Révolte de feu

Révolte de feu (La Trilogie du Tearling, Tome 2)Auteur : Erija JOHANSEN

Année : juin 2018

Éditions : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 696

Note : 5 ♥

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies, le livre de poche

Vous pouvez trouver la chronique portant sur le tome 1 ici: Reine de cendres

 

Résumé:

Maintenant qu’elle porte la couronne, elle doit sauver le royaume.
Au fil des jours, Kelsea Glynn apprend à assumer ses nouvelles responsabilités de souveraine. Mais en stoppant les livraisons d’esclaves à Mortmesne, elle a provoqué la colère de la tyrannique Reine rouge, qui tire son pouvoir de la magie noire. En représailles, son armée attaque le Tearling pour s’emparer de ce qui, selon elle, lui revient de droit. Rien ne peut arrêter l’invasion. Pour la Reine du Tearling, face aux hordes noires qui menacent de déferler sur sa cité et sur son peuple, le temps manque.

Lire la suite

Publicités

Premières Lignes #69: Révolte de feu

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-neuvième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: Révolte de Feu, d’Erika JOHANSEN.

 » La deuxième invasion Mort fit l’effet d’un massacre annoncé en laissant présager le pire. D’un côté, une armée Mort disposant de forces considérables, équipée du meilleur armement disponible dans le Nouveau Monde et commandée par un homme qui ne reculait devant rien. De l’autre, l’armée Tear, quatre fois inférieure en nombre et équipée de mauvaises lames en fer forgé qui se briseraient au contact de l’acier. Pour cette dernière, la bataille semblait perdue d’avance, et on ne voyait pas comment le Tearling pourrait échapper au désastre. »

Lire la suite

Premières Lignes #68: Le Hobbit

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-huitième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: Le Hobbit, de TOLKIEN.

Lire la suite

Reine de cendres

Résultat de recherche d'images pour "reines de cendres"Auteur : Erija JOHANSEN

Année : octobre 2017

Éditions : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 680

Note : 5 ♥

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies, le livre de poche

Résumé :

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle a pris le pouvoir.
Le jour de ses dix-neuf ans, une garde l’escorte de son repaire à la capitale, où elle doit reconquérir la place qui lui revient de droit. Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente.
Long périple semé d’embûches, plein de bruit et de fureur, de trahisons et de combats… Pour Kelsea, l’épreuve ne fait que commencer.

L’Avis d’Elodie: 

« Reine de Cendres » est le premier tome d’une trilogie, donc le tome 2 vient tout juste de sortir. Et autant le dire tout de suite, vu comme j’ai dévoré ce premier ouvrage, le second sera chez moi dans la semaine. Car c’est bel et bien d’un joli coup de coeur dont je vais vous parler ici.

L’histoire débute avec une jeune fille banale (comme d’habitude me direz-vous), cachée dans une masure pour la protéger d’un oncle avide de pouvoir, qui doit être couronnée Reine à ses 19 ans. Le cliché s’arrête je vous rassure. Kelsea est laide, n’ayons pas peur des mots, la demoiselle est pleine d’inquiétudes envers son futur rôle et pleine de questions, aussi… Elle idéalise une mère disparue trop tôt, ignore tout de son père et sait pertinemment qu’une fois arrivée à la capitale pour réclamer son trône, elle n’aura probablement pas le temps de finir sa phrase avant d’être assassinée. Charmant programme en perspective.

Evidemment, comme dans toute quête initiatique qui se respecte, rien ne se passe comme il le faudrait. Les Gardes de la Reine qui viennent la chercher lui paraissent acariâtres et ne cachent pas leur mépris envers cette fille empotée qui est censée leur donner des ordres… superbement ignorés d’ailleurs. L’héritière en question se fait pourchasser de tous les côtés, agresser sans cesse et finit kidnappée par un voleur qui lui ôte un des deux joyaux de la couronne, censés prouver son identité et être dotés de pouvoirs… La mère défunte n’est pas si irréprochable que cela et ne parlons pas de l’accueil disons acéré du tonton.

Bref, en quelques pages Erika JOHANSEN a su mettre en place un joli bordel et des situations de prime abord inextricables. Ce qui fait tout le charme de l’ouvrage, c’est que de ce joyeux chaos sortent de pépites: les dialogues sont entraînants, les personnages ont tous leurs personnalités extrêmement travaillées, le style d’écriture est léger sans être bêta…

Il est impressionnant de voir combien l’auteure a su maîtriser son univers. Les lieux, les dieux, la société dans son ensemble sont expliqués clairement dès le début de l’ouvrage et ce, sans lasser le lecteur.

Je le disais, les personnages sont tous intéressants, JOHANSEN leur a donné des caractères distincts, qui certes correspondent aux canons du genre, mais qui n’en sont pas exempt d’originalité. Last but not least, le personnage de Kelsea est incroyable. Loin des poncifs habituels que je craignais au début de ma lecture, le personnage est pleinement travaillé. Son évolution est fascinante, et ses réactions face au bordel dans lequel elle évolue sont logiques, mais non dépourvues de surprises. Le physique du personnage est atypique, ce qui m’a plu, et on ne tombe heureusement pas dans un délire lassant du genre « elle se trouve laide mais en réalité elle est ravissante, un homme beau et altier saura le lui faire comprendre en lui sauvant la vie de surcroit ». Kelsea n’a besoin d’aucun homme pour lui dicter ses décisions et pour faire d’elle une reine digne de ce nom, et cela fait de cet ouvrage un livre aux relents féministes des plus agréables, d’autant qu’il est destiné à un public adulescent.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre, d’autant plus que je l’admets, je ne m’attendais pas à de la grande littérature en l’ouvrant… C’est un récit fantasy entraînant, qui se dévore avec une rapidité à souligner. De mon côté, j’ai lu ce livre en quelques heures, et ai eu du mal à le poser, alors que j’étais en vacances!

Capture d’écran 2018-08-12 à 12.04.15.png

Le livre va être adapté avec Emma WATSON dans le rôle titre, et je ne suis pas très enthousiaste… Emma WATSON est une actrice que j’aime beaucoup, que ce soit pour ses talents d’interprète ou pour ses engagements dans les causes féministes. Mais l’auteure Erika JOHANSEN n’a eu de cesse dans son ouvrage de spécifier à quel point son héroïne Kelsea était « rougeaude », les cheveux de jais, « enrobée », avec des traits acérés et un visage frappant. Vous imaginez Emma Watson dans un tel rôle? Personnellement, je me projetais davantage avec une Maisy WILLIAMS (Game of Thrones) avec quelques kilos supplémentaires. La tendance d’Hollywood a tout enjolivé et a s’éloigner de la réalité scénaristique d’un ouvrage au profit d’un rendu plus bankable me fatigue…

Concerto à la mémoire d’un ange

Titre : Concerto à la mémoire d’un ange
Auteur : E.E SCHMITT
Éditeur : Le livre de poche
Prix : 6,60euros
Nombre de pages: 215 pages
Pour commander : amazonle livre de poche
Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥

 

Résumé:

Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin honnête et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle, une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ? Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l’ombre. À chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l’ont reçue, d’autres l’ont refusée, quelques uns ne se sont aperçus de rien.

Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l’ordinaire et l’extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ?

L’Avis d’Elodie:

J’ai découvert Eric Emmanuel SCHMITT au lycée, avec la merveilleuse pièce de théâtre « Le Visiteur », qui confronte un Freud désabusé à un inconnu bien taquin… Inconnu qui se révèle être Dieu et qui fera douter le psychanalyste lui-même.

Depuis, j’ai toujours suivi les parutions de l’auteur, avec plus ou moins de coups de coeur. Mais pareil à NOTHOMB, il me semble que SCHMITT est trop prolifique pour que tous ses ouvrages touchent au coeur, et j’attendais l’occasion d’être à nouveau séduite pleinement…

Au Gibert et Joseph de Lyon, je suis tombée sur ce recueil de nouvelles, mal rangé sur une étagère d’occasion rasant le sol, entre un « Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise » écorné et le Malala YOUSAFZAI. Deux jolies références qui ont attiré mon oeil, mais les ayant déjà, c’est vers le SCHMITT que ma main s’est dirigée. J’ai lu l’ouvrage (très court certes) en 2h à peine et c’est un réellement très beau recueil de nouvelles que nous livre l’auteur.

L’auteur se questionne sur le destin, vaste sujet en soi. Peut-on aller contre sa nature? Est-on formaté dès le départ ou est-on maître de notre vie? Autant de questions métaphysiques bien glissantes qui peuvent transformer un ouvrage prometteur en un livre pédant aux accents pascaliens (vous sentez le traumatisme des « Pensées » de PASCAL au bac dans mes propos, hein? ^^). Mais SCHMITT évite avec brio le piège en créant des personnages attachants et en répondant de manière originale à ces questionnements.

Pour moi, une bonne nouvelle tient à deux éléments. D’abord, c’est surtout une bonne fin. Et fait rare, dans cet ouvrage, E.E. SCHMITT réussit à nous livrer des twists finaux dignes de ce nom. Les rebondissements des dernières lignes sont efficaces, et laissent un goût doux-amer dans la bouche… Je pense en particulier à la première nouvelle, intitulée « L’empoisonneuse ». On déteste et en même temps on est fasciné par le personnage horrible de Marie Maurestier, on suit son évolution page après page… et on tombe de haut quand à la fin, l’auteur coupe l’herbe sous le pied de nos théories! Bref, des dernières lignes efficaces dans cet ouvrage.
Le deuxième élément indispensable à une bonne nouvelle, c’est un fil conducteur qui lie tous les textes entre eux. Et ici, on se retrouve avec le thème de Sainte Rita, patronne des causes désespérées, symbole de la rédemption. Et tous les protagonistes de l’ouvrage sont à la recherche ou du pardon, ou du changement, et y arriveront avec plus ou moins de succès. La sainte apparaît sous forme de clins d’oeil, statue au coin d’une pièce, porte-clé vendu dans une échoppe… Et c’est un jeu de la voir intervenir dans les textes, on l’attend, on la cherche et comme nous, elle contemple avec effarement ou attendrissement les héros perdus que nous livre E.E SCHMITT.

En conclusion, c’est un joli recueil de nouvelles que j’ai découvert par hasard, qui sait sous la houlette de cette Rita que semble tant apprécier l’auteur… C’est un ouvrage court qui fait une bonne introduction à l’univers de SCHMITT, même si j’ai préféré son ouvrage « Théâtre ».

 

50 nuances de Grey

grey.jpgAuteur : E.L James

Année : 2012

Édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 560

Pour commander : vous n’avez vraiment que ça à faire de votre argent ?/vous détestez tellement la personne à qui vous voulez l’offrir ?

Note : -1/5♥

Résumé :

Anastasia Steele, jeune étudiante en littérature naïve et maladroite, fait la rencontre du beau et mystérieux Christian Grey, richissime homme d’affaire qui va l’initier aux relations de « dominant-soumise » (non non, il ne manque rien, c’est le résumé du livre).

L’avis de Clément :

Nous sommes au mois de février, et qui dit février dit « Saint-Valentin », amour, etc. En plus cette année nous avons droit à la sortie du dernier volet de l’adaptation cinématographique de la trilogie Cinquante nuances. Du coup, pour rester dans l’esprit « romantisme, amour, Saint-Valentin, cravaches et fessées » j’ai décidé de m’attaquer au livre Cinquante nuances de Grey.

Alors autant le dire tout de suite, je ne vais probablement pas apporter grand chose de nouveau, tout ayant déjà été dit et redit sur ce livre. Mais comme j’aime hurler avec les loups, tirer sur une ambulance sans roue en feu immobile sur un passage à niveau, et que j’ai envie de cracher mon venin sur quelque chose, voici mon avis sur cette « merveille ».

Cinquante nuances de Grey m’a été offert pour un Noël il y a deux ou trois ans (alors le fait que j’aime les livres ne veut pas dire que j’aime tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi), et par respect pour l’auteur de ce « cadeau », j’ai essayé de le lire. Et disons le d’emblée c’est nul, à tel point que je n’ai pas eu la force (ou plutôt le masochisme) d’aller au bout (j’ai rangé ce livre au fond d’une étagère après environ 300 pages d’ennui et suis allé chercher le résumé sur internet histoire de connaître la fin).

Je ne vais pas reprocher à Cinquante nuances le fait qu’il soit mal écrit, après tout je n’attache pas trop d’importance à ce point du moment qu’on me raconte une bonne histoire, et puis l’auteur n’a jamais prétendu être une grande littératrice. Mais il ne se passe absolument rien, en gros c’est « Ana et Christian se rencontrent, sont attirés l’un par l’autre (même si je ne comprends pas trop comment ou pourquoi), baisent, se séparent, fin ». Alors certes il y a plusieurs œuvres de fiction dont le synopsis peut tenir sur un post-it. Mais n’est pas Tarantino qui veut, et si ce dernier sait rendre passionnante des scènes banales comme une discussion pour savoir s’il faut laisser ou non un pourboire à une serveuse, ce n’est absolument pas le cas d’E.L James. Le livre fait plus de 500 pages, mais l’histoire pourrait tenir sur 150 tant elle est vide.

Heureusement, l’auteur a trouvé le moyen de faire du remplissage et éviter de terminer trop vite : intégrer les échanges de mails/SMS entre Christian et Ana (totalement sans intérêts) et les articles du « contrat de soumission » que Christian veut faire signer à Ana. Au passage je ne suis un spécialiste ni en droit ni en relations dominant-dominé, mais ce contrat me semble plutôt être un contrat d’esclavage : en gros Ana s’engage à être disponible sexuellement n’importe quand (son consentement on s’en tape, perso j’appelle ça du viol mais passons), aller dans les lieux autorisés dans le contrat, manger ce que dit le contrat, etc.

Les personnages maintenant. Comme l’histoire, ils sont totalement vides et sans intérêts (et je ne parle même pas des personnages secondaires). En gros d’un côté on a un psychopathe maniaque du contrôle, et de l’autre une cruche dépourvue de volonté et bipolaire (Christian veut lui donner une fessée, elle dit oui, il la fesse, elle est pas contente, elle le quitte…). Leur développement et leur caractérisation se limite à leur vie sexuelle et c’est tout. Je n’ai pas non plus ressenti la moindre alchimie entre eux, la seule chose qu’ils semblent partager c’est le cul. Le résultat c’est que j’ai eu l’impression de lire un livre porno, avec l’histoire d’un porno, c’est à dire juste un prétexte pour des scènes de sexe (et en plus même pas très « excitante », mais peut-être est-ce moi qui suis un connard-frigide-coincé-réac-je-sais-pas-quoi).

Autre chose, le fait que ce livre soit régulièrement présenté comme une histoire d’amour. Peut-être que je n’ai pas compris le sens de l’oeuvre, mais pour moi la relation Ana-Christian, ce n’est pas de l’amour, c’est juste un plan cul (forme de relation tout à fait respectable au demeurant) entre une gourdasse décervelée et un psychopathe (voir précédemment), et qui en plus n’évolue même pas vers une histoire d’amour. Pareil pour le côté sado-masochiste, choquant ou je ne sais quoi vendu avec ce livre. Si vous voulez vraiment être choqué essayez le marquis de Sade, vous comprendrez pourquoi il a fait quelques séjours en prison (au passage La philosophie dans le boudoir fait aussi partie des livres que je n’ai pas réussi à terminer, mais parce que ça devenait trop dégueu et hardcore même pour moi).

En conclusion, Cinquante nuances de Grey est une grosse bouse, dont la place est dans les flammes d’un four à pizza (les flammes de l’enfer c’est encore trop classieux pour cet étron).

Portez vous bien et n’oubliez pas : la lecture, c’est l’aventure (enfin, la plupart du temps)

 

Premières Lignes #34: La Mémoire des Murs

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage! Et de mon côté, cela me permet de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Ou encore de les sortir de ma PAL dans laquelle ils sont depuis trop longtemps perdus! Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré.

Pour ce trente-quatrième rendez-vous de cette chronique publiée tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: La Mémoire des murs, de Tatiana de ROSNAY

 » L’appartement correspondait exactement à ce que je cherchais. Quarante-huit mètres carrés, quatrième étage, chambre sur cour, salon sur rue. Pierre de taille, lumière, calme. Quartier vivant, bien desservi par le métro, marché le samedi. Le loyer n’était pas donné, mais ça n’avait pas d’importance. J’aimais cet endroit. Je l’ai aimé tout de suite. 

Le jeune homme de l’agence immobilière m’a appris qu’il y avait une autre personne intéressée. Un monsieur d’un âge avancé. J’ai imaginé un vieillard paisible, dont le seul tort était de ne pas baisser le volume de sa télévision. Le propriétaire devait faire son choix entre un retraité voûté et une quadragénaire divorcée, sans enfants. « 

Certaines Premières Lignes sont plus difficiles à analyser que d’autres. Celles de la « Mémoire des murs » de ROSNAY en font partie. Si je devais choisir un seul mot pour qualifier ce début, je dirais « neutre », ce ne nous avance pas beaucoup. Disons que le style est simple, sans fioritures, mais pas gênant. Les phrases sont concises, l’action pas encore au rendez-vous, ce n’est pas un début empli de suspense. Et je dois admettre que si je n’avais pas entendu des échos positifs sur cet ouvrage, je ne l’aurai pas dans ma PAL, ces Premières Lignes ne donnant pas excessivement envie de poursuivre! Seul point positif, le titre, que je trouve évocateur, plus ce commencement…

Un début donc mitigé pour un livre que je lirais néanmoins. Qui sait? Je pourrais être agréablement surprise par la suite!

*Elodie