Punisher Born

Afficher l’image sourceAuteur : Garth Ennis (scénario)/ Darick Robertson (dessins)

Date de sortie : 2003 (Etats-Unis)/ 2004 (France)

Éditions : Marvel (collection Marvel MAX)

Note : 5♥ /5

Nombre de pages: 70

Où l’acheter: sur internet, ou dans une libraire spécialisée en bande dessinée/comics/manga (comme La Petite Bulle à Lyon?)

Résumé:

Octobre 1971, Valley Forge Firebase. Une base avancée de l’armée américaine quelque part à la frontière entre le sud Viet-Nam et le Cambodge. Un lieu auquel personne ne semble s’intéresser. Les soldats envoyés à Valley Forge n’ont qu’un but: se planquer et ne pas faire de vagues jusqu’à leur départ. Seul le capitaine Franck Castle, qui effectue son troisième séjour au Viet-Nam, continue de mener sa patrouille dans la jungle pour empêcher le passage des convois qui acheminent armes et munitions pour les forces viet-cong locales. Une grosse opération se prépare, Castle le sent. Mais il y a autre chose qui l’anime, autre chose que le sens du devoir, la volontée de mener à bien sa mission, ou de ramener ses hommes chez eux. Quelque chose tapis en lui, peut-être plus dangereux que l’ennemi lui-même.

L’avis de Clément:

Je connaissais depuis pas mal de temps le personnage du Punisher, mais je ne m’y étais jamais vraiment intéressé jusqu’à très récemment. C’est par hasard, je ne sais plus exactement comment, que j’ai découvert le travail de Garth Ennis sur le personnage de Franck Castle (alias le Punisher). J’ai acheté les deux intégrales, puis les histoires parues chez Marvel MAX (je reparlerai surement un jour des deux intégrales réalisées par Ennis&Dillon, ainsi que des histoires de la collection MAX). Bref, c’est un peu par hasard que le Punisher est rentré dans la liste de mes personnages de fiction préférés.

Born, premier d’une série d’une douzaine d’albums scénarisés par Garth Ennis, raconte la naissance du personnage du Punisher. Mais pas celle que nous connaissons, où la mort de sa femme et ses enfants victimes d’un règlement de compte entre mafieux lance Castle dans sa quête de vengeance. Et je dois dire que Garth Ennis a fait là un travail remarquable. Cette « origin-story », qui vient compléter celle traditionnelle du Punisher (et non la ré-écrire ou si substituer), fait de ce dernier un personnage plus complexe (plus sombre aussi), et à mon sens bien plus intéressant.

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Batman: Le Deuil de la Famille

batman-tome-3Titre:  Batman, le Deuil de la Famille

Tome: 3 de la collection Batman DC Renaissance, le nouvel âge des Super-Héros

Scénario: Scott SNYDER

Dessin et couleur: Greg CAPULLO, JOCK

Editeur: Urban Comics

Nombre de pages: 176

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies ou sur Urban Comics

Note: 4,5 ♥ / 5 ♥

Résumé:

À peine remis de son éprouvant combat contre la Cour des Hiboux, Batman voit revenir son pire cauchemar, le plus terrible de ses adversaires : le Joker ! Et cette fois-ci le Clown Prince du Crime est décidé à détruire non pas uniquement le Chevalier Noir, mais également tous les associés qui gravitent autour, à commencer par Alfred, le fidèle serviteur… Contient les épisodes US Batman (2011) #13-17.

L’Avis de Mathieu: 

Un Joker plus glauque que jamais…

Commençons par la couverture, réalisée par Greg CAPULLO. L’illustration représente bien l’esprit du comics: très macabre, elle montre le nouveau visage du Joker (pardon pour le jeu de mot).  La figure du personnage gêne le lecteur, avec ses contrastes violents et ses couleurs ternes, cadavériques. Le ton est donné avant même d’ouvrir le livre!

L’esprit de « Killing Joke » est repris, le principe même du nouveau Joker est malsain. Plus extrême, le Prince du Crime de SNYDER est un personnage qui se révèle dans cet ouvrage plus imprévisible que jamais. Un an avant le début du récit, le Joker décide de s’arracher le visage avec l’aide du Taxidermiste. La figure du Joker devient un masque. Un parallèle est à faire avec celui qui recouvre le visage de Batman. Si le héros Bruce Wayne porte un masque pour dissimuler son identité et pouvoir exprimer ses mauvais côtés, c’est avec son vrai visage, mis en avant par le principe du masque, que le Joker sévit. En d’autres termes, si Batman est dans la dissimulation de sa nature profonde, le Joker lui s’en glorifie et met en avant avec une joie proche de la rage sa démence.

Cet acte d’automutilation marque une volonté de changement. Le Joker n’use plus de sbires pour mettre à exécution ses plans. Il se salie lui-même les mains, la spirale de violence est à son apogée, la fin est proche… Même la fidèle Harley Quinn a peur de son bien-aimé. Tout comme Bruce Wayne, qui, chose rare dans l’univers Batman, est déboussolé par son vieil ennemi… Et la crainte se mêle l’envie de revanche, le Joker s’en prenant à la Bat-family!

Le lecteur est entraîné dans ce déchaînement sans pouvoir s’en détacher, les dessins de CAPULLO et JOCK servant parfaitement le propos. L’écriture de SNYDER aussi.

Une écriture efficace 

En effet, dès qu’on tourne la première page, on a l’envie irrépréssible de finir l’ouvrage. Il y a un côté addictif, grâce à l’enchaînement rapide des chapitres. Le lecteur a envie de savoir les raisons de l’évolution du Joker, et la finalité de tous ces débordements. On peut penser un peu à « Psycho » d’HITCHCOCK: le suspense monte, monte encore et on sait qu’on est inextricablement mené vers une fin terrible… SNYDER réalise une belle performance scénaristique, coupant le souffle de ses lecteurs.

Le choix du titre n’est pas anodin: il fait clairement référence à un comics qui a marqué l’univers de Batman, « Un deuil dans la Famille« . Cet ouvrage évoquait la mort de Jason Todd, le deuxième Robin, battu à mort justement par le Joker. Rien que le titre, choisi intelligemment par SNYDER, nous donne des indices sur le contenu violent de l’ouvrage qu’on a entre les mains. Et que dire quand on l’ouvre…

Un opus plus réussi que les autres

Pour moi, c’est le comics qui se démarque le plus de cette série constituée à l’heure actuelle de 9 tomes. Je suis actuellement en train de lire le 6, et si tous sont de qualité, « Le Deuil de la Famille » est clairement celui que je préfère, du moins pour l’instant.

L’arc narratif sur l’organisation secrète « La Cour des Hiboux » était excellent, mais était moins poignant que « le Deuil de la Famille« . Les tomes suivants portant sur l’origine de Batman, le personnage du Joker est mis de côté. Mais le tome 3 était tellement efficace qu’il n’était pas nécessaire de poursuivre l’histoire.

Bref, ce comics est une réussite!

 

 

 

L’avis à la minute de Mars !

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Bonjour à tous !

Me revoilà, tentant de conserver mon timing mensuel avec un nouvel avis à la minute : celui de Mars ! A nouveau une sacrée liste de lecture pour ce mois-ci et de petites perles qui m’ont bien plu ! J’ai lu quelques tomes supplémentaires sur certains bouquins, et des chapitres en AV (avant-première) je ne les exposerai donc pas ici, je joue le jeu 😉

Pour rappel du concept à ceux qui n’aurait pas suivi depuis le début (ça ne fait qu’un mois, mais tout de même!) : comme il m’est difficile de ne faire que de longues chroniques, et qu’il est parfois d’autant plus difficile pour vous de vous arrêter trop longtemps sur des chroniques quand vous voulez juste un avis, j’ai décidé de faire des micro-chroniques qui seront, peut-être, développées plus tard.

Bonnes lectures &/ou bonnes découvertes !

Légende (susceptible de changer les prochaines fois) :
:  Coup de coeur du mois : Indispensable  : On peut passer
  • ALLEN, STEVENSON & ELLIS, Lumberjanes – En cours en 1 tome

Vous connaissez les Lumberjacks ? Mais si, ces bûcherons à la chemise en carreaux rouges. Et bien voici les Lumberjanes, par opposition, sauf que ces demoiselles ne sont pas bûcheronnes. Elles sont cinq scouts aux idées délurées, faisant tourner en bourrique leur monitrice. Le graphisme est très frais et clair et le scénario… tout aussi fou que les héroïnes. Je le conseille à la jeunesse qui veut entrer progressivement dans le Comics sans passer par les cases Batman/Superman.

  • BAX & OZANAM, Princesse Caraboo – Série terminée en 1 tome

Tirée d’une histoire vraie, Princesse Caraboo nous raconte l’histoire d’une jeune fille recueillie par la femme du magistrat qui pense qu’elle est une princesse javanaise. Car elle ne parle pas la même langue qu’eux. C’est une bande dessinée vraiment plaisante à lire, avec un dessin qui parait avoir été travaillé à l’aquarelle, rendant une certaine douceur. Quant à l’hispassé de cette demoiselle.

  • BONIN, The time before – Série terminée en 1 tome

♥  Un des coups de cœur de ce mois de mars, à coup sûr, d’autant plus que j’ai eu la chance de rencontrer Cyril Bonin. C’est l’histoire de Walter, un photographe qui se prend de sauver un petit vieux dans la rue un soir. Ce dernier lui offre un pendentif porte-bonheur qui lui permet de revenir à n’importe quel moment de sa vie en le souhaitant. Walter va alors essayer de tracer la vie parfaite. Le dessin de Bonin est très reconnaissable, surtout au niveau des yeux et des expressions, car son trait est très fin et les couleurs toujours très claires. On adore ou on déteste ! Le scénario est original et prend l’idée pour la décliner sous ses diverses possibilités, ce qui rend la BD encore plus intéressante. Foncez 😉

Du même auteur, que je conseille vivement : Amorostasia, en deux tomes.

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L’avis à la minute de Février !

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Bonjour à tous !

Je me permets de me rajouter une mini-rubrique qui s’appelle « L’avis à la minute ». Vous avez peut-être pu le remarquer mais je lis… beaucoup. Bon d’accord, énormément. Il m’est difficile de ne faire que de longues chroniques bien que cela me ferait très plaisir d’analyser tout ces livres ! Et il est parfois d’autant plus difficile pour vous de vous arrêter trop longtemps sur des chroniques quand vous voulez juste un avis. Donc, j’ai décidé de faire des micro-chroniques qui seront, peut-être, développées plus tard.

C’est avant tout une bonne idée pour mettre en avant les coup de cœur à lire absolument, surtout si vous avez du mal à vous décider. Sans aucune légende, c’est que j’ai aimé lire le livre, tout simplement. Sinon, vous le verrez déjà selon la taille du texte haha
*prend une grande inspiration*
Allez, c’est parti !

Légende (susceptible de changer les prochaines fois) :
: A lire ! – : Bon sang, vous ne l’avez toujours pas lu ? : Pas la peine
  • ASANO, Bonne nuit Punpun – Série terminée en 13 tomeshttps://i0.wp.com/www.manga-news.com/public/images/series/Bonne-nuit-Punpun-1-kana.jpg

Intéressant à lire de par le graphisme global très réaliste qui se heurte à celui très simpliste de Punpun, protagoniste de l’histoire représenté sous les traits d’un oiseau. Punpun tombe amoureux, Punpun découvre les affres de la vie et surtout qu’elle n’est pas facile. Dès le premier tome, on sent venir la tension dramatique et surtout la question cruciale : que va devenir Punpun ?

  • BERTAIL et SMOLDEREN, Ghost money – Série terminée en 5 tomes

On part sur une enquête liée à du terrorisme et dont les enjeux sont vitaux pour la planète. On est clairement dans une série politico-économique, liée au 11 septembre après la chute des deux tours à New York. La BD se situe 20 ans après où une milliardaire se retrouve au coeur d’une enquête concernant encore et toujours cette affaire, notamment parce que cela serait la raison de sa fortune. Pas ma tasse de thé !

  • CHARLES et NOUWENS, L’herbe folle – Tome 1 (Avant-première)L'Herbe Folle

A paraître pour Avril. N’ayant que quelques pages de quelques chapitres, difficile de se prononcer. Mais on a l’air de partir encore sur ce mouvement nostalgique consacré aux hippies, aux beaux-jours en se replongeant dans les souvenirs d’un type qui raconte ses amours à une jeune fille qui souhaitent connaitre ses parents.

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R.U.S.T. – Tome 1: Black List

 

RUST_01_C1C4.inddTitre:  R.U.S.T.

Tome: 1/3 . Black List

Scénario: Luca Blengino

Dessin et couleur: Nesskain

Editeur: Editions Delcourt

Résumé

An 2100. Lorsque le dernier pilote compatible avec un Robot Unit est tué en combat, le Conseil des Douze Métropoles doit faire un choix. Succomber aux S-Cats qui ont balayé l’humanité il y a 25 ans et obligé les survivants à se réfugier sous terre…Ou bien faire appel à la Black List et confier les plus puissantes machines dévastatrices jamais construites à de dangereux psychopathes…

L’avis de Meltoryas

La science-fiction est un monde à part entière. Comme toute culture narrative, il existe des codes qui sont utilisés, parfois à outrance et sans aucunes raisons artistiques, par un grand nombre d’auteur. RUST nous propose de revenir ici dans l’univers gigantesque des mechas, comme beaucoup d’autres. Mais cette fois-ci, nous avons une vraie BD originale.

Dès les premières pages, nous sommes plongés assez violemment dans un univers tourmenté: un monde dévasté par des créatures gigantesques appelés les S-Cats. Pour lutter contre ces titans, les humains ont créé des machines immenses fonctionnant comme de véritables métabolismes vivants, les Robot Unit, ou R.U. Pour pouvoir contrôler ces machines, les pilotes doivent avoir un code génétique compatible avec l’organisme du R.U., ce qui correspond à un nombre très limité d’élus.  Suite à la mort d’un pilote, le gouvernement des Douze Métropoles décident de faire appel à la Black List, un ensemble d’individus compatibles avec le RU. Mais surtout, un ensemble d’individus psychopathes.

Les auteurs nous présentent rapidement l’ensemble des personnages, dont un pilote de la Black List donnant de véritables frissons: Angel, un tueur en série. Très rapidement, RUST nous montre qu’elle se diffère des autres oeuvres de mechas en posant cette question morale: peut-on faire confiance à des monstres pour sauver l’humanité ? De même, en tant que lecteur, nous sommes amenés à suivre les aventures, non pas de héros, mais de véritables monstres. Cela change des héros « classiques » dignes d’Evangelion ou de Pacific Rim. C’est étrange, mais terriblement prenant. Les S-Cats sont aussi nombreux et originaux, il est facile de les identifier rapidement et de comprendre leur dangerosité. Oui, prenant.

Le tome se divise en 6 chapitres, très bien rythmés. Les pages se tournent facilement et on ne s’ennuie jamais. Un vrai plaisir.

Nesskain ne cache pas ses sources d’inspirations pour ses dessins. Nous retrouvons beaucoup de codes habituellement visibles dans le manga. Les dessins sont très dynamiques, il y a toujours du mouvement, mais sans donner le tournis (très loin d’un Naruto et d’un One Pièce – Oui je clash, et alors ? – ). Mais j’ai beaucoup apprécier l’usage de couleurs vives, car RUST nous expose un univers très coloré. C’est assez rare dans le monde la Science-Fiction pour le préciser. Et surtout pour l’apprécier, car cela compense des décors assez sommaires. Enfin, le design des RU et des S-Cats est particulièrement original: ce sont des monstres très grands mais avec des membres très fins par rapport à leurs corps. Cela change beaucoup des gros robots aux bras en forme de buildings cubiques. RUST possède une identité graphique très originale, et donc très appréciable. Et puis, ça claque !

En résumé, RUST est une très bonne BD, avec des héros détestables plongés dans une histoire très prenante et un univers graphique unique et très beau visuellement.

Ce premier tome a très bien rempli son objectif. Une fois la dernière page tournée, je me suis dit que je devais absolument lire la suite. Vous risquez donc de retrouver RUST sur le Baz’art d’ici quelques mois. La classe !

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