Edwenn, Le Monde des Faes

Résultat de recherche d'images pour "edwenn le monde des faes"Titre : Edwenn, Le Monde des Faes
Auteur : Charline ROSE
Éditeur : Nouvelles Plumes (France Loisirs)
Date de sortie : septembre 2016
Prix : 14,50 euros
Nombre de pages : 560 pages

Pour commander : France Loisirs

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥

Challenge Faerie, 2ème année : 5 / 20  chroniques

Résumé: 

Depuis d’ancestrales querelles, les humains et les Faës vivent séparés par une frontière invisible, le Voile. Intrépide et courageuse, la jeune Edwenn ne supporte pas la vie à laquelle sa société condamne les femmes, et rêve dans sa quête d’aventures de pouvoir explorer cet autre monde mystérieux.
Mêlée à son insu au conflit qui oppose le prince faë Kadvael au Seigneur des Chimères, la voilà projetée sur les terres des Faës. Mais il ne fait pas bon être humaine dans cet univers peuplé d’êtres magiques. Menacée par les Chimères qui réclament justice, Edwenn doit lutter pour sa survie. Elle rencontre Jezekael, prince des Faës et frère de Kadvael, et tombe sous le charme de cet homme lumineux et bienveillant. Mais entre humains et Faës, l’amour est le plus grand des interdits…

L’Avis d’Elodie:

Autant l’admettre tout de suite, j’ai eu peur, très peur en commençant la lecture de cee livre. Je craignais ressentir la même déception qu’avec Les Ailes d’Emeraude T3: L’île des secrets, paru chez le même éditeur, dont la lecture m’avait laissé un beau goût amer… Le résumé aussi m’inquiétait, je craignais de me lancer à nouveau dans une histoire d’amour niaise, basée sur le pitch vu et revu de « tous les sépare, mais pourtant ils s’aiment et leur amour dépassera les haines »… Un fil narratif des plus classiques, vous l’admettrez.

Dans un premier temps, j’ai eu du mal à entrer dans l’ouvrage, trouvant l’introduction de l’intrigue longue et la mise en place des éléments narratifs poussive. Mais heureusement, cette latence n’a duré que les 4-5 premiers chapitres, et la suite a été à la hauteur du Prix de l’Imaginaire remporté. Une fois les principaux personnages présentés et le lecteur familiarisé avec les mondes évoqués, le rythme accélère. On suit avec intérêt les mésaventures de notre héroïne, entraîné malgré elle dans les méandres du monde des Faes.

D’ailleurs, cet univers faerique est remarquablement mis en place. Challenge Faerie oblige, c’est pour lui que j’avais choisi de lire cet ouvrage. Après des débuts délicats, j’ai été entraînée dans le monde crée par Charline ROSE. Son univers est très bien détaillé, et diversifié, seul manque une carte nous aurait permis de mieux se repérer dans les différents lieux.

La hiérarchie des Faes en elle-même est fascinante. Kadvael, premier Fae que l’on rencontre, est un seigneur d’Alwena à la peau nacrée, amoureux d’une Chimère à la peau bleue et aux cheveux de jais. Enya, reine des Iles Cendrées, a les cheveux roux venant de la contrée des Verts Bois. En plus des différences physiques, les cultures, les mythes sont autres, et l’auteure a su créer un univers complet et des plus denses, inspiré il me semble des mythes classiques (Obéron et Titania en tête). La fin de l’ouvrage semble sous-entendre une suite, et j’ai hâte de découvrir davantage de détails sur son monde. On sent dans son écriture l’influence du grand FETJAINE et sa trilogie des Elfes. Lors d’une interview, l’auteure cite Léa SILHOL comme référence, chose que je ne peux qu’apprécier!

J’ai particulièrement apprécié le fait que les mondes des humains et des faes soient séparés par un élément des plus poétiques… un voile. Voici un extrait de l’ouvrage qui s’y réfère: « Des ombres apparurent. Simples fantômes et silhouettes déformées derrière le mur translucide. Elle ne pouvait réellement les voir. A genoux, elle observa la scène. Ce théâtre d’ombres la fascina autant qu’il l’effraya. Les voix sifflaient des mots qu’aucune créature humaine ne pouvait comprendre.(…) Manquant d’air et de raison, elle se laissa lentement submerger par le fracas et la puissance féerique. » On notera au passage que l’auteur a un joli style d’écriture, les mots sont évocateurs sans être pédants, bon point!

Niveau personnages, Lueur est celle qui se distingue le plus. Elle a le rôle de la méchante de service, et c’est un registre parfaitement maîtrisé ici. Harcèlement, insultes, pièges en tout genre… Lueur la fae sort toute la panoplie de l’adolescente en crise pour détruire la vie d’Edwenn. Et une forme de fascination arrive, on se demande jusqu’où ira la princesse fae, sa haine aveugle semble sans limites.

Mon bémol dans la création des différents protagonistes est qu’ils sont tous très manichéens… Trop en fait. Si j’ai adoré détester Lueur, j’aurais aimé des personnages plus troubles, aux psychologies plus complexes. Lueur est la méchante, Edwenn la gentille qui on le sait arrivera à s’en sortir, Jezekael est le beau gosse gentil… Pas de surprise, pas de rebondissement de ce côté là, et c’est dommage. Dans la même boîte d’édition était paru Les Ailes d’Emeraude, dont j’ai chroniqué les 3 tomes, et si la qualité des ouvrages a dégringolé au fur et à mesure des tomes, au moins l’auteure nous avait ménagé un peu plus de suspense quant à la personnalité des héros.

Pour conclure, c’est un ouvrage facile à lire, sans grande prise de tête. Un livre qui dépanne en des temps de disette littéraire, sans grands défauts… mais sans grandes qualités non plus.

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Les Ailes d’Emeraude T3: L’île des secrets

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Titre : Les ailes d’émeraude
Auteur : Alexiane DE LYS
Éditeur : Nouvelles Plumes (France Loisirs)
Date de sortie : février 2017
Prix : 14,99 euros
Nombre de pages : 496 pages

Pour commander : France Loisirs

Note (sur 5 ♥): ♥

Challenge Faerie, 2ème année : 3 / 20  chroniques

 

Résumé:

Tout juste échappés des Narques, Cassiopée, Gabriel et leurs amis affrontent une nouvelle épreuve : leurs ennemis ont complètement détruit le village de Tornwalker, et froidement massacré de nombreux Myrmes. La guerre est loin d’être finie entre les deux peuples, même si le petit groupe avance un argument de taille : leur prisonnier, Manassé. Entre sa fille et son peuple, les Narques, ce dernier semble avoir choisi son camp… Cassiopée lui pardonnera-t-elle un jour ? Et combien d’épreuves aura-t-elle encore à affronter avant de pouvoir vivre en paix son amour avec Gabriel ?

L’Avis d’Elodie:

Je dois admettre avoir pris pas mal de retard dans ce challenge… Il ne me reste que 7 mois pour lire / chroniquer 13 livres, films et autres, mais je ne me mets pas la pression! (pas encore, mais je n’aime pas ne pas remplir mes objectifs! ^^)

Le 3ème tome de cette trilogie portant sur les fées étant sorti, je me suis dit que c’était l’ouvrage parfait pour me remettre sur les rails de ce joli challenge Faerie. Certes, les deux premiers tomes m’avaient laissé plus que dubitative, mais c’étaient des livres légers, rapides à lire… et moins à commenter, tant ils m’avaient agacée hélas!

Néanmoins j’avais envie de savoir la fin des aventures de… zut… Et oui, j’en viens directement à un gros point négatif: si sur le moment, je m’enfilais avec un certain plaisir les opus de cette saga, un an après impossible de me rappeler de l’intrigue ou précisément des personnages! Et je me suis donc lancée dans la relecture des 2 tomes précédents: Les Ailes d’Emeraude et Les Ailes d’Emeraude: T2 L’Exil.

Un fois remise dans le bain, j’ai lu en 2 jours l’ouvrage, et ce sera mon dernier essai de lecture des livres de cette auteure. Je me plaignais déjà dans les précédentes chroniques de la lassitude qui me prenait à la lecture de certains passages, trop niais et clichés à mon goût… Et bien là on a atteint le summum. Je vous préviens, cette chronique va être très méchante, à la hauteur de mon énervement.

Le machisme ordinaire est bien là dans l’ouvrage, et d’autant plus gênant que c’est une vision écrite par une auteure, par la bouche d’une héroïne, extrait:

 » Ca ne te dérange pas de sortir avec un gars de 3 ans ton cadet? 

Elle haussa une épaule (geste très naturel n’est-ce pas? Essayez)

-Pourquoi ça me dérangerait? Tant que le gars en question est plus grand et plus fort que moi, ça ne pose pas de problème. (…) Et il est plus grand que moi en taille (c’est important).« 

Passons sur l’usage inutile de parenthèses dans un dialogue, et évoquons tout de suite le contenu franchement ridicule et sexiste… Joli image de la femme mise en avant! Et hélas, cela se reproduit durant tout l’ouvrage au point que cela devienne juste carrément énervant! Les filles sont fortes du moment que les garçons athlétiques et musclés sont là pour les ramasser en cas de besoin, belle mentalité.

Les scènes sexy de l’ouvrage m’ont laissé un arrière goût dans la bouche, n’oublions pas que l’héroïne mineure sort avec un type bien plus âgé et a une sorte d’obsession pour le caleçon dudit type en question. HELP.

Niveau intrigue, l’auteure a juste réussi à me perdre. Le gros rebondissement qui n’en est pas un ne m’a pas surprise, peut-être parce que chaque ouvrage a son mort-mais-en-fait-peut-être-pas. Et le dernier chapitre, qui sous-entend la possibilité d’un quatrième tome, n’apporte rien à un ouvrage déjà bien moyen… Sauf un rejet franc et massif de ma part. Hors de question que j’achète une potentielle suite!

Niveau style, si je défendais Alexiane DE LYS dans mes précédentes chroniques en argumentant sur sa jeunesse, là je considère que j’ai assez attendu. Certes, c’est une auteure qui construit son univers, et un univers que je trouve, sincèrement, intéressant. Mais au lieu de faire paraître un tome par an, elle aurait dû prendre plus de temps pour écrire ses ouvrages. Et éviter ainsi des erreurs. En effet, des redondances, répétitions et erreurs de syntaxe sont régulièrement présentes dans le texte et gâchent la lecture, exemple:

« Nicolaï me fait signe de le suivre. Il nous entraîne dans les méandres du souterrain et finit par déboucher dans un cul-de-sac. Il nous fait signe de le suivre et remonte le long d’une échelle en bois.« 

Répétition de « suivre« . L’auteure aurait pu noter « nous encourage à poursuivre« , « nous incite à venir« , mais non, limitons le vocabulaire, le public visé est adolescent et ne connaît pas les synonymes. Une relecture un peu plus poussée de l’ouvrage aurait été bienvenue avant l’édition. Et cet exemple n’en est qu’un parmi d’autres.

Je suis consciente d’être particulièrement mauvaise dans cette chronique, mais je suis tout simplement énormément déçue… Je trouvais que le tome 2 était prometteur par rapport à un tome 1 hésitant, et après relecture, j’étais motivée à retrouver l’héroïne et à découvrir ce qui lui arrivait. J’avais énormément d’attentes envers ce tome 3, espérances qui ont toutes été déçues.

Et que dire de l’aspect féerique, une des raisons pour laquelle je lis cet ouvrage? Une fois encore, DE LYS met de côté un pan de son histoire qui aurait pu être génial à développer. Je suis restée sur ma faim. L’histoire se déroulant en Russie, je m’attendais à des clins d’oeil aux contes de fées russes, comme la fée des bois, les Sluagh mortes-vivantes ou la Roussalka, qui trouve ses racines dans les récits ancestraux moscovites. Mais rien de tout cela, les fées de DE LYS n’en ont que le nom et les ailes.

Bref, vous l’aurez compris, je suis extrêmement dubitative envers cet ouvrage, qui n’a pas rempli mes attentes en matière d’intrigue comme de faerie…