Vaiana

Afficher l’image sourceDate de sortie: novembre 2016

Réalisé par: Ron CLEMENTS et John MUSKER

Avec les voix de : Auli’i Cravalho, Dwayne Johnson, Nicole Scherzinger

Note (sur 5 ♥): 4

Durée: 1407 min

Résumé:

La déesse Te Fiti possède le pouvoir de créer la vie grâce à son cœur. Cependant, le cœur est très convoité et un jour Maui, demi-dieu du vent et de la mer, s’en empare et laisse le démon Te Ka répandre le chaos ! Pour finir, le cœur et l’hameçon magique de Maui se retrouvent perdus en mer à cause du démon, ce dernier convoitant également le cœur. Depuis, le démon reste sur la barrière de l’île de Te Fiti.

Mille ans plus tard, l’océan choisit Vaiana, encore une enfant, pour restituer le cœur de la déesse. Vaiana grandit en étant coincée entre son désir de partir au large, au grand désespoir de son père, et celui de rester auprès des siens. Ce n’est que quand sa grand-mère Tala décède et lui remet le cœur, qu’elle avait récupéré quand Vaiana enfant avait rencontré l’océan, que l’héroïne va partir retrouver Maui pour qu’il répare son crime.

L’avis d’Elodie:

Hier soir, j’ai regardé pour la première fois « Vaiana », et sans surprise j’ai beaucoup aimé. Il s’agissait d’un des rares Disney que je n’avais pas encore vu, autant dire que pour moi le moment était un peu spécial… Découvrir un nouveau film de cette franchise est à la fois rare et récurrent, leurs films étant espacés de 6 mois à un an, mais c’est à chaque fois magique et émouvant. Acheter un dvd Disney, c’est souvent le gage d’une bonne soirée, surtout quand le film nous est inconnu.
« Vaiana » ne m’a pas émue comme je l’ai été avec « Coco ». Il ne m’a pas transportée comme « Le Roi Lion » et ne m’a pas fasciné comme avec « La Reine des Neiges ». Mais j’ai passé un excellent moment, qui a suscité nombre de débats et de commentaires après le visionnage. Un film rêvé donc pour pouvoir écrire un article sur ce blog!

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Du papier à l’écran #2: Persépolis

persépolis fr  Persépolis

Date de sortie : 2007

Genre : film animé, autobiographie

  Résumé :

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les événements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah. Avec l’instauration de la République islamique débute le temps des « commissaires de la révolution » qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire. Bientôt, la guerre contre l’Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère. Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l’envoyer en Autriche pour la protéger. A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l’adolescence, la liberté, les vertiges de l’amour mais aussi l’exil, la solitude et la différence….

(source : allociné )

Mon avis :

Je dois avouer avoir été méfiante au début, adapter une BD n’étant jamais chose facile. Le style très affirmé de Marjane Satrapi, cerne noir et tons grisés, n’arrangeait pas la situation. Je craignais un film fade, édulcoré…

Heureusement, mes craintes ont vite été dissipées. Paronnaud a réalisé ce film avec son auteure, et ainsi inscrit le film dans une continuité. Le style est préservé, magnifié même. Le pari est amplement réussi , l’histoire est encore plus vivante en film qu’en BD.

Parlons un peu à présent du scénario. L’histoire est touchante, Satrapi signe une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Elle croque à merveilles les petits défauts de son entourage, raconte avec affection leurs vies. Cette immersion dans la vie de Satrapi est loin d’être gênante. Ici, point de mélo douteux ou de situations exagérées. L’auteure ne tombe pas dans l’écueil de magnifier les choses, et reste la plus objective possible. Ce récit intimiste marque par sa délicatesse, et par son humour. Le spectateur oscille sans cesse entre rire et larmes, et c’est jouissif. Ce dernier commentaire est une image clichée, mais justifiée, tant ce film m’a émue !

Satrapi signe ici une belle ode à l’Iran, à sa culture et à sa force. Elle nous invite à ouvrir les yeux sur un peuple, un pays souvent méprisé, et ce avec dignité.

Je conseille donc ce film à tous. Il est rare de trouver des films animés bien ficelés sur des sujets sérieux, et celui la est particulièrement réussi.