Premières Lignes #79: Petit Pays

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-dix-neuvième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: « Petit Pays » de Gaël FAYE.

 » Je ne sais vraiment pas comment cette histoire a commencé. 
Papa nous avait pourtant tout expliqué, un jour, dans la camionnette.
-Vous voyez, au Burundi, c’est comme au Rwanda. Il y a trois groupes différents, on appelle cela des ethnies. Les Hutu sont les plus nombreux, ils sont petits avec de gros nez.
-Comme Donatien? j’avais demandé.
– Non, lui c’est un Zaïrois, c’est pas pareil. Comme Prothé, par exemple, notre cuisinier. Il y a aussi les Twa, les pygmées. Eux, passons, ils sont quelques uns seulement, on va dire qu’ils ne comptent pas. Et puis il y a les Tutsi, comme votre maman. Ils sont beaucoup moins nombreux que les Hutu, ils sont grands et maigres avec des nez fins et on ne sait jamais ce qu’ils ont dans leur tête. « 

Gaël Faye est un auteur franco-rwandais. Suite à la guerre civile au Burundi, et au génocide Tutsis, il fuit vers la France à 13 ans. « Petit Pays » est partiellement autobiographique, et j’ai beaucoup aimé le style de ces Premières Lignes. Je pense que vous lirez bientôt une chronique à ce sujet!

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Premières Lignes #78: La Sélection

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-dix-huitième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre que je viens de terminer: « La Sélection » de Kiera Cass aux éditions Robert Laffont.

Depuis que nous avons reçu la lettre, maman flotte sur un petit nuage. Elle a l’air d’y voir la solution à tous nos problèmes, la promesse d’une nouvelle vie. Le seul petit grain de sable qui vient gripper les rouages, c’est moi. En temps normal je ne suis pas du genre à ruer dans les brancards mais là, je dis stop. Je n’ai pas envie d’aller grossir les rangs de la famille royale. Encore moins ceux de l’élite du pays. Hors de question. 

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Premières Lignes #77: Le retour de la Bête

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-dix-septième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre que je viens de terminer: « Le retour de la Bête » de Jean Luc MARCASTEL.

-Papi, qu’est-ce qui t’arrive?
C’est la voix de Laureline, ma petite fille. C’est un drôle de prénom. Moi, j’ai suggéré à ses parents Suzanne ou Marie, mais ils m’ont dit que c’était celui d’une héroïne de BD qu’ils aimaient bien, alors… Après tout, ca lui va bien.

Elle m’a attrapé la main, je sens ses doigts menus qui serrent les miens. Elle lève vers moi ses grands yeux couleur de noisette sous sa longue frange aux reflets roux.

J’aimerais lui répondre, mais je ne peux pas, planté là, devant cette vitrine du pavillon de paléontologie du Muséum, incapable de détacher les yeux de ce qui me fait face, cette chose me regarde de l’autre côté du verre épais constellé de petites empreintes laissées par autant d’écoliers curieux… cette chose qui me regarde depuis une autre époque… depuis exactement 73 ans… et l’hiver 1942.

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Premières Lignes #76: La Cité du Ciel

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-seizième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: La Cité du Ciel, d’Amy EWING.

Nous sommes Céruléennes. Notre sang est magique.

Les mères de Sera le lui répétaient depuis sa naissance. Elles le lui enseignèrent avant même qu’elle ne parle, ne pense par elle-même ou ne comprenne ce que cela signifie. Toutes les enfants céruléennes savaient que la magie coulait dans leurs veines; que leur sang possédait des vertus curatives et qu’il créait entre elles une connexion des plus intimes. 

Si le thème de ces Premières Lignes me plait et si l’univers évoqué m’intrigue, je ne puis qu’émettre un bémol envers la redondance des mots, alors que la langue française abonde de synonymes! La « magie » pouvait aisément être remplacé par « charmes », « puissance » ou « sorcellerie »… Oui, je chipote, mais j’aime les livres aux mots choisis, Young adults ou non. 😉 Mais en dehors de ces grognements, j’ai hâte de lire la suite de ces Premières Lignes!

Premières Lignes #75: Sorcière malgré elle

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-quinzième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: « Sorcière malgré elle » de Méropée MALO.

« Immobile devant le numéro 10 de l’allée des Tilleuls, Assia connaissait l’un de ces moments dans une vie où tout peut basculer. Son cœur battait trop vite. Ce n’était pas qu’elle hésitait à avancer, non: elle était terrifiée.

La maison qu’elle contemplait depuis la rue s’élançait vers le ciel, austère et élégante avec son porche protégeant l’entrée des embruns, sa porte aux montants en bois ciselés et son toit d’ardoises garni de fenêtres en œil-de-boeuf. Une branche de glycine fanée avait accroché ses spires sur un volet et cachait une fenêtre qui ne devait plus pouvoir s’ouvrir. 

Qu’une simple plante impose sa volonté à sa mère et à sa tante avait de quoi étonner la jeune fille, mais à cet instant, c’était bien le cadet de ses soucis. »

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Premières Lignes #74: Les Jours Meilleurs

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-quatorzième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre que je suis en train de lire: « Les jours meilleurs », de Cecelia Ahern.

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Premières Lignes #73: Call me by your name

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-treizième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: « Call me by your name » d’André ACIMAN.

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