Premières Lignes #69: Révolte de feu

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-neuvième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: Révolte de Feu, d’Erika JOHANSEN.

 » La deuxième invasion Mort fit l’effet d’un massacre annoncé en laissant présager le pire. D’un côté, une armée Mort disposant de forces considérables, équipée du meilleur armement disponible dans le Nouveau Monde et commandée par un homme qui ne reculait devant rien. De l’autre, l’armée Tear, quatre fois inférieure en nombre et équipée de mauvaises lames en fer forgé qui se briseraient au contact de l’acier. Pour cette dernière, la bataille semblait perdue d’avance, et on ne voyait pas comment le Tearling pourrait échapper au désastre. »

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Reine de cendres

Résultat de recherche d'images pour "reines de cendres"Auteur : Erija JOHANSEN

Année : octobre 2017

Éditions : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 680

Note : 5 ♥

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies, le livre de poche

Résumé :

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle a pris le pouvoir.
Le jour de ses dix-neuf ans, une garde l’escorte de son repaire à la capitale, où elle doit reconquérir la place qui lui revient de droit. Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente.
Long périple semé d’embûches, plein de bruit et de fureur, de trahisons et de combats… Pour Kelsea, l’épreuve ne fait que commencer.

L’Avis d’Elodie: 

« Reine de Cendres » est le premier tome d’une trilogie, donc le tome 2 vient tout juste de sortir. Et autant le dire tout de suite, vu comme j’ai dévoré ce premier ouvrage, le second sera chez moi dans la semaine. Car c’est bel et bien d’un joli coup de coeur dont je vais vous parler ici.

L’histoire débute avec une jeune fille banale (comme d’habitude me direz-vous), cachée dans une masure pour la protéger d’un oncle avide de pouvoir, qui doit être couronnée Reine à ses 19 ans. Le cliché s’arrête je vous rassure. Kelsea est laide, n’ayons pas peur des mots, la demoiselle est pleine d’inquiétudes envers son futur rôle et pleine de questions, aussi… Elle idéalise une mère disparue trop tôt, ignore tout de son père et sait pertinemment qu’une fois arrivée à la capitale pour réclamer son trône, elle n’aura probablement pas le temps de finir sa phrase avant d’être assassinée. Charmant programme en perspective.

Evidemment, comme dans toute quête initiatique qui se respecte, rien ne se passe comme il le faudrait. Les Gardes de la Reine qui viennent la chercher lui paraissent acariâtres et ne cachent pas leur mépris envers cette fille empotée qui est censée leur donner des ordres… superbement ignorés d’ailleurs. L’héritière en question se fait pourchasser de tous les côtés, agresser sans cesse et finit kidnappée par un voleur qui lui ôte un des deux joyaux de la couronne, censés prouver son identité et être dotés de pouvoirs… La mère défunte n’est pas si irréprochable que cela et ne parlons pas de l’accueil disons acéré du tonton.

Bref, en quelques pages Erika JOHANSEN a su mettre en place un joli bordel et des situations de prime abord inextricables. Ce qui fait tout le charme de l’ouvrage, c’est que de ce joyeux chaos sortent de pépites: les dialogues sont entraînants, les personnages ont tous leurs personnalités extrêmement travaillées, le style d’écriture est léger sans être bêta…

Il est impressionnant de voir combien l’auteure a su maîtriser son univers. Les lieux, les dieux, la société dans son ensemble sont expliqués clairement dès le début de l’ouvrage et ce, sans lasser le lecteur.

Je le disais, les personnages sont tous intéressants, JOHANSEN leur a donné des caractères distincts, qui certes correspondent aux canons du genre, mais qui n’en sont pas exempt d’originalité. Last but not least, le personnage de Kelsea est incroyable. Loin des poncifs habituels que je craignais au début de ma lecture, le personnage est pleinement travaillé. Son évolution est fascinante, et ses réactions face au bordel dans lequel elle évolue sont logiques, mais non dépourvues de surprises. Le physique du personnage est atypique, ce qui m’a plu, et on ne tombe heureusement pas dans un délire lassant du genre « elle se trouve laide mais en réalité elle est ravissante, un homme beau et altier saura le lui faire comprendre en lui sauvant la vie de surcroit ». Kelsea n’a besoin d’aucun homme pour lui dicter ses décisions et pour faire d’elle une reine digne de ce nom, et cela fait de cet ouvrage un livre aux relents féministes des plus agréables, d’autant qu’il est destiné à un public adulescent.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre, d’autant plus que je l’admets, je ne m’attendais pas à de la grande littérature en l’ouvrant… C’est un récit fantasy entraînant, qui se dévore avec une rapidité à souligner. De mon côté, j’ai lu ce livre en quelques heures, et ai eu du mal à le poser, alors que j’étais en vacances!

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Le livre va être adapté avec Emma WATSON dans le rôle titre, et je ne suis pas très enthousiaste… Emma WATSON est une actrice que j’aime beaucoup, que ce soit pour ses talents d’interprète ou pour ses engagements dans les causes féministes. Mais l’auteure Erika JOHANSEN n’a eu de cesse dans son ouvrage de spécifier à quel point son héroïne Kelsea était « rougeaude », les cheveux de jais, « enrobée », avec des traits acérés et un visage frappant. Vous imaginez Emma Watson dans un tel rôle? Personnellement, je me projetais davantage avec une Maisy WILLIAMS (Game of Thrones) avec quelques kilos supplémentaires. La tendance d’Hollywood a tout enjolivé et a s’éloigner de la réalité scénaristique d’un ouvrage au profit d’un rendu plus bankable me fatigue…

Choisir un livre… ou le trouver? Bookcrossing, une idée poétique du partage

Je ne le cache pas, je suis avec curiosité l’actualité de l’actrice Emma WATSON, que j’ai découvert comme tout le monde dans le rôle d’Hermione dans HP. Et grâce à elle, j’ai découvert un concept pas neuf certes, mais qui m’avait complètement échappé: le Bookcrossing.

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Le principe est simple: après avoir rempli une fiche de voyage sur le site dédié ( https://www.bookcrossing.com/), on dépose le livre dans un endroit public, bien fréquenté et propice à l’arrêt, et on croise les doigts. Le livre sera-t-il vite ramassé? La personne va-t-elle lire l’ouvrage? Pensera-t-elle à l’enregistrer sur le site, et mieux encore, à faire poursuivre sa route à l’ouvrage? Rien n’est moins sûr, et c’est ce qui donne du charme à l’opération.

Le site a été crée en 2001, imaginé par l’américain Ron HORNBAKER. La devise est simple: « des livres à lire, des gens à rencontrer », et correspond bien à ma vision de la lecture, que je tente de transmettre via ce blog: la lecture est un moyen de s’ouvrir au monde et surtout aux gens, et par ce biais facilite la conversation, le partage d’idées, la découverte de l’autre… Un autre qu’on aurait surement jamais côtoyé sans l’existence de blogs wordpress ou autres, et de sites comme facebook, booknode ou bookscrossing justement.

L’idée de Bookcrossing a eu un engouement planétaire, car 215 pays participent, avec plus de 880 000 inscrits. Je dois l’admettre, ma déception a été grande quand j’ai réalisé qu’en Champagne-Ardenne, seuls 4 livres voyageaient au moment où j’écris ces mots, et aucun dans mon secteur. Mes racines strasbourgeoises sont plus réjouies, avec 41 livres, mais je suis bien loin de ma contrée d’origine à cette heure, la chasse aux livres voyageurs sera donc difficile. Reste l’option parisienne, avec 200 livres en itinérance, je m’y attèlerai lors de mon prochain séjour dans la capitale.

Si j’ai été un peu désappointée, je ne me suis pas démoralisée pour autant, et ai décidé de faire voyager 2 ouvrages pour commencer.

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J’ai décidé de faire vivre une nouvelle aventure à « No et moi » de Delphine de VIGAN, et à « la Balade de l’Impossible » de MURAKAMI. Je les ai posé sur des bancs au niveau de la Voie Verte, proche de Troyes, où il y a beaucoup de promeneurs. Je l’avoue, je n’ai pas pu résister à la curiosité de vérifier et quelques heures plus tard, le livre de MURAKAMI avait bien disparu. Aucune trace pour l’instant de son nouveau propriétaire sur le site, mais je patiente (je n’ai pas le choix en même temps! ^^). J’espère que la personne jouera le jeu et ira sur bookcrossing.com… Je croise les doigts!

Pour le De VIGAN, j’ignore s’il a survécu à la pluie diluvienne qui s’est abattue dans la soirée. J’avais emballé les ouvrages dans une pochette plastique, mais je doute que cela suffise. Reste à espérer que quelqu’un l’ait récupéré avant. C’est aussi ça, les aléas de cette expérience.

Voilà pour cette nouvelle aventure! Et vous, connaissiez-vous le concept de bookcrossing? Cela vous tente-t-il?