Instagram et moi

Vous allez croire que je ne veux plus publier de Petits Bonheurs le vendredi, et c’est loin d’être le cas… mais cet article est en fait le petit frère du dernier Petit Bonheur publié: Le Petit Bonheur #10: La Petite Marchande de Prose et une histoire d’Instagram, c’est grâce à cet article que j’ai eu l’idée d’écrire celui-ci! La semaine prochaine, promis, vous aurez votre vrai instant bonheur ^^

Instagram et moi, c’est une petite histoire d’amour. Passionnée de photo, j’ai immédiatement accroché à ce réseau social uniquement basé sur les images, pas comme avec Amino à qui j’avais consacré un article et qui a été un bel échec.

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Rupture dans le réel T1: Genèse

Résultat de recherche d'images pour "rupture dans le réel"Titre: L’aube de la Nuit, première partie Rupture dans le réel, tome 1 Génese

Auteur : Peter F Hamilton

Date de parution : 1996 (Royaume-Uni) ; 2003 (France)

Edition : Pocket Science-Fiction pour cette édition, Robert Laffont

Nombre de pages : 509

Où l’obtenir : d’occasion ; Amazon, Recyclivre, sur les sites de Pocket ou de Robert Laffont

Note : 4/5

Résumé :

            Au XXVIIe siècle l’humanité est divisée en deux grandes factions, les adamistes et les édenistes. Les mondes habités par l’homme, ainsi que par d’autres espèces xenos (extra-terrestres), sont rassemblés dans une organisation politique, la Confédération, qui s’efforce de maintenir la paix dans la galaxie. Mais des milliers d’année auparavant vivait une autre xeno-civilisation, les Laymils, qui semble avoir disparu d’un seul coup, sans que l’on ne sache comment ou pourquoi, et dont ne subsiste qu’un gigantesque anneau de ruines orbitant autour d’une géante gazeuse. Ont-ils été tué, et par qui ou quoi ? Auraient-ils pu découvrir quelque chose de pire que la mort qui les auraient poussé à un gigantesque suicide collectif ?

Mon avis :

            A l’heure où j’écris cette chronique c’est les vacances d’été, et quoi de mieux qu’une terrasse, un verre de glaçons avec n’importe quoi dessus, une vue sur la mer Méditerranée et un bon livre pour se détendre avant de retourner au front (l’éduc’nat p’tit, c’est comme le Viet-Nam, on en revient jamais vraiment … Maintenant passe moi la bière).

            Bref, me voilà donc lancé à l’assaut de L’Aube de la Nuit, une série de sept livres de science-fiction totalisant 6000 pages et répartis en trois parties (Rupture dans le réel, dont je vais parler du premier tome ici ; L’Alchimiste du Neutronium, et Le Dieu Nu).

            Genèse est principalement un livre d’exposition. Peter F Hamilton commence à déployer son univers, notamment les deux principales factions de l’espèce humaine. D’un côté les adamistes correspondent aux humains « standard » de la SF ; de l’autre les édenistes se distinguent par « le gène d’affinité », qui crée une sorte de lien psychique collectif qui permet aux édenistes de communiquer entre eux par télépathie, mais aussi avec leurs habitats et leurs vaisseaux qui sont des sortes d’organismes vivants (ou du moins conscient, avec même une sorte de personnalité). Cette caractéristiques est un point très intéressant du livre, qui ouvre pas mal de possibilité en faisant de certains vaisseaux ou lieux de véritables personnages. Bref on a là un univers très intéressant, cohérent, avec des caractéristiques familières aux amateurs de SF mais aussi des traits originaux, que j’ai très envie d’explorer plus en détail.

            Outre ces deux factions, Genèse introduit également d’autres éléments de l’univers de Peter Hamilton : la technologie, les principales organisations politiques, la chronologie des événements antérieurs les plus importants, etc. Ce premier tome introduit aussi beaucoup de personnages : des colons partis de la Terre à la recherche d’une nouvelle vie sur la colonie de Lalonde, un chercheur de xeno-artefacts et capitaine de vaisseau indépendant, une secte d’adorateurs de satan (dans un roman de SF, oui oui), une capitaine de vaisseau édeniste, une princesse cachée, des renégats cherchant à devenir immortels, et une scientifique impliquée dans des événements ayant entrainé la quasi-extermination des habitants de toute une planète et la perte de « L’alchimiste » (quelque chose qui semble être une sorte d’arme surpuissante, bien que ce ne soit pas clairement indiqué) des années auparavant.

            Je n’ai pas grand chose à dire sur le style, ça se lit très bien, c’est fluide et c’est un très bon roman tourne-page. Je n’ai pas non-plus ressenti en lisant Genèse cette sensation de longueur qui m’avait (entre autre) fait abandonner la Trilogie martienne. Pour un livre d’exposition dont une bonne partie est consacrée à de la présentation d’univers il se passe plein de chose : de l’exploration de ruines, des combats spatiaux, une chasse à l’homme, etc ; avec en conclusion une scène finale à l’atmosphère de quasi-fin du monde mais à l’échelle d’un village, et un cliffhanger qui m’a donné envie d’attaquer le second tome.

Pour conclure cette (courte) chronique, et au risque de me répéter, Genèse est un très bon livre d’introduction/exposition. L’auteur y présente son univers, introduit ses personnages, et ouvre plusieurs arcs narratifs qui se déploieront probablement au cours des prochains tomes. Bref, un premier volet prometteur, et de nouvelles chroniques en perspectives.

D’ici là bonnes vacances si vous êtes en vacances, portez vous bien et n’oubliez pas : la lecture, c’est l’aventure !

A suivre : Rupture dans le réel (tome 2) : Émergence

Premières Lignes #37: Les Chroniques des Fleurs d’Opale

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage! Et de mon côté, cela me permet de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Ou encore de les sortir de ma PAL dans laquelle ils sont depuis trop longtemps perdus! Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré.

Pour ce trente-septième rendez-vous de cette chronique publiée tous les mercredis , voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: « Les Chroniques des Fleurs d’Opale« , d’Ielenna.

« Plus de trente ans. 

Voilà plus de trente ans que je veille sur toi. Un temps à la fois si fugitif et si conséquent. Il n’est guère en mon habitude de me tourner, regard vers le passé, vers les pas tracés. Mais ce jourd’hui, plus que jamais, mon coeur se dédie à ces années, dont certaines, que tu n’as pas connues. Des souvenirs comme tant d’autres, comme tu en as, comme tu t’en forgeras. Et je puis t’assurer que je n’en suis pas indigente!

J’ai connaissance, bien souvent malgré moi, des rumeurs éventées, des billevesées proférées à mon encontre. A propos de mes origines qui font de l’esclandre, de mon parcours sur le layon escarpé de ma vie si singulière. A propos de toi, de ton père, de ceux que j’ai chéris ou simplement rencontrés au détour du chemin. La vérité ne mérite toujours pas d’être rétablie dans les oreilles des sots aveuglés par leurs convictions, puisqu’elle ne saurait que leur fournir le fil de leurs tissus de mensonges.« 

J’ai eu la joie de pouvoir acquérir cet ouvrage lors du Salon Fantastique de Paris, directement sur le stand de l’auteure, et au vu de ces premières lignes, je suis d’autant plus ravie!

En toute sincérité, je suis à l’heure actuelle à un peu plus de la moitié de l’ouvrage, et en suis complètement satisfaite. Cela fait du bien de lire un livre de jeune auteure réussi, après les déceptions qu’ont été Les Ailes d’Emeraude ou dans une moindre mesure Edwenn, Le Monde des Faes.  Ici, on sent que Ielenna maîtrise son propos et son univers, tout s’agence merveilleusement bien, on s’attache très vite aux personnages, le style d’écriture est simple, mais extrêmement efficace… Bref, une énumération de points positifs qui devraient vous faire comprendre à quel point je passe un bon moment en lisant ce beau livre, à la sublime couverture illustrée par Anna Dittmann.

A mettre entre toutes les mains!

 

L’oeuvre de Fumito Ueda : une autre idée du jeu vidéo

9791094723654_1_75.jpgTitre :  L’oeuvre de Fumito Ueda : une autre idée du jeu vidéo

Auteur : Damien Mecheri

Éditeur : ThirD Editions

Pagination : 224 pages

Prix : 19€90

Pour commander : Ici
(Un extrait est disponible à la lecture ;))

Résumé : Interrogation emblématique qui depuis des années alimente les débats, la question de l’essence artistique du jeu vidéo continue d’être débattue aujourd’hui. S’il apparaît essentiel pour la reconnaissance de la valeur culturelle du médium, ce sujet fait en réalité grincer bien des dents. Parmi les jeux qui alimentent le débat, une trilogie se démarque particulièrement, signée par le concepteur japonais Fumito Ueda, dont la démarche de création – proposer quelque chose qui n’existait pas ailleurs – a habité la confection de chacune de ses productions : ICO, Shadow of the Colossus et The Last Guardian. Trois œuvres qui partagent une même esthétique, une même philosophie de la conception vidéoludique, voire un même univers. Surtout, trois œuvres qui nous renseignent sur l’homme derrière elles et son idée fixe : proposer une autre idée du jeu vidéo.


L’avis d’Anaïs

Il y a toujours cette fameuse question que l’on redoute quand on aborde un sujet qui passionne les deux interlocuteurs : quel/le est ton/ta [insérer objet ici] préféré/e ? Parfois on répond qu’il y a un peu de tout en essayant de citer tout ce qu’on peut de différent, et d’autres fois on sait pertinemment quoi répondre. Pour les jeux vidéos, j’aime bien répondre que je joue de tout, ce qui est vrai dans un sens, mais j’aime surtout pouvoir avouer que parmi les jeux qui m’ont le plus marqués, il y a ICO, Shadow of the Colossus et The Last Guardian. Par conséquent, quand la petite maison d’édition « ThirD » a sorti en mai 2017 cet ouvrage, c’était une évidence : il fallait que je l’ai et que je le lise.

Concrètement, le livre est séparé en 5 parties distinctes :

  • Création
    • Cette partie est intéressante car non seulement elle parle de la création (d’où le nom!) des trois jeux, mais aussi des différentes influences artistiques qui ont pu inspirer des morceaux des jeux, ou encore le développement de ces derniers.
  • Univers
    • Analyse plus profonde de la trilogie, cette partie est la plus « spoil » du livre car elle explique chacun des jeux dans leur histoire et leur déroulement avec justesse. Un rapprochement entre les diverses thématiques (les cornes, les mythes,…) termine de combler le chapitre.
  • Musique
    • Sans doute bêtement ce qui m’a fait aussi acheté le livre car la bande originale est toujours très importante pour moi dans un jeu comme dans un film. Et forcément, pour ceux-ci, je voulais savoir ce que donnais une analyse des instruments et des musiques associées aux divers passages des jeux. Très intéressant encore une fois.
  • Décryptage
    • Partie la plus dense et la plus longue du livre. J’avoue que le début m’a légèrement ennuyée car pour pouvoir parler du jeu vidéo en tant qu’art, on a droit a la définition même de l’art ainsi que la notion d’auteur. Je vous rassure, ça reste utile pour comprendre la suite mais ayant étudié cela en long et en large, c’est de là que vient mon ennui ^^ » Par la suite, on en apprend énormément sur (justement) le jeu vidéo en tant qu’art, les techniques de cinématiques, de mise en lumière, etc…
  • Héritage
    • Conclusion efficace sur l’oeuvre de Fumito Ueda, l’héritage est bourré de références de jeux d’hier et d’aujourd’hui qui se rapproche plus ou moins de la trilogie TRICO, entre clin d’oeil, faux amis et sur l’avenir proche.

Mon premier coup de cœur allait à la couverture alors que les trois jeux et leurs personnages sont représentés dans des lieux rassemblés en un univers commun. Ce ne sera malheureusement que la seule illustration que vous trouverez dans ce livre et c’est sans doute l’un des seuls vrais bémol que j’aurai à émettre. Car des artworks, des recherches, des croquis ou des plaquettes (même si les exclusivités sont rares), sont toujours un plaisir pour les yeux lorsqu’on est fans. On retrouve à minima des symboles ressemblant à l’écriture imaginaire utilisée dans ces jeux comme puces et barres de séparations.

L’auteur a parfois de courtes incursions subjectives sur des phénomènes ou des évènements qui peuvent faire tiquer certains, notamment sur la « tendance « abominable » du speed watching » causé par le bain de la surconsommation. Un peu brusque comme note de bas de page quand même ! Par ailleurs, celui-ci se dédouane également de toute analyse plus profonde des différents jeux au niveau des symboliques profondes et des hypothèses que le tout internet a pu créée. Il aurait été agréable d’avoir en surplus, quand bien même celles-ci auraient été fausses, un petit florilège des « on dit » sur les histoires du jeu. Rien de bien grave néanmoins.

Ce livre s’adresse en tout cas aux fans, aux vrais. Inutile d’en parler à ceux qui apprécient juste le jeu vidéo ou qui aurait effleuré la trilogie : ce serait les spoiler inutilement voire pire, les ennuyer. Mais à contrario, évidemment, je le conseille vivement à ceux qui ont admiré le travail de Fumito Ueda et même si vous n’avez joué qu’à un seul des jeux car le reste vous donnera envie de tester les autres. Une vraie petite perle pour découvrir toujours plus de cet univers onirique.

Premières Lignes #9: Hunger Games

Basé une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce neuvième rendez-vous de cette chronique publié exceptionnellement ce mardi, voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: « Hunger Games » T1 de Susanne COLLINS.

 » A mon réveil, l’autre côté du lit est tout froid. Je tâtonne, je cherche la chaleur de Prim, mais je n’attrape que la grosse toile du matelas. Elle a dû faire un mauvais rêve et grimper dans le lit de maman. Normal: c’est le jour de la Moisson.

Je me redresse sur un coude. Il y a suffisamment de lumière dans la chambre à coucher pour que je les voie. Ma petite soeur Prim pelotonnée contre ma mère, leurs joues collées l’une à l’autre. Dans son sommeil, maman paraît plus jeune, moins usée. Le visage de Prim est frais comme la rosée, aussi adorable que la primevère qui lui donne son nom. Ma mère aussi était très belle autrefois. A ce qu’on dit.« 

C’est cet ouvrage qui m’a réconciliée avec la littérature dite adolescente. A part l’exception Harry Potter, ce style me laissait assez dubitative. J’avais pleuré des larmes de sang en lisant « Twilight » (comment ca, j’exagère?), grincé des dents en lisant « Alice au Pays des Zombies » ou « Eragon »… Puis j’ai trouvé en achat d’occasion « Hunger Games », et ca a été une petite révélation. Ont suivi ensuite dans le désordre « Divergente », « La Quête d’Ewilan »,  » Nos étoiles contraires »… Je trouve que la littérature ado a connu un joli renouvellement, au point que je lis plus d’ouvrages de ce type qu’à l’époque où j’étais ado!

Pour en revenir à « Hunger Games », il s’agit de Premières Lignes tout à fait respectables. L’héroïne parle, on découvre son attachement à une mignonne petite soeur qui, on le devine, aura un rôle important dans l’histoire. On évoque la mère, usée par une vie difficile qu’on découvrira dans les pages suivantes.

Et surtout, une Moisson est évoquée, et on sent bien qu’il s’agit de l’élément perturbateur. Le choix du mot est bien fait je trouve: on s’attend à parler de blé, mais la formulation semble indiquer quelque chose de bien plus dangereux… une Moisson de personnes?

Bref, ce sont des Premières Lignes efficaces car l’intrigue est mise en place dès les deux premiers paragraphes. Le style est simple et efficace, agréable à lire… et de bon augure pour la suite de l’ouvrage.

Dans son ensemble, c’est une trilogie qui m’a beaucoup plu, j’ai beaucoup apprécié l’univers développé et l’intrigue est réussie!

Eux aussi nous livrent des Premières Lignes:

Le super blog chez qui j’ai trouvé l’idée: Ma Lecturothèque

Et..

Moglug 

Les Livres de George

• La Chambre rose et noire

• Lectoplum
Songes d’une Walkyrie

Pousse de Gingko
• Colcoriane
Camellia Burrows 
Akatsuki no manga
Mon univers fantasy

Premières Lignes #4: Magie Verte

Basé une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce quatrième rendez-vous, qui je l’espère sera publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: Magie Verte, une anthologie de feues les éditions Oxymore, que j’ai réussi à trouver sur priceminister.

Je ferais bientôt un article pour la série « Choisir un livre », article qui portera sur les boîtes d’éditions que je suis les yeux fermés, et la première à laquelle je pense est sans hésiter « Oxymore », crée par Léa SILHOL… Pour faire simple, à chaque fois que je vois un ouvrage à prix abordable de cet éditeur, je me l’offre sans même consulter le résumé, et à chaque fois c’est parfait!

Pour en revenir à « Magie Verte », en voici le début, les premières lignes  de la première nouvelle publiée dans l’ouvrage, écrite par Claude MAMIER

 » Paddy O’Reilly bourra sa pipe et en tira une bouffée. Dehors, le soleil descendait sur l’Atlantique, dessinant sur les flots un ruban irisé qui s’étendait au fil des minutes. Paddy sourit. Il arriverait un moment, il le savait, où la mer tout entière brillerait ainsi, mêlant le ciel et l’eau dans une blancheur qui masquerait l’horizon. Même si sa petite-fille, habituée à la vie londonienne, ne le comprendrait jamais, c’était pour ces quelques instants quotidiens qu’il s’accrochait à sa vieille maison rongée par les embruns, à l’extrême nord de l’Irlande. « 

Réaliser un recueil de nouvelles est un exercice difficile. Personnellement, j’aime qu’il y ait une cohérence claire entre les textes, que tous soient liés par une trame, même légère. En cela, « Les contes de la Tisseuse » de Léa SILHOL, est une réussite. Le choix de la première nouvelle est primordial, et donne le ton à l’ouvrage.

Au moment où j’écris ces lignes, je m’apprête à lire ce livre et ne le connaît donc pas encore, mais ces « Premières Lignes » sont encore une fois de bon augure. Le style est simple, mais attrayant. On a envie de savoir plus sur ce vieil Irlandais buté, et envie de découvrir son histoire. Nul doute que vous lirez prochainement une chronique sur cet ouvrage, qui en plus se lie parfaitement au challenge Faerie du Bazar de la Littérature!

Autumn Book TAG

Une idée volée (encore une fois!) à la Lecturothèque, merci <3. Et comme d’habitude, je suis un peu à la ramasse, et fait un TAG sur l’automne à quelques jours de l’hiver… tout à fait logique.

J’ai modifié quelques questions afin de les mettre plus à mon goût, ne soyez pas surpris! 😉

1/ Trouvez une couverture qui vous fait penser à l’automne.

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Dans ma PAL depuis 1 petit mois, il y a Maintenant c’est ma vie, dont la couverture me fait beaucoup penser à l’automne, avec ses couleurs chatoyantes et ses feuilles délicates. Bon d’accord, faut oublier les papillons et on est bons. Mais il peut encore y avoir des papillons en automne, non?

2/ Un livre parfait pour lire au coin du feu.

Into the Wild, commenté par le Baz’art il y a quelques années, est pour moi un livre culte, et est absolument parfait pour une soirée cocooning.

Extrait de ma chronique:  « Il préféra vivre son rêve plutôt que de rêver sa vie…il en est mort. » Qui n’a jamais rêvé tout lâcher, abandonner sa vie ne serais-ce qu’un instant pour partir vivre une aventure, quelle qu’elle soit ? Il est rare d’aller au bout de ses rêves. On en parle tous, sans oser franchir le pas.. Chris Mc Candless l’a fait. Et même si sa fin fut tragique, son histoire empreinte d’idéalisme est belle. »

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3/ Un livre que tu utiliserais pour allumer le feu.

Je suis plutôt contre brûler des livres, cela paraît évident. Mais quand on me parle de brûler des ouvrages, je ne peux m’empêcher de penser à « Fahrenheit 451« . J’ai adoré ce livre, que ce soit clair, mais je trouve singulièrement ironique l’idée de brûler un livre qui justement en évoque le sujet.

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4/ Un livre qui sent bon les marrons chauds et les feuilles mortes

Ok, je cède à la facilité, mais HUGO et ses Feuilles d’Automne me font irrémédiablement penser à  des craquements de feuilles sous mes bottes et à des bourrasques de vent impétueux…

Extrait:  « Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées ;Demain viendra l’orage, et le soir, et la nuit ; Puis l’aube, et ses clartés de vapeur obstruées ;Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s’enfuit ! »

5 / Comme quand on guérit d’une longue crève, un livre que tu étais contente d’avoir fini.

Une Nuit d’Eté, commenté sur le Baz’Art pour le challenge Faerie du Bazar de la Littérature, a été une épreuve. J’ai du m’y reprendre deux fois avant de le terminer, ce qui est rare pour la dévoreuse de livres que je suis.

Un extrait de l’apocalypse livresque que j’évoque:   » Will avait perdu une chaussure et ne parvenait pas à savoir s’il s’agissait d’une calamité ou d’un coup de veine déguisé. Il y tenait, à cette chaussure, mais il aurait au moins une anecdote amusante à raconter à la fête, et s’il était blessé ou en donnait l’air, peut-être que Carolina tournerait un instant la tête vers lui, le regarderait marcher en clopinant ou viendrait examiner son pied meurtri , un pied à qui elle parlerait  peut-être, qui sait? « 

Qu’ajouter?

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6/ Un film que vous aimez regarder encore et encore quand le froid revient s’installer.

Allez savoir pourquoi, mais Rebelle est le film Disney qui me fait penser à l’automne. Les décors de forêt ou les cheveux de l’héroïne, peut-être? ^^

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7/ Une bande son pour accompagner vos lectures?

D’après une suggestion de Meltoryas:

8/ Quelle série de livres avez-vous lu cet automne ?

Ceux qui suivent mes bilans lecture l’auront remarqué: depuis septembre je me suis relancée dans la relecture des Harry Potter, pour la énième fois. Et c’est encore et toujours un bonheur. Merci JK pour ces beaux moments sans cesse renouvelés.

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9/ Un livre qui vous fait voyager.

Dessins à la Verticale est un ouvrage de Jeremy COLLINS, précédemment commenté sur le Baz’Art.

Un livre composé de dessins très nombreux, au minimum un par page, de typographies différentes ( à la main, à la machine à écrire) et surtout d’une belle et triste histoire. Celle d’un homme posé, mature, ayant femme et enfants, mais qui ne peut s’empêcher de rêver d’aventures. Et qui voit le déclic s’opérer lorsque son meilleur ami décède lors d’une avalanche en Chine. Un coup de fil dans la nuit, tout bascule. Les pages sont sombres, les dessins acérés. Jeremy COLLINS décide alors de disperser les cendres de son ami aux 4 points cardinaux, et à chaque fois au terme d’ascensions impossibles ou jamais réalisées.

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