Du papier à l’écran #4: Vanity Fair

Afficher l’image sourceDate de sortie: 2004

Réalisé par: Mira NAIR

Avec: Reese WITHERSPOON, Gabriel BYRNE, James PUREFOY, Romola GARAI

Note (sur 5 ♥)

Durée: 142 min

Bande annonce:

Autres articles sur ce thème:

Résumé:

Fille d’un artiste peintre anglais sans le sou et d’une chanteuse de cabaret française, Becky Sharp rêve d’un avenir plus faste que ses origines ne lui permettent.
Jeune orpheline, Becky quitte le pensionnat de Miss Pinkerton, résolue à se hisser au sommet de la société, par tous les moyens à sa disposition. Elle va déployer toute son intelligence et son pouvoir de séduction pour progresser au sein de la haute société britannique du début du XIXe siècle.

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The Holiday Calendar

Affiche The Holiday Calendar

Date de sortie:  2 novembre 2018

Réalisé par: Bradley WALSH

Avec: Kat GRAHAM, Genelle WILLIAMS, Quincy BROWN

Note (sur 5 ♥)♥♥

Durée: 94 min

Bande annonce: The Holiday Calendar

Résumé:

Une photographe de talent coincée dans un travail sans intérêt hérite d’un vieux calendrier de l’avent qui semble prédire l’avenir… et lui montrer le chemin de l’amour.

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A Christmas Prince, ou le récit d’un plaisir bien coupable

Résultat de recherche d'images pour "christmas prince"Date de sortie: 18 novembre 2017

Réalisé par: Alex ZAMM

Avec: Rose MCIVER, Ben LAMB, Tom KNIGHT

Note (sur 5 ♥)♥♥

Durée: 92 min

Bande annonce:

 

Bon, rien que le titre de ce film Netflix annonce la couleur, et je ne sais pas pourquoi j’ai cliqué sur le lien pour visionner cette…chose.

Je ne suis pas particulièrement fan de Noël (#myunpopularopinion), je n’aime pas vraiment les films à l’eau de rose, et pourtant quand approche décembre, quand les plaids moelleux et les gilets en laine sont de sortie, quand on se fait un thé pour se réchauffer et que la nuit tombe à 17h, et bien je fais comme une majorité de gens: au sortir du boulot, je m’effondre dans le canapé et je cherche un bon divertissement niais, sans prise de tête ni rebondissements. Je grogne les 20 premières minutes (alors que oui, c’est moi qui ait décidé de regarder cette infamie) pour finalement terminer avec un coussin contre moi en guise de peluche et en faisant des petits « oh » quand le bisou final arrive.

Soyez honnête, ca vous est déjà arrivé au moins une fois.

Et la principale qualité de ce film Netflix, sorti en 2017, c’est qu’aucun, je dis bien AUCUN cliché ne sera oublié.

Dans ce film, le prince est beau ET gentil ET normal ET plein de doutes ET sûr de lui quand même ET sympa ET accessible ET célibataire.
Une jeune journaliste est envoyée en « infiltration » pour avoir tous les détails du futur couronnement, se faisant passer pour une préceptrice pour la petite princesse, alors ladite professeure ne sait pas faire une addition correctement. Et personne, bien sûr, ne vérifie l’identité de cette maîtresse bien trop gourde pour avoir de l’expérience.
Dans ce film, il neige mais il ne fait pas froid, les gens sont tous adorables, les feux de cheminée s’allument tout seul, les testaments sont planqués dans des boules de Noël et les bagues de fiançailles apparaissent dès le 3e rendez-vous.

Et le pire? C’est que cela fonctionne. Votre esprit a beau vous dire que c’est n’importe quoi, qu’il faudrait que vous décolliez de ce canapé qui est en train de vous manger pour faire un truc…utile ou que sais-je, vous regardez quand même juste qu’à la fin. Et vous vérifiez la date de sortie de la suite.

Oui, j’en suis à ce stade. Il va me falloir de l’aide.

Tout cela pour dire que ce film est atroce, pitoyable, ridicule… et que je l’ai adoré. C’est tout simplement un film de Noël parfaitement réussi, peut-être parce que les scénaristes ne se sont fixés aucune limite dans le cul-cul la praline et que les acteurs eux-mêmes cèdent au charme des bonhommes de neige et croient aux niaiseries qu’ils débitent.

Si vous n’avez plus d’honneur et que vous aimez les films de Noël, si vous cherchez un divertissement qui ne casse pas cinq pattes à un renne (?), ce film est pour vous. Et vous savez quoi? On s’en fout, c’est peut-être ridicule d’aimer ce genre d’histoires, mais en cette période, tout est un peu permis, non? (et je m’en vais chercher une décoration de sapin lama maintenant).

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Enfin tout est permis… sauf regarder ce film 1 fois par jour pendant 18 jours. Même Netflix juge.

La suite sort le 30 novembre!

Bises hivernales,

Elodie

Bohemian Rhapsody

Résultat de recherche d'images pour "bohemian rhapsody film affiche"Date de sortie: 24 octobre 2018

Réalisé par: Bryan SINGER / Dexter FLETCHER

Avec: Rami MALEK, Joseph MAZZELLO, Ben HARDY, Gwylim LEE, Lucy BOYNTON

Note (sur 5 ♥)♥♥

Durée: 134 min

Bande annonce:

Résumé:

Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. Du succès fulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie, découvrez la vie exceptionnelle d’un homme qui continue d’inspirer les outsiders, les rêveurs et tous ceux qui aiment la musique.

L’Avis d’Elodie:

On nous l’avait teasé, on nous avait montré des extraits au compte goutte, on l’avait attendu avec impatience, d’autant que le projet était sur les rails depuis 2010 et que nombre d’acteurs avaient été cités dans le rôle titre. Et voilà, « Bohemian Rhapsody », le film événement sur le groupe mythique Queen, est sorti.

Je suis allée le voir avec un mélange d’impatience et d’inquiétude. Si les échos étaient positifs, le branle-bas médiatique était tellement énorme que j’ai commencé à me méfier… Heureusement, pour une fois, le film est à la hauteur du succès commercial.

Certes, c’est un biopic qui cède aux poncifs du genre. La forme est convenue, le film est lisse, sans grand suspense et on peut aisément anticiper les moments de dispute comme d’émotion, tant le scénario est réglé comme une horloge à musique.

Petite déception, le film manque il me semble de… charisme? Il n’y a guère de sensualité dans cette réalisation dédiée à l’un des groupes les plus sulfureux et contestataires du rock. Sans vouloir non plus voir des scènes endiablées de débauche, je m’attendais à un peu plus de souffre et suis restée sur ma faim de ce côté là.

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Néanmoins, à part ces petits bémols, le visionnage de ce film m’a fait passer un super moment. Le film peut se diviser en 3 parties, ma préférée étant sans hésiter la troisième. Le premier temps évoque les débuts du groupe, anciennement appelé Smile avant que Mercury et son amplitude vocale débarque et rebaptise le tout avec le nom irrévérencieux de Queen.
La seconde partie parle de la descente aux enfers de Freddy Mercury, de sa découverte de son homosexualité et de ses excès, mais comme je le disais précédemment, de manière trop sage pour le sujet.
Enfin, le dernier moment nous montre une retranscription du mythique concert au Live Aid de 1985, organisé pour lutter contre la famine en Ethiopie. On y voit un Freddy affaibli par la maladie, mais entouré des gens qu’il aime et faisant ce pourquoi il est né, c’est à dire enchanter la foule.

J’ai particulièrement aimé le choix des acteurs. Bien sûr, on a beaucoup parlé de l’incroyable performance de Rami Malek, ancien Mr Robot, et avec raison. Au bout de 2min de film, je ne voyais plus l’acteur, mais bien Freddy, et je ne peux imaginer plus beau compliment. Rami est devenu Freddy, et c’était magique. Je suis heureuse que l’acteur Sacha Baron Cohen, qui devait interpréter le chanteur, se soit finalement retiré du projet, tant Rami Malek a signé une belle interprétation. Mais pour en revenir à mes bémols précédents, je rejoins la vision première de Baron Cohen sur le film. En effet, Sacha Baron Cohen a quitté le projet car son point de vue divergeait de celui des membres de Queen. Baron Cohen voulait un film axé sur l’homosexualité de Mercury, un biopic un peu plus sulfureux, idée refusée par la production.
Je me dois de souligner sinon le travail des autres acteurs, et la justesse du casting de Bryan Singer. J’ai beaucoup apprécié Ben Hardy en Roger Taylor, le batteur ronchon, et Joseph Mazello en  John Deacon le sage bassiste du groupe qui calme les tensions.
Je regrette juste l’amplitude du rôle de Mary Austin, épouse éphémère de Mercury, qui prend beaucoup de place au regard du compagnon de Mercury, Jim Hutton. J’aurais aimé en savoir davantage sur cet homme fascinant, d’un calme et d’une douceur aux antipodes du rock, qui pourtant accompagnera Mercury lors de ses dernières heures.

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Autre point des plus positifs, la part belle laissée aux musiques. Ce film est quasiment une comédie musicale, tant les chansons sont omniprésentes, et on n’en attendait pas moins! La dernière partie avec le concert de Live Aid est époustouflante, mais le passage sur la création chaotique de l’album « A Night at the Opera » était tout aussi intéressante et dynamique musicalement parlant.

Enfin, je tenais à souligner la décence et le respect que les auteurs ont respecté quand au traitement scénaristique de la maladie de Mercury. Ici, pas de pathos, ni de Freddy agonisant, le film se conclut sur la performance au Live Aid puis sur des écrans noirs. Une bonne idée, qui m’a quand même tiré quelques larmes.

On sort de ce film comme on sort d’un concert, en se déhanchant et en voulant écouter du Queen tout le reste de la journée. Ce que je me suis empressée de faire, en regardant le fameux concert Live Aid sur youtube afin de prolonger l’expérience.

Petite parenthèse, je trouve incroyable que ce film, qui évoque l’homosexualité de Mercury de manière bien lisse, soit censuré dans certains pays. Qu’en 2018, l’homosexualité soit considérée comme gênante m’inquiète fort, et il faut souligner de tels faits pour lutter contre.

En conclusion, je donne 4 étoiles sur 5 à ce film qui m’a fait passer un excellent moment, et compte bien grâce à ce film acquérir plus de CD de Queen!

 

Julie et Julia (et une réflexion sur le blogging)

Résultat de recherche d'images pour "julie et julia"Date de sortie: 16 septembre 2009

Réalisé par: Nora EPHRON

Avec: Meryl STREEP, Amy ADAMS, Stanley TUCCI, Chris MESSIMA

Note (sur 5 ♥)♥♥

Durée: 2h03

Bande annonce: en fin d’article

Résumé:

Julia Child est la femme qui a changé pour toujours la façon de cuisiner de l’Amérique. Mais en 1948, elle n’est encore qu’une Américaine anonyme vivant en France. Le travail de son mari les a amenés à s’installer à Paris, et Julia cherche activement une occupation. C’est alors qu’elle se prend de passion pour la cuisine française… Cinquante ans plus tard, Julie Powell a l’impression d’être dans une impasse. Elle va avoir 30 ans, et pendant que ses amies connaissent bonheur et succès, elle végète dans son travail. Julie se lance alors un défi complètement fou : elle se donne exactement un an, 365 jours pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia Child – Mastering the Art of French Cooking, et elle crée un blog pour relater son expérience…

L’avis d’Elodie:

J’aime plusieurs choses dans la vie: dessiner, enseigner, aller au cinéma,  lire, blogger, manger… Lorsque par hasard je suis tombée sur le synopsis d’un film évoquant mes deux dernières passions, je me devais de le voir, d’autant qu’il était disponible sur netflix.

L’histoire est celle de Julie POWELL, standardiste le jour et accro à la cuisine la nuit, qui décide de créer un blog sur lequel elle narre ses expériences culinaires. En effet, elle s’est lancée pour défi de faire les 524 recettes du livre de cuisine de la célèbre Julia CHILD… en un an. D’un autre côté, on découvre les aventures de Julia en 1946, de son arrivée à Paris et de sa découverte de la gastronomie française à son retour aux Etats-Unis.

J’étais un peu inquiète au début du visionnage, craignant une succession de clichés sur les français (tous bougons), la cuisine (du beuuuurre!), les blogs (trop facile d’avoir des vues) etc… Et, ne nous le cachons pas, c’est exactement ce que j’ai eu. Je démarre facilement sur les poncifs mais ce film est l’exception qui confirme la règle: il a beau être blindé de propos vus et revus (et souvent faux), et bien ce n’est pas grave, c’est ce qui donne son charme à la réalisation.

Alors oui, les personnages sont stéréotypés: Julie est une pauvre trentenaire qui ne sait pas quoi faire de sa vie, Julia une bourgeoise au collier de perles complètement en décalage, et toutes les deux se révèlent grâce à la cuisine et au gras (et en prennent, accessoirement). Mais après des débuts difficiles, j’ai adoré le personnage de Julia Child. Une fois apprivoisé ses intonations de voix surjouées et suraiguës, le rôle m’est apparu dans toutes ses nuances et Meryl STREEP, cette actrice merveilleuse, a su me toucher. Sa part de dialogues aussi y a contribué: le passage où Julia se demande quoi faire de sa vie et où elle répond que ce qu’elle aime par dessus tout, c’est manger, mais que ce n’est pas un métier, m’a particulièrement fait sourire. Ce n’est pas un hasard si mon premier blog, je vous le confesse, était un blog de cuisine, le feu « Dans la cuisine d’Elo », errant actuellement dans les méandres d’internet.

Blog perdu qui me permet de faire la transition avec le deuxième sujet du film: on parle de cuisine française, mais aussi de blogging. Alors oui, Nora EPHRON cède la facilité en « américanisant » la création du blog de l’héroïne Julie. La demoiselle clique sur 3 icônes, son blog est lancé. Elle rame un peu au début, mais au bout de 15 articles, elle a des lecteurs qui lui envoient du tabasco et de l’argent pour se payer des homards.

Résultat de recherche d'images pour "julie et julia homard"

Alors si toi qui me lit, tu as de l’argent en trop, sache qu’actuellement ce qui me fait de l’oeil, ce serait le nouveau livre illustré par Margaux MOTIN, merci à toi. Blague à part, s’il était aussi aisé d’être repéré et de gagner de l’argent avec son blog, cela se saurait. Par exemple, j’ignore si les mots que je tape sur mon clavier (euh… celui de mon compagnon en fait, mon ordi est mort) seront lus. Je me doute que ma prose n’est pas merveilleuse (trop de parenthèses ^^) et le contenu ne vaut parfois guère mieux. Difficile de trouver un public dans la nuée de blogs littéraires qui existent, et que j’adore lire… Mais je pense juste qu’écrire me fait plaisir, et la finalité de la chose pour moi, c’est de passer un moment de détente derrière mon écran en évoquant des choses qui me passionnent et qui sait, qui pourront plaire à d’autres comme je découvre des livres et films sur les blogs précédemment cités.

Pour en revenir au film d’EPHRON, Julie a des résultats trop vite, et je trouve que sa motivation dépend un peu de ces résultats. Après, en 2002, le blogging n’en était qu’à ses balbutiements, effectivement elle aurait eu plus de chances de sortir du lot que maintenant, je veux bien l’admettre, mais la rapidité des événements m’a paru exagérée.

Voilà pour l’aspect blog. En faisant des recherches, j’ai réalisé que « Julie et Julia » est l’adaptation du livre « Julie et Julia, sexe, blog et boeuf bourguignon » de Julie POWELL, et que ce livre est donc inspiré d’une autobiographie.

Autre révélation, Julia CHILD a réellement existé, ainsi que son fameux livre « Maîtriser l’art de la cuisine française » est un vrai ouvrage qu’il faudra que je trouve. Ce qui m’a donné un regain d’affection pour les personnages du film!

Je le disais, Julia CHILD est merveilleusement bien incarnée par Meryl STREEP qui se donne à coeur joie d’un point de vue vocal et par rapport à divers mimiques. Le rôle de Julie est plus fade, et Amy ADAMS a bien peu d’arguments du coup en face d’une Meryl STREEP toujours aussi flamboyante. J’aurais aimé que le personnage de Julie ait plus de matière, d’autant que c’est elle l’héroïne du film…

Niveau scénario, on alterne entre des instants de vie de Julia en 1946 à Paris, alors qu’elle découvre la gastronomie au « Cordon Bleu« , et des moments chez Julie en 2002 lorsqu’elle se débat entre boulot, blog et cuisine. Les basculements entre les deux temps sont clairs, les transitions certes inexistantes, mais cela ne gêne pas la narration.

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Je me demandais si le film allait finir sur une happy end complète, et le craignais un peu. C’est bien ce qui arrive, ou presque, attention SPOILERS. Julie devient écrivain, Julia publie bien son livre de cuisine et devient reconnue aux Etats-Unis. Mais ce bonheur ambiant est nuancé par le fait que Julia CHILD herself n’aime pas le travail de Julie quand elle le découvre en 2002. Ce qui bien évidemment démolit notre héroïne. J’ai pu vivre ce genre d’instant, quand Léa SILHOL, une auteure que je vénère, m’a expliqué sur le blog où je m’étais trompée dans l’analyse d’un de ces ouvrages. Si cela m’a rendu triste (je me suis traitée d’idiote pendant des jours!), au moins cela a été constructif dans le sens que cela m’a permis d’approfondir ma vision de l’oeuvre, et puis… Au moins je peux me dire que Léa SILHOL m’a lue, même si c’est des bêtises qu’elle a découvert. J’aurais bien sûr aimé l’époustoufler par mon éloquence, mais cela m’a motivée déjà à relire ses ouvrages, et à davantage creuser pour mes articles. Une leçon durement apprise donc. Pas comme Julie qui n’a eu que le rejet de Julia CHILD sans explications supplémentaires, ce qui est bien dommage.

En conclusion, ce film est un joli divertissement portant sur des sujets que j’adore. Certes, il n’est clairement pas exempt de clichés, vous l’aurez compris, mais j’ai passé un bon moment de visionnage et je me suis attachée au personnage de Julia CHILD, ce qui m’a permis de découvrir une grande cuisinière. Ce film m’a donné l’envie et le courage de tenter un boeuf bourguignon, et je ne peux pas imaginer de meilleur compliment.

 

 

Le Sens de la Fête

Date de sortie: 4 octobre 2017

Réalisé par:  Eric TOLEDANO et Olivier NAKACHE

Avec: Jean-Pierre BACRI, Jean-Paul ROUVE, Gilles LELLOUCHE, Eye HAIDARA, William LEBGHIL…

Note (sur 5 ♥)♥♥♥

Durée: 117 min

Bande annonce: en fin d’article

Résumé:

Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd’hui c’est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d’habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l’orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie… Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d’émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu’à l’aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

L’Avis d’Elodie:

Disons-le tout de suite: je déteste les films comiques français. J’ai haï de tout mon coeur « Bienvenue chez les Chtis », en me demandant pendant toute la durée du film ce que je faisais dans cette salle de cinéma. J’ai abhoré « Les Tuches », zappant systématiquement les chaînes de la TNT lorsque les acteurs en faisait la promo à la télé. Et « Rrrrr » ne m’a tiré que quelques grimaces et de pauvres sourires stupéfaits quand tout le monde semble considérer ce film comme trop drôle.

Mais je dois l’admettre, ces dernières années, le cinéma hexagonal s’améliore, ou du moins correspond de plus en plus à mes goûts. Notez bien que je ne charge que les films humoristiques, et ai passé de jolies moments cinématographiques devant « Les Petits Mouchoirs », « Jeux d’Enfants », « Intouchables » ou plus récemment « Au Revoir là Haut ». Mais tout cela pour dire que de ma part, pendant longtemps, insister pour acheter un dvd d’un film comique français revenait à faire acheter un steak haché charolais par un vegan de Lozère.

Résultat de recherche d'images pour Mais à l’époque de la sortie du « Sens de la Fête », je suis tombée sur une interview de BACRI par Yann BARTHEZ, et le charme du personnage a opéré. Car BACRI est un sacré bonhomme, qui semble par bien des abords ressembler dans la vraie vie à son rôle dans le film. Et c’est surement pour cela que j’ai trouvé Max le traiteur attachant et des plus crédibles. Bougon, cinglant et lassé de tout et surtout des autres, il me semble que c’est tout à fait le cas de BACRI de manière générale, et son interprétation est donc criante de vérité.

Mais on ne peut résumer ce film à la seule prestation de BACRI. Car les autres rôles sont du plus haut comique, et ce sans tomber dans des poncifs éculés et dans des gags racistes/homophobes/sexistes comme on le voit souvent (petite pensée à Pixels). Non, ici, l’humour a de la finesse, et même si parfois les cordes sont bien visibles, elles restent légères (je ne sais pas si vous me suivez dans cette métaphore que je viens d’inventer?). Le potache et le comique de situation sont bien là certes, mais ils sont introduits de manière innovante, et le casting, irréprochable, mène les dialogues de main de maître.

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Tout les rôles m’ont tiré un sourire au minimum, et je dis bien TOUS les rôles. Les personnages sont variés, et ce film choral est géré parfaitement par les deux réalisateurs, bravo à eux et aux scénaristes qui ont su inventer tout une galerie de protagonistes qui se complètent et jouent leur partition sans empiéter sur celle des autres. Du stagiaire de 3e qui méprise son tuteur, un photographe raté joué par ROUVE, à Adèle la seconde furieuse H-24, jouée par HAIDARA, en passant par le marié égocentrique et irrespectueux au possible et par le serveur qui débute et qui ne comprend rien à ce qui se passe ( ou l’art des synonymes… de la flûte au loup, le vocabulaire de la restauration peut être une jolie source de quiproquos!)… Tous les personnages sont savoureux et donnent le sourire.

Image associée

Plus le temps passait, plus j’étais triste car la fin du film approchait, et je ne vois pas quel meilleur compliment je pourrais trouver pour ce film. Parlons-en de la fin, justement… j’étais inquiète, car je ne voyais pas comment les réalisateurs allaient conclure leur histoire. Et si cela se termine par une happy end attendue, et bien on est content que cela finisse ainsi, malgré les clichés qui n’ont pas pu être évités ( mariés finalement ravis malgré l’apocalypse de leur union, couples qui se forment, et un Max apaisé).

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce film qui me redonne de l’espoir quant à l’actualité du cinéma comique français, et ne peux que vous conseiller de visionner ce film qui donne le sourire (et qui crée des inquiétudes quant au concept de mariage, attention!).

Pixels

L’avis minute: Un bon nanar est un nanar qui s’ignore! Tous les poncifs sont éculés mille fois dans ce film bas de gamme. Les geeks sont forcément puceaux, les femmes sont des objets, les militaires des crétins, les jeux vidéos actuels sont trop violents et j’en passe… Une déception.

Date de sortie: 2005

Réalisé par: Chris COLOMBUS

Avec: Adam SANDLER – Josh GAD – Michelle MONAGHAN- Kevin JAMES – Sean BEAN – Peter DINKLAGE

Note (sur 5 ♥): 1

Durée: 106 min

Bande annoncetrailer allociné

Résumé:

En 1982, Sam Brenner et son ami Will Cooper participent au championnat du monde des jeux vidéo d’arcade. Des vidéos de ce tournoi sont ensuite envoyées dans une capsule lancée dans l’espace pour contacter d’hypothétiques extraterrestres. Trois décennies plus tard, une puissance venue d’ailleurs attaque l’humanité avec des versions vivantes tirées de ces jeux vidéo, ceux trouvés dans ce qui n’était, au départ, qu’un message de paix.

Sam Brenner va devoir collaborer avec le gouvernement américain pour sauver l’Humanité.

L’Avis d’Elodie:

Un soir d’errance télévisuelle, je suis tombée par hasard sur « Pixel ». Je cherchais un film sans prise de tête, je pensais être sur la bonne chaîne…Grossière erreur, tant le film m’a agacée.

L’idée de base pourtant avait son charme. Pacman, Space Invader et consorts se liguent pour envahir la Terre, envoyés par des extra-terrestres aux relents geeks. Le décalage était tellement énorme, le scénario tellement hallucinant, qu’ils pouvaient en devenir géniaux. Chris COLOMBUS, qui a travaillé sur « Gremlins », « Les Goonies » ou « Harry Potter », était aux commandes. Enfin, Sean BEAN et Peter DINKLAGE étaient de la partie, dans des rôles a priori aussi décalés que le film.

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Mais à force de vouloir faire dans l’humour potache, le film en devient agaçant. On sent que cette réalisation veut à tout prix entrer dans la catégorie très select des nanars kitsch à succès, et en oublie du coup la règle numéro 1… C’est à dire qu’un bon nanar est un nanar qui s’ignore! Faire exprès des blagues nulles, ce n’est jamais drôle, et « Pixel » nous le démontre bien. L’humour ici n’est que le prétexte à des vannes toutes plus vaseuses et gênantes les unes que les autres, et tous les poncifs sont éculés mille fois. Les geeks sont forcément puceaux, les femmes sont des objets, les militaires des crétins, les jeux vidéos actuels sont trop violents et j’en passe.

Niveau jeu d’acteurs, ces derniers se demandent visiblement ce qu’ils font là, et on en arrive à un stade où l’on compatit pour eux. Un Peter DINKLAGE à la coupe mulet débite des insanités machos d’un air las, pendant qu’un Sean BEAN blasé semble espérer mourir rapidement comme à son habitude. Michelle MONAGHAN, seule femme ou presque du film, semble prise de migraine, et vu la quantité de vin ingurgitée au début du film (c’est bien connu, une femme célibataire se doit de picoler dans son dressing) et vu la qualité de ses répliques, son mal de tête paraît logique. Et je me refuse de parler du jeu de Josh GAD ou d’Adam SANDLER, abominables.

Si les caméos, comme celui du créateur de Pacman Iwatani, font sourire, ils ne suffisent hélas pas à remonter le niveau d’un film lent (on attend 45 min la première scène d’action!), aux dialogues tout bonnement abominables et au scénario triste.

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J’ai appris plus tard que le film s’était inspiré d’un court métrage du réalisateur français Patrick JEAN. Une preuve de plus qu’Hollywood ne sait pas adapter les rares bonnes réalisations françaises?

En conclusion, vous l’aurez compris, « Pixel » est un film à éviter, tout simplement.