You VS Wild

Afficher l’image sourceDate de diffusion : depuis le 10 avril 2019

Nombre de saisons: 1 saison, 8 épisodes

Origine : Série américaine

Avec, dans le rôle de : Bear Grylls en tant que Bear Grylls

Note: 1/5 ♥

Résumé:

Dans cette série interactive, les spectateurs décident du destin de Bear Grylls, tandis que l’aventurier se rend dans les endroits les plus hostiles de la planète.

L’Avis d’Elodie: 

Soyons clair, si j’adore les récits d’aventure et les auto(biographies) de personnes courageuses ayant décidé de se confronter à la dureté de la nature , a priori Bear Grylls était trop marketé pour moi et ne correspondait donc pas au type de profil que j’apprécie connaître davantage. Et après visionné quelques épisodes de cette série, le verdict est clair: mes a priori étaient justifiés. Préparez vous à un lynchage assumé.

Le sieur est un ancien soldat des forces spéciales anglaises, et s’est fait connaître pour sa série de téléréalité Man VS Wild, où il expliquait les différentes techniques de survie en milieu hostile. J’ai regardé quelques épisodes, et j’ai eu l’impression de voir un Koh Lanta en plus trash. Si les explications sur comment se débrouiller en pleine jungle ou sur un lac gelé n’étaient pas inintéressantes, la voix de Bear en off était tout simplement horripilante, les commentaires superflus et expliquant ce qu’on voit déjà à l’écran, et le suspense peu crédible.

Par acquis de conscience, je me suis aussi procurée un de ses ouvrages, Born Survivor: Bear Grylls, longue liste de choses à faire et de moments de glorification de l’auteur envers lui même… Le livre a vite rejoint ma pile de livres à revendre sur Priceminister.

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Titans

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Date de diffusion : depuis le 11 janvier 2019 sur Netflix

Nombre de saisons: pour l’instant, 1, soit 11épisodes de 45 minutes

Origine : Série américaine, crée par Akiva GOLDSMAN

Avec, dans le rôle de : Brenton THWAITHES (Dick Grayson), Teagan CROFT (Rachel), Anna DIOP (Koriandr), Ryan POTTER (Garfield)

 

Synopsis

Menés par Nightwing, ancien protégé de Batman, de jeunes héros s’allient pour combattre le crime tout en luttant contre leurs propres démons.

L’avis d’Elodie

Soyons clairs, je suis fan du concept même de super héros. Après m’être enfilée une grande partie des films Marvel et tous les DC, j’ai enchaîné avec les séries, notamment « Supergirl », « Arrow », « DC Legends of Tomorrow », « Flash » pour DC et « Luke Cage », « Iron Fist » et mes chouchoutes « Marvel les Agents du Shield » ou « Agent Carter » pour Marvel donc.

Mais autant l’admettre, je suis un public très, très difficile à satisfaire…
Je voulais trouver une série qui mette en valeur l’aspect sombre des personnages sans que cela devienne trop glauque, mon côté chochotte étant une chose pleinement assumée. Exit donc « Gotham ».
Mon refus d’effusions gore ne validait pas pour autant des niaiseries constantes et une tonalité rose bonbon que je trouve hors de propos dans une histoire traitant de super héro. Au revoir « Supergirl »…

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Burger Quiz

Première pour le blog, je fais un billet dans l’onglet « série » pour une émission TV. Mais quelle extraordinaire émission c’est! Cela faisait plusieurs mois que j’avais envie de glisser quelques mots à ce sujet, et le moment et l’inspiration sont venus maintenant!

A la base, je n’aime ni les jeux télévisés, ni l’humour décalé, ni les blagues, ni les stars, ni les gens, ni… là je m’égare, désolée.
Alain Chabat, créateur et animateur de l’émission, a réussi à me réconcilier avec tout ca ou presque, une jolie prouesse qui méritait bien son article.

Le concept est simple: Dans un décor style diner américain, deux équipes intitulées « Ketchup » et « Mayo » s’affronte sur des questions toutes plus loufoques les unes que les autres. Un point est appelé un Miam, l’objectif est d’atteindre 25 Miams. Il y a différentes épreuves:

  • Nuggets: Une question, 4 propositions.
    Exemple: Quel était le premier nom du RER (Réseau Express Régional)?
    * ZUT   * CROTTE   * MERDE   *ENFOIRE
    La bonne réponse est MERDE au fait (oui oui).
  • Sel ou Poivre: Jeu de rapidité dans lequel on doit dire si la bonne réponse est sel, poivre ou les deux… ou plutôt Vincent Cassel, Vin sans sulfiltes ou les deux?

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Reign

Résultat de recherche d'images pour "reign affiche saison 4"Date de diffusion : 2013-2017

Nombre de saisons: 4 saisons, annulée à la 4ème

Origine : Série américaine, crée par Laurie McCarthy et Stéphanie SENGUPTA

Avec, dans le rôle de : Adelaide KANE (Marie Stuart), Megan FOLLOWS (Catherine de Médicis), Rachel SKARSTEN (Elisabeth 1ère), Celina SINDEN (Greer de Kinross), Craig PARKER (Narcisse)

Note: 2/5 ♥

Résumé saison 1:

1557. Après avoir passé plusieurs années dans un couvent sur le Mont St Michel, Marie Stuart, 15 ans, Reine d’Ecosse depuis la mort de son père alors qu’elle n’avait que six jours, fait son entrée à la Cour de France où son futur mari, le Prince François, l’attend. Accompagnée de ses meilleures amies, Kenna, Greer, Aillie et Lola, qui sont aussi ses sujets, elle est bien décidée à embrasser sa destinée. Cependant, elle découvre que sa vie est constamment en danger : on essaie d’abord de l’empoisonner, puis de la violer. Des forces obscures et mystérieuses semblent même l’entourer…

L’avis d’Elodie:

Soyons clairs tout de suite, « Reign » se veut être une série historique… mais c’est loin, très loin d’être le cas. Si les décors sont époustouflants, la rigueur (et encore, je ne suis pas sûre que c’est le bon terme) s’arrête là et le reste est TRES fantasmé. Historiens, adorateurs de la précision ou public avide d’apprendre davantage sur l’histoire de l’Ecosse, passez votre chemin, les erreurs, approximations et autres modifications de l’Histoire avec un grand H sont légion et m’ont fait pleurer des larmes de sang.

Voici quelques exemples rapides, et non des moindres, de ces imprécisions récurrentes: la saison 1 tourne autour du couple formé par Marie Stuart et François II de France. Dans la série, ils sont âgés d’une vingtaine d’années, vivent une idylle tumultueuse abondamment égrenée de tromperies, coups d’un soir et combats au couteau… Alors que François II a été un être maladif mort à 16 ans après 1 an de règne. Bien loin de l’image chatoyante d’un roi toujours à cheval et guerroyant pour les beaux yeux de sa bien-aimée… qui en réalité est arrivée en France à l’âge de 6 ans dans le cadre d’un mariage arrangé. Idem pour le frère bâtard de François, Sebastian, qui n’a lui tout simplement jamais existé!

Vous l’aurez compris, pas de précision historique avec cette série qui est en fait un soap opéra historié. Fan des « Feux de l’Amour » et de télénovelas, ce divertissement est fait pour vous! Marie Stuart vit des romances avec absolument TOUT le monde, du frère bâtard du roi dans la saison 1 au chancelier de la reine Elisabeth, son ennemie, dans la saison 4. Mariée et enceinte, elle trouve encore le moyen de nouer des liens avec un de ses ministres alors que la cérémonie date de 3 jours. La vertu de cette pauvre Marie prend un grand coup dans la série, et je ne vous parle pas de celle d’Elisabeth 1ère, supposément vierge selon la légende, qui ne trouve rien de mieux que de remplacer Marie dans les draps de son chancelier.

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En même temps, c’est vrai que Marie et son époux ont l’air très épanoui juste après le plus beau jour de leur vie.

En voilà pour le moment pruderie. Mais, me direz vous, pourquoi s’être enchainé 4 saisons d’une telle torture? Et bien d’abord, je n’aime rien de plus que d’écrire des articles pour ronchonner, je l’admets! Et, c’est honteux, mais l’inventivité des scénaristes m’a fascinée. Nul tabou ne les a bloqués, on dirait que le dénouement des épisodes a fait l’objet d’un tirage au sort fantasque (qui va mourir? qui va finir avec qui? et surtout, de quelle couleur sera la robe de Marie?). Comme dans Shadowhunters, « Reign » a été un plaisir monstrueusement coupable… Mais je ne pouvais m’arrêter sans voir comment ces écrivains si inventifs ont traité la fin de Marie Stuart, cette icône tragique. Et vous vous doutez de la réponse… Oui, on est dans une forme de masochisme lorsqu’on persiste dans une série aussi abominable juste pour voir le clap final.

Malgré ce portrait apocalyptique que je vous dresse, des petits points positifs subsistent. Ce casting essentiellement féminin s’en tire remarquablement bien quand on voit les dialogues qu’on leur propose. Rachel SKARSTEN alias Elisabeth est fabuleuse, c’est même un personnage auquel je me suis attachée, même si sa performance n’égale pas celle d’Anne Marie DUFF dans « The Virgin Queen », mini série de 4 épisodes disponible également sur Netflix, et bien plus rigoureuse du point de vue historique. Voir aussi l’excellent article de CriticToo sur les séries tudoriennes.

Megan FOLLOWS, qui incarne Catherine de Médicis, est fascinante, je l’ai adorée dans son rôle de reine mère despote et de belle-mère intrusive dans les premières saisons… Quel dommage que son personnage ait été assagi par les scénaristes dans la saison 4, Megan FOLLOWS savait parfaitement persifler des insultes en préparant des poisons, il fallait la faire continuer!

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Autre point positif, les décors, bijoux et costumes sont un plaisir pour les yeux. Bravo aux costumiers, je me doute bien que c’est carrément faux historiquement parlant (vu les antécédents de la série et l’allure de ces robes, ca paraît évident!) mais en tout cas c’est vrai que c’est joli. Je rêve à présent d’avoir une robe de princesse complètement loufoque comme Marie! En voici un petit échantillon, pour conclure cet instant chiffon:

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Vous avez dit reine de la promo?

L’image provient du blog Costumes de Film, cliquez sur le lien pour lire son article aussi dubitatif que le mien sur la série!

Pour conclure, je dois quand même admettre un microscopique instant d’émotion quand les scénaristes ont cédé certes à la facilité (encore) en concluant la série avec un come back des instants marquants sur les 4 saisons, après que (SPOILER!) Marie n’ait pas été sauvée par son fils et soit décapitée. Elle rejoint son premier amour François et sa vie défile devant nous. Un léger, très léger reniflement m’a quand même échappé, ils sont forts ces américains.

Bref, vous l’aurez compris, cette série s’adresse au fans des Frères Scott ou de Gossip Girl plus qu’aux amoureux de l’histoire… à moins que comme moi, vous n’êtes pas contre passer un moment télévisuel entre coup de gueule et fascination honteuse envers la beauté des acteurs et des costumes.

Je compte faire bientôt un nouvel article sur mes lectures / visionnages en rapport avec l’histoire de l’Ecosse, qui est un peu mon dada depuis maintenant plusieurs années, en attendant vous pouvez consulter le précédent si vous êtes à la recherche de séries ou livres plus sérieux sur l’Ecosse de Marie Stuart: L’Ecosse en lecture.

A bientôt!

The Crown (saisons 1 et 2)

Affiche The CrownDate de diffusion : depuis novembre 2016

Nombre de saisons: 2 saisons, la troisième est en production

Origine : Série britannique, crée par Peter MORGAN

Avec, dans le rôle de : Claire FOY (Elisabeth), Matt SMITH (Philip), Vanessa KIRBY (Margaret), Jared HARRIS (Georges VI), John LITGOW (Churchill)…

Note: 5/5 ♥

Résumé:

The Crown se concentre sur la Reine Elizabeth II, alors âgée de 25 ans et confrontée à la tâche démesurée de diriger la plus célèbre monarchie du monde tout en nouant des relations avec le légendaire premier ministre Sir Winston Churchill. L’empire britannique est en déclin, le monde politique en désarroi … Une jeune femme monte alors sur le trône, à l’aube d’une nouvelle ère.

L’avis d’Elodie:

De la Queen of England, je ne connaissais que quelques éléments, guère flatteurs à son encontre: son silence presque dédaigneux à la mort tragique de sa belle-fille Lady Di, la distance qu’elle semble mettre avec les membres de sa propre famille, ses tenues toutes plus pastels les unes que les autres… Quand Netflix a sorti cette série, je m’y suis vite intéressée, étant passionnée par les histoires royales mais ne connaissant guère la reine qui gouverne le pays voisin!

Une saison représente une dizaine d’années de la vie d’Elisabeth II. La première saison se consacre aux débuts de la jeune reine, la deuxième se déroule dans les années 60.

J’ai particulièrement aimé la saison 1. On y voit une jeune femme hésitante, essayant tant bien que mal d’évoluer dans un monde dominé par les hommes. Que ce soit son époux Philip, son père George VI ou son Premier Ministre Winston Churchill, tous semblent par leur assurance écraser une femme à peine sortie de l’adolescence et qui se cherche encore, dans un contexte des plus difficiles qui plus est. Le pays est exsangue, sort à peine de la Seconde Guerre Mondiale et doit être redressé. A la mort précoce de son père, Elisabeth hérite d’un trône dont elle ne voulait pas et affronte rapidement de grandes difficultés, entre soucis familiaux et erreurs politiques: sa timidité maladive, , les tromperies supposées de son mari, le caractère emporté de sa soeur et l’avidité de pouvoir de sa mère d’un côté, la décolonisation, les ministres qui se succèdent, la recherche de sa juste place dans l’échiquier mondial… Les problèmes se suivent et ne se ressemblent pas.

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Dans la saison suivante, on découvre une Elisabeth au point par rapport à ses responsabilités, mais de plus en plus seule. Pour se protéger, elle s’enferme dans un personnage toujours ganté, aux tenues fades et repoussant maladivement toute excentricité. Un personnage peu séduisant aux yeux de son mari toujours avide de nouveauté et d’exotisme, et qui donne à la Reine une image snob qui l’éloigne doucement d’une génération jeune et rebelle. Entre les trahisons et les rebellions d’un Philip qui ne trouve pas sa place dans une monarchie trop antique, les errances amoureuses d’une soeur bien plus charismatique qu’elle et la difficulté de concilier vie de famille et politique, Elisabeth semble se noyer dans un verre d’eau, tout en proposant à la face du monde un visage impassible. On ne peut s’empêcher de compatir et de défendre cette Reine pourtant peu expansive, et admirer son courage face au déferlement de crises qu’elle doit affronter.
Cette seconde saison est certes plus lente, plus contemplative que la précédente, mais reste toujours de qualité.

Si le scénario est passionnant, le reste ne fait pas triste figure. Les acteurs sont tout simplement époustouflants. Grâce à un Matt SMITH incroyable, j’ai appris à haïr et adorer à la fois ce Prince Philip machiste qui n’arrive pas trouver sa place. Le charisme de Vanessa KIRBY dans le rôle de Margaret est éclatant et on s’attache vite à cette princesse rebelle qui n’en fait qu’à sa tête. LITHGOW en Churchill est écrasant, et l’acteur nous livre une des plus belles interprétations à ce jour de ce personnage iconique. Enfin, last but not least, Claire FOY est épatant de sensibilité dans son jeu, et je suis épatée par tout ce que l’actrice arrive à nous transmettre comme émotions rien qu’en esquissant un mouvement ou en fixant la caméra… Une digne héritière de l’âge d’or du théâtre anglais.

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Je continue ma liste de qualificatifs dithyrambiques en évoquant la photographie de la série, absolument parfaite. Les images d’époque en noir et blanc entrecoupent les plans actuels, les paysages verdoyants de l’Ecosse sont parfaitement mis en valeur comme le brouillard étouffant londonien (petite pensée à l’épisode « The Fog », l’un des meilleurs de la série).
La musique aussi est géniale, en même temps on n’en attend pas moins d’Hans ZIMMER!

Vous l’aurez compris, la série « The Crown » est un joli coup de coeur que je ne peux que vous conseiller. que vous soyez fan d’histoire ou pas, elle vaut le détour!

Riverdale

Date de diffusion : depuis janvier 2017

Nombre de saisons: 2ème saison paraissant en octobre 2017

Origine : Série américaine, crée par Roberto AGUIRRE-SACASA

Avec, dans le rôle de : KJ APA (Archie), Lili REINHART (Bettie), Cole SPROUSE (Jughead), Camilla MENDES (Veronica), Madelaine PETSCH (Cheryl), Marisol NICHOLS (Hermione), Luke PERRY (Fred), Mädchen AMICK (Alice), Casey COTT (Kevin), Skeet ULRICH (FP)…

Note: 4/5 ♥

 

Résumé

C’est la rentrée dans la petite ville de Riverdale, qui se remet doucement de la mort tragique du jeune Jason Blossom. Cette rentrée est un nouveau départ pour Archie qui s’est décidé à faire carrière dans la musique malgré la fin de sa relation secrète avec sa professeur de musique qui lui sert de mentor et la fragilité de son amitié avec son meilleur ami Jughead.

De son côté, sa meilleure amie Betty, secrètement amoureuse de Archie, doit faire face à sa mère sur-protectrice qui la drogue aux médicaments. Mais tout va commencer à changer pour elle quand elle va faire la connaissance de Veronica, une nouvelle et riche élève qui arrive en ville à la suite d’un scandale ayant touché de près sa famille.

Mais tout ceci n’est qu’une partie des nombreuses histoires et secrets qui peuplent Riverdale, une ville calme et à l’image parfaite, mais qui cache dans l’ombre de nombreux dangers et une face très sombre.

L’Avis d’Elodie

Des héros pas si banals…

A priori, on s’attend à une série adolescente classique: l’histoire racontée est celle d’un groupe de potes finissant leur lycée. Il y a Archie, le roux joueur de footballeur plutôt populaire et gendre idéale, Bettie l’intello petite fille parfaite, Jughead l’élève en marge mais a quand même comme ami Archie, Cheryl la garce… Arrive ensuite Veronica, la citadine riche qui rejette la campagne, et le cliché est complet. Mais pas tant que ça… car Jason, le frère de Cheryl, a été assassiné il y a un mois et on ignore qui est le meurtrier.

Or c’est ce dernier événement qui fait basculer les personnages. Si de prime abord, ils semblent donc extrêmement classiques, cela ne dure pas. La progression la plus fascinante à mes yeux est celle de Betty, qui passe de miss propre-sur-elle au début de la série à une fille dangereuse, parfois mal dans sa peau et complètement borderline… au point qu’on a peur de jusqu’où elle pourrait aller. Une évolution fascinante.

Autre rôle passionnant, Cheryl Blossom, garce, mante religieuse, enfant mal aimée, meurtrière, pyromane ou fille désespérée? Difficile même à la fin de la série de savoir si on la hait ou si on l’adore, mais en tout cas ce personnage est époustouflant, grand coup de chapeau à l’actrice qui l’incarne, comme à tout le casting d’ailleurs!

Chez les garçons, c’est Jughead qui se distingue, et c’est celui qui se montre le plus mature dans la série, alors qu’on aurait eu tendance à le laisser dans la catégorie bad boy d’opérette dans un premier temps.

Tous  les acteurs sont exceptionnels et jouent à merveille, même s’ils sont clairement plus âgés que leurs rôles. Et les parents ne sont pas en reste non plus. J’ai adoré retrouver dans le rôle du père d’Archie un Luke de « Beverly Hills » qui n’a pas trop mal vieilli, joli clin d’oeil à une autre série adolescente à succès. A noter également la présence de Mädchen Amick, la mère de Bettie, complètement flippante (et flippée?), qu’on connaît grâce à « Twin Peaks » ou « Witches of East End ». Bref, un casting aux petits oignons!

Une série clichée?

D’une traditionnelle série adulescente telle Les Frères Scott , on évolue vers une tragédie complexe et bien écrite. La saison 1 suit nos jeunes héros menant leur enquête, mais à force de chercher, ils finissent par découvrir bien des secrets, dont certains les touchent directement. A travers la mort de Jason, c’est leur innocence qu’ils ont perdu, et en cherchant des réponses, ils ne font que susciter de nouvelles questions sur la ville dans laquelle ils vivent, sur les gens qu’ils côtoient. Riverdale n’est pas un lieu si tranquille que cela, et c’est toute la structure de la société américaine qui est interrogée.

De multiples thèmes sont évoqués à travers les épisodes: drogue, viols, harcèlement scolaire, trafics d’influence et meurtres… Derrière les maisons proprettes et les barrières en bois bien blanches dignes de toute ville américaine qui se respecte, il y a des monstruosités. Une notion bien clichée, et très proche de « Desperate Housewives » me direz vous. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que c’est bien « Riverdale » qui a crée ces clichés, le comics datant des années 40…

J’ai réalisé un peu tardivement que chaque épisode reprend le titre d’un film connu:

  • River’s Edge = Le Fleuve de la Mort, avec Keanu REEVES
  • Anatomy of a Murder = Anatomie d’un Meurtre,d’Otto PREMINGER
  • A Touch of Evil = La soif du Mal,d’Orson WELLES

Bravo aux scénaristes, ces clins d’oeil sont géniaux!

Une esthétique léchée

Ce qui a fait que j’ai tant aimé « Riverdale », c’est bien l’atmosphère. On se retrouve projeté dans les années 40-50 de par les décors ou les vêtements des protagonistes. « Chez Pop’s », le café où le groupe se retrouve et où aura le rebondissement final de la saison est constamment filmé, au point où on peut le considérer comme un personnage à part entière. Ce décor est magique, et participe à une esthétique bien particulière et extrêmement bien travaillée.

Les vêtements aussi ont leur importance, tous les protagonistes ont des tenues soignées à l’extrême et on peut qualifier le blouson de Jason Blossom comme on a évoqué le café Pop’s!

 

Une imagerie fantasmée parfaitement représentée par les posters de la série, bourrés de doubles sens, où les personnages ont des sourires carnassiers et des postures pleines de suggestions…

Chaque plan pourrait être une photo, le résultat est superbe. Il y a du « Stranger Things » là dedans, et la présence au casting d’Ethel alias Barb n’est peut-être pas un hasard…

En conclusion

Je suis obligée d’admettre que cette série a des défauts, évidemment. L’intrigue connaît quelques latences, notamment au début de la saison. Les scénaristes n’ont pas résisté à l’envie de nous glisser des triangles amoureux qui sont un peu lassants, et bien sûr, certains personnages ne m’ont pas convaincue par leur utilité… mais peu importe! Les qualités précédemment citées rivalisent largement avec ces petits soucis.

Vous l’aurez compris, c’est une série qui m’a vraiment enthousiasmée. Esthétiquement irréprochable, elle est agréable à regarder, l’intrigue est entraînante et les acteurs jouent vraiment bien! Une bonne série que je ne puis que conseiller! La saison 2 arrive bientôt, et je trépigne d’impatience!

 

Marvel: Agents of Shield

marvels-agents-of-shield-poster-1472990942.jpgDate de diffusion : depuis septembre 2013

Nombre de saisons: 4ème saison en cours de diffusion sur ABC

Origine : Série américaine, crée par Josh WHEDON, Jed WHEDON et Maurissa TANCHAROEN

Avec, dans le rôle de : Clark GREGG (Phil Coulson), Chloe BENNET (Skye / Daisy), Ming NA (May), Brett DALTON (Ward), Luke MITCHELL (Lincoln)…

Note: 4/5 ♥

Résumé:

Après de longs mois de repos à la suite de sa blessure infligée par le dieu Loki pendant l’invasion de New York, l’agent Phil Coulson réintègre le SHIELD, une organisation internationale qui enquête sur les phénomènes paranormaux et défend la terre des menaces terroristes ou d’invasions extra-terrestre.
À son retour, l’agent se voit confier une nouvelle équipe d’enquêteurs. Elle est composée de Melinda May, une aviatrice experte en arts martiaux ; Grant Ward, un espion redoutable ; Leo Fitz, un génie de l’informatique et des nouvelles technologies et Jemma Simmons, une biologiste. À cette équipe du SHIELD s’ajoute Skye, une pirate informatique membre d’un groupe de hackers prônant la liberté d’information. Arrêtée par l’équipe de Coulson, elle les rejoint en tant que consultante. Ensemble, ils ont pour mission d’enquêter sur des mystérieux artefacts et de stopper des organisations séditieuses.

(source: wikipédia)

L’Avis d’Elodie:

Après une véritable invasion Avengers, Marvel Studios et ABC décidèrent de continuer à user de la poule aux oeufs d’or (quelle expression vieillotte, mais je n’en trouve pas d’autre!) en créant une série télé. Les acteurs d’Avengers étant trop chers, et choisir de nouveaux visages trop risqué, ils choisirent donc d’axer leur histoire sur un arc narratif évoquant Phil Coulson, le directeur du Shield. Après un repos bien mérité après sa blessure infligée par Loki (événements relatés dans le film « Avengers »), Coulson réintègre le Shield, une organisation chargée de résoudre des problèmes de type paranormaux.

Des supers-héros introuvables dans une série portant sur le paranormal et sur Marvel?

L’idée est simple, et le format se rapproche ainsi de séries chères à mon coeur et dont le succès ne se dément pas, comme NCIS ou CSI:NY. A chaque épisode est traité une enquête, et par ailleurs une nouvelle intrigue est développée en filigrane durant chaque saison. Et c’est là que le bât blesse (oui, cet article sera celui des expressions oubliées). Si à chaque fois j’ai trouvé l’intrigue de saison bien menée et haletante, autant les épisodes sont très inégaux.

Durant la première saison, la déception s’est principalement située dans le fait que les héros manquent au casting. Pas d’apparition de guest au programme, et c’est bien dommage. Et les (supers?)-vilains paraissent bien fades… La tension monte doucement (trop peut-être) et ce n’est que dans le dernier quart de la saison que les intrigues deviennent vraiment complexes et intéressantes… avant un final des plus surprenants! Il n’empêche que le bilan de la première saison reste négatif, et que j’ai eu du mal à me motiver à poursuivre l’histoire. Je craignais de supporter à nouveau des épisodes sans grand intérêt, avec beaucoup de latences…

Mais la saison 2 oublie les défauts de la première. La trahison d’un membre important de l’équipe ajoute le piment qui manquait, et l’arc narratif sur les Inhumains (qui devraient avoir leur film en 2019) est bien travaillé.

Néanmoins c’est lors de la saison 3 que Josh Whedon, papa de Buffy, montre (enfin!) l’ampleur de son talent… S’il est dommage d’avoir attendu 3 saisons pour avoir des héros / méchants dignes de ce nom, la qualité des personnages fait oublier leur absence quasi systématique durant les deux premières saisons. Le grand méchant Alveus est tout bonnement hallucinant (bravo à l’acteur qui nous montre une belle performance théâtrale), ainsi que le personnage de Lash, dont l’intrigue est savoureuse. Niveau gentils supposés, les Inhumains, dans leur ambiguïté même, sont fascinants, et amènent un peu de sang neuf à une équipe efficace certes, mais qui tournait un peu en rond…

Des personnages archétypaux certes, mais réussis

… Remarque qui me permet d’évoquer les personnages phares de la série. En effet, l’équipe première, avant les ajouts de sang neuf, se composait de personnes: Coulson of course, May, Skye/Daisy, Ward, Jemma et Léo. Arrivèrent ensuite Mack, Hunter et Bobby, puis des Inhumains comme Lincoln ou Elena.

Chaque personnage a un rôle bien précis, mais ce n’est pas lassant, car ils sont tous subtils malgré leur apparente simplicité. Ainsi, May a certes le rôle de la femme badass, mais elle n’est pas exempte de fragilités, développées dans la saison 3 lors de sa relation avec Andrew.

L’évolution de Skye-Daisy-Quake est bien menée, et c’est appréciable de voir un personnage changer sous nos yeux. Le personnage est fascinant, et les intrigues qui lui sont liées sont originales et bien menées. Vous l’aurez compris, je suis fan de la demoiselle.

Ces remarques me permettent de souligner à quel point les personnages féminins sont mis en avant dans la série. Même la nerd Jemma apprend à se défendre, et aucune des agents ne se permettraient de jouer les demoiselles en détresse… C’est d’ailleurs plutôt elles qui sauvent ces messieurs! Et c’est donc une image forte et positive de la femme qui est véhiculée dans la série, chose digne d’être soulignée.

Niveau masculin, gros coup de coeur pour l’agent Ward, je n’en dirais pas plus… mais rien que pour ce personnage, la série mérite d’être vue.

Bref, vous l’aurez compris, un casting réussi qui sauve clairement la série, malgré les errements dans le scénario de la saison 1, relatés plus haut.

Une série destinée aux fans de l’univers Marvel et de la culture pop

En me disant que cette série ne pouvait être appréciée que par les amoureux de Marvel, j’ai réalisé que je confonds nerd et geek, hérésie suprême. Après recherche, en résumé l’être geek est un sir amateur de sf, jeux vidéos, comics et/ou nouvelles technologies. Le nerd est quant à lui un fou de sciences ou mathématiques, et l’imagerie populaire le veut plus renfermé que le geek. En d’autres termes, pour en revenir à notre sujet, « Marvel: Agents of Shield » est clairement une série pour geeks! Mais même si vous ne vous identifiez pas à ce mot, la narration de la série est assez ouverte, et les intrigues compréhensibles pour tous. Par contre, le bémol se situera au niveau des clins d’oeil que vous ne détecterez pas si vous ne connaissez pas les références…et qui font tout le sel de la série!

Ainsi, je ne résiste pas à vous faire mon petit top 3 des meilleurs hommages à la culture pop dans la série:

  1. Coulson qui se prend pour Leïa dans Star Wars lorsqu’il use d’un hologramme pour leurrer l’ennemi (saison 3, épisode 21)                                                                                              
  2.  Les références à Harry Potter (1 par saison environ!)                                                         0a8b903acd57281e632137395d8df985.jpg (564×612)
  3. Terminator comme référence ultime… ou pas!

En conclusion…

J’apprécie beaucoup cette série (assez pour m’être enfilée la saison 3 en quelques jours, en ces temps de vacances scolaires), et ne peux que la conseiller aux amateurs de comics! Si vous arrivez à surmonter une première saison catastrophique, vous ne pourrez qu’aimer le jeu des acteurs et l’intelligence des intrigues développées ensuite!