La Nouvelle Arche

La Nouvelle Arche par Lestrange

Auteur : Julie de LESTRANGE

Date de sortie : 25 octobre 2018

Éditions : Michel Lafon

Note : 3,5♥ /5

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies et sur michel-lafon.fr

Résumé:

Spécimen : enfant maintenu en gestation artificielle pendant quinze années. Donne naissance à un membre actif et productif de la Communauté.

Mathilde est l’une des premières. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle s’occupe des futures générations qui grandissent au Centre. Comme elle, ces spécimens n’auront pas d’enfance. Comme elle, ils naîtront, prêts à se battre, pour affronter l’ennemi invisible qui terrorise leur Communauté.
Aussi, lorsqu’un mal étrange frappe certaines unités, Mathilde cherche à tout prix le moyen de les sauver. Et ce qu’elle découvre pourrait bien remettre en cause sa propre humanité.
Mais peut-on être seule à changer le monde ?
Désormais, elle n’a plus qu’une alternative : se taire. Ou combattre.

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Révolte de feu

Révolte de feu (La Trilogie du Tearling, Tome 2)Auteur : Erija JOHANSEN

Année : juin 2018

Éditions : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 696

Note : 5 ♥

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies, le livre de poche

Vous pouvez trouver la chronique portant sur le tome 1 ici: Reine de cendres

 

Résumé:

Maintenant qu’elle porte la couronne, elle doit sauver le royaume.
Au fil des jours, Kelsea Glynn apprend à assumer ses nouvelles responsabilités de souveraine. Mais en stoppant les livraisons d’esclaves à Mortmesne, elle a provoqué la colère de la tyrannique Reine rouge, qui tire son pouvoir de la magie noire. En représailles, son armée attaque le Tearling pour s’emparer de ce qui, selon elle, lui revient de droit. Rien ne peut arrêter l’invasion. Pour la Reine du Tearling, face aux hordes noires qui menacent de déferler sur sa cité et sur son peuple, le temps manque.

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Porter sa voix: S’affirmer par la parole

Porter sa voix : S'affirmer par la parole par Freitas

Auteur : Stéphane de FREITAS

Année : août 2018

Éditions : Le Robert

Note : 3♥ /5

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies

 

Résumé:

Nous sommes tous amenés à prendre un jour la parole en public. Mais comment faire pour ne pas avoir peur et être écouté ?
Stéphane de Freitas nous donne les clés pour libérer notre parole, prendre confiance et se révéler aux autres et à soi-même.

Nous n’avons jamais autant eu l’illusion de pouvoir nous exprimer sur tout, partout et tout le temps. Mais sommes-nous écoutés ? Pour que nos envies, nos rêves puissent exister ailleurs que dans notre esprit, il nous faut apprendre à prendre la parole en public, à défendre clairement nos idées et à instaurer le dialogue. Pourtant la pratique de l’oral reste une compétence peu enseignée dans notre cursus scolaire. Pour beaucoup d’entre nous, elle est source de fragilité sociale et professionnelle.

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L’alchimiste du neutronium T1: Consolidation

Résultat de recherche d'images pour "L'alchimiste du neutronium T1: Consolidation"Titre: L’Aube de la nuit, 2e partie, l’alchimiste du neutronium (Tome 1: Consolidation)

Auteur : Peter F Hamilton

Année : 1997

Édition : Pocket Science Fiction

Nombre de page : 849

Pour commander : d’occasion, sur site de vente en ligne (Amazon, Recyclivre, FNAC, Cdiscount, etc)

Editions Pocket

Note : 4/5

Résumé :

Les possédés continuent de se répandre dans la galaxie. Le système de la Nouvelle-Californie est tombé et avec lui les ressources d’un système majeur de la Confédération, donnant aux possédés accès à des ressources qui leur permettent de s’en prendre ouvertement aux mondes de la Confédération. Sur Ombey, planète du royaume spatial de Kulu, c’est tout un continent qui est tombé avant que les forces armées ne parviennent à endiguer l’invasion, instaurant une sorte de statu quo entre les vivants d’un côté et les possédés et leurs « otages » (les corps qu’ils occupent) de l’autre. De leur côté les soeurs Kavanagh ont réussi à s’échapper de Norfolk et tentent de rallier Tranquilité, pendant que Quinn Dexter fait route vers la Terre pour y accomplir l’oeuvre du Frère de Dieu. Et pendant ce temps le docteur Mzu rassemble les survivants de Garissa pour terminer l’oeuvre commencée trente ans plus tôt.

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Uglies

Uglies par WesterfeldAuteur : Scott WESTERFELD

Année : mai 2007

Éditions : Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 430

Note : 3♥ /5

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies, PKJ

Résumé:

Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’Opération et à intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser…
Mais la veille de son anniversaire, Tally découvre le monde des rebelles. Là-bas, elle apprend que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’État : une manipulation.
Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection?

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Rupture dans le Réel T3: Expansion

Sans titre.pngTitre: Saga L’Aube de la Nuit  (Première partie : Rupture dans le réel , Tome 3 : Expansion)

Auteur : Peter F Hamilton

Date de parution : 1996 (Royaume-Uni) ; 2000 (France)

Edition : Pocket Science-Fiction

Nombre de pages : 534

Où l’obtenir : d’occasion ; sur internet ou en magasin spécialisé dans les livres d’occasion

Note : 5/5

 

Résumé (attention, risque de spoilers) :

Les envahisseurs se sont emparés de Lalonde. Seuls semblent leur avoir échappés une poignée d’enfants, conduits par le père Elwes. Les mercenaires recrutés par les autorités locales commencent à débarquer sur la planète, tandis que les forces spatiales de la confédération, ayant enfin pris conscience de la menace, organisent leur défense. Mais le mal a déjà commencé à se répandre à travers l’espace, sans qu’il semble possible de l’arrêter désormais. Pendant ce temps, sur Tranquilité, l’étude du bloc-mémoire Laymils commence à révéler ses secrets : la disparition soudaine de toute une civilisation pourrait-elle avoir un lien avec les événements de Lalonde ?

L’avis de Clément :

            Après Genèse et Emergence, voici le dernier tome de Rupture dans le réel, premier chapitre du roman de Peter Hamilton L’Aube de la nuit. (N’hésitez pas à cliquer sur les liens pour lire les articles précédents!)

            Autant le dire d’emblée, j’ai beaucoup aimé Expansion, et de manière générale tout ce premier chapitre de L’Aube de la nuit (comme je l’avais dit dans ma chronique sur Emergence, la somme des trois livres forme un tout encore meilleur que chaque livre pris séparément, et chacun d’eux est déjà très bon). Ça fait un moment qu’un livre (ou plutôt trois livres dans mon cas) ne m’avait pas tenu en haleine de la sorte pendant un mois. Comme Genèse et Emergence, Expansion est très prenant, le rythme est maîtrisé de bout en bout, et la fin m’a donné envie d’attaquer la deuxième partie de L’Aube de la nuit, L’Alchimiste du Neutronium (peut-être va-t’on enfin en apprendre un peu plus sur cet « alchimiste » évoqué dans Rupture dans le réel?)

            J’ai été assez surpris par la direction prise par l’auteur notamment concernant la nature du mal qui a envahit Lalonde. Ce qui était seulement sous-entendu dans le précédent tome est désormais clairement explicité, et même si ce genre de mélange entre la science-fiction et des éléments que l’on s’attend à trouver plutôt dans la littérature fantastique/fantasy (je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler) n’est finalement pas exceptionnel (un univers de fiction comme celui de Warhammer 40 000 va encore plus loin dans ce domaine, et même La guerre des étoiles possède sa Force mystique) je ne m’attendais pas à trouver cela dans L’Aube de la nuit. Et en fin de compte c’est plutôt intéressant, d’autant que l’auteur parvient à maintenir un bon dosage entre l’aspect SF (dominant dans l’univers développé) et les éléments fantastiques pour conserver à mes yeux la « cohérence » de son univers.

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            Côté scénario, si les deux premiers tomes de Rupture dans le réel étaient plutôt des œuvres introductives et assez « calmes » malgré quelques scènes d’action très réussie (notamment une « chasse à l’homme » dans la jungle que j’avais beaucoup aimé dans Emergence), dans le troisième en revanche l’action est au rendez vous : des combats spatiaux, des combats au sol, un habitat édeniste « infecté » par le mal échappé de Lalonde, une évasion, etc. Ces scènes d’action sont très bien écrites, surtout celles qui se déroulent dans l’espace (avec des échelles de distance qui peuvent sembler surprenantes, mais qui sont finalement raccord avec l’immensité de l’espace puisque les vaisseaux s’affrontent à des centaines de kilomètres de distance), et on a droit à quelques beaux moments de bravoure qui devrait plaire aux amateurs de récits guerriers. Au final l’histoire continue de se déployer, sans laisser au lecteur le temps de s’ennuyer, tout en conservant et en ajoutant même des ouvertures pour la suite.

            Pour ce qui est des personnages on retrouve évidemment les principaux des tomes 1 et 2, à commencer par Joshua Calvert, qui est à mes yeux toujours un sale c*n, mais qui m’est devenu un peu plus sympathique vers la fin du livre. Ione Saldana est toujours assez en retrait, ainsi que dans ce tome Louise Kavanagh (petite déception au passage concernant cette dernière, j’avais deviné ce qui allait lui arriver dès le tome précédent) ou Syrinx et Oenone. Heureusement cela est compensé par la mise en avant de personnages qui étaient plus en retrait dans les tomes précédents comme Kelly Tirrel (l’un de mes personnages préféré dans ce tome), ou d’autres qui étaient simplement mentionnés (comme les amiraux Saldana et Aleksandrovitch, j’espère d’ailleurs voir ce dernier occuper un rôle plus important dans les prochains tomes). Mentions spéciale également pour l’équipe de mercenaire que l’on suit à la surface de Lalonde : même si ces personnages sont finalement assez clichés surtout si on est un peu familier des fictions militaires, je les ai trouvé bien écrits et attachants.

            Je terminerai donc en disant que Expansion est conforme à ce que j’attendais : un roman de SF prenant, bien écrit, rythmé, avec un univers riche et cohérent, qui a su garder mon intérêt pendant toute ma lecture et entretenir mon envie de continuer. Alors rendez-vous dans une prochaine chronique pour le deuxième chapitre de L’Aube de la nuit, L’Alchimiste du Neutronium.

D’ici là portez-vous bien et n’oubliez pas : la lecture, c’est l’aventure !

 

Rubiel et moi

Titre : Rubiel e(s)t moi

Auteur Vincent LAHOUZE

Type : Autobiographie, Histoire Vraie

Éditeur : Michel Lafon

Nombre de pages : 269

Note : 3-4 ♥

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies, aux éditions Michel Lafon

Résumé:

Si je devais me souvenir d’une chose, d’une seule chose, ce serait la vision des murs gris de l’Orphelinat du Bienestar de Medellin et des portes qui claquaient lorsque nous courions dans les couloirs, le bruit sourd de mes pieds nus sur le parquet de bois délavé et poussiéreux. Oui, d’aussi loin que je me souvienne, la couleur n’existait pas.
Je suis né en Colombie, à la fin de l’année 1987, mais je n’ai commencé à vivre qu’en 1991.

L’Avis d’Elodie:

Je ne connaissais rien de ce livre et de son auteur avant de voir cet ouvrage proposé en service presse par Michel Lafon, merci encore aux éditeurs et à Camille Groelly pour cette découverte.

Il est toujours délicat de juger un récit autobiographique. Cela touche à quelque chose de tellement personnel (c’était l’euphémisme du jour) que souligner les points qui nous plaisent moins est gênant… mais quand un ouvrage est entre des mains de lecteur, il appartient un peu moins à son auteur. Il me reste plus qu’à espérer que l’auteur, s’il lit mes lignes, me pardonnera mon avis certes positif, mais un peu mitigé par instant.

Car autant l’avouer tout de suite, dans un premier temps j’ai eu un peu de mal à accrocher à la lecture de cet ouvrage. Après avoir enchaîné 4 livres écrits à la première personne, l’usage au début de la 3ème personne m’a déstabilisée, d’autant que le titre sous-entendait une autobiographie. Ensuite, quand l’usage tant attendu de la première personne est apparu, j’ai davantage apprécié ma lecture et ai compris où l’auteur voulait en venir.

Le début de l’ouvrage a donc été difficile. Si j’ai rapidement admis le talent d’écriture de l’auteur, j’y reviendrai plus loin, j’ai eu dans un premier temps du mal à adhérer avec l’ouvrage. Ne connaissant pas Vincent Lahouze et son histoire, je comprenais mal le propos du livre. L’alternance des propos, soit Rubiel soit Vincent, m’a déstabilisée de prime abord. Je m’attachais à peine à Rubiel qu’on me l’ôtait, et vice versa. Mais je suis heureuse d’avoir poursuivi ma lecture, et la lente compréhension des éléments a été intéressante.

Je le disais, il y a deux voix dans cet ouvrage. D’une part Rubiel, orphelin colombien qui quitte l’orphelinat et vit dans la rue après que son meilleur ami ait été adopté par des Français. Confronté à une violence crue et d’autant plus violente que c’est un enfant, il devra se débrouiller seul pour découvrir le pire mais aussi le meilleur des hommes. D’une autre part nous découvrons Vincent, qui est né Rubiel en Colombie mais qui a été rebaptisé par les Français qui l’ont adopté. On lit ses doutes, sa lente construction entre appartenance colombienne et identité française.

Ce livre, c’est l’histoire d’une retrouvaille finalement: Vincent grâce à cet ouvrage revient parler à Rubiel et essaie de reconstituer le puzzle qu’est son identité. Il se demande ce qui lui serait arrivé s’il n’avait pas été adopté. Et cette recherche de soi est passionnante. Elle est complétée par l’Instagram de l’auteur, qui y met photos personnelles et autres moments de vie. Cette diversité des médias, entre écriture et images, m’a plu.

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Sinon, le moins qu’on puisse dire, c’est que Vincent LAHOUZE a un style, un vrai, et qui est bien à lui. Les descriptions sont très précises, très détaillées, on voit, on sent ce qu’il raconte et parfois ca en devient presque dérangeant. En voici un extrait:  » L’air était saturé d’odeurs qui formaient un mélange presque écoeurant. Des arepas, ces galettes de maïs ou fourrées de viande, des tamales, des empanadas: les étals dégueulaient de nourriture. Avec les billets qui lui avait donnés la femme, il acheta de quoi manger pour deux jours, il engloutit tout en deux minutes. » Les champs lexicaux sont maîtrisés, on a la nausée à la place du personnage, c’est donc parfaitement réussi.
Et si le style et l’histoire sont là, le lecteur ne peut être que satisfait, c’est donc mon cas malgré les bémols cités plus haut.

J’ai donc vécu un moment de lecture qui, sans avoir été un coup de coeur absolu, a été néanmoins passionnant. Cela m’a permis aussi de sortir de ma zone de sécurité quant aux ouvrages que je lis, et un peu de changement fait toujours du bien!