Goupil ou face

Image associéeTitre : Goupil ou face
Auteur : Lou LUBIE
Éditeur : Vraoum
Prix : 15 euros
Nombre de pages: 144 pages
Pour commander : Site officiel de l’auteuramazon

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥♥
Catégorie: Histoires Vraies, Contemporain, BD

Résumé:

Certains ont un chien, un chat ou un poisson rouge. Lou a une cyclothymie : un trouble de l’humeur de la famille des maladies bipolaires.
Que faire quand on découvre un petit renard sauvage dans son cerveau ? Peut-on l’apprivoiser, le dompter ? Et comment être heureux quand on doit cohabiter avec une créature si imprévisible ?
Un ouvrage de vulgarisation scientifique qui se nourrit de l’expérience personnelle de l’auteur pour dresser le portrait plein d’humour et de sensibilité d’un trouble psychiatrique encore largement méconnu.

L’Avis d’Elodie:

Après avoir lu et adoré Betty Boob, évoquant le cancer du sein, et La Différence Invisible, sur le syndrome d’Asperger, j’ai pas mal parlé de ces ouvrages autour de moi, lassant tout le monde avec ces coups de coeur qu’il vous faut lire  😉 Quelques mois plus tard, Anaïs a eu la gentillesse de me proposer un livre avec un charmant renard en couverture. La demoiselle étant amoureuse de ces rouquins au museau pointu, cela ne m’a pas étonnée! Anaïs m’a alors expliqué alors que ce renard symbolisait une maladie, la cyclothymie, et qu’elle était certaine que j’allais aimer cet ouvrage. Elle a été de nouveau de bon conseil et je ne peux que la remercier mille fois pour ce prêt, j’ai adoré lire ce livre ♥

Quelques mots sur le sujet. La cyclothymie est souvent confondue avec la bipolarité. C’est un trouble mental qui se caractérise une alternance d’émotions exacerbées, de la dépression à la joie euphorique.

L’ouvrage est extrêmement informatif, fait de petits tableaux et de graphiques, de définitions claires et d’explications légères. 

Néanmoins, l’ensemble n’est pas lassant ou trop pédagogique, l’auteure n’a pas oublié l’humour et certaines scènes vécues sont cocasses.

L’auteure fait part de son expérience personnelle. Elle a mis beaucoup de temps à être diagnostiquée (7 ans), et à mettre un visage sur ses maux. Son trouble n’est ni un loup ni une hyène, mais un renard fantasque au caractère erratique. Cette personnification dédramatise la maladie, telle les crabes qui grignotent l’héroïne dans Betty Boob. Ce renard se doit d’être apprivoisé afin que Lou puisse aller de l’avant, et il ne se laisse pas facilement faire… Les différents problèmes contre lesquels se confronte l’héroïne sont symbolisés de manière inventive et poétique: nuage, ombre, noyade…

On suit Lou dans ses difficultés, de son difficile diagnostic aux complications que crée sa maladie au quotidien, entre décisions prises sur un coup de tête et difficulté à gérer une vie amoureuse stable.

Esthétiquement, l’ouvrage est tout simplement magnifique. Les tracés sont simples, les dessins expressifs et j’ai adoré le choix chromatique d’user uniquement de noir, gris, blanc et orange. Le rendu est graphiquement très réussi, d’autant que la mise en page est très soignée.

Bref, vous l’aurez compris, c’est un réel coup de coeur que j’évoque ici. Cet ouvrage s’adresse à tous le monde, il ne faut pas le cantonner à un livre médical destiné à des malades, mais bien une BD de vulgarisation des plus réussies pour tout public. Ne vous arrêtez pas non plus à cette couverture girly, le ton est sérieux mais non dépourvu d’humour et d’autodérision, ce qui en fait tout son charme. Une splendeur à mettre dans toutes les mains.

Pour aller plus loin:

Le site crée par l’auteure et une psychologue, pour parler davantage de la cyclothimie: Goupil ou face

L’avis de Madmoizelle: Goupil ou face, une BD touchante pour comprendre la maladie mentale

 

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Welcome to Kiwiland

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Titre : Welcome to Kiwiland
Auteur : Aby Cyclette
Éditeur : Michel Lafon
Prix : 20 euros
Pour commander : Michel Lafonamazon
Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥

Résumé:

Voilà comment tout a commencé. Aby Cyclette rentre à Strasbourg après avoir séjourné plus d’une année au Québec, avec la ferme intention de retourner y vivre. Après quelques mois de paperasse, elle se rend compte qu’il lui faudra plus d’un an avant d’obtenir son visa permanent canadien. Quitte à attendre, autant continuer à voyager. Elle consulte le globe qui trône sur son bureau. Qu’y a-t-il à l’exact opposé de Strasbourg ? La Nouvelle-Zélande ! Très rapidement, elle obtient un visa d’un an pour découvrir les terres fabuleuses et magiques des Maoris et des kiwis ! À quelques semaines du départ, Aby Cyclette rencontre Guillaume…

L’Avis d’Elodie:

Avant tout, je tenais à remercier les éditions Michel Lafon et Camille Groelly de m’avoir fait parvenir ce livre. Cet envoi est un peu particulier, c’est le premier ouvrage que je reçois d’une maison d’édition, alors le moins qu’on puisse c’est que je suis ravie 🙂 Merci aussi à Alicia Alvarez du blog Papillon Voyageur de m’avoir permis de m’intégrer dans ce petit monde 🙂

Les remerciements faits, passons à l’ouvrage en lui-même. Et bien, pour un premier partenariat, autant dire que c’est une réussite. J’ai adoré lire les anecdotes de cette expatriée alsacienne (#Alsacepower ❤ ) qui, après le Québec,  a décidé de passer une année en Nouvelle-Zélande.

En tant que Strasbourgeoise – prof d’arts pla – amoureuse des voyages (même si les miens sont bien moins grandioses que les siens), je me suis un peu retrouvée dans ce livre et ai adoré les références à la culture alsacienne. Pour ceux qui me lisent et qui n’ont pas la chance d’avoir grandi dans le Bas-Rhin (tout à droite, puis en haut de la carte ) ou à la rigueur dans le Haut-Rhin ( tout à droite, puis en bas, la logique est là), sachez-le, l’Alsace n’est pas une région, c’est un PAYS. Avec sa langue si mélodieuse, ses traditions, ses costumes et sa gastronomie ( flammekueche forever! ).

Mais revenons au sujet, c’est-à-dire l’ouvrage. La première impression est positive. La couverture bleu ciel attire l’oeil et ce dessin mêlant un kiwi (je crois) et une cigogne, c’est tout bonnement génial. On a hâte d’ouvrir le livre, et le contenu est à la hauteur de la joliesse de la couverture.

Résultat de recherche d'images pour "aby cyclette"L’ouvrage narre la vie d’une expatriée en Nouvelle-Zélande. L’auteure Aby nous donne pleins de conseils simples mais néanmoins judicieux, intégrés dans de courts strips de maximum 3 pages portant sur des anecdotes. Du coup, c’est court, rythmé et on peut arrêter la lecture quand bon nous semble… Ce format est parfait. Les sujets varient régulièrement, entre la vie en colocation, les achats au supermarché ou le travail dans un restaurant…

Ce qui ressort, c’est le côté humain de cette expérience. Je lis en même temps dans le cadre d’une lecture commune « Wild » de Cheryl Strayed, et c’est drôle de voir deux visions du voyage s’opposer aussi diamétralement. Cheryl marche en solitaire dans une sorte de démarche cathartique, on sent la souffrance et en même temps la détermination de cette randonneuse du dimanche qui se confronte à des montées bien trop hautes pour elle… Et de l’autre, avec « Welcome to Kiwiland », on a l’aspect joyeux et positif d’une fille bien dans sa peau qui a envie de découvrir le monde et surtout les gens qui le peuple, et qui nous fait partager sa bonne humeur. Le décalage est juste énorme, et le hasard qui m’a conduit à lire ces deux livres en même temps me fait bien sourire.

Tout cela pour dire que dans « Welcome à Kiwiland », en plus du fait qu’on a à la fin de la lecture la patate et une formidable envie de voyager, on ne peut qu’avoir le désir de rencontrer les gens géniaux qu’Aby a pu côtoyer. Bravo à elle, qui leur a fait un beau cadeau en brossant de ces personnes des portraits si humains.

J’ai adoré le vocabulaire français très imagé de son collègue au restaurant, le road trip du trio français, le Noël avec Guillaume ou la tendresse de l’accueil de Karen… Tous ces moments sont tendres, les personnes décrites sont incroyablement attachantes.

Les dessins hyper expressifs d’Aby sont entrecoupés de polaroids et de photos mettant en valeur ses errances dans le pays, comme sa visite par exemple des maisons de Hobbits (trop bien!). On a juste envie de visiter ce pays qui a l’air si merveilleux!

Le livre mêle anglais et français. Si le double langage est un peu déstabilisant au début, finalement j’ai trouvé cela sympa, cela m’a permis de réviser mon faible anglais LV2.

Vous l’aurez compris, c’est d’un joli ouvrage dont je fais la chronique ici. N’hésitez pas à jeter un oeil au blog de l’auteure (suivez le lien!), j’ai apprécié y faire un tour et cela a été un moyen de prolonger la lecture. Rien que pour l’épisode du « Hopla » cela valait la peine, les vrais savent 😉

 

Betty Boob

Betty BoobTitre : Betty Boob
Auteur : Vero CAZOT et Julie ROCHELEAU
Éditeur : Casterman
Prix : 25 euros
Nombre de pages: 180
Pour commander : castermanamazon

Note (sur 5 ♥): 5♥

Résumé:

Le parcours d’une reconstruction tout en tendresse et chargé d’espoir.

Elle a perdu son sein gauche, son job et son mec.
Elle ne le sait pas encore, mais c’est le meilleur jour de sa vie.

L’Avis d’Elodie:

Deux phrases orangées (et quelles phrases!), un fond noir, un dessin blanc d’une personne au sol, bijoux et soutifs amoncelés autour d’elle. Voici la première vision que j’ai eu de « Betty Boob », posé à l’envers sur un rayonnage de la Fnac.

En le retournant, le charme a continué d’opérer. Une couverture hyper colorée, représentant une Betty Boop nue, le sein gauche éclatant en une myriade de plumes, un oiseau abstrait criant sa douleur, ou sa joie peut-être… Cette couverture absolument sublime représente bien le but de l’ouvrage: si le sujet est douloureux, hors de question de céder au sinistre, bien au contraire. Les auteures prennent en contre-pied la représentation habituelle du cancer, en ne lésinant pas sur les couleurs pop et les compositions audacieuses.

En ouvrant le livre, je comprend doucement le propos. Elisabeth, la trentaine, a tout pour être heureuse… Jusqu’au jour où elle comprend que des crabes se sont nichés dans son sein. Elle combat cette métaphore mais se retrouve orpheline d’une partie de sa poitrine, et d’un compagnon qui tournait bien souvent de l’oeil. On comprend à ce moment à quel point Elisabeth est une femme forte: son ami a bien plus peur de la maladie qu’elle-même. Renvoyée ensuite de son travail, on suit le long chemin d’Elisabeth vers l’acceptation de soi, et vers le bonheur, tout simplement.

Petite parenthèse, j’adore le titre, déformation de Betty Boop à qui Elisabeth ressemble beaucoup, en « boob », alias « sein » en anglais.

L’ouvrage est tout simplement superbe, un bel objet que je regrette de tenir fermé, tant le talent de Julie ROCHELEAU époustoufle à chaque page. Les mots sont bien faibles devant la qualité des dessins, voici donc quelques pages de l’ouvrage:

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Le sujet est traité avec d’autant plus de finesse que le scénario se passe de mots. Tout est transmis par le dessin et cela fonctionne. Cette histoire sans paroles d’une femme qui passe par le pire en réussissant à en tirer le meilleur nous prend aux tripes. On s’imagine les murmures de rejet, la rancoeur qui s’accumule, les sifflements de colère ou les sanglots de souffrances de manière puissante, puisqu’on accole nos propres mots aux images. La présentation est poétique, onirique, et ne peut que séduire.
Quelques fois, une double page noire nous propose un petit extrait de dialogue, dont la présentation vintage m’a fait penser à du CHAPLIN.

 Ne vous trompez pas, c’est d’un ouvrage formidablement positif dont je vous parle ici. Loin de tomber dans un pathos facile vu le sujet, le récit de Vero CAZOT reste optimiste malgré les moments difficiles (l’euphémisme du jour) que vit l’héroïne. A la fin de l’ouvrage, on a le sourire, résultat incroyable vu le sujet traité! L’aspect burlesque est esthétiquement bien mis en place et les dernières pages sont justes emplies d’une bonne humeur qui fait du bien.

Je me rend compte que je ne cesse d’user de superlatifs, mais « Betty Boob » est réellement mon coup de coeur BD 2018 pour l’instant, et je comprends que ce livre ait remporté le prix BD Fnac, il le mérite amplement! Un livre donc que je ne puis que vous conseiller, courez l’acheter!

Ci-dessous, le clip réalisé sur la BD:

La Grande Ourse

Grande Ourse

Titre : La Grande Ourse
Auteur : Elsa BORDIER et SANOE
Éditeur : Soleil
Prix : 17,95 euros

Pour commander : éditions Soleil

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥

Résumé:

Louise, une jeune femme d’une vingtaine d’années, peine à oublier ses proches disparus. Elle vit depuis en leur compagnie, au point même de se couper des vivants de peur de les perdre à leur tour… Sourire, profiter de la vie sont des choses qu’elle semble ne plus savoir faire. Soudain, l’étrange Phekda, l’une des étoiles de la Grande Ourse, fait irruption… et l’entraîne dans une immersion au plus profond d’elle même. Une immersion qui passe par une virée sur la plage de son enfance, par une nuit dans une petite maison biscornue, par une forêt labyrinthique qui oscille entre réel et fantastique jusqu’à la montée de cet incroyable escalier sorti des nuages… Mais où la mènera-t-elle ? Et quelles en seront les conséquences ?…

L’Avis d’Elodie:

Trouvé en errant dans les rayons de la Fnac, j’ai eu immédiatement le coup de coeur pour la couverture de cet album. Une petite fée et une jeune fille sont assises sur un arbre fleuri, une jolie calligraphie miroitante met en valeur un titre poétique… « La Grande Ourse ». Entre faerie et étoiles, ce livre m’appelait, et je n’ai pas résisté.

En ouvrant cet ouvrage, on découvre l’histoire de Louise, jeune femme mélancolique qui ne se rappelle plus comment on fait pour être heureuse. Elle maintient une distance avec les gens pour ne plus avoir à souffrir, et s’étiole doucement. Un jour, une petite fée apparaît et l’emmène dans des lieux féeriques, l’incitant à retrouver la paix et à se retrouver elle-même…

Si l’idée est poétique, hélas l’histoire elle aussi s’étiole le long des pages, et c’est dommage. L’évolution de Louise est trop rapide, à croire qu’elle n’avait besoin que d’un encouragement pour se sentir mieux. Le petit bout de femme pailleté qui joue la fée est adorable certes, mais a une personnalité plutôt simpliste. Les rencontres avec d’autres protagonistes sont convenues, sans grande originalité. Si la naïveté du propos a son charme, elle lasse néanmoins rapidement, car le récit est n’a que peu de consistance.

Si le public enfantin ou adolescent peut être séduit par l’histoire, des gens plus matures resteront sur leur faim.

Si le scénario n’est pas au rendez-vous, le dessin est incroyable, et les illustrations de Sanoe sont époustouflantes. Je ne peux m’empêcher de penser à Miyazaki ou à la BD « Le Château des Etoiles » pour le style graphique. Malgré la faiblesse de l’écriture, l’ouvrage vaut l’achat rien que pour la délicatesse des oeuvres de l’illustratrice.

Les dessins aquarellés sont superbes, les décors comme les personnages sont incroyablement bien réalisés. Un gros coup de coeur donc pour le travail de Sanoe, dont je vais surveiller l’actualité!

En conclusion, des illustrations sublimes qui compensent un scénario plutôt faible!

La Différence Invisible

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Titre : La Différence Invisible
Auteur : Julie DACHEZ, Mademoiselle Caroline
Éditeur : Delcourt / Mirages
Prix : 10,70 euros le volume
Nombre de pages : 195 pages

Pour commander : disponible dans toutes les bonnes librairies et sur le site de Delcourt

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥♥

 

Résumé:

Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente et lutte chaque jour pour préserver les apparences.  Lassée de se sentir en permanence décalée, elle décide partir à la rencontre d’elle-même; sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

L’Avis d’Elodie:

J’ai emprunté cet ouvrage au CDI de mon établissement un peu par hasard, après en avoir discuté avec ma collègue.

Et c’est un joli coup de coeur, d’autant plus beau qu’il est inattendu, que je vous livre ici.

Julie DACHEZ se dévoile sous les traits de son héroïne Marguerite, et écrit avec cet ouvrage un témoignage sensible et élégant sur le syndrome d’Asperger. Élégant, car on ne tombe pas un pathos malvenu, Julie-Marguerite évoque sa vie et ses difficultés quotidiennes sans quand cela soit plaintif. Au contraire, c’est un joli message d’espoir et d’acceptation qui nous est livré ici.

Diagnostiquée très tardivement, l’auteure nous parle avec délicatesse de ses combats quotidiens, d’autant plus difficiles qu’ils paraissent anodins aux personnes « neurotypiques ». Discuter avec des collègues, s’habiller en respectant un « dress code », partir en week-end, aller en soiré, acheter du pain ou dormir dans le lit de son conjoint… Autant d’événements banals qui devinent compliqués lors qu’on a un Asperger. Et d’autant plus lorsqu’on l’ignore. L’auteure et l’illustratrice décrivent avec finesse ces instants, et ces exemples simples permettent une compréhension de ce qui n’est pas une maladie, mais un vrai handicap. Le public visé est large: adulte ou adolescent (cet ouvrage fait partie du défi Babelio destiné aux collégiens),  tout le monde peut s’y retrouver.

D’un point de vue graphique, l’ouvrage est réussi, j’ai adoré le trait de Mademoiselle Caroline. Les couleurs des cases respectent le moral de Marguerite. On passe du monochrome à des couleurs chatoyantes, suivant l’évolution d’une héroïne en pleine transition. Le rouge représente le négatif, les agressions extérieures, l’incompréhension… Plastiquement, c’est une réussite!

 » Marguerite a 30 ans. Elle aime les animaux, les journées ensoleillées, le chocolat, la cuisine végétarienne, son petit chien et le ronronnement de ses chats. La vie quoi… » Et grâce à son joli ouvrage, elle nous montre comment elle a appris à s’aimer elle-même aussi, et nous livre ainsi un beau message sur l’acceptation de soi et des autres, de leurs personnalités et de leurs handicaps. Un album émouvant qui espérons-le, permettra de réduire l’ignorance.

Un livre à mettre entre toutes les mains!

 

Batman: Le Deuil de la Famille

batman-tome-3Titre:  Batman, le Deuil de la Famille

Tome: 3 de la collection Batman DC Renaissance, le nouvel âge des Super-Héros

Scénario: Scott SNYDER

Dessin et couleur: Greg CAPULLO, JOCK

Editeur: Urban Comics

Nombre de pages: 176

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies ou sur Urban Comics

Note: 4,5 ♥ / 5 ♥

Résumé:

À peine remis de son éprouvant combat contre la Cour des Hiboux, Batman voit revenir son pire cauchemar, le plus terrible de ses adversaires : le Joker ! Et cette fois-ci le Clown Prince du Crime est décidé à détruire non pas uniquement le Chevalier Noir, mais également tous les associés qui gravitent autour, à commencer par Alfred, le fidèle serviteur… Contient les épisodes US Batman (2011) #13-17.

L’Avis de Mathieu: 

Un Joker plus glauque que jamais…

Commençons par la couverture, réalisée par Greg CAPULLO. L’illustration représente bien l’esprit du comics: très macabre, elle montre le nouveau visage du Joker (pardon pour le jeu de mot).  La figure du personnage gêne le lecteur, avec ses contrastes violents et ses couleurs ternes, cadavériques. Le ton est donné avant même d’ouvrir le livre!

L’esprit de « Killing Joke » est repris, le principe même du nouveau Joker est malsain. Plus extrême, le Prince du Crime de SNYDER est un personnage qui se révèle dans cet ouvrage plus imprévisible que jamais. Un an avant le début du récit, le Joker décide de s’arracher le visage avec l’aide du Taxidermiste. La figure du Joker devient un masque. Un parallèle est à faire avec celui qui recouvre le visage de Batman. Si le héros Bruce Wayne porte un masque pour dissimuler son identité et pouvoir exprimer ses mauvais côtés, c’est avec son vrai visage, mis en avant par le principe du masque, que le Joker sévit. En d’autres termes, si Batman est dans la dissimulation de sa nature profonde, le Joker lui s’en glorifie et met en avant avec une joie proche de la rage sa démence.

Cet acte d’automutilation marque une volonté de changement. Le Joker n’use plus de sbires pour mettre à exécution ses plans. Il se salie lui-même les mains, la spirale de violence est à son apogée, la fin est proche… Même la fidèle Harley Quinn a peur de son bien-aimé. Tout comme Bruce Wayne, qui, chose rare dans l’univers Batman, est déboussolé par son vieil ennemi… Et la crainte se mêle l’envie de revanche, le Joker s’en prenant à la Bat-family!

Le lecteur est entraîné dans ce déchaînement sans pouvoir s’en détacher, les dessins de CAPULLO et JOCK servant parfaitement le propos. L’écriture de SNYDER aussi.

Une écriture efficace 

En effet, dès qu’on tourne la première page, on a l’envie irrépréssible de finir l’ouvrage. Il y a un côté addictif, grâce à l’enchaînement rapide des chapitres. Le lecteur a envie de savoir les raisons de l’évolution du Joker, et la finalité de tous ces débordements. On peut penser un peu à « Psycho » d’HITCHCOCK: le suspense monte, monte encore et on sait qu’on est inextricablement mené vers une fin terrible… SNYDER réalise une belle performance scénaristique, coupant le souffle de ses lecteurs.

Le choix du titre n’est pas anodin: il fait clairement référence à un comics qui a marqué l’univers de Batman, « Un deuil dans la Famille« . Cet ouvrage évoquait la mort de Jason Todd, le deuxième Robin, battu à mort justement par le Joker. Rien que le titre, choisi intelligemment par SNYDER, nous donne des indices sur le contenu violent de l’ouvrage qu’on a entre les mains. Et que dire quand on l’ouvre…

Un opus plus réussi que les autres

Pour moi, c’est le comics qui se démarque le plus de cette série constituée à l’heure actuelle de 9 tomes. Je suis actuellement en train de lire le 6, et si tous sont de qualité, « Le Deuil de la Famille » est clairement celui que je préfère, du moins pour l’instant.

L’arc narratif sur l’organisation secrète « La Cour des Hiboux » était excellent, mais était moins poignant que « le Deuil de la Famille« . Les tomes suivants portant sur l’origine de Batman, le personnage du Joker est mis de côté. Mais le tome 3 était tellement efficace qu’il n’était pas nécessaire de poursuivre l’histoire.

Bref, ce comics est une réussite!

 

 

 

Reine d’Egypte

la-premiere-pharaon.jpgTitre :  Reine d’Egypte

Scénario : Chie Inudo

Dessin et N&B : Chie Inudo

Type : Historique

Éditeur : Ki-Oon

Pour commander : Ici 😀

Résumé du Tome 1 :

C’est le début d’une nouvelle ère dans l’Égypte des Pharaons : le mariage de la jeune Hatchepsout et de son demi-frère Séthi fait de ce dernier l’héritier légitime du trône, sous le nom de Thoutmôsis II. Représentants des dieux sur terre, ils resplendissent sous leurs parures, et forment à première vue un couple parfait. Mais sous ses airs d’épouse idéale, Hatchepsout cache une colère profonde… Elle ne veut pas être simple reine, mais plutôt devenir pharaon elle-même, comme son guerrier de père ! Enfant, elle n’a cessé d’humilier Séthi au combat à l’épée, et elle est imbattable au tir à l’arc.
Pourquoi ne serait-elle pas digne d’accéder au rang suprême, juste parce qu’elle est née femme ? Pour Hatchepsout, c’est le début d’un combat pour s’affranchir des conventions ancestrales d’une des plus grandes civilisations du monde.

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