Starships Troopers

Résultat de recherche d'images pour "starship troopers verhoeven affiche"Date de sortie: 1997

Réalisé par: Paul VERHOEVEN

Avec: Casper VAN DIEN · Dina MEYER · Denise RICHARDS · Jake BUSEY · Neil Patrick HARRIS.

Note (sur 5 ♥): 5

Durée: 129 min

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Résumé :

Dans un lointain futur l’humanité unifiée dans une fédération militariste s’est étendue à travers les étoiles et a rencontré les arachnides, race d’aliens à l’apparence insectoïde. Un groupe de lycéens de Buenos Aires s’engage dans les forces armées pour devenir des citoyens. Mais lorsque leur ville natale est détruite par un météore arachnide, les héros se retrouvent entraîné dans une guerre dont l’issue déterminera qui, de l’être humain ou de l’insecte, régnera sur la galaxie.

L’Avis de Clément:

Librement adapté du roman éponyme de Robert Heinlein (Etoiles, garde à vous ! en français) Starship Troopers est à mes yeux le meilleur film de Paul Verhoeven et l’un des meilleurs films de ces dernières décennies.

Starship Troopers est d’abord un film de guerre/science-fiction extrêmement brutal et jouissif. Les scènes d’action s’enchaînent, surtout à partir de la deuxième moitié du film, avec tout le lot de fusillades et morceaux de bravoures pour les amateurs du genre (le débarquement sur Klendathu, ou le dernier carré à Whiskey Outpost). Les effets spéciaux n’ont pas vieilli, et les personnages sont très bien écrits et apportent tous quelque chose au film.

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Autre point fort du film, son humour noir, notamment lors du passage au camps d’entraînement, tout droit sorti de Full Metal Jacket (avec même son équivalent futuriste du sergent Hartman). Dernier point et non des moindres, la bande-son. Basil Poledouris signe la une de ses meilleures compositions, aux accents très martiaux, qui contribue énormément à l’intensité dramatique de certaines scènes du film.

Mais si Starship Troopers est pour moi l’un des meilleurs films de toute l’Histoire de la SF (ouais, carrément), c’est parce que c’est beaucoup moins con que ça en à l’air. Le regarder comme une simple œuvre de divertissement, c’est passer à côté du message principal du film.

Derrière son apparence de film d’action débile et bourrin Starship Troopers est en réalité un film très anti-militariste. La guerre y est montrée dans toute son horreur. Les personnages ne sont pas des « héros », mais de simples pièces d’une machine gigantesque. Ils ne se questionnent pas sur les buts de la guerre, et obéissent sans discuter à leurs supérieurs. Les officiers sont cyniques, et méprisent aussi bien l’ennemi, dont-ils sous estiment les capacités, que leurs propres hommes (« on a créé l’infanterie spatiale pour la sacrifier »).

Le film s’en prend également aux médias, dans des parodies de journaux télévisés délicieusement caustiques et décalés. Leur manque d’objectivité, la propagande dont ils abreuvent le public, leur hypocrisie, ou encore le phénomène du journalisme « embeded » (embarqué), sont régulièrement critiqués dans ces extraits.

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On peut aussi voir dans Starship Troopers une critique de l’impérialisme, les humains étant en réalité les envahisseurs et l’attaque des arachnides étant leur riposte aux intrusions des premiers (Starship Troopers mérite au passage d’être vu juste parce qu’il est, à ma connaissance, le seul à traiter du premier contact entre l’humanité et une civilisation alien en posant la question « et si les envahisseurs, c’était nous ? »). Le parallèle avec la réalité est d’autant plus frappant que Starship Troopers est sorti quatre ans avant le 11 septembre, la destruction de Buenos Aires et la guerre contre les arachnides faisant écho aux attentats des tours jumelles et leurs conséquences.

Starship Troopers est aussi un film assez progressiste sur certaines questions sociétales. Dans l’univers du film des soldats de toutes origines se battent, des femmes occupent des postes de responsabilité, tout cela semblant aller de soi pour les personnages du film. On peut même assister à une scène de douche mixte sans connotation ou allusion sexuelle.

Enfin l’une des grandes forces de Starship Troopers est le fait que Verhoeven ne cède pas à la facilité de faire dans le pathos, ou dans la critique simpliste façon « la guerre c’est mal, des gens meurent ». A la place il fait confiance à l’intelligence du spectateur pour saisir toute l’ironie et le second degré de son film. On a là une bonne illustration de cette règle de base du cinéma (et même de la littérature) « show, don’t tell » (montrer, ne pas dire).

Pour conclure Starship Troopers est un chef d’oeuvre, qui prouve qu’on peut et faire du cinéma grand public fun et jouissif, et en même temps faire un film intelligent. Un classique du cinéma de guerre et de science-fiction, et un classique du cinéma subversif, à voir absolument.

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Man of Steel

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Date de sortie: 19 juin 2013

Réalisé par: Zack SNYDER

Avec: Henry CAVILL, Amy ADAMS, Kevin COSTNER, Diane LANE, Michael SHANNON

Note (sur 5 ♥)♥♥♥

Durée: 2h28min

Résumé:

Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur la Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité…Superman va devoir affronter deux autres survivants de la planète Krypton, le redoutable Général Zod, et Faora, son partenaire.

L’Avis d’Elodie:

J’avais envie de commencer cette chronique, une fois n’est pas coutume, par la fin du film.

En effet, l’échange de fin m’a fait sourire, en digne fan de la saga. Superman vient travailler en incognito au Daily Planet, où est employée Lois, et ce juste après avoir défendu la Terre et démontré qu’il préférait les humains à Krypton:

 » – Bienvenue sur notre Planet

–  Je suis ravi d’en faire partie. »

Si ce dialogue m’a plu, il me permet néanmoins d’introduire ce commentaire par le défaut du film: le côté un peu niais que peuvent avoir les conversations dans ce film. On est complètement dans les clichés, les protagonistes n’ont guère de subtilité et les dialogues s’en ressentent. Et malgré tout, on ne peut s’empêcher de sourire devant tant de naïveté… et on aime.

Pour développer sur le manque de profondeur des personnages, prenons l’exemple de Zod. Pour moi, c’était le personnage à ne pas rater, avec Superman sur lequel je reviendrai plus loin. C’est le grand méchant de l’histoire, mais pour moi sa noirceur vient de son trop grand amour pour sa planète. Dans le film, l’accent est mis sur le fait que si Zod veut protéger à tout prix Krypton, c’est parce qu’il a été programmé pour cela. C’est un choix scénaristique qui se défend certes, mais qui ôte beaucoup d’intérêt au personnage. On se retrouve ainsi avec des protagonistes complètement manichéens: Superman est le gentil, Zod le méchant, les humains sont à protéger, point. Or dans les comics est développé la théorie que Zod se sent désespérément seul et qu’il est prêt à tout, même au sacrifice ultime pour son peuple. Et il s’agit d’une cause honorable, que nous ne pouvons qu’admettre, qui donne de l’humanité au rôle, si on peut employer un tel adjectif pour un personnage extraterrestre!

Quant à Superman, je le trouve trop simple dans ce film. Il se fait maltraiter dans son enfance à cause d’une différence que les autres ne parviennent pas à cerner, mais reste bon et gentil… Une maturité difficile à admettre comme possible pour un enfant de 12 ans, parole de professeur! Loin de l’aigrir, les épreuves l’endurcissent certes, mais même le rendent meilleur ( un peu facile, non?). Au lieu d’être détruit par la mort inutile, autant l’admettre, de son Kevin COSTNER de père, il n’en devient que plus doux… Bref, que de bons sentiments. Et c’en est trop. Pour moi, un gentil peut avoir sa part de doutes, de noirceur, sans que cela gêne le message. Du coup, je dois admettre avoir été un peu déçue de ces personnages trop simplistes par instants.

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Je suis dans l’ensemble plutôt satisfaite du casting: Henry CAVILL est pour moi un bon choix pour le rôle de Superman. Il a un côté robotique qui sert bien le personnage! ^^ Amy ADAMS me convainc moins en incarnant Loïs, mais je pense que vu les répliques qu’on lui laisse, il est dur de tirer son épingle du jeu. Sinon, j’ai aimé le choix de Kevin COSTNER et de Diane LANE pour les parents de Superman.  Ils sont peu présents à l’écran, mais chacune de leurs apparitions marque.

Niveau effets spéciaux, on est servi, et c’est l’un des aspects les plus positifs de ce film. Toutes les scènes d’action sont calibrées, réfléchies, et vraiment agréables à l’oeil. Les séquences de vol sont extrêmement réussies, et démontrent à quel point Zack SNYDER est un bon réalisateur.

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Le film est rythmé, bien mené. Je ne l’ai pas trouvé long, ne me suis pas ennuyée un instant. Les scènes s’enchaînent sans fausse note, et c’est agréable.

Malgré les défauts cités en début d’article, j’ai adoré ce film. Si on n’évite pas les clichés, on est malgré tout entraîné par l’histoire et on se demande comment Zack SNYDER conclura son scénario. Arriver à créer du suspense dans un histoire archétypale que tout le monde connaît: là est la magie du réalisateur, et ce n’est pas facile!

Gangs of New York

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Date de sortie: 8 janvier 2003

Réalisé par: Martin SCORSESE

Avec: Léonardo DI CAPRIO, Daniel DAY LEWIS, Brendan GLEESON, Cameron DIAZ, Liam NEESON, John C.REILLY…

Note (sur 5 ♥)

Durée: 260 min

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Résumé:

En 1846, le quartier de Five Points, un faubourg pauvre de New York, est le théâtre d’une guerre des gangs entre émigrants irlandais d’un côté, les Dead Rabbits menés par Père Vallon, et les Native Americans de l’autre, dirigés par le sanguinaire Bill le Boucher. Ce dernier met rapidement en déroute les Dead Rabbits en assassinant leur chef, et prend par la même occasion le contrôle exclusif des rues de la « grosse pomme ». Afin de renforcer ses pouvoirs, Bill s’allie avec Boss Tweed, un politicien influent.
Seize ans plus tard, le gang des Native Americans règne toujours en maître dans New York. Devenu adulte, Amsterdam Vallon souhaite venger la mort de son père en éliminant Bill. Mais sa rencontre avec Jenny Everdeane, une énigmatique pickpocket dont l’indépendance et la beauté le fascinent, va compliquer les choses…

L’avis d’Elodie:

J’avais vu ce film étant adolescente, et avais envie de le revoir depuis quelques temps. 10 ans après mon premier et seul visionnage, je craignais d’être déçue par cette redécouverte.

Le rythme surtout m’a surprise. SCORSESE signe ici un film fleuve, d’une lenteur hypnotisante, mais qui au bout de 2 heures, commence à lasser. Je conçois que le réalisateur avait besoin de temps afin de mettre en place une intrigue certes simple, mais très fournie. Et c’est bien cette gradation progressive vers un dénouement inéluctable qui m’a plu, alors qu’elle a bien énervé Meltoryas! Je trouve de mon côté que cette longueur a un aspect fascinant. On est dans l’expectative, on sait que cela va probablement mal se finir, mais par quels procédés scénaristiques SCORSESE mettra-t-il la fin en place?

Le film regorge de scènes mythiques. Les scènes d’action, hélas trop rares, sont filmées de manière merveilleuse, en particulier la première. Il s’agit du moment de l’enfance du héros Amsterdam où son père, chef du clan irlandais des Lapins Morts, s’oppose à Bill le Boucher, chef des Natifs. L’enjeu est le contrôle d’un quartier stratégique, les Five Points. Le combat est d’anthologie. Tout y est: le rythme, la musique, la mise en scène. Point particulièrement remarquable, la lente gradation vers l’horreur. La bataille fait penser dans un premier temps à un film des années 1940 (je pense au « Robin des Bois » de Curtiz qui a bercé mon enfance). Pas de sang, les gestes sont codifiés à l’extrême, on se croirait sur une scène de théâtre. Puis lentement, la gêne apparaît. Les gestes se font plus violents, le rouge arrive. Enfin, au bout de 2-3 minutes, l’atrocité est là. La violence crue est présente, le sang ne coule pas, il gicle, la musique se fait plus forte… et cette ascension met d’autant plus en valeur la mort du père d’Amsterdam.

Les années passent, et Amsterdam grandit dans l’optique de se venger de Bill. Il s’infiltre incognito dans le clan de ce dernier. Arrive un autre moment culte, quand Bill, devenu proche d’Amsterdam, lui explique comment tuer un homme en mimant les gestes cruciaux sur le corps d’un cochon. Le spectateur comprend que d’une certaine façon, Bill apprend à son futur assassin comment le tuer lui…et la scène a d’autant plus de poids.

Le film a donc des scènes des plus marquantes, là n’est pas le problème. L’ennui se situe dans la durée entre chaque moment clé: parfois 40min d’attente est nécessaire avant de voir un autre instant marquant, et c’est donc cette lenteur qui peut poser problème à certains spectateurs.

Niveau acteurs, le casting est irréprochable. Robert DE NIRO, puis William DAFOE ont été évoqués pour le rôle de Bill le Boucher, avant que Daniel DAY LEWIS sorte de sa retraite pour incarner le personnage. Et c’est tant mieux! Il tient le film à lui tout seul, et signe une performance d’acteur absolument remarquable.

Léonardo DI CAPRIO, âgé de 28 ans à l’époque, se montre à la hauteur de Daniel DAY LEWIS et est tout à fait convaincant dans son rôle de fils vengeur non dénué de sensibilité.

Les acteurs secondaires sont eux aussi remarquables. Mention spéciale à Liam NEESON, le père d’Amsterdam, dont l’apparition fugace aura été parfaite, et Brendan GLEESON, un de mes acteurs fétiches (Alastor dans « HP », Ménelas dans « Troie », Hamish dans « Braveheart » et j’en passe).

Seul bémol niveau casting, Cameron DIAZ, mais je pense que mes réserves ne sont pas dues à son jeu d’actrice mais bien au rôle des plus anecdotiques que lui a laissé SCORSESE.

La musique est merveilleuse, comme dit précédemment. Signée notamment par Howrad SHORE, auteur des bandes originales du « Seigneur des Anneaux »ou « Seven », la musique suit parfaitement le rythme du film.

En conclusion, c’est un film qui partage que j’évoque ici. S’il m’a surprise par sa lenteur, j’ai de mon côté apprécié de le revoir, point de vue qui n’est guère partagé par Meltoryas!

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Date de sortie: 7 mars 2008

Réalisé par: Roland EMMERICH

Avec: Steven STRAIT, Camilla BELLE, Cliff CURTIS, Omar SHARIF

Note (sur 5 ♥): /

Durée: 109 min

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Résumé:

Il y a 12 000 ans, la tribu des Yagahl vit de la chasse du mammouth (qu’ils appellent « mannak ») au cœur d’une chaîne de montagnes situées dans l’actuelle Russie. D’Leh (Steven Strait) a pour amie la belle Evolet (Camilla Belle), qui a jadis été adoptée par la tribu. Un jour, pendant que les hommes sont à la chasse, des guerriers orientaux surgissent et enlèvent les Yagahl restés au camp, dont Evolet. À la tête d’un petit groupe, le jeune D’Leh se lance à la rescousse des siens. Ils voyagent pour la première fois dans le Sud, à travers des contrées inexplorées peuplées d’animaux préhistoriques : deux troupeaux de mammouths laineux (dont un qui est domestiqué), un tigre à dents de sabre ainsi que de terrifiants oiseaux carnivores géants, les Phorusrhacos. Puis, à l’aide d’une armée constituée d’hommes rencontrés au cours de son voyage, D’leh découvre que les esclaves sont menés dans le désert, où un souverain érige d’immenses pyramides pour établir un puissant empire.

Source: Wikipédia

L’avis de Meltoryas (dactylographié par Elodie!):

Autant l’admettre tout de suite, on aurait du se douter que ce film serait atroce. Acheté 2 euros au supermarché, on aurait du se fier au prix pour soupeser la qualité du dvd. Mais Elodie a voulu tenter. Grave erreur.

Cette chronique est bourrée de spoilers et de remarques négatives, vous êtes prévenus!

Selon moi, le problème principal de ce film se situe dans l’écriture même. Avant qu’il ne soit tourné, c’était déjà un échec assuré. C’est simple, si je parle avec quelqu’un et que j’évoque les idées d’un film, et que je devais décrire de 10000, je dirais « c’est l’histoire d’un mec dans une tribu, qui rencontre une fille d’une autre tribu, ils tombent amoureux, ils chassent le mammouth. La fille se fait capturer par des méchants (très méchants les méchants, ils sont chauves, tatoués, parlent guttural, avec des turbans). Le héros pas content les poursuit dans la montagne, puis sans transition dans la forêt tropicale, puis dans le désert. Il se fait attaquer par un gros oiseau, puis par un tigre mais qui est gentil en fait. Il arrive en Egypte où des mammouths construisent des pyramides. Il sauve la fille qui meurt, mais en fait non. Puis il rentre. » Franchement, ca vous donne envie?

Au sujet des mammouths, justement, je vous conseille l’article de 20 Minutes, qui pour une fois traite intelligemment d’un sujet. Tous les anachronismes y sont relevés, et il y en a pléthore! ^^ Dans le désordre (et j’en oublie beaucoup!): les chevaux domestiqués, les bateaux à voile, les menottes, les sandales…

En dehors du scénario ridicule, on ne s’attache pas aux personnages, car ils ne sont pas du tout travaillés. On ne connaît rien d’eux, leurs caractères sont interchangeables: personnellement, je ne fais aucune différence entre le héros et les autres membres de la tribu, ils sont tous musclés, gentils, avec des dreads.

Je ne vois pas trop pourquoi on nous a raconté cette histoire. Généralement, quand on écrit une histoire, il y a un intérêt, le récit sort de l’ordinaire, nous apprend quelque chose, des valeurs ou des faits inconnus… Et là, hormis le fait que lorsqu’on est amoureux, il faut chasser le mammouth et parcourir le monde pour sauver sa chère et tendre,il n’y pas grand chose. Pas de morale ( ou alors la morale américaine de base:: homme fort sauve pauvre fille). Rien d’époustouflant.

Niveau effets spéciaux, c’est scandaleux qu’en 2008 on remarque la présence de fonds verts. Je reformule, on ne voit que ça.  Enfin, je dois l’avouer, les bestioles sont bien faites.

Mais, pour en revenir à la réalisation, le jeu d’acteur est pourri. Les personnages sont inexpressifs, les dialogues sont creux.

La musique est anecdotique. Entendue partout dans les films d’action, sans aucune originalité. Pour preuve, on ne s’en rappelle pas le lendemain.

En conclusion, un film décevant, qui n’a même le statut de nanar. Du même réalisateur, j’ai préféré « Independance Day ». Le cinéma de Roland EMMERICH est souvent basé sur deux éléments: des scénarios peu travaillés, mais assumés comme tels, et des effets spéciaux impressionnants. Ce qui fait la force de films comme « Independance Day », c’est justement cette impression que Roland EMMERICH ne se prend pas au sérieux et que son but est avant tout de s’amuser avec des caméras et des effets spéciaux. Or dans « 10 000 », je n’ai pas eu cette impression de second degré. J’ai eu le sentiment que EMMERICH voulait faire quelque chose d’original, un film d’action sur la Préhistoire est novateur, mais c’est raté. On ne sait pas s’il fait un documentaire hésitant ou un film d’action ridicule…

De son côté, Elodie a préféré « Le Jour d’Après », toujours du même réalisateur. Le côté kitsch est clairement assumé, et les effets spéciaux étaient bien mieux gérés!

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Looper

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Date de sortie: 31 octobre 2012

Réalisé par: Rian Johnson

Avec: Bruce Willis, Joseph Gordon Levitt, Emily Blunt

Durée: 1h50

Bande annonce: Visionnez ici!

Résumé:

Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

L’avis d’Elodie:

Looper se présente comme un film d’anticipation, se déroulant en 2044. Mais pour moi, c’est bien un film noir des années 40 que nous présente Johnson. On retrouve en effet une voix off à la voix sombre, des gangsters véreux, des salles glauques et des gros pistolets. Même les demoiselles de petite vertu sont là.

Par rapport à cet aspect, le film est pleinement maîtrisé. L’ambiance est lourde, le spectateur est entraîné dans une atmosphère sombre et violente, mais qui reste gérable pour la sensible que je suis.

L’histoire évoque celle d’Inception, qui est devenu la référence incontestée pour les films multi-couches mêlant passé et futur. Le synopsis est plus simple, et contrairement à Inception, le spectateur ne se perd pas les méandres de l’histoire.

Bruce Willis et Joseph Gordon-Lewitt joue le même personnage. Le jeune joue un tueur à gages chargé d’éliminer des condamnés envoyés du futur. Mais un jour, il est chargé de « boucler sa boucle », c’est à dire de tuer celui qu’il sera dans 30 ans. Le vieux se sauve et essaie d’éviter les événements qui conduiront à sa condamnation.

Les deux s’opposent, se heurtent et nous livrent un superbe jeu d’acteur. Bruce Willis et Joseph Gordon-Lewitt sont magnétiques, et leur duo fonctionne merveilleusement bien et constitue un des grands points forts du film.

Le concept de boucle temporelle est maîtrisé, on comprend où veut en venir le réalisateur et néanmoins le suspense est extrêmement présent. J’ai été complètement immergée dans le film à chaque seconde.

Ce qui m’a posé problème, c’est l’apparition de pouvoirs surnaturels. A la rigueur, ils peuvent certes se justifier dans ce monde futuriste. Mais ces talents arrivent comme un cheveu sur la soupe, et me semblent inutiles dans ce schéma narratif. Ils sont présents comme explication d’une partie du scénario, mais prennent trop de place pour peu d’efficacité.

Mais le gros, gros bémol se situe pour moi à la fin. Si j’ai apprécié que le réalisateur ose innover et surprendre (c’est le moins que je puisse dire sans spoiler!), j’avoue que le résultat m’a quand même déçue. Je me suis retrouvée devant ma télévision, à regarder d’un oeil dubitatif l’écran noir sur lequel défilait des noms, en me disant « Tout ça pour ça???? ».  La conclusion me paraît manquer de cohérence, voir être un peu trop simpliste.

En conclusion, Looper est un film des plus sympathiques, servi par un casting irréprochable et une ambiance noire parfaite. Si la fin n’est pas à la hauteur du scénario bien huilé de Johnson, le film reste quand même vraiment agréable, et digne d’être vu!

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Elektra

Date de Sortie: janvier 2005elektra-poster-large
Genre: Action

Avec: Jennifer Garner, Goran Visnjic, Will Yun Lee, Cary Hiroyuki-Tagawa, Terence Stamp, Kirsten Prout

Réalisateur: Rob Bowman
Durée: 100 min.

Résumé:

Fille d’un milliardaire décédé, Elektra Natchios est une experte en arts martiaux capable de voir dans le futur, un don appelé Kimagure, développé à force de méditation auprès de son mentor, l’aveugle Stick. Après avoir été « ressuscitée » par ce dernier, Elektra se coupe du monde et devient une tueuse professionnelle. Son nouvel employeur Kirigi, chef d’une bande criminelle de ninjas, connue sous le nom de The Hand, lui donne comme mission d’éliminer le fugitif Mark Miller et sa fille Abby. Mais Elektra se découvre des affinités avec ceux-ci et renonce à les assassiner. Elle devient alors à son tour la cible des membres de la bande de Kirigi. Heureusement, Stick veille au grain, s’apprêtant à envoyer sa troupe de valeureux ninjas pour défendre sa protégée et les deux fugitifs. SOURCE: mediafilm.ca

L’avis d’Elodie:

Je suis toujours gênée d’émettre un avis négatif. En effet, le ressenti qu’on peut avoir envers un film ou un livre est toujours subjectif, et je ne voudrais pas blesser quelqu’un en « descendant » un de ses coups de cœur. Mais Elektra fait exception, et c’est pour cela que j’écris ce tout premier avis filmique.

Je suis atterrée, tout simplement. Je me faisais une joie de voir ce que je considérais comme la suite de Daredevil, film très critiqué, mais que j’avais apprécié. Mais déjà, aucun rapport n’est crée avec le précédent film. Pas de Ben Affleck donc dans ce film, remplacé ici par l’un des acteurs d’Urgence. Le scénario, si jamais il existe vraiment, est atroce, sans aucune inventivité. Jennifer Garner perd toute l’humanité et le charisme développé dans Daredevil. Les scènes d’action tentent d’imiter le cinéma asiatique, mais sans y consacrer le même soin esthétique.

Et encore, je n’ ai même pas parlé du pseudo bustier sexy rouge vif de Jennifer-Elektra, censé détourner le spectateur masculin du vide des dialogues et de l’absence d’humour. Pour les filles, on a Tattoo, carrément desservi par son prénom et du Goran Bidule d’Urgences, qui joue Mark, vraiment pas aidé par ses textes. Je n’ai pas pu résister, voici un extrait des dialogues du film :

Elektra: Je ne suis pas la bonne personne pour résoudre cette situation.

Mark Miller: Je ne vous demande rien.

Mark Miller: (l’embrasse)

Mark Miller: Je suis désolé.

Elektra: (petit sourire satisfait) Oui, je hais lorsqu’on m ’embrasse.

Que dire de plus ? Ce film a été une de mes plus grandes déceptions cinématographiques, rien de moins. A éviter absolument.