Premières Lignes #47: Les Enchantements d’Ambremer

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage! Et de mon côté, cela me permet de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Ou encore de les sortir de ma PAL dans laquelle ils sont depuis trop longtemps perdus! Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré.

Pour ce quarante-septième rendez-vous de cette chronique publiée tous les mercredis , voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: « Les Enchantements d’Ambremer » de PEVEL.

 » Entraîné par toute la puissance de son énorme locomotive à vapeur, l’express reliant Saint-Pétersbourg à Varsovie traversait la nuit étoilée tel un monstre aveugle que rien ne semblait pouvoir retenir. C’était une masse sombre qui déferlait dans la campagne polonaise avec des bruits de forge mécanique et, de loin en loin, un coup de sifflet strident à l’approche des gares villageoises qu’elle franchissait sans ralentir, emplissait d’un vacarme furieux et abandonnait aussitôt à un silence bouleversé où flottaient, fugitives, des nuées de scories incandescentes.

Il était presque minuit et, par contraste, tout paraissait étrangement calme dans le compartiment couchette de première classe qu’occupait la baronne de Saint-Gil. « 

Offert par Maureen dans le cadre d’un swap de Noël sur le groupe du challenge Faerie sur facebook, groupe que je ne peux que vous inviter à rejoindre, je suis actuellement à la moitié de l’ouvrage, et j’en suis ravie!

C’est la première fois que je lis du Pierre PEVEL, et ces Premières Lignes sont équivalentes à la suite de l’ouvrage: stylées, efficaces et joliment tournées. On est curieux de ce personnage féminin mystérieux, on se demande pourquoi elle est dans ce train, et les réponses sont à la hauteur de nos questionnements. Un joli moment de lecture-détente que je ne puis que conseiller aux amoureux de steampunk et de féerie.

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Février 2018

Bonjour à tous! Voici comme d’habitude un petit article récapitulatif de mes (re)découvertes de ce mois passé…

Les livres qui peuplent ma bibliothèque sont des ouvrages chéris, régulièrement relus, et dont les pages sont jaunies par l’usage… Du coup, je les reprends souvent, et ce mois-ci a été riche en remémoration de coups de coeur! J’ai donc relu avec plaisir « Dessins à la Verticale », « La Légèreté » et « La petite Faiseuse ».

J’ai terminé ma lecture du tome 3 de Kushiel et ai enfin terminé cette saga, entamée il y a 5 mois, soit environ 1 mois et demi par ouvrage. Impossible pour moi de faire une pause entre les livres, j’ai déjà tenté… Et je me suis retrouvée à devoir relire le tome 1, tant CAREY a su créer un univers si complexe et dense que pour le comprendre, il faut avoir le nez dedans non-stop! Je compte acquérir la suite, intitulée « Imriel », mais dans quelques mois seulement histoire de faire une pause!

En termes de séries, je continue allègrement « Suits », qui change les idées sans se prendre la tête… en attendant le retour du grand gagnant dans cette catégorie de divertissement, j’ai nommé Shadowhunters!

C’est avec tristesse que j’ai fini la saison 2 de « The Crown », dont je ferais bientôt une chronique. Le casting changeant pour coller à l’âge des protagonistes, je dois dire au revoir à Claire FOY et Matt SMITH, qui furent absolument fabuleux dans les rôles d’Elisabeth II et du Duc d’Edimbourg.

Voilà pour ce mois de février! Et vous, quels sont vos coups de coeur, vos découvertes de ce mois?

*Elodie

Faerie

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Titre : Faerie
Auteur : Raymond E.FEIST
Éditeur : Bragelonne / Milady
Prix : 9 euros
Date de parution: septembre 2009
Nombre de pages : 640 pages
Plus d’informations: Milady

Note: 3-4 ♥

Challenge Faerie: 6/15

Résumé:

La maison du vieux Kessler était perdue dans les bois…
Une ferme splendide et pleine de recoins, où Phil et Gloria pensaient trouver le calme, loin de la ville et de l’agitation. Mais ce que trouvent leurs trois enfants est bien différent : d’étranges histoires de clairières hantées, de lueurs qui dansent dans la forêt et de trésors enfouis…
Tout un monde secret, enchanté par l’ancienne magie celtique et habité par de mystérieuses présences. S’agit-il des fées et du vieux peuple des légendes? Ou d’êtres plus dangereux, animés de désirs inquiétants ?…
Bientôt, ce qui avait la couleur du rêve se change en un terrifiant cauchemar. Des puissances oubliées se sont réveillées et convoitent les enfants. Pire encore: leurs âmes.

L’Avis d’Elodie

Cet ouvrage est mon 6ème chroniqué pour le challenge  » A la recherche de Faerie » initié par le Bazar de la Littérature. J’ai été bien moins efficace lors de cette deuxième session que lors de la première, mais j’ai encore 2 mois pour me rattraper 😉

Il était une fois une ferme au bord d’une grande forêt verdoyante. Une famille reconstituée, qu’on peut qualifier de bobo, emménage pour se créer un nouveau départ. Entre la crise d’adolescence de Gabbie et les courses des jumeaux Sean et Patrick, la maison est bien agitée. Et qui deviendra de plus en plus bruyante quand les cris des enfants se confondront avec les rires des farfadets.

Car la ferme au cadre charmeur est situé au carrefour entre le monde des humains et celui des fées qui, attirées par le charme de Gabbie et l’innocence des jumeaux, vont troubler la quiétude de la famille. Il y a une tension larvée, une malignité qui erre dans les pièces, dans les grincements de portes, et qui se terre sous le lit des enfants. Et les parents, aveugles, cherchent à rationaliser quelque chose qui ne peut l’être.

Si j’ai adoré l’idée de l’ouvrage, j’ai hélas trouvé que le roman prenait son temps pour se mettre en place, et je l’ai trouvé un peu longuet par instant. J’ai eu du mal à entrer dans la lecture, ce qui m’a inquiétée, le livre faisant plus de 630 pages! Mais je suis têtue, j’ai persisté devant cette icône de la littérature fantasy, et je ne le regrette finalement pas!

Second bémol, je dois avouer ne pas avoir apprécié les personnages principaux. La famille Hasting m’a lassé dans sa perfection et ses bons sentiments, croisement entre les Ingalls et Notre Belle Famille. Tout est beau tout est rose, et même en cas de dispute, tout le monde s’aime. Seuls caractères avec du relief, les jumeaux ont été parfaitement narrés par FEIST, qui nous fait rappeler à quel point on peut être imaginatif et naïfs quand on a 8 ans.

En effet, on se remémore avec émotion l’enfant qu’on a pu être, et à quel point on s’inventait des histoires auxquelles on croyait dur comme fer. Le monstre sous le lit, le lutin voleur de chaussettes… Toutes ces figures folkloriques nous ont hanté dans notre enfance, et FEIST y fait appel pour nous entraîner dans un univers familier et en même temps lointain.

L’auteur nous livre une ode au folklore irlandais avec ses farfadets et autres créatures, et fait régulièrement des clins d’oeil shakespeariens avec la présence dans l’ouvrage de Puck ou Titania.

Le style est simple, l’écriture est fluide et en même temps très évocatrice, et c’est le grand point positif du livre. Difficile d’être indifférent devant certains passages qu’il ne faut pas lire la nuit tombée, je pense notamment à la « chose noire » qui m’a fait songer à LOVECRAFT. Il y a des passages érotiques, horrifiques qui clairement interdisent cet ouvrage à des yeux trop jeunes… et qui m’ont permis de réaliser que je suis encore bien sensible!

J’ai adoré l’ambiguïté des personnages du Petit Peuple, plein plus denses que les protagonistes humains. Si vous voulez lire une histoire de Fée Clochette, passez votre chemin, les créatures ici sont ambivalentes, sauvages et sans conscience. Les fées sont loin des considérations bassement humaines du Bien et du Mal,  et peuvent agir dans les deux sens selon leur volonté.

Enfin, la fin m’a laissée un peu dubitative et la solution trouvée pour résoudre l’intrigue m’a un peu déçue.

Pour conclure, malgré les nombreux bémols évoqués, j’ai plutôt apprécié la lecture de cet ouvrage. Si ce n’est pas un coup de coeur absolu, j’ai passé néanmoins un bon moment de littérature avec cet ouvrage que j’avais dans ma liste de livres à acquérir depuis bien longtemps!

Mille mercis donc à nouveau à Maureen du Bazar de la Littérature de m’avoir offert ce livre! 🙂

 

Premières Lignes #39: Faerie

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage! Et de mon côté, cela me permet de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Ou encore de les sortir de ma PAL dans laquelle ils sont depuis trop longtemps perdus! Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré.

Pour ce trente-neuvième rendez-vous de cette chronique publiée tous les mercredis , voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: « Faerie » de FEIST.

 » Barney Doyle était assis devant  son établi en désordre et tentait, pour la quatrième fois en 7 ans, de réparer l’antique tondeuse d’Olaf Andersen. Il avait démonté le cylindre et envisageait sérieusement de faire donner l’extrême onction à la machine – ce que les bons pères de Sainte-Catherine désapprouveraient sûrement. La tête du cylindre était fêlée – c’était pour ça qu’Olaf ne pouvait pas mettre l’appareil en marche – et sa chemise avait l’épaisseur d’une feuille de papier, du fait de l’usure et d’une précédente réparation. « 

Autant être honnête, ces Premières Lignes ne sont pas à la hauteur de la réputation de l’ouvrage, qui m’a été offert par Maureen du Bazar de la Littérature, merci encore à elle. Les histoires de tondeuses sont bien loin de Faerie, mais le style simple et efficace est bien présent.

Si l’introduction est poussive, le reste de l’ouvrage, que je dévore actuellement, est pas mal du tout, et ces Premières Lignes lentes ne sont pas représentatives de la suite du livre, que je conseille à tous!

Ma PAL après Noël

Ces fêtes de fin d’année m’ont comme d’habitude submergée de livres, et j’avais envie cette fois ci de vous les montrer, tellement je suis ravie! 🙂

Pourquoi c’est connu? Le fabuleux destin des icônes du XIXe siècle, de Vincent BROCVIELLE

Offert par Babelio dans le cadre des Masses Critiques, vous l’aurez compris, cet ouvrage sera chroniqué très bientôt sur le Baz’Art, et l’article sera des plus positifs! Cela fait plaisir d’avoir enfin un beau livre sur le thème de l’art, qui soit accessible et novateur, à la présentation graphique irréprochable et aux textes intéressants… Un coup de coeur!

Vincent Van Gogh cédait ses toiles en échange du gîte et du couvert tandis que Rosa Bonheur rénovait son château et engageait une tournée internationale ; lequel des deux artistes est-il aujourd’hui le plus coté ? Pourquoi la statue de la Liberté a-t-elle éclairé le Nouveau Monde alors même que la poésie exotique de Gauguin ou le réalisme sans concession du jeune Rodin étaient méprisés ?
Que s’est-il passé? Comment ces peintures et ces sculptures ont-elles fini par atteindre une notoriété mondiale ? Qu’est-ce qui a favorisé leur gloire ? 

Gastronogeek Séries Cultes, de VILLONOVA et BOURGE

Offert par un compagnon qui a visiblement envie de me maintenir aux fourneaux pour la bonne cause, cet ouvrage est tout simplement superbe et donne envie de cuisiner! Ma recette préférée pour l’instant est « The Best Key Lime Pie in Town », alias la tarte au citron de Dexter.

Des grands classiques (X-Files, Star Trek, Lost…) aux nouvelles venues sur nos écrans (Westworld, Stranger Things…), 37 recettes issues ou inspirées de 37 séries incontournables. Après Gastronogeek et Le Livre des Potions, Thibaud Villanova nous propose une revisite gourmande des perles du petit écran. De la Tarte à la cerise de Twin Peaks aux Gaufres de Stranger Things, en passant par les barres chocolatées de Buffy contre les vampires, ces 37 recettes vous plongeront dans l’univers des séries cultes.

Stéphanie Ledoux - Rencontres autour du monde.Rencontres autour du monde, de Stéphanie LEDOUX

Encore un coup de coeur avec  cet ouvrage sublime qui retrace, entre aquarelles et crayonnés, les voyages de l’auteure. Grâce à de multiples portraits et de courts textes, on découvre la vie de Moea l’Ethiopienne, Zeha la Birmane ou Ho le Chinois. Un carnet de voyage inspirant qui donne envie de prendre immédiatement sa valise.

Pour plus d’infos, n’hésitez pas à jeter un oeil sur cette vidéo!

 

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, de JK ROWLING, illustré par Jim KAY

Comme chaque année, j’ai reçu la version de Jim KAY d’HP… et comme chaque année je suis ravie! Les dessins de l’artiste sont sublimes et donnent une nouvelle lecture de ces ouvrages que je connais néanmoins par coeur.

Sirius Black, le dangereux criminel qui s’est échappé de la forteresse d’Azkaban, recherche Harry Potter. C’est donc sous bonne garde que l’apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d’une potion de Ratatinage, le dressage des hippogriffes… Mais Harry est-il vraiment à l’abri du danger qui le menace ?  Le tome 3 de la saga en version intégrale, entièrement et magnifiquement illustré en couleur par Jim Kay dans un beau livre cartonné avec jaquette.

CarmenCarmen, de MERIMEE et LACOMBE

Autre tradition dont je ne me lasse pas, mon LACOMBE de Noël. Et cette année, il a été un peu particulier… LACOMBE tape souvent dans le mille quant à mes ouvrages chéris. Je pense à son adaptation de « Notre Dame de Paris » d’HUGO, premier ouvrage de l’artiste qui m’ait été offert (merci encore Camille Chou 😉 ). Si je devais citer 3 classiques que je vénère, il y aurait donc « Notre Dame de Paris », « Orgueil et Préjugés » et… « Carmen », aujourd’hui adapté par mon dessinateur préféré. Evidemment un coup de coeur absolu, encore un!

Carmen est une nouvelle de Prosper Mérimée écrite en 1845, dont a été tiré l’opéra-homonyme, musique de Georges Bizet, livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy (1875). En Espagne, à Séville. Arrêtée à la suite d’une querelle, Carmen, bohémienne au tempérament de feu, séduit le brigadier Don José, et lui promet son amour s’il favorise son évasion… Benjamin Lacombe s’est attaché à mettre à l’honneur l’aura de cette femme fatale à travers ses particularités physiques, avec l’envie de la rendre surnaturelle, envoûtante, quasi satanique. Il a utilisé des huiles et des gouaches pour les images en couleurs et de l’encre de chine pour les cabochons.

Orgueil et préjugésOrgueil et Préjugés, AUSTEN et MOTIN

Je le disais il y a quelques lignes, « Orgueil et Préjugés » est pour moi un livre culte. Imaginez ma joie quand j’ai appris que Margaux MOTIN, dont j’ai déjà chroniqué La Tectonique des Plaques pour le Baz’Art, en avait fait une adaptation à tirage limité. Et imaginez mon désespoir quand l’ouvrage était noté « indisponible » sur le site du Cultura de Troyes! Jusqu’au moment où j’ai compris que le dernier exemplaire troyen avait été acheté par mon cher et tendre, merci à lui! Vous lisez donc la détentrice du numéro 3891 sur 5000, rien que cela monsieur dame!

Mme Bennet a cinq filles et compte bien les marier toutes, ce qui n’est pas une tâche facile dans l’Angleterre du début du XIXe siècle. Non que les demoiselles Bennett soient laides, mais elles n’ont pas de fortune. Et cinq maris riches, ce n’est pas si facile à trouver. Surtout quand les filles en questions s’en mêlent; elles qui ont des préjugés, éprouvent des sentiments, et n’agissent pas forcément toujours pour trouver « un bon parti ».

Le Paris des Merveilles, tome 1 : Les Enchantements d'Ambremer par PevelDans le cadre du challenge Faerie organisé par le Bazar de la Littérature, un swap box a été organisé et j’ai eu le plaisir de recevoir deux livres géniaux de la part de Maureen… Mille merci à elle, j’ai tant hâte de les lire! En voici les résumés:

Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, il n’a d’autres choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

 

0909-faerie.jpgLa Californie, chaude et sèche est bien loin derrière la famille Hastings. Phil, sa femme Gloria, Sean et Patrick, leurs jumeaux de 8 ans et Gabbie, fille de Phil née d’un précédent mariage, viennent d’emménager à Pittsville dans la vieille ferme des Kessler et on peut dire que le changement est rude. L’humidité semble régner en maître et la pluie prendre plaisir à tomber ici plus qu’ailleurs. 
Malgré tout, l’endroit est agréable et la propriété bien plus vaste qu’ils ne l’avaient imaginée avec son bois dense et touffu. Un magnifique terrain de jeu pour les jumeaux et de belles occasions de ballades pour Gabbie et son nouveau petit ami, Jack Cole. 
Très vite, pourtant, des phénomènes étranges vont frapper les Hastings. Des événements tous plus inquiétants les uns que les autres et annonciateurs d’un danger qu’aucun n’est en mesure d’imaginer.
 

Voilà donc pour le résumé d’un Noël où j’ai été bien gâtée en beaux livres!

Bises livresques,

Elodie

 

 

 

Les Ailes d’Emeraude T3: L’île des secrets

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Titre : Les ailes d’émeraude
Auteur : Alexiane DE LYS
Éditeur : Nouvelles Plumes (France Loisirs)
Date de sortie : février 2017
Prix : 14,99 euros
Nombre de pages : 496 pages

Pour commander : France Loisirs

Note (sur 5 ♥): ♥

Challenge Faerie, 2ème année : 3 / 20  chroniques

 

Résumé:

Tout juste échappés des Narques, Cassiopée, Gabriel et leurs amis affrontent une nouvelle épreuve : leurs ennemis ont complètement détruit le village de Tornwalker, et froidement massacré de nombreux Myrmes. La guerre est loin d’être finie entre les deux peuples, même si le petit groupe avance un argument de taille : leur prisonnier, Manassé. Entre sa fille et son peuple, les Narques, ce dernier semble avoir choisi son camp… Cassiopée lui pardonnera-t-elle un jour ? Et combien d’épreuves aura-t-elle encore à affronter avant de pouvoir vivre en paix son amour avec Gabriel ?

L’Avis d’Elodie:

Je dois admettre avoir pris pas mal de retard dans ce challenge… Il ne me reste que 7 mois pour lire / chroniquer 13 livres, films et autres, mais je ne me mets pas la pression! (pas encore, mais je n’aime pas ne pas remplir mes objectifs! ^^)

Le 3ème tome de cette trilogie portant sur les fées étant sorti, je me suis dit que c’était l’ouvrage parfait pour me remettre sur les rails de ce joli challenge Faerie. Certes, les deux premiers tomes m’avaient laissé plus que dubitative, mais c’étaient des livres légers, rapides à lire… et moins à commenter, tant ils m’avaient agacée hélas!

Néanmoins j’avais envie de savoir la fin des aventures de… zut… Et oui, j’en viens directement à un gros point négatif: si sur le moment, je m’enfilais avec un certain plaisir les opus de cette saga, un an après impossible de me rappeler de l’intrigue ou précisément des personnages! Et je me suis donc lancée dans la relecture des 2 tomes précédents: Les Ailes d’Emeraude et Les Ailes d’Emeraude: T2 L’Exil.

Un fois remise dans le bain, j’ai lu en 2 jours l’ouvrage, et ce sera mon dernier essai de lecture des livres de cette auteure. Je me plaignais déjà dans les précédentes chroniques de la lassitude qui me prenait à la lecture de certains passages, trop niais et clichés à mon goût… Et bien là on a atteint le summum. Je vous préviens, cette chronique va être très méchante, à la hauteur de mon énervement.

Le machisme ordinaire est bien là dans l’ouvrage, et d’autant plus gênant que c’est une vision écrite par une auteure, par la bouche d’une héroïne, extrait:

 » Ca ne te dérange pas de sortir avec un gars de 3 ans ton cadet? 

Elle haussa une épaule (geste très naturel n’est-ce pas? Essayez)

-Pourquoi ça me dérangerait? Tant que le gars en question est plus grand et plus fort que moi, ça ne pose pas de problème. (…) Et il est plus grand que moi en taille (c’est important).« 

Passons sur l’usage inutile de parenthèses dans un dialogue, et évoquons tout de suite le contenu franchement ridicule et sexiste… Joli image de la femme mise en avant! Et hélas, cela se reproduit durant tout l’ouvrage au point que cela devienne juste carrément énervant! Les filles sont fortes du moment que les garçons athlétiques et musclés sont là pour les ramasser en cas de besoin, belle mentalité.

Les scènes sexy de l’ouvrage m’ont laissé un arrière goût dans la bouche, n’oublions pas que l’héroïne mineure sort avec un type bien plus âgé et a une sorte d’obsession pour le caleçon dudit type en question. HELP.

Niveau intrigue, l’auteure a juste réussi à me perdre. Le gros rebondissement qui n’en est pas un ne m’a pas surprise, peut-être parce que chaque ouvrage a son mort-mais-en-fait-peut-être-pas. Et le dernier chapitre, qui sous-entend la possibilité d’un quatrième tome, n’apporte rien à un ouvrage déjà bien moyen… Sauf un rejet franc et massif de ma part. Hors de question que j’achète une potentielle suite!

Niveau style, si je défendais Alexiane DE LYS dans mes précédentes chroniques en argumentant sur sa jeunesse, là je considère que j’ai assez attendu. Certes, c’est une auteure qui construit son univers, et un univers que je trouve, sincèrement, intéressant. Mais au lieu de faire paraître un tome par an, elle aurait dû prendre plus de temps pour écrire ses ouvrages. Et éviter ainsi des erreurs. En effet, des redondances, répétitions et erreurs de syntaxe sont régulièrement présentes dans le texte et gâchent la lecture, exemple:

« Nicolaï me fait signe de le suivre. Il nous entraîne dans les méandres du souterrain et finit par déboucher dans un cul-de-sac. Il nous fait signe de le suivre et remonte le long d’une échelle en bois.« 

Répétition de « suivre« . L’auteure aurait pu noter « nous encourage à poursuivre« , « nous incite à venir« , mais non, limitons le vocabulaire, le public visé est adolescent et ne connaît pas les synonymes. Une relecture un peu plus poussée de l’ouvrage aurait été bienvenue avant l’édition. Et cet exemple n’en est qu’un parmi d’autres.

Je suis consciente d’être particulièrement mauvaise dans cette chronique, mais je suis tout simplement énormément déçue… Je trouvais que le tome 2 était prometteur par rapport à un tome 1 hésitant, et après relecture, j’étais motivée à retrouver l’héroïne et à découvrir ce qui lui arrivait. J’avais énormément d’attentes envers ce tome 3, espérances qui ont toutes été déçues.

Et que dire de l’aspect féerique, une des raisons pour laquelle je lis cet ouvrage? Une fois encore, DE LYS met de côté un pan de son histoire qui aurait pu être génial à développer. Je suis restée sur ma faim. L’histoire se déroulant en Russie, je m’attendais à des clins d’oeil aux contes de fées russes, comme la fée des bois, les Sluagh mortes-vivantes ou la Roussalka, qui trouve ses racines dans les récits ancestraux moscovites. Mais rien de tout cela, les fées de DE LYS n’en ont que le nom et les ailes.

Bref, vous l’aurez compris, je suis extrêmement dubitative envers cet ouvrage, qui n’a pas rempli mes attentes en matière d’intrigue comme de faerie…

 

 

Premières Lignes #16: Faërie

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce seizième rendez-vous de cette chronique publiée tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: « Faërie » de JRR TOLKIEN.

 » Je me propose de parler du conte de fées, non sans me rendre compte de la témérité de pareille entreprise. La Faërie est un territoire dangereux, qui renferme maintes chausse-trappes pour les imprudents et des culs-de-basse-fosse pour les présomptueux. Et je puis bien compter au nombre de ceux-ci, car si j’aime les contes de fées depuis que j’ai appris à lire et que j’y aie bien souvent songé, je ne les ai pas étudiés d’un point de vue professionnel. Je n’ai guère été  qu’un explorateur vagabond (ou un intrus) dans le pays, plein d’émerveillement mais non de savoir.« 

Cet ouvrage entre dans le cadre du challenge Faerie (voir Bilan de l’année dernière), initié par le Bazar de la Litterature et reconduit une année supplémentaire.  Pour Mathieu, je me devais d’avoir lu cet essai qui évoque ce qu’est un conte de fées pour TOLKIEN. Est expliqué dans ce texte l’utilité d’un conte de fée selon l’auteur, et est développée l’idée très généraliste que toute créature fantastique peut être considérée comme appartenant à la Faërie.

J’ai lu étant adolescente Le Seigneur des Anneaux, et avais depuis longtemps envie de me replonger dans l’univers de TOLKIEN… sans oser! Mais cet essai me semble d’une écriture accessible, mais néanmoins pleine de recherche, et porte sur un thème cher à mon coeur… Attendez vous donc à lire bientôt une chronique portant sur cet ouvrage!

*Elodie