à l’autre les prix diffèrent tant? Et que dire des livres électroniques, dont le coût est parfois exorbitant, alors que le coût de production est moindre? Par exemple, le dernier livre de JK Rowling, « Une place à prendre » est vendu 24 euros par les éditions Grasset et la version numérique 15,90 euros, différence infime. Du coup, pour cette raison pécuniaire et le fait que je préfère de loin la sensation du papier sous mes doigts à celle de l’écran,  je n’ai pas de liseuse (et plus de place dans mes étagères).

Personnellement, j’ai tendance à privilégier les livres de poche. Ils permettent d’économiser la place dans une bibliothèque déjà bien fournie, d’économiser un peu d’argent (histoire d’acheter encore plus de livres!!!) et je peux les emmener partout. Je parlerai dans un prochain article des différents éditeurs et de leurs spécificités, mais on peut déjà dire par rapport aux prix que cela oscille entre 2 euros pour un Folio Classique et une quinzaine d’euros pour les gros volumes.

Néanmoins, j’aime acheter de belles éditions pour mes livres préférés, et étant professeure d’arts plastiques, je ne peux échapper aux livres d’art, qui sont généralement de gros volumes. L’addition augmente vite alors. Les Bragelonne, dans le domaine de la fantasy et fantastique, coûtent entre 20 et 30 euros. Les éditions Taschen, spécialisés dans le livre d’art, débutent à 10 euros…et cela monte peut monter jusqu’à 10000 euros pour une édition limitée d’un ouvrage sur Jeff Koons !!!

Pour fixer leurs prix, les éditeurs réfléchissent aux coûts de production et de distribution des livres. Le Syndicat National de l’Edition a fait le point sur la répartition des coûts pour un livre vendu 10 euros en librairie, prix qui est à peu près le prix moyen d’un ouvrage vendu en France.

Sur ces 10 euros, l’auteur touche 1 €, l’éditeur 1,50€ (création éditoriale, relecture, correction, mise en forme, maquettage, marketing, promotion commerciale, service de presse, vente de droits étrangers et de droits audiovisuels et frais de structure), l’imprimeur 1,50 € (pré-presse – qui peut aussi être réalisé par le service de fabrication de l’éditeur – achat du papier et impression), le diffuseur et le distributeur perçoivent 1,70 € et le libraire 3,80 €. L’Etat récolte quant à lui 0,50 € de TVA.

Dur de rogner sur des sommes pareilles donc… Mais si ces chiffres expliquent bien le prix d’un livre de poche, ils n’expliquent pas celui d’un livre de grand format. Or les 2 premiers groupes d’éditions (spécialisés dans le grand format) se partagent 35 pourcents des ventes de livres. On pourrait supposer que c’est cette position dominante qui pourrait expliquer le prix élevé des « beaux livres », car ces éditeurs ont la possibilité de fixer un prix supérieur au prix du marché. C’est donc bien au niveau des éditeurs que le prix augmenterait… Cliquez ici pour avoir davantage d’informations.

On en vient à où acheter ses livres afin de faire des économies… Si j’aime toujours aller chez des libraires (ou à la Fnac, je l’admets) afin de regarder les dernières sorties, j’aime pris peu à peu l’habitude d’aller sur internet et dans les librairies d’occasion afin de trouver mes futurs trésors… En voici une liste non exhaustive.

  • Magasins spécialisés
    • Gibert Joseph, enseigne initialement ouverte à Paris en 1886, qui compte aujourd’hui 30 magasins en France, laisse une grande part de ses étagères pour les occasions de tout genre ( livres, BD, films, CD…) Les magasins de Lyon comme de Paris sont des cavernes d’Ali Baba!
    • Farfouilles, place Saint Etienne à Strasbourg, a bercé toute mon adolescence et propose une formidable collection de comics, BD et mangas à des prix défiant l’imagination.
    • Dinali, passage de la Grange à Strasbourg, propose une large gamme de livres d’arts et de cuisine à des prix incroyables (parfois -70 pourcents!!!)
    • Tribulles, passage du Théâtre à Mulhouse, a une partie BD d’occasion et propose souvent des dédicaces d’auteurs connus (Dernièrement, il y avait Alice Picard, la créatrice de Weena, une de mes BD préférées!)
    • Bidibul, rue de la Monnaie à Troyes, est un merveilleux magasin à qui je dois bien des soirées lectures. Il a une partie manga et BD d’occasion et organise comme Tribulles de nombreuses dédicaces.
  • Sites internet
    • Mon chouchou Recyclivre est un site écolo et solidaire qui renverse 10 pourcents de leur chiffre d’affaire à des associations luttant contre l’illettrisme ou la préservation des forêts. Le principe est de donner ses livres pour une bonne cause, et d’acheter à bons prix d’autres ouvrages. Un Emmaus du livre en somme.
    • Justbooks est un comparateur de prix qui met en concurrence différents leaders du marché en ligne afin de trouver le meilleur prix pour le livre que vous cherchez. Seul bémol, il privilégie clairement Amazon au détriment de sites plus petits.
    • Priceminister est l’un des leaders du marché. Si on peut faire d’excellentes affaires en tant qu’acheteur et que le système est bien sécurisé, je déconseille d’y vendre. Le site en effet prélève des marges exorbitantes, surtout si vous vendez peu cher… Entre cette perte et le prix d’expédition, ce n’est guère rentable. Par contre, on peut y trouver des perles (comme par exemple des ouvrages des éditions Oxymore).

Si vous connaissez d’autres magasins ou sites internet d’occasion, n’hésitez pas à commenter cet article sur le site ou sur facebook!

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Image: Librairie située à Bratislava en Slovaquie. J’aime beaucoup le design de ce magasin, qui laisse clairement la possibilité à ses clients de bouquiner sur place, ce qui est rare!

Choisir un livre: les tests et autres combines

Voici donc mon second article sur le thème « Choisir un livre », après le premier qui évoquait les prix littéraires (c’est ici!).

Je vais me pencher à présent sur les tests et autres combines possibles pour trouver LE livre! J’avais évoqué dans un précédent article (ici!) le test de la page 99 initié par l’éditeur anglais Ford Madox Ford. J’ai d’ailleurs trouvé une anecdote à ce sujet: André Gide avait choisi les pages 62 et 64 pour se faire une idée du manuscrit de Du côté de chez Swann lorsqu’il travaillait pour Gallimard et était tombé sur d’énigmatiques descriptions qui l’avaient conduit à écarter Proust! Je pense qu’on est tous d’accord que le procédé n’a pas été très concluant!

Il existe sinon une myriade de tests sur internet pour trouver votre prochain livre de chevet. Je me suis amusée à en faire une dizaine. En voici le meilleur et le pire.

Au féminin: à priori, je ne vois pas en quoi le fait que je paume systématiquement mes clés indique le livre qu’il me faut, mais bon… Et le résultat m’a donné envie de vomir des paillettes, veuillez m’excuser l’expression! « Au féminin » me conseille de la « chick lit » (traduire littéralement par « littérature de poulette »), c’est à dire des histoires de filles gnangnan , faciles à lire et surtout courtes. Au programme: « l’accro du shopping attend un bébé » de Kinsella. Bref, tout ce que je HAIS. Passez votre chemin, ce test est pourri, je pèse mes mots!

OpenAsk: le site me conseille « L’écume des jours »… qui par un heureux hasard est le livre que mon compagnon insiste pour me faire lire depuis quelques temps! OpenAsk définit cet ouvrage comme « Une histoire d’amour drôle et grinçante, réaliste et irréaliste, étrange mais tellement vraie, légère et triste à la fois, avec une ambiance jazzy et mortelle aux deux sens du terme. » C’est vrai que cela donne envie! Un bon point pour ce site!

Cessons de parler des tests et évoquons les générateurs de livres. Mon préféré est le site « What should I read next? ». Vous tapez le nom de votre ouvrage préféré, et le site génère une liste de titres qui pourraient vous plaire. Bon, c’est en anglais, mais les traductions sont aisées. Et les sélections proposées m’ont parues motivantes! Si vous avez envie de tester, c’est par là!

Voilà, j’espère que vous avez aimé cet article! Si vous connaissez d’autres sites de tests ou des générateurs, n’hésitez pas à commenter!

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Choisir un livre: Les prix littéraires

Aujourd’hui, j’ai eu envie de m’acheter un livre, envie de découvrir une nouvelle histoire, accrocher avec un nouvel univers. Et je suis du coup posée cette question: comment choisir un livre? Le questionnement a l’air anodin, mais le panel de réponses est énorme.

Du coup, j’ai décidé d’écrire une série de petits articles sur les moyens de choisir un livre, et qui sait, cela pourra peut-être  vous aider à trouver votre prochain coup de coeur!

Aujourd’hui, je vais me pencher sur… Les prix littéraires!

En ce moment, je lis « D’après une histoire vraie » de Delphine de VIGAN, prix Renaudot et prix Goncourt des lycéens. Ce livre est un cadeau, et son achat n’est pas tributaire des prix reçus. Mais je dois avouer qu’ils m’ont motivé à choisir ce livre dans ma PAL (Pile à Lire).

Et je ne suis pas la seule: en moyenne, un prix Goncourt se vend 400 000 exemplaires, un prix Renaudot 220 000. Les prix littéraires motivent 20 pourcents du chiffre d’affaires annuel.

La liste des prix est absolument incroyable: il y a Goncourt et Renaudot certes, mais aussi Femina, Grand Prix de l’Académie Française, Interallié, Décembre, Premier Roman… Voici d’ailleurs la liste des auteurs promus, pour ceux que cela intéresse: Tadaam! Les prix sont distribués entre octobre et novembre.

Mais les prix littéraires sont souvent sujet à critiques: par exemple, ils ne mettent guère en avant les petits éditeurs ou les jeunes auteurs. Or on sait qu’un Français achète en moyenne 2 livres contemporains par an, et que c’est vers ces fameux prix littéraires que vont en priorité ces lecteurs.

On pourrait se plaindre des choix des jurés, mais force est d’admettre que rares sont les grands auteurs qui n’ont pas été récompensés… Seules Colette ou Sagan pourraient se plaindre d’avoir été oubliées. Et justement, on en vient à une critique récurrente envers les prix: leur sexisme. Si cette année 2015 s’est soldée par la consécration de Delphine de Vigan , une femme donc, il est vrai que rares sont les femmes promues. C’est bien pour lutter contre ce fait que le prix Fémina a été crée en 1904, en réponse au prix Goncourt jugé machiste.

En conclusion, on peut dire qu’acheter un livre primé est une bonne idée pour avoir des sujets de conversation en société. Mais il ne faut pas oublier que se référer à l’avis des jurés n’est pas toujours heureux: chacun a un avis, un ressenti différent devant un ouvrage!

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