Voldemort: Origins of the Heir

 

 

Date de sortie: janvier 2018

Réalisé par: Gianmaria PEZZATO

Avec: Stefano ROSSI (Tom Marvolo Jedusor), Maddalena ORCALI (Grisha McLaggen), Alessio DALLA COSTA (General Makarov), Aurora MORONI (Grisha McLaggen Jr), Andrea BAGLIO (Wiglaf Sigurdsson Jr), Andrea BONFANTI (Lazarus Smith)

Note (sur 5 ♥): 5

Durée: 52 min

« Voldemort, les origines de l’héritier » est un film amateur, autorisé par JK ROWLING, qui est généralement très protectrice envers son oeuvre. Le fait que ce film ait été autorisé à être créée a été pour moi un gage de qualité, et j’ai suivi sa conception de près, en trépignant d’impatience!
Ce film a donc été approuvé par Warner, et a été financé par les fans à la hauteur de 15.000 euros avec une campagne de crowdfunding sur Kickstarter. Il est sorti gratuitement sur youtube le 15 janvier, et je l’ai regardé avec Meltoryas immédiatement après sa mise en ligne, d’autant que des sous-titres sont disponibles. A l’heure où je vous écris, la vidéo dépasse les 11 millions de vues!

Il s’agit d’un prequel portant sur le maléfique Tom Elvis Jedusor, futur Lord Voldemort. Ici est relaté le basculement, le moment clé où l’étudiant modèle de Poudlard révèle sa vraie nature et passe de Jedusor à Voldemort. C’est une excellente idée je trouve, car si les indications sur l’adolescence de Riddle, notamment dans les 2 derniers tomes de Harry Potter, existent bien, elles sont néanmoins assez floues sur cet instant précis et laissent donc une jolie liberté d’interprétation / d’imagination au réalisateur du film. Et quel moment peut être plus passionnant que la fin des simulacres?

Les concepteurs du film ont inventé 3 personnages secondaires, parfaitement réussis. Avec Tom Jedusor, ils forment une sorte de club des 4 héritiers des maisons de Poudlard: Tom pour Serpentard, Lazarus pour Poufsouffle, Igor pour Serdaigle, et Grisha pour Gryffondor. On en peut s’empêcher de songer à d’autres groupes qui suivront, d’autant que leurs réunions se passent dans la Salle sur Demande: les Maraudeurs (James Potter, Sirius Black, Remus Lupin, Peter Pettigrow), les Frères Weasley, ou encore l’Armée de Dumbledore se rejoindront dans ce lieu emblématique.
Mais ici, est-ce réellement de réunion amicale dont il s’agit, de concours de force ou de manipulation? Le futur Voldemort a-t-il réellement réussi à se lier avec d’autres étudiants, ou se sert-il d’eux?
L’école terminée, chacun suit son chemin et Jedusor se lance dans la poursuite des artefacts des 4 Maisons, ses futurs Horcruxes, et une lutte féroce l’opposera à certains de ses anciens camarades… Je n’en dis pas plus.

Le scénario est juste génial, je pèse mes mots, et la fin époustouflante (même si, je vais me vanter, j’avais un peu deviné le twist final, je suis fière de moi! ^^)

Les acteurs sont supers, en particulier Stefano ROSSI, qui joue un Voldemort fascinant!

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L’ambiance est sombre, c’est une évidence. Les couleurs sont ternes volontairement, le rythme est lent, les dialogues longs certes mais porteurs de sens. L’action est peu présente, mais cela ne m’a pas gênée, et le final est juste superbe. Pour les effets spéciaux, beaucoup critiqués dans la sphère des chroniqueurs, et bien moi ils ne m’ont pas dérangée. Oui, ils sont amateurs et on voit parfois des faux raccords, des explosions mal réalisées, et oui, les lentilles brûlent nos yeux en plus de ceux des acteurs… Mais il ne faut pas oublier que le film a un petit budget, et franchement, passées les 5 premières minutes, on est tellement happé par l’histoire qu’on ne se rend plus compte de ces minuscules défauts.

Bref, vous l’aurez compris, c’est un film coup de coeur que je vous présente ici. Ne vous arrêtez pas aux critiques qui circulent sur le net et forgez-vous votre propre avis!

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Death Note: le film

Date de sortie: 25 août 2017

Réalisé par: Adam WINGARD

Avec: Nat WOLFF, Margaret QUALLEY, Lakeith STANFIELD, William DAFOE

Note (sur 5 ♥)♥♥

Durée: 101 min

Bande annoncelien youtube

 

Résumé

Inspiré du célèbre manga japonais écrit par Tsugumi Ohba et illustré par Takeshi Obata, Death Note suit un lycéen qui trouve un carnet doté d’un pouvoir surnaturel : quiconque le possède condamne à mort ceux dont il y inscrit le nom en pensant à leur visage. Enivré par un sentiment de toute-puissance quasi divine, le jeune homme commence à tuer ceux qu’il estime indignes de vivre.

(source: Allociné)

L’Avis de Meltoryas

** SPOILERS INSIDE **

Alors que le réalisateur pense sérieusement à tourner une suite, chose qui ne m’enthousiasme absolument pas, je tenais à vous livrer mon avis sur le film sorti sur la plateforme Netflix.

L’oeuvre a suscité beaucoup de réactions, en grande majorité négatives, et le manga ayant marqué mon adolescence, je ne pouvais que m’intéresser à ce film très attendu.

A mon avis, ce film ne mérite pas la haine qu’il suscite sur les réseaux sociaux, même si certains commentaires m’ont bien fait sourire! (voir lien Hitek.fr)

Là où le bât blesse pour les fans de Death Note, c’est dans le fait que le film ne soit pas assez fidèle au manga. Une réaction que je juge stupide, car il s’agit d’une adaptation, d’une réinterprétation de l’oeuvre originale. Cela ne se passe pas au Japon, mais dans une ville américaine, Light n’est donc pas japonais, c’est un ado américain avec un comportement typique d’une personne de son âge. Loin de me gêner, ces modifications permettent une nouvelle lecture de l’oeuvre originelle. Et cela n’est pas un problème, si l’ensemble est cohérent, ce qui est le cas. Arrêtons donc d’être puritain, ce qui fait vivre les mythes c’est bien l’adaptation. De plus, je tenais à ajouter que le fait que l’acteur qui joue L (Keith STANFIELD) soit de nationalité afro-américaine ajoute de la cohérence à l’histoire, le scénario se passant aux Etats-Unis! Les critiques n’ont donc pas de sens de ce côté là.

Je sais que les fans de mangas sont sensibles depuis l’apparition d’adaptation bien pourrie comme celle de Dragon Ball Evolution. Mais cela ne doit pas nous empêcher de critiquer un film pour ce qu’il est, et non pas pour ce qu’il devrait être selon nous. (Si vous voulez en savoir plus sur le Syndrome Dragon Ball Evolution, je vous encourage à regarder cette très bonne vidéo de Mickael J:

Un film qui respecte à la lettre une oeuvre est pour moi au mieux inutile, au pire très mauvais.

Par contre, il y a eu en effet des éléments qui m’ont dérangés lors du visionnage du film. J’ai trouvé le scénario incohérent par instant.

Par exemple, quand Light utilise le Death Note en inscrivant le nom du majordome de L, il écrit Watari. Or lors du début du film, il est stipulé que l’une des règles de Death Note est de noter le nom exact (avec le prénom) de la personne, afin qu’il n’y ait pas d’erreur. Ce genre d’exemple peut paraître anecdotique, mais elles sautent aux yeux et font tiquer le spectateur.

Autre élément gênant, la course poursuite. Étrange d’en trouver une en regardant un film décrit comme un thriller psychologique. D’autant qu’elle était franchement pas palpitante.

Les personnages semblent schizophrènes. Light est un ado, décrit comme impulsif et gamin, mais met au point d’un coup dans le film un scénario digne des plus grands stratèges. L est un homme qui pendant les trois quart du film reste calme et posé, et tout d’un coup, il devient à fleur de peau et s’énerve comme un forcené.

Et bon sang, cette fin ! Ayant déjà fait un léger spoil, je ne donnerai pas plus de précisions. Mais oui, elle est vraiment nulle.

Vous l’aurez compris, l’écriture des personnages est à revoir, ils sont mal développés et l’évolution de leurs personnalités sont travaillées de manière bâclée.

Néanmoins, ce film n’est pas exempt de points positifs: William DAFOE nous livre une prestation remarquable, je l’ai adoré dans le rôle de Ryuk. D’autant plus que le rendu du Shinigami était vraiment bien faite. En dehors de DAFOE, les acteurs nous fournissent une interprétation assez honorable (surtout pour des rôles déjà mal écrits à la base).

Globalement, la réalisation est également bien dirigée. Les plans sont réfléchis et se prêtent bien au rythme du film. Le jeu des couleurs est également bien travaillé. On sent que le réalisateur s’est inspiré des séries à succès de Netflix comme Stranger Things ou Riverdal, où l’usage de néons rouges et bleus pour former un ton de couleur très prononcé est monnaie courante. C’est certes, pas très original, mais cela reste agréable à regarder. Enfin, mention spéciale à l’ambiance sonore, qui ajoute une véritable valeur ajoutée à la mise en scène.

Vous l’aurez compris, malgré tout ses défauts, je ne peux pas considérer ce film comme étant mauvais. C’est certes, au mieux un divertissement, mais en aucun cas une insulte à la saga. Il en faudrait d’ailleurs bien plus pour détruire un tel monument du manga.

Man of Steel

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Date de sortie: 19 juin 2013

Réalisé par: Zack SNYDER

Avec: Henry CAVILL, Amy ADAMS, Kevin COSTNER, Diane LANE, Michael SHANNON

Note (sur 5 ♥)♥♥♥

Durée: 2h28min

Résumé:

Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur la Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité…Superman va devoir affronter deux autres survivants de la planète Krypton, le redoutable Général Zod, et Faora, son partenaire.

L’Avis d’Elodie:

J’avais envie de commencer cette chronique, une fois n’est pas coutume, par la fin du film.

En effet, l’échange de fin m’a fait sourire, en digne fan de la saga. Superman vient travailler en incognito au Daily Planet, où est employée Lois, et ce juste après avoir défendu la Terre et démontré qu’il préférait les humains à Krypton:

 » – Bienvenue sur notre Planet

–  Je suis ravi d’en faire partie. »

Si ce dialogue m’a plu, il me permet néanmoins d’introduire ce commentaire par le défaut du film: le côté un peu niais que peuvent avoir les conversations dans ce film. On est complètement dans les clichés, les protagonistes n’ont guère de subtilité et les dialogues s’en ressentent. Et malgré tout, on ne peut s’empêcher de sourire devant tant de naïveté… et on aime.

Pour développer sur le manque de profondeur des personnages, prenons l’exemple de Zod. Pour moi, c’était le personnage à ne pas rater, avec Superman sur lequel je reviendrai plus loin. C’est le grand méchant de l’histoire, mais pour moi sa noirceur vient de son trop grand amour pour sa planète. Dans le film, l’accent est mis sur le fait que si Zod veut protéger à tout prix Krypton, c’est parce qu’il a été programmé pour cela. C’est un choix scénaristique qui se défend certes, mais qui ôte beaucoup d’intérêt au personnage. On se retrouve ainsi avec des protagonistes complètement manichéens: Superman est le gentil, Zod le méchant, les humains sont à protéger, point. Or dans les comics est développé la théorie que Zod se sent désespérément seul et qu’il est prêt à tout, même au sacrifice ultime pour son peuple. Et il s’agit d’une cause honorable, que nous ne pouvons qu’admettre, qui donne de l’humanité au rôle, si on peut employer un tel adjectif pour un personnage extraterrestre!

Quant à Superman, je le trouve trop simple dans ce film. Il se fait maltraiter dans son enfance à cause d’une différence que les autres ne parviennent pas à cerner, mais reste bon et gentil… Une maturité difficile à admettre comme possible pour un enfant de 12 ans, parole de professeur! Loin de l’aigrir, les épreuves l’endurcissent certes, mais même le rendent meilleur ( un peu facile, non?). Au lieu d’être détruit par la mort inutile, autant l’admettre, de son Kevin COSTNER de père, il n’en devient que plus doux… Bref, que de bons sentiments. Et c’en est trop. Pour moi, un gentil peut avoir sa part de doutes, de noirceur, sans que cela gêne le message. Du coup, je dois admettre avoir été un peu déçue de ces personnages trop simplistes par instants.

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Je suis dans l’ensemble plutôt satisfaite du casting: Henry CAVILL est pour moi un bon choix pour le rôle de Superman. Il a un côté robotique qui sert bien le personnage! ^^ Amy ADAMS me convainc moins en incarnant Loïs, mais je pense que vu les répliques qu’on lui laisse, il est dur de tirer son épingle du jeu. Sinon, j’ai aimé le choix de Kevin COSTNER et de Diane LANE pour les parents de Superman.  Ils sont peu présents à l’écran, mais chacune de leurs apparitions marque.

Niveau effets spéciaux, on est servi, et c’est l’un des aspects les plus positifs de ce film. Toutes les scènes d’action sont calibrées, réfléchies, et vraiment agréables à l’oeil. Les séquences de vol sont extrêmement réussies, et démontrent à quel point Zack SNYDER est un bon réalisateur.

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Le film est rythmé, bien mené. Je ne l’ai pas trouvé long, ne me suis pas ennuyée un instant. Les scènes s’enchaînent sans fausse note, et c’est agréable.

Malgré les défauts cités en début d’article, j’ai adoré ce film. Si on n’évite pas les clichés, on est malgré tout entraîné par l’histoire et on se demande comment Zack SNYDER conclura son scénario. Arriver à créer du suspense dans un histoire archétypale que tout le monde connaît: là est la magie du réalisateur, et ce n’est pas facile!

Beetlejuice

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Date de sortie: 14 décembre 1988

Réalisé par: Tim BURTON

Avec: Michael KEATON, Geena DAVIS, Alec BALDWIN, Winona RYDER

Note (sur 5 ♥)

Durée: 92 min

Bande annonceVisionnez ici!

Résumé:

Pour avoir voulu sauver un chien, Adam et Barbara Maitland passent tout de go dans l’autre monde. Peu après, occupants invisibles de leur antique demeure ils la voient envahie par une riche et bruyante famille new-yorkaise. Rien à redire jusqu’au jour où cette honorable famille entreprend de donner un cachet plus urbain à la vieille demeure. Adam et Barbara, scandalisés, décident de déloger les intrus. Mais leurs classiques fantômes et autres sortilèges ne font aucun effet. C’est alors qu’ils font appel à un « bio-exorciste » freelance connu sous le sobriquet de Beetlejuice. (source: Allociné)

L’Avis d’Elodie:

Il y a quelques jours, j’ai découvert un des rares films de Tim BURTON, mon réalisateur fétiche, que je n’avais pas vu. N’ignorant pas la popularité de ce grand bonhomme, et étant admirative moi aussi de son oeuvre, c’est donc sur un terrain mouvant que je m’aventure avec cette chronique… Car les points positifs de ce film ont pour moi tous des pendants négatifs.

Sorti en 1988, il s’agit donc du deuxième film de Tim Burton, après « Pee-Wee Big Aventure », que je n’ai pas vu, et avant « Batman, qui sortira en 1989.

Vous vous en doutez, le film a vieilli. C’était le début des images de synthèse, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on remarque les ajouts! Le serpent des sables est tout bonnement ridicule, et on se rend  souvent compte que les décors sont en carton. Pourtant, loin d’être un défaut, ce style ajoute au charme du film. Je repense au fait que Wes CRAVEN avait refusé de tourner ce film, car il ne le trouvait pas assez horrifique, et ne peut que le rejoindre sur ce point. Ce film ne fait pas peur, et ce n’est pas le but. Il est empli de tendresse, j’y reviendrai plus loin, et fait sourire. Et du coup, le kitsch des décors est pour moi un avantage: il renforce le côté comique, et gêne alors bien moins que dans un « Star Wars ». Dans ces films tournés entre 1977 et 1983, on voit aussi que les effets spéciaux, s’ils restent très réussis pour l’époque, n’en sont quand même qu »à leurs balbutiements. Difficile de ne pas trouver un peu vieillot un « Star Wars » quand on le regarde 40 ans après sa sortie, et cet aspect ici ne peut pas être défendu par une volonté humoristique comme dans « Beetlejuice ». Les effets spéciaux ne sont pas dignes de la volonté du réalisateur,point (Et oui, je vois bien une levée de sabres lasers dans ma direction).

Bref, les décors en papier mâché et les monstres crées en carton ne m’ont pas dérangée. Ce qui m’a plus gênée dans ce film, c’est son caractère décousu. Le scénario part dans tous les sens, et n’évite pas certaines incohérences ou poncifs.

Le film a beau s’appeler « Beetlejuice », je trouve que ce personnage, interprété par le génial Michael KEATON, est sous-exploité. L’histoire est plus centrée sur le couple de nouvellement morts que sur ce fou sous amphétamines, et c’est bien dommage. Qui est Beetlejuice? Pourquoi ce nom? Pourquoi est-il devenu méchant? Pourquoi faut-il prononcer son nom 3 fois pour le faire apparaître? Pourquoi tous les vivants peuvent le voir, alors que prouver l’existence des fantômes à des vivants est interdit? Autant de questions auxquelles on a peu voir pas de réponses.

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Si le début du film est bien mené, avec le décès surprise et ridicule d’Adam et de Barbara, le film s’enlise un peu ensuite. On ne comprend pas comment est articulé le monde des esprits: se mêlent salle d’attente étrange, serpent des sables dévoreur d’âmes, limbes où flottent les fantômes exorcisés… Plein de concepts sont mis en place, mais ne sont pas du tout développés. Je me doute bien que pour évoquer tous ces points, le film aurait du alors prendre 4h, mais j’aurais préféré que Tim BURTON limite ses idées, mais les mène à leurs fins, plutôt que de lancer des dizaines de sujets sans les aboutir.

Par contre, j’ai adoré la dimension tendre crée avec la jeune Lydia (jouée par une Winona RYDER époustouflante pour son âge). Les deux fantômes, loin d’être des créatures malfaisantes comme dans tous les films sur ce thème, se prennent d’affection pour cette enfant gothique et mal dans sa peau, une enfant qu’ils auraient aimé avoir de leur vivant. Leur trio est bien mené, et mêle habituellement humour et douceur.

Les fantômes, justement, sont parfaits, et leurs scènes sont hautement comiques. Ma scène préférée? Celle de la possession, je ne résiste pas à l’envie de la partager:

Dernier bémol à signaler… Durant tout le film, on voit les deux fantômes lutter contre la famille qui détruit, pardon, réorganise leur maison. Puis après la fin de Beetlejuice, tout le monde est content et gentil. Fin du règne de l’art contemporain (bien lynché dans le film d’ailleurs, la prof d’arts plastiques que je suis a souri). Tout n’est qu’harmonie, les parents laissent tomber leurs ambitions de richesse et leur décoration spéciale pour vivre en bonne entente avec des fantômes qui s’occupent de l’éducation de leur enfant??! Niveau cohérence, logique, ce n’est pas top…

Pour conclure, ce film mérite clairement d’être vu. Malgré mes remarques négatives, j’ai passé un bon moment, et ai apprécié ce film. Mais je suis tellement habituée à des films plus maîtrisés de la part de BURTON que j’ai été surprise des lacunes de celui-ci. Il ne faut pas oublier que c’est un film de jeunesse pour le réalisateur, et les soucis évoqués plus loin participent au charme de l’oeuvre!

Tale of Tales

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Date de sortie: 2015

Réalisé par: M. GARRONE

Avec: Salma HAYEK, Vincent CASSEL, Toby JONES, JC REILLY, Bebe CAVE, Stacy MARTIN

Note (sur 5 ♥): ♥

Durée:134 minutes

Bande annonceVisionnez ici!

Challenge Faerie : 9 / 10-15  chroniques en mode Kelpie

Résumé:

Il était une fois trois royaumes voisins où dans de merveilleux châteaux régnaient rois et reines, princes et princesses : un roi fornicateur et libertin, un autre captivé par un étrange animal, une reine obsédée par son désir d’enfant… Sorciers et fées, monstres redoutables, ogre et vieilles lavandières, saltimbanques et courtisans sont les héros de cette libre interprétation des célèbres contes de Giambattista BASILE.

L’avis d’Elodie:

Mes excuses à ceux qui ont apprécié ce film, mais je vais être franche, ce film rentre dans mon classement des pires films que j’ai jamais vu, au point qu’il a suscité un article spécial sur ce thème, article qui paraîtra bientôt!

Pourtant, la bande annonce du film donnait envie, la voici d’ailleurs si vous avez envie de vous forger votre avis:

De plus, il était nommé au Festival de Cannes 2015. En d’autres termes, un comité d’expert a décidé que ce film valait la peine d’être vu, et ça me désole donc d’autant plus d’avoir été déçue de ce film.

GARRONE reprend ici des contes italiens. Nul surprise donc devant une reine qui mange le coeur d’un monstre afin d’avoir un enfant, et Salma HAYEK est convaincante dans ce rôle de mère torturée qui aime jusqu’à l’écœurement. Le réalisateur aborde des thèmes fondateurs, comme la perversité, l’ambition ou la violence, sujets récurrents dans les légendes traditionnelles.

Mais l’exercice de style du réalisateur échoue de par la lenteur inutile des scènes, par la gêne qui se dégage de moments qui se veulent oniriques, mais qui ne sont que trop crus. De plus, par essence même, un conte se clôt par une morale. Avec 3 histoires connexes, on s’attend à 3 conclusions et là, rien. Impossible pour moi à l’issue de ce film de déterminer quelconque moralité à ces histoires. A croire que ces deux longues heures de film aient été inutiles. A quoi bon en effet développer des récits si on ne les termine pas? Je n’ai rien contre les fins ouvertes, bien que cela soit un choix difficile, mais il faut les maîtriser, or là on dirait que GARRONE s’est perdu dans son propre film.

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Du papier à l’écran #3: Stardust

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Date de sortie: 2007

Réalisé par: Matthew VAUGHN

Avec: Charlie COX, Claire DANES, Robert DE NIRO, Michelle PFEIFFER

Note (sur 5 ♥): ♥ ♥ ♥ ♥

Durée:127 minutes

Bande annonceVisionnez ici!

Résumé:

Il était une fois un petit village anglais si tranquille qu’on aurait pu le croire endormi. Niché au creux d’une vallée, il devait son nom inhabituel – « Wall » – au mur d’enceinte qui depuis des siècles dissuadait ses habitants de s’aventurer dans le royaume voisin, peuplé de lutins, sorcières, pirates volants et autres engeances malfaisantes.
Un jour, un candide jeune homme, Tristan, qui convoitait la plus jolie fille de Wall, s’engagea à lui rapporter en gage de son amour… une étoile tombée du ciel. Pour honorer sa promesse, il fit ce que personne n’avait encore osé : il escalada le mur interdit et pénétra dans le royaume magique de Stormhold…

L’Avis d’Elodie:

J’ai regardé ce film pour le challenge Faerie du Bazar de la Littérature. De plus, j’avais adoré le livre de Neil GAIMAN dont est tiré le film, ouvrage récemment chroniqué sur le Baz’Art! ( pour lire la critique de Stardust, cliquez sur le lien!).

J’ai réalisé en visionnant ce film à quel point il était difficile de regarder un film juste après avoir lu l’ouvrage qu’il adapte. J’ai en effet eu du mal à réfléchir au film en temps qu’oeuvre à part entière, et n’ai pas pu m’empêcher de le comparer au livre. L’ouvrage de GAIMAN ayant été un grand coup de coeur, mes attentes envers le film étaient énormes!

Et dans l’ensemble, elles ont été satisfaites. Matthew VAUGHN (qui ensuite signera notamment l’excellent « X-MEN: Days of Future Past ») nous livre ici un petit bijou d’heroic-fantasy. On sent dans sa façon de tourner qu’il est heureux de faire ce film, et cette joie est communicative. L’histoire est niaise et est une ode à tous les clichés sur le monde de la Faerie possible, VAUGHN s’en donne à coeur joie!

Néanmoins, si VAUGHN adapte un livre qu’il adore, cela ne l’empêche pas de prendre des libertés avec l’écrit de GAIMAN. Les différences entre le livre et le film sont nombreuses, et j’avoue avoir un peu déçue par ces oublis. Certes, ils sont justifiables par une volonté de simplifier l’intrigue afin de ne point faire de film trop long. Mais j’ai été agacée de l’absence du lutin, de la Grande Fête de Wall… Et si le film use des dialogues écrits par GAIMAN, il manque des passages primordiaux à mes yeux, comme la discussion finale entre l’étoile et la sorcière (voir chronique du livre). De plus, suprême déception, la fin a été changée et des événements à mes yeux inutiles ont été ajoutés.

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Neska du Clan du Lierre T1 – Le Marché

9782756066455_cg.jpgTitre :  Neska du Clan du Lierre T1 – Le Marché des coccinelles

Scénario : Louise Joor

Dessin et couleur : Louise Joor

Type : Aventure – Fantastique

Éditeur : Delcourt

Pour commander : Ici 😀

Résumé :

Initiée par sa mère à la fonction d’appeleur, Neska se prépare à ce rôle qui consiste à attirer les escargots dont la survie du clan dépend. Alors qu’elles sont parties ensemble à la recherche de plantes rares, une ombre obstrue soudain le ciel.
Paralysée par une sensation inconnue, Nneska assiste à l’enlèvement de sa mère par un humain gigantesque. Folle de douleur, elle comprend que le clan est en grave péril.

L’avis d’Anaïs

Neska du clan du lierre, c’est avant tout des escargots, des coccinelles et du lierre. Non, c’est une blague, la bande dessinée ne tourne pas qu’autour de ça. C’est surtout et d’abord l’histoire de Neska, une petite demoiselle pas plus grande qu’une coquille d’escargot (pour de vrai cette fois) tout comme son peuple. Vous l’aurez compris, nous sommes chez des petites personnes qui vivent de la nature qui les entourent et pour lesquelles les animaux tels que les escargots sont très importants.

La jeune fille est donc appelée à sa fonction « d’appeleuse » pour justement attirer les bêtes citées ci-dessus dont son peuple est dépendant pour vivre. Elle accompagne alors sa mère de l’autre côté du mur interdit afin d’aller cueillir des plantes rares, introuvables de leur côté. Mais manque de chance, elles tombent sur un ennemi contre lequel elles ne peuvent rien faire : un immense. Autrement dit, un humain comme nous, terrible danger qui peut les écraser sans faire attention ou pire, les capturer. Neska va alors se mettre absolument à la recherche de sa mère, contre l’avis du reste de son peuple, ses périples dont celui au marché des coccinelles lui permettant alors de se découvrir un étrange mais intéressant pouvoir qui pourra lui permettre d’aider les siens.

Du côté graphique, la couleur prédominante est le vert, voire très vert pour cause de nature tout simplement ! Vous allez aimer cette couleur en tout cas. Mais cela n’entache rien à la bande dessinée qui est très colorée, d’un bout à l’autre, même durant les séquences nocturnes. Les ombres sont toujours marquées avec finesse et reste douces, rappelant les animes japonais. Et justement, si vous êtes connaisseurs des studios Ghibli, la couverture de Neska et son univers ne sera pas sans vous rappeler le film Arrietty, le petit monde des chapardeurs.C’est doux, c’est fin, c’est comme si justement ce dessin animé se déroulait juste sous nos yeux.

Pour ceux qui s’y connaissent un poil plus en littérature, cela vous rappellera The Borrowers (Les chapardeurs en français), une série jeunesse fantasy/fantastique rédigée dans les années 50 par Mary Norton et ayant pour thème ces petits êtres… dont se sont bien inspirés les studios Ghibli pour leur film 😉

Quoiqu’il en soit, si vous avez aimé ce film, si vous êtes curieux de découvrir ce petit monde, raison de plus pour foncer lire Neska du clan du lierre.