Julie et Julia (et une réflexion sur le blogging)

Résultat de recherche d'images pour "julie et julia"Date de sortie: 16 septembre 2009

Réalisé par: Nora EPHRON

Avec: Meryl STREEP, Amy ADAMS, Stanley TUCCI, Chris MESSIMA

Note (sur 5 ♥)♥♥

Durée: 2h03

Bande annonce: en fin d’article

Résumé:

Julia Child est la femme qui a changé pour toujours la façon de cuisiner de l’Amérique. Mais en 1948, elle n’est encore qu’une Américaine anonyme vivant en France. Le travail de son mari les a amenés à s’installer à Paris, et Julia cherche activement une occupation. C’est alors qu’elle se prend de passion pour la cuisine française… Cinquante ans plus tard, Julie Powell a l’impression d’être dans une impasse. Elle va avoir 30 ans, et pendant que ses amies connaissent bonheur et succès, elle végète dans son travail. Julie se lance alors un défi complètement fou : elle se donne exactement un an, 365 jours pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia Child – Mastering the Art of French Cooking, et elle crée un blog pour relater son expérience…

L’avis d’Elodie:

J’aime plusieurs choses dans la vie: dessiner, enseigner, aller au cinéma,  lire, blogger, manger… Lorsque par hasard je suis tombée sur le synopsis d’un film évoquant mes deux dernières passions, je me devais de le voir, d’autant qu’il était disponible sur netflix.

L’histoire est celle de Julie POWELL, standardiste le jour et accro à la cuisine la nuit, qui décide de créer un blog sur lequel elle narre ses expériences culinaires. En effet, elle s’est lancée pour défi de faire les 524 recettes du livre de cuisine de la célèbre Julia CHILD… en un an. D’un autre côté, on découvre les aventures de Julia en 1946, de son arrivée à Paris et de sa découverte de la gastronomie française à son retour aux Etats-Unis.

J’étais un peu inquiète au début du visionnage, craignant une succession de clichés sur les français (tous bougons), la cuisine (du beuuuurre!), les blogs (trop facile d’avoir des vues) etc… Et, ne nous le cachons pas, c’est exactement ce que j’ai eu. Je démarre facilement sur les poncifs mais ce film est l’exception qui confirme la règle: il a beau être blindé de propos vus et revus (et souvent faux), et bien ce n’est pas grave, c’est ce qui donne son charme à la réalisation.

Alors oui, les personnages sont stéréotypés: Julie est une pauvre trentenaire qui ne sait pas quoi faire de sa vie, Julia une bourgeoise au collier de perles complètement en décalage, et toutes les deux se révèlent grâce à la cuisine et au gras (et en prennent, accessoirement). Mais après des débuts difficiles, j’ai adoré le personnage de Julia Child. Une fois apprivoisé ses intonations de voix surjouées et suraiguës, le rôle m’est apparu dans toutes ses nuances et Meryl STREEP, cette actrice merveilleuse, a su me toucher. Sa part de dialogues aussi y a contribué: le passage où Julia se demande quoi faire de sa vie et où elle répond que ce qu’elle aime par dessus tout, c’est manger, mais que ce n’est pas un métier, m’a particulièrement fait sourire. Ce n’est pas un hasard si mon premier blog, je vous le confesse, était un blog de cuisine, le feu « Dans la cuisine d’Elo », errant actuellement dans les méandres d’internet.

Blog perdu qui me permet de faire la transition avec le deuxième sujet du film: on parle de cuisine française, mais aussi de blogging. Alors oui, Nora EPHRON cède la facilité en « américanisant » la création du blog de l’héroïne Julie. La demoiselle clique sur 3 icônes, son blog est lancé. Elle rame un peu au début, mais au bout de 15 articles, elle a des lecteurs qui lui envoient du tabasco et de l’argent pour se payer des homards.

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Alors si toi qui me lit, tu as de l’argent en trop, sache qu’actuellement ce qui me fait de l’oeil, ce serait le nouveau livre illustré par Margaux MOTIN, merci à toi. Blague à part, s’il était aussi aisé d’être repéré et de gagner de l’argent avec son blog, cela se saurait. Par exemple, j’ignore si les mots que je tape sur mon clavier (euh… celui de mon compagnon en fait, mon ordi est mort) seront lus. Je me doute que ma prose n’est pas merveilleuse (trop de parenthèses ^^) et le contenu ne vaut parfois guère mieux. Difficile de trouver un public dans la nuée de blogs littéraires qui existent, et que j’adore lire… Mais je pense juste qu’écrire me fait plaisir, et la finalité de la chose pour moi, c’est de passer un moment de détente derrière mon écran en évoquant des choses qui me passionnent et qui sait, qui pourront plaire à d’autres comme je découvre des livres et films sur les blogs précédemment cités.

Pour en revenir au film d’EPHRON, Julie a des résultats trop vite, et je trouve que sa motivation dépend un peu de ces résultats. Après, en 2002, le blogging n’en était qu’à ses balbutiements, effectivement elle aurait eu plus de chances de sortir du lot que maintenant, je veux bien l’admettre, mais la rapidité des événements m’a paru exagérée.

Voilà pour l’aspect blog. En faisant des recherches, j’ai réalisé que « Julie et Julia » est l’adaptation du livre « Julie et Julia, sexe, blog et boeuf bourguignon » de Julie POWELL, et que ce livre est donc inspiré d’une autobiographie.

Autre révélation, Julia CHILD a réellement existé, ainsi que son fameux livre « Maîtriser l’art de la cuisine française » est un vrai ouvrage qu’il faudra que je trouve. Ce qui m’a donné un regain d’affection pour les personnages du film!

Je le disais, Julia CHILD est merveilleusement bien incarnée par Meryl STREEP qui se donne à coeur joie d’un point de vue vocal et par rapport à divers mimiques. Le rôle de Julie est plus fade, et Amy ADAMS a bien peu d’arguments du coup en face d’une Meryl STREEP toujours aussi flamboyante. J’aurais aimé que le personnage de Julie ait plus de matière, d’autant que c’est elle l’héroïne du film…

Niveau scénario, on alterne entre des instants de vie de Julia en 1946 à Paris, alors qu’elle découvre la gastronomie au « Cordon Bleu« , et des moments chez Julie en 2002 lorsqu’elle se débat entre boulot, blog et cuisine. Les basculements entre les deux temps sont clairs, les transitions certes inexistantes, mais cela ne gêne pas la narration.

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Je me demandais si le film allait finir sur une happy end complète, et le craignais un peu. C’est bien ce qui arrive, ou presque, attention SPOILERS. Julie devient écrivain, Julia publie bien son livre de cuisine et devient reconnue aux Etats-Unis. Mais ce bonheur ambiant est nuancé par le fait que Julia CHILD herself n’aime pas le travail de Julie quand elle le découvre en 2002. Ce qui bien évidemment démolit notre héroïne. J’ai pu vivre ce genre d’instant, quand Léa SILHOL, une auteure que je vénère, m’a expliqué sur le blog où je m’étais trompée dans l’analyse d’un de ces ouvrages. Si cela m’a rendu triste (je me suis traitée d’idiote pendant des jours!), au moins cela a été constructif dans le sens que cela m’a permis d’approfondir ma vision de l’oeuvre, et puis… Au moins je peux me dire que Léa SILHOL m’a lue, même si c’est des bêtises qu’elle a découvert. J’aurais bien sûr aimé l’époustoufler par mon éloquence, mais cela m’a motivée déjà à relire ses ouvrages, et à davantage creuser pour mes articles. Une leçon durement apprise donc. Pas comme Julie qui n’a eu que le rejet de Julia CHILD sans explications supplémentaires, ce qui est bien dommage.

En conclusion, ce film est un joli divertissement portant sur des sujets que j’adore. Certes, il n’est clairement pas exempt de clichés, vous l’aurez compris, mais j’ai passé un bon moment de visionnage et je me suis attachée au personnage de Julia CHILD, ce qui m’a permis de découvrir une grande cuisinière. Ce film m’a donné l’envie et le courage de tenter un boeuf bourguignon, et je ne peux pas imaginer de meilleur compliment.

 

 

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Death Note: le film

Date de sortie: 25 août 2017

Réalisé par: Adam WINGARD

Avec: Nat WOLFF, Margaret QUALLEY, Lakeith STANFIELD, William DAFOE

Note (sur 5 ♥)♥♥

Durée: 101 min

Bande annoncelien youtube

 

Résumé

Inspiré du célèbre manga japonais écrit par Tsugumi Ohba et illustré par Takeshi Obata, Death Note suit un lycéen qui trouve un carnet doté d’un pouvoir surnaturel : quiconque le possède condamne à mort ceux dont il y inscrit le nom en pensant à leur visage. Enivré par un sentiment de toute-puissance quasi divine, le jeune homme commence à tuer ceux qu’il estime indignes de vivre.

(source: Allociné)

L’Avis de Meltoryas

** SPOILERS INSIDE **

Alors que le réalisateur pense sérieusement à tourner une suite, chose qui ne m’enthousiasme absolument pas, je tenais à vous livrer mon avis sur le film sorti sur la plateforme Netflix.

L’oeuvre a suscité beaucoup de réactions, en grande majorité négatives, et le manga ayant marqué mon adolescence, je ne pouvais que m’intéresser à ce film très attendu.

A mon avis, ce film ne mérite pas la haine qu’il suscite sur les réseaux sociaux, même si certains commentaires m’ont bien fait sourire! (voir lien Hitek.fr)

Là où le bât blesse pour les fans de Death Note, c’est dans le fait que le film ne soit pas assez fidèle au manga. Une réaction que je juge stupide, car il s’agit d’une adaptation, d’une réinterprétation de l’oeuvre originale. Cela ne se passe pas au Japon, mais dans une ville américaine, Light n’est donc pas japonais, c’est un ado américain avec un comportement typique d’une personne de son âge. Loin de me gêner, ces modifications permettent une nouvelle lecture de l’oeuvre originelle. Et cela n’est pas un problème, si l’ensemble est cohérent, ce qui est le cas. Arrêtons donc d’être puritain, ce qui fait vivre les mythes c’est bien l’adaptation. De plus, je tenais à ajouter que le fait que l’acteur qui joue L (Keith STANFIELD) soit de nationalité afro-américaine ajoute de la cohérence à l’histoire, le scénario se passant aux Etats-Unis! Les critiques n’ont donc pas de sens de ce côté là.

Je sais que les fans de mangas sont sensibles depuis l’apparition d’adaptation bien pourrie comme celle de Dragon Ball Evolution. Mais cela ne doit pas nous empêcher de critiquer un film pour ce qu’il est, et non pas pour ce qu’il devrait être selon nous. (Si vous voulez en savoir plus sur le Syndrome Dragon Ball Evolution, je vous encourage à regarder cette très bonne vidéo de Mickael J:

Un film qui respecte à la lettre une oeuvre est pour moi au mieux inutile, au pire très mauvais.

Par contre, il y a eu en effet des éléments qui m’ont dérangés lors du visionnage du film. J’ai trouvé le scénario incohérent par instant.

Par exemple, quand Light utilise le Death Note en inscrivant le nom du majordome de L, il écrit Watari. Or lors du début du film, il est stipulé que l’une des règles de Death Note est de noter le nom exact (avec le prénom) de la personne, afin qu’il n’y ait pas d’erreur. Ce genre d’exemple peut paraître anecdotique, mais elles sautent aux yeux et font tiquer le spectateur.

Autre élément gênant, la course poursuite. Étrange d’en trouver une en regardant un film décrit comme un thriller psychologique. D’autant qu’elle était franchement pas palpitante.

Les personnages semblent schizophrènes. Light est un ado, décrit comme impulsif et gamin, mais met au point d’un coup dans le film un scénario digne des plus grands stratèges. L est un homme qui pendant les trois quart du film reste calme et posé, et tout d’un coup, il devient à fleur de peau et s’énerve comme un forcené.

Et bon sang, cette fin ! Ayant déjà fait un léger spoil, je ne donnerai pas plus de précisions. Mais oui, elle est vraiment nulle.

Vous l’aurez compris, l’écriture des personnages est à revoir, ils sont mal développés et l’évolution de leurs personnalités sont travaillées de manière bâclée.

Néanmoins, ce film n’est pas exempt de points positifs: William DAFOE nous livre une prestation remarquable, je l’ai adoré dans le rôle de Ryuk. D’autant plus que le rendu du Shinigami était vraiment bien faite. En dehors de DAFOE, les acteurs nous fournissent une interprétation assez honorable (surtout pour des rôles déjà mal écrits à la base).

Globalement, la réalisation est également bien dirigée. Les plans sont réfléchis et se prêtent bien au rythme du film. Le jeu des couleurs est également bien travaillé. On sent que le réalisateur s’est inspiré des séries à succès de Netflix comme Stranger Things ou Riverdal, où l’usage de néons rouges et bleus pour former un ton de couleur très prononcé est monnaie courante. C’est certes, pas très original, mais cela reste agréable à regarder. Enfin, mention spéciale à l’ambiance sonore, qui ajoute une véritable valeur ajoutée à la mise en scène.

Vous l’aurez compris, malgré tout ses défauts, je ne peux pas considérer ce film comme étant mauvais. C’est certes, au mieux un divertissement, mais en aucun cas une insulte à la saga. Il en faudrait d’ailleurs bien plus pour détruire un tel monument du manga.

Stardust

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Date de sortie: 2007

Réalisé par: Matthew VAUGHN

Avec: Charlie COX, Claire DANES, Robert DE NIRO, Michelle PFEIFFER

Note (sur 5 ♥): ♥ ♥ ♥ ♥

Durée:127 minutes

Bande annonceVisionnez ici!

Résumé:

Il était une fois un petit village anglais si tranquille qu’on aurait pu le croire endormi. Niché au creux d’une vallée, il devait son nom inhabituel – « Wall » – au mur d’enceinte qui depuis des siècles dissuadait ses habitants de s’aventurer dans le royaume voisin, peuplé de lutins, sorcières, pirates volants et autres engeances malfaisantes.
Un jour, un candide jeune homme, Tristan, qui convoitait la plus jolie fille de Wall, s’engagea à lui rapporter en gage de son amour… une étoile tombée du ciel. Pour honorer sa promesse, il fit ce que personne n’avait encore osé : il escalada le mur interdit et pénétra dans le royaume magique de Stormhold…

L’Avis d’Elodie:

J’ai regardé ce film pour le challenge Faerie du Bazar de la Littérature. De plus, j’avais adoré le livre de Neil GAIMAN dont est tiré le film, ouvrage récemment chroniqué sur le Baz’Art! ( pour lire la critique de Stardust, cliquez sur le lien!).

J’ai réalisé en visionnant ce film à quel point il était difficile de regarder un film juste après avoir lu l’ouvrage qu’il adapte. J’ai en effet eu du mal à réfléchir au film en temps qu’oeuvre à part entière, et n’ai pas pu m’empêcher de le comparer au livre. L’ouvrage de GAIMAN ayant été un grand coup de coeur, mes attentes envers le film étaient énormes!

Et dans l’ensemble, elles ont été satisfaites. Matthew VAUGHN (qui ensuite signera notamment l’excellent « X-MEN: Days of Future Past ») nous livre ici un petit bijou d’heroic-fantasy. On sent dans sa façon de tourner qu’il est heureux de faire ce film, et cette joie est communicative. L’histoire est niaise et est une ode à tous les clichés sur le monde de la Faerie possible, VAUGHN s’en donne à coeur joie!

Néanmoins, si VAUGHN adapte un livre qu’il adore, cela ne l’empêche pas de prendre des libertés avec l’écrit de GAIMAN. Les différences entre le livre et le film sont nombreuses, et j’avoue avoir un peu déçue par ces oublis. Certes, ils sont justifiables par une volonté de simplifier l’intrigue afin de ne point faire de film trop long. Mais j’ai été agacée de l’absence du lutin, de la Grande Fête de Wall… Et si le film use des dialogues écrits par GAIMAN, il manque des passages primordiaux à mes yeux, comme la discussion finale entre l’étoile et la sorcière (voir chronique du livre). De plus, suprême déception, la fin a été changée et des événements à mes yeux inutiles ont été ajoutés.

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Dune

5231Sorti en 1984

Réalisé par David Lynch

Avec: Francesca Annis, Kyle MacLachlan, Sting.

Durée: 2h10 pour la version cinéma, 3h08 pour la version TV de 1988

Bande annonce: ici

Synopsis: En l’an 10191, les Atréïdes et les Harkonnen s’affrontent pour la possession de Dune, la planète d’où est extraite l’Epice qui donne pouvoir et longévité. Seuls deux Atréïdes survivent à la bataille: Paul, l’hériter du trône, et sa mère. Réfugié chez les Fremens, mystérieux habitants de Dune, Paul prépare sa revanche…

L’avis de Meltoryas:

Il existe des oeuvres qui ne laissent personne indifférent. Nous en connaissons tous, des films qui sont considérés par certains comme des pures merveilles, et par d’autres, comme des bouses infâmes impossible à sauver. Dune, de David Lynch, fait partie de ses ovnis.

Parlons d’abord du scénario. Si vous trouvez Game Of Thrones compliqué, abandonnez tout espoir de vous plonger pleinement dans l’univers de Dune. Ce dernier est juste immense, avec un nombre de personnages, de planètes et d’intrigues politiques à en faire pâlir les géo-politiciens. Pour rappel, Dune est à l’origine une série de romans, écrite par Frank Herbert. Il existe aujourd’hui 7 tomes écrits par ce monsieur. Donc oui, il y a de quoi faire !

Dune reprend le premier roman de Frank Herbert. On y suit les aventures de Paul Atréïde qui, pour venger la mort de son père causée par la guerre pour la conquête de la planète Dune, va devoir apprendre à maîtriser un pouvoir et former une armée contre ses ennemis. C’est un résumé bien concis mais cela permet de mettre en avant un thème cher au genre: l’aventure initiatique d’un jeune homme pour qu’il devienne un héros. Tout cela avec technologies, pouvoirs magiques et intrigues politiques au menu. En cela, le scénario se rapproche de la prélogie de Star Wars. Rien de bien original, mais ce n’est pas dérangeant, car ce scénario permet de suivre le film plutôt facilement. Et ce n’est pas négligeable !

Mais bon sang, j’ai eu beaucoup de mal avec le rythme de la version cinéma (il existe une version TV durant 3h). Le début est long. LONG ! Le film commence par une série de dialogues vraiment monotones, mitraillant 100 références de l’univers à la seconde. C’est très lourd et cela demande une grande attention. Bref, si vous voulez regarder ce film en étant néophytes de l’univers: accrochez-vous à votre slip, vous allez en baver. L’action se développe enfin à la moitié du film, mais une fois que la machine tourne, il est difficile de tourner les yeux de l’écran et la plus part des questions posées en début de film finissent par être résolues, récompensant nos efforts d’attention.

C’est du Lynch, donc c’est loin d’être un film grand public. Il s’est vraiment éclaté lorsqu’il filmait les décors et les costumes, tous très extravagants et mettant en avant une identité propre et forte pour chaque peuple. Certains passages me font penser à Cronenberg, dans le côté monstrueux, sales et suants de certains personnages et décors. Malheureusement, les effets spéciaux paraissent grossiers, même pour l’époque. À trop vouloir en faire, certains effets paraissent surfaits (je pense notamment aux séquences des rêves de Paul, ou les boucliers de combats). Mais c’est avant son esthétique unique et haute en couleur qui fait l’identité de ce film.

Les musiques ne sont pas inoubliables. Mais elles s’accordent bien aux différentes scènes et permettent de se plonger plus facilement dans un film assez complexe. Sauf certains passages où une guitare électrique lâche des notes stridentes, certes durant des scènes d’actions, parfois épiques. Mais elle me paraît tellement en désaccord par rapport aux autres instruments. Et il y a rien de pire quand une musique nous sort de l’action d’un film, tellement elle nous dérange.

Les acteurs sont très convaincants pour la plupart. Mention spéciale à Sting, pour sa gueule de bad guy et surtout pour sa scène en slip de l’espace. Ce film vaut le coup rien que pour voir ce plan. Oui vraiment.

En résumé, Dune est un film assez incroyable, avec une identité forte, une histoire complexe et un casting efficace. Même si la mise en scène et le rythme vont en décourager plus d’un, Dune est un film à voir au moins une fois dans sa vie. Surtout pour le slip de Sting.

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Into the Wild

into-the-wild-movie-poster-1020406877Date de sortie : septembre 2007

Genre : film dramatique, biographie

Avec : Emile Hirsch, Vince Vuaghn, Kristen Stewart Marcia Harden, William Hurt, Jena Mallone, Catherine Keener…

Réalisateur : Sean Penn

Durée : 147 min

Résumé 

Tout juste diplômé de l’université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l’existence confortable et sans surprise qui l’attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.
Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s’aventurant seul dans les étendues sauvages de l’Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.

L’avis d’Elodie :

Pour moi, Into the Wild, malgré sa fin terrible, n’est pas une tragédie, mais une ode à la vie au grand air, à la route américaine et à ses traditions. Il s’agit d’un hymne à la splendeur des forêts de l’Alaska, d’un hommage à l’aventure et à ses plus grands représentants, de London à Kerouac…

Il me semble que le réalisateur Sean Penn a la même vision des choses : dans ce film, la beauté de la folie de Chris répond à celle du décor. La réalisation impeccable à ce niveau de Sean Penn magnifie la nature sauvage de l’Alaska. Emile Hirsch incarne parfaitement Chris, mais le réalisateur l’oublie souvent au profit de la magie des grands espaces, et ce pour notre plus grand plaisir, tant le paysage est sublime.

Autre point fort du film, les rencontres. Je craignais de voir l’émotion des dialogues se perdre, de voir des coupes drastiques crées pour limiter le film à de l’action pure. Mais heureusement, Sean Penn évite cet écueil. On s’attache autant dans le film que dans le livre aux personnages croisés sur la route de Chris. Mention particulière à Catherine Keener, tout simplement touchante.

Certes, des moments agacent : Penn tombe parfois dans la grandiloquence et ce au risque de réintepréter l’histoire, de la modifier . Comme exemple, on peut citer le passage du film où Chris brule des dollars et sa carte de sécurité sociale, alors qu’il est établi qu’il avait chez lui de l’argent à sa mort..

La BO d’Eddie Vedder est tout simplement parfaite, en particulier la chanson « Long Nights », dont voici le lien 🙂 : http://www.youtube.com/watch?v=bLZyVCZQjNE

En conclusion, Sean Penn, qui s’essaie à la réalisation pour la 5e fois, signe ici un film plutôt réussi, une juste interprétation du roman de Krakauer. Cette ode idéaliste à l’évasion dans un horizon cinématographique étouffé par les blockbusters est une véritable bouffée d’air frais…

Chris : « There is pleasure in the pathless woods,
There is rapture on the lonely shore,
There is society where none intrudes,
By the deep sea and the music in its roar
I love not man the less, but Nature more. »