Reine de cendres

Résultat de recherche d'images pour "reines de cendres"Auteur : Erija JOHANSEN

Année : octobre 2017

Éditions : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 680

Note : 5 ♥

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies, le livre de poche

Résumé :

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle a pris le pouvoir.
Le jour de ses dix-neuf ans, une garde l’escorte de son repaire à la capitale, où elle doit reconquérir la place qui lui revient de droit. Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente.
Long périple semé d’embûches, plein de bruit et de fureur, de trahisons et de combats… Pour Kelsea, l’épreuve ne fait que commencer.

L’Avis d’Elodie: 

« Reine de Cendres » est le premier tome d’une trilogie, donc le tome 2 vient tout juste de sortir. Et autant le dire tout de suite, vu comme j’ai dévoré ce premier ouvrage, le second sera chez moi dans la semaine. Car c’est bel et bien d’un joli coup de coeur dont je vais vous parler ici.

L’histoire débute avec une jeune fille banale (comme d’habitude me direz-vous), cachée dans une masure pour la protéger d’un oncle avide de pouvoir, qui doit être couronnée Reine à ses 19 ans. Le cliché s’arrête je vous rassure. Kelsea est laide, n’ayons pas peur des mots, la demoiselle est pleine d’inquiétudes envers son futur rôle et pleine de questions, aussi… Elle idéalise une mère disparue trop tôt, ignore tout de son père et sait pertinemment qu’une fois arrivée à la capitale pour réclamer son trône, elle n’aura probablement pas le temps de finir sa phrase avant d’être assassinée. Charmant programme en perspective.

Evidemment, comme dans toute quête initiatique qui se respecte, rien ne se passe comme il le faudrait. Les Gardes de la Reine qui viennent la chercher lui paraissent acariâtres et ne cachent pas leur mépris envers cette fille empotée qui est censée leur donner des ordres… superbement ignorés d’ailleurs. L’héritière en question se fait pourchasser de tous les côtés, agresser sans cesse et finit kidnappée par un voleur qui lui ôte un des deux joyaux de la couronne, censés prouver son identité et être dotés de pouvoirs… La mère défunte n’est pas si irréprochable que cela et ne parlons pas de l’accueil disons acéré du tonton.

Bref, en quelques pages Erika JOHANSEN a su mettre en place un joli bordel et des situations de prime abord inextricables. Ce qui fait tout le charme de l’ouvrage, c’est que de ce joyeux chaos sortent de pépites: les dialogues sont entraînants, les personnages ont tous leurs personnalités extrêmement travaillées, le style d’écriture est léger sans être bêta…

Il est impressionnant de voir combien l’auteure a su maîtriser son univers. Les lieux, les dieux, la société dans son ensemble sont expliqués clairement dès le début de l’ouvrage et ce, sans lasser le lecteur.

Je le disais, les personnages sont tous intéressants, JOHANSEN leur a donné des caractères distincts, qui certes correspondent aux canons du genre, mais qui n’en sont pas exempt d’originalité. Last but not least, le personnage de Kelsea est incroyable. Loin des poncifs habituels que je craignais au début de ma lecture, le personnage est pleinement travaillé. Son évolution est fascinante, et ses réactions face au bordel dans lequel elle évolue sont logiques, mais non dépourvues de surprises. Le physique du personnage est atypique, ce qui m’a plu, et on ne tombe heureusement pas dans un délire lassant du genre « elle se trouve laide mais en réalité elle est ravissante, un homme beau et altier saura le lui faire comprendre en lui sauvant la vie de surcroit ». Kelsea n’a besoin d’aucun homme pour lui dicter ses décisions et pour faire d’elle une reine digne de ce nom, et cela fait de cet ouvrage un livre aux relents féministes des plus agréables, d’autant qu’il est destiné à un public adulescent.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre, d’autant plus que je l’admets, je ne m’attendais pas à de la grande littérature en l’ouvrant… C’est un récit fantasy entraînant, qui se dévore avec une rapidité à souligner. De mon côté, j’ai lu ce livre en quelques heures, et ai eu du mal à le poser, alors que j’étais en vacances!

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Le livre va être adapté avec Emma WATSON dans le rôle titre, et je ne suis pas très enthousiaste… Emma WATSON est une actrice que j’aime beaucoup, que ce soit pour ses talents d’interprète ou pour ses engagements dans les causes féministes. Mais l’auteure Erika JOHANSEN n’a eu de cesse dans son ouvrage de spécifier à quel point son héroïne Kelsea était « rougeaude », les cheveux de jais, « enrobée », avec des traits acérés et un visage frappant. Vous imaginez Emma Watson dans un tel rôle? Personnellement, je me projetais davantage avec une Maisy WILLIAMS (Game of Thrones) avec quelques kilos supplémentaires. La tendance d’Hollywood a tout enjolivé et a s’éloigner de la réalité scénaristique d’un ouvrage au profit d’un rendu plus bankable me fatigue…

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Rupture dans le réel T1: Genèse

Résultat de recherche d'images pour "rupture dans le réel"Titre: L’aube de la Nuit, première partie Rupture dans le réel, tome 1 Génese

Auteur : Peter F Hamilton

Date de parution : 1996 (Royaume-Uni) ; 2003 (France)

Edition : Pocket Science-Fiction pour cette édition, Robert Laffont

Nombre de pages : 509

Où l’obtenir : d’occasion ; Amazon, Recyclivre, sur les sites de Pocket ou de Robert Laffont

Note : 4/5

Résumé :

            Au XXVIIe siècle l’humanité est divisée en deux grandes factions, les adamistes et les édenistes. Les mondes habités par l’homme, ainsi que par d’autres espèces xenos (extra-terrestres), sont rassemblés dans une organisation politique, la Confédération, qui s’efforce de maintenir la paix dans la galaxie. Mais des milliers d’année auparavant vivait une autre xeno-civilisation, les Laymils, qui semble avoir disparu d’un seul coup, sans que l’on ne sache comment ou pourquoi, et dont ne subsiste qu’un gigantesque anneau de ruines orbitant autour d’une géante gazeuse. Ont-ils été tué, et par qui ou quoi ? Auraient-ils pu découvrir quelque chose de pire que la mort qui les auraient poussé à un gigantesque suicide collectif ?

Mon avis :

            A l’heure où j’écris cette chronique c’est les vacances d’été, et quoi de mieux qu’une terrasse, un verre de glaçons avec n’importe quoi dessus, une vue sur la mer Méditerranée et un bon livre pour se détendre avant de retourner au front (l’éduc’nat p’tit, c’est comme le Viet-Nam, on en revient jamais vraiment … Maintenant passe moi la bière).

            Bref, me voilà donc lancé à l’assaut de L’Aube de la Nuit, une série de sept livres de science-fiction totalisant 6000 pages et répartis en trois parties (Rupture dans le réel, dont je vais parler du premier tome ici ; L’Alchimiste du Neutronium, et Le Dieu Nu).

            Genèse est principalement un livre d’exposition. Peter F Hamilton commence à déployer son univers, notamment les deux principales factions de l’espèce humaine. D’un côté les adamistes correspondent aux humains « standard » de la SF ; de l’autre les édenistes se distinguent par « le gène d’affinité », qui crée une sorte de lien psychique collectif qui permet aux édenistes de communiquer entre eux par télépathie, mais aussi avec leurs habitats et leurs vaisseaux qui sont des sortes d’organismes vivants (ou du moins conscient, avec même une sorte de personnalité). Cette caractéristiques est un point très intéressant du livre, qui ouvre pas mal de possibilité en faisant de certains vaisseaux ou lieux de véritables personnages. Bref on a là un univers très intéressant, cohérent, avec des caractéristiques familières aux amateurs de SF mais aussi des traits originaux, que j’ai très envie d’explorer plus en détail.

            Outre ces deux factions, Genèse introduit également d’autres éléments de l’univers de Peter Hamilton : la technologie, les principales organisations politiques, la chronologie des événements antérieurs les plus importants, etc. Ce premier tome introduit aussi beaucoup de personnages : des colons partis de la Terre à la recherche d’une nouvelle vie sur la colonie de Lalonde, un chercheur de xeno-artefacts et capitaine de vaisseau indépendant, une secte d’adorateurs de satan (dans un roman de SF, oui oui), une capitaine de vaisseau édeniste, une princesse cachée, des renégats cherchant à devenir immortels, et une scientifique impliquée dans des événements ayant entrainé la quasi-extermination des habitants de toute une planète et la perte de « L’alchimiste » (quelque chose qui semble être une sorte d’arme surpuissante, bien que ce ne soit pas clairement indiqué) des années auparavant.

            Je n’ai pas grand chose à dire sur le style, ça se lit très bien, c’est fluide et c’est un très bon roman tourne-page. Je n’ai pas non-plus ressenti en lisant Genèse cette sensation de longueur qui m’avait (entre autre) fait abandonner la Trilogie martienne. Pour un livre d’exposition dont une bonne partie est consacrée à de la présentation d’univers il se passe plein de chose : de l’exploration de ruines, des combats spatiaux, une chasse à l’homme, etc ; avec en conclusion une scène finale à l’atmosphère de quasi-fin du monde mais à l’échelle d’un village, et un cliffhanger qui m’a donné envie d’attaquer le second tome.

Pour conclure cette (courte) chronique, et au risque de me répéter, Genèse est un très bon livre d’introduction/exposition. L’auteur y présente son univers, introduit ses personnages, et ouvre plusieurs arcs narratifs qui se déploieront probablement au cours des prochains tomes. Bref, un premier volet prometteur, et de nouvelles chroniques en perspectives.

D’ici là bonnes vacances si vous êtes en vacances, portez vous bien et n’oubliez pas : la lecture, c’est l’aventure !

A suivre : Rupture dans le réel (tome 2) : Émergence

Mars la Verte

Résultat de recherche d'images pour "mars la verte"Auteur : Kim Stanley Robinson

Année : 1993 (Etats-Unis) ; 1995 (France)

Éditions : Presse de la cité ; Pocket

Nombre de pages : 672

Note : 2,5/5

Où l’acheter: dans toutes les librairies, amazon, pocket …

Résumé :

            Après l’échec de la première révolution martienne la colonisation de la planète rouge se poursuit, menée par les corporations transnationales pendant que les révolutionnaires survivants, dont plusieurs des « 100 premiers colons », ont été contraints de fuir et de se cacher dans les régions reculées de Mars. Dans le même temps la terraformation de la planète se poursuit, et les premières plantes commencent à apparaître sur la surface. Mais le processus de terraformation continue de diviser les « martiens », pendant que des critiques recommencent à s’élever contre le pouvoir des « transnats » et que les problèmes de la Terre s’aggravent, prélude à un effondrement de la « planète-mère » ?

L’avis de Clément :

            J’ai entrepris la lecture de Mars la Verte après avoir terminé Mars la Rouge, et si je lui reconnaissais des qualités, j’avais également dit dans un précédent article que j’avais été relativement déçu par ce livre. J’avais donc des attentes assez élevées vis à vis de Mars la Verte… et malheureusement ce dernier ne s’est pas révélé à la hauteur de mes espérances.

            Disons le d’emblée, Mars la Verte m’est littéralement tombé des mains. J’en ai arrêté la lecture environ aux deux tiers. Alors peut-être que tout devient super génial dans le dernier tiers, mais comme je l’ai dit dans une précédente chronique, si l’histoire n’a toujours pas réussi à m’intéresser après plus de la moitié du livre, c’est qu’il y a un souci.

            Ce qui m’a le plus déçu dans Mars la Verte, c’est qu’il a exactement les mêmes défauts que son prédécesseurs, peut-être même en pire. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, les anciens (ceux de Mars la Rouge) comme les nouveaux. Du coup comme dans Mars la Rouge je n’avais pas grand chose à faire de ce qui pouvait leur arriver. Alors au bout d’un moment quand tu n’as pas réussi à vraiment « rentrer » dans le livre il faut sans arrêt que tu te demandes « attends c’est qui lui déjà ? Où est-ce-que je l’ai déjà vu ? » ; sauf qu’en fait je m’en foutais des réponses vu que les personnages et ce qui pouvait bien leur arriver ne m’intéressaient pas. Alors peut-être est-ce moi qui suis trop sévère, peut-être est-ce la traduction française qui fait perdre l’immersivité du texte original, ou que-sais-je, mais dans tous les cas je ne suis jamais vraiment « rentré dans le livre ». Même l’univers décrit ne m’a pas captivé plus que ça, alors que pourtant il est décrit abondamment et que je suis plutôt bon public en matière de SF (voir même en matière de livres tout court je pense).

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           Le rythme est lent, ce qui n’est pas forcément un problème en soi à condition de ne pas confondre avec « mou » (qui serait plutôt le terme adéquat ici du coup). L’histoire m’a semblé ne pas avancer pendant une grande partie des deux tiers que j’ai lu, malgré une « scène d’action » plutôt sympathique. Autres point noir, les descriptions, certes appréciables car permettant de plutôt bien visualiser ce qu’il se passe et de comprendre les processus décrits dans le livre (qu’ils soient géophysiques, socio-politiques, etc), mais qui ici ont malheureusement tendance à alourdir la lecture et à ralentir un rythme déjà lent (cf plus haut). Le résultat est que je me suis souvent ennuyé en lisant Mars la Verte, d’ailleurs je dois avoué avoir lu en diagonale plusieurs passages.

            Finalement je ne peux pas m’empêcher de comparer Mars la Verte avec l’un de mes livres préférés, Le nom de la rose. Comme Mars la Verte le livre d’Umberto Eco comprenait des descriptions interminables sur la symbolique dans l’art religieux, le dogme chrétien, etc. Mais à la différence du livre de K.S Robinson, celui d’Umberto Eco arrivait beaucoup mieux à installer une atmosphère, créer des personnages marquants (aussi bien pour les premiers rôles que pour les figurants), et développer une histoire avec des enjeux peut-être moins « grandioses » (une simple enquête à l’abbaye contre la transformation de toute une planète, avec toutes les conséquences géologiques, sociales, économiques et politiques impliqués) mais beaucoup plus captivants et immersif, en tout cas à mes yeux.

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            En conclusion, Mars la Verte a été pour moi une déception, et c’est là que s’arrêtera ma lecture de la Trilogie martienne (tant pis pour Mars la bleue). Ce n’est pas vraiment un mauvais livre, ce serait même plutôt un bon livre par des biens aspects (et c’est pour ça que personnellement je lui donne quand même la note de 2,5/5) : ce n’est pas mal écrit, l’univers développé est très fouillé et cohérent, et l’histoire aborde des tas de sujets. Mais j’ai trouvé la lecture de ce livre désagréable. Est-ce-que je conseillerai de le lire ? Oui malgré ce que je viens de dire plus haut, ne serait-ce-que pour que vous puissiez vous faire votre propre avis. Qui sait, peut-être que la Trilogie martienne saura capter votre intérêt plus qu’elle ne l’a fait pour le mien.

Portez vous bien et n’oubliez pas : la lecture, c’est l’aventure.

Premières Lignes #47: Les Enchantements d’Ambremer

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage! Et de mon côté, cela me permet de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Ou encore de les sortir de ma PAL dans laquelle ils sont depuis trop longtemps perdus! Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré.

Pour ce quarante-septième rendez-vous de cette chronique publiée tous les mercredis , voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque: « Les Enchantements d’Ambremer » de PEVEL.

 » Entraîné par toute la puissance de son énorme locomotive à vapeur, l’express reliant Saint-Pétersbourg à Varsovie traversait la nuit étoilée tel un monstre aveugle que rien ne semblait pouvoir retenir. C’était une masse sombre qui déferlait dans la campagne polonaise avec des bruits de forge mécanique et, de loin en loin, un coup de sifflet strident à l’approche des gares villageoises qu’elle franchissait sans ralentir, emplissait d’un vacarme furieux et abandonnait aussitôt à un silence bouleversé où flottaient, fugitives, des nuées de scories incandescentes.

Il était presque minuit et, par contraste, tout paraissait étrangement calme dans le compartiment couchette de première classe qu’occupait la baronne de Saint-Gil. « 

Offert par Maureen dans le cadre d’un swap de Noël sur le groupe du challenge Faerie sur facebook, groupe que je ne peux que vous inviter à rejoindre, je suis actuellement à la moitié de l’ouvrage, et j’en suis ravie!

C’est la première fois que je lis du Pierre PEVEL, et ces Premières Lignes sont équivalentes à la suite de l’ouvrage: stylées, efficaces et joliment tournées. On est curieux de ce personnage féminin mystérieux, on se demande pourquoi elle est dans ce train, et les réponses sont à la hauteur de nos questionnements. Un joli moment de lecture-détente que je ne puis que conseiller aux amoureux de steampunk et de féerie.

Premières Lignes #41: Les Fiancés de l’Hiver

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage! Et de mon côté, cela me permet de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Ou encore de les sortir de ma PAL dans laquelle ils sont depuis trop longtemps perdus! Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré.

Pour ce quarante-et-unième rendez-vous de cette chronique publiée tous les mercredis , voici quelques lignes d’un livre de ma PAL:  « Les Fiancés de l’Hiver » de Christelle DABOS.

 » On dit souvent des vieilles demeures qu’elles ont une âme. Sur Anima, l’arche où les objets prennent vie, les vieilles demeures ont surtout tendance à développer un épouvantable caractère. 
Le bâtiment des Archives familiales, par exemple, était continuellement de mauvaise humeur. Il passait ses journées à craqueler, à grincer, à fuir et à souffler pour exprimer son mécontentement. Il n’aimait pas les courants d’air que faisaient claquer les portes mal fermées en été. Il n’aimait pas les pluies qui encrassaient sa gouttière en automne. Il n’aimait pas l’humidité qui infiltrait ses murs en hiver. Il n’aimait pas les mauvaises herbes qui revenaient envahir sa cour chaque printemps. 
Mais, par-dessus tout, le bâtiment des Archives n’aimait pas les visiteurs qui ne respectaient pas les horaires d’ouverture. »

J’ai entendu énormément parler de ce livre, premier tome d’une trilogie qui a eu un joli succès critique comme publique, que je ne pouvais qu’acheter l’ouvrage lorsqu’il est sorti en poche chez Folio. Si je ne l’ai pas encore commencé, il faut avouer que ces Premières Lignes sont bien attrayantes! J’aime l’idée de personnifier des bâtiments, le style d’écriture est très agréable et ce début est entraînant. Vous lirez donc surement rapidement une chronique sur ce livre!

 

Premières Lignes #40: Journal d’un Vampire en Pyjama

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage! Et de mon côté, cela me permet de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Ou encore de les sortir de ma PAL dans laquelle ils sont depuis trop longtemps perdus! Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré.

Pour ce quarantième rendez-vous de cette chronique publiée tous les mercredis , voici quelques lignes d’un livre de ma bibliothèque:  » Journal d’un Vampire en Pyjama » de MALZIEU.

« Faire le con poétiquement est un métier formidable.

-Tu fais trop de choses à la fois, tu n’as plus vingt ans, me disait-on. 
Je me reposerai quand je serai mort.
Je suis un drogué du panache. J’ai des cavernes d’Ali Baba plein le crâne, à s’en faire claquer les orbites. Je ne m’ennuie jamais, sauf quand on me ralentit. J’ai dans le coeur un feu d’artifice. Véritable homme-volcan, c’est de la lave qui coule dans mon sang. Je cherche le spasme électrique de la surprise. Je ne sais pas vivre autrement. « 

Mathias MALZIEU est un habitué des Premières Lignes, j’avais choisi Le plus petit Baiser jamais recensé comme 2ème Premières Lignes, et là on en est à la quarantième semaine de ce rendez-vous, déjà!
Je suis amoureuse depuis mon adolescence du style de cet auteur-musicien, un des plus grands contributeurs pour moi de la culture française contemporaine, rien que ça!
Tous les ouvrages de MALZIEU sont un peu autobiographiques, mais celui-ci est plus particulier que les autres, car il y parle de son combat contre la maladie qui l’a peu à peu transformé en ce qu’il appelle poétiquement un vampire en pyjama. La délicatesse est de mise, les formules claquent et le phrasé est délicat… Bref, une splendeur comme toujours. Un vrai trésor.

 

Concours de Noël #3

Pour fêter l’essor du Baz’Art, un concours est mis en place! On avait envie de vous remercier de nous suivre, vous récompenser pour votre attention, de vous montrer à quel point on est content d’être de plus en plus nombreux sur ce blog.

La semaine dernière, on vous proposait le dvd « Suicid Squad », qui a été gagné par…

Ana, du blog AnaVerbaniaZeBlog, site que l’on ne peut que vous conseiller! Elle y parle d’un peu de tout, tout comme le Baz’Art, et on a particulièrement aimé sa chronique sur le jeu de société « Wendake » ou ses billets sur ses séjours en Italie.

Cette semaine, nouveau lot, on vous propose à nouveau un livre: « La Mémoire des Murs » de Tatiana de ROSNAY.

Cette fois-ci, un peu d’originalité. Pour participer, il suffit de commenter cet article en évoquant un blog de lecture/culture etc que vous aimez particulièrement et qui ne soit pas le vôtre! 🙂 Cela nous permettra de découvrir d’autres sites!

Bises livresques,

L’équipe du Baz’Art