Faerie

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Titre : Faerie
Auteur : Raymond E.FEIST
Éditeur : Bragelonne / Milady
Prix : 9 euros
Date de parution: septembre 2009
Nombre de pages : 640 pages
Plus d’informations: Milady

Note: 3-4 ♥

Challenge Faerie: 6/15

Résumé:

La maison du vieux Kessler était perdue dans les bois…
Une ferme splendide et pleine de recoins, où Phil et Gloria pensaient trouver le calme, loin de la ville et de l’agitation. Mais ce que trouvent leurs trois enfants est bien différent : d’étranges histoires de clairières hantées, de lueurs qui dansent dans la forêt et de trésors enfouis…
Tout un monde secret, enchanté par l’ancienne magie celtique et habité par de mystérieuses présences. S’agit-il des fées et du vieux peuple des légendes? Ou d’êtres plus dangereux, animés de désirs inquiétants ?…
Bientôt, ce qui avait la couleur du rêve se change en un terrifiant cauchemar. Des puissances oubliées se sont réveillées et convoitent les enfants. Pire encore: leurs âmes.

L’Avis d’Elodie

Cet ouvrage est mon 6ème chroniqué pour le challenge  » A la recherche de Faerie » initié par le Bazar de la Littérature. J’ai été bien moins efficace lors de cette deuxième session que lors de la première, mais j’ai encore 2 mois pour me rattraper 😉

Il était une fois une ferme au bord d’une grande forêt verdoyante. Une famille reconstituée, qu’on peut qualifier de bobo, emménage pour se créer un nouveau départ. Entre la crise d’adolescence de Gabbie et les courses des jumeaux Sean et Patrick, la maison est bien agitée. Et qui deviendra de plus en plus bruyante quand les cris des enfants se confondront avec les rires des farfadets.

Car la ferme au cadre charmeur est situé au carrefour entre le monde des humains et celui des fées qui, attirées par le charme de Gabbie et l’innocence des jumeaux, vont troubler la quiétude de la famille. Il y a une tension larvée, une malignité qui erre dans les pièces, dans les grincements de portes, et qui se terre sous le lit des enfants. Et les parents, aveugles, cherchent à rationaliser quelque chose qui ne peut l’être.

Si j’ai adoré l’idée de l’ouvrage, j’ai hélas trouvé que le roman prenait son temps pour se mettre en place, et je l’ai trouvé un peu longuet par instant. J’ai eu du mal à entrer dans la lecture, ce qui m’a inquiétée, le livre faisant plus de 630 pages! Mais je suis têtue, j’ai persisté devant cette icône de la littérature fantasy, et je ne le regrette finalement pas!

Second bémol, je dois avouer ne pas avoir apprécié les personnages principaux. La famille Hasting m’a lassé dans sa perfection et ses bons sentiments, croisement entre les Ingalls et Notre Belle Famille. Tout est beau tout est rose, et même en cas de dispute, tout le monde s’aime. Seuls caractères avec du relief, les jumeaux ont été parfaitement narrés par FEIST, qui nous fait rappeler à quel point on peut être imaginatif et naïfs quand on a 8 ans.

En effet, on se remémore avec émotion l’enfant qu’on a pu être, et à quel point on s’inventait des histoires auxquelles on croyait dur comme fer. Le monstre sous le lit, le lutin voleur de chaussettes… Toutes ces figures folkloriques nous ont hanté dans notre enfance, et FEIST y fait appel pour nous entraîner dans un univers familier et en même temps lointain.

L’auteur nous livre une ode au folklore irlandais avec ses farfadets et autres créatures, et fait régulièrement des clins d’oeil shakespeariens avec la présence dans l’ouvrage de Puck ou Titania.

Le style est simple, l’écriture est fluide et en même temps très évocatrice, et c’est le grand point positif du livre. Difficile d’être indifférent devant certains passages qu’il ne faut pas lire la nuit tombée, je pense notamment à la « chose noire » qui m’a fait songer à LOVECRAFT. Il y a des passages érotiques, horrifiques qui clairement interdisent cet ouvrage à des yeux trop jeunes… et qui m’ont permis de réaliser que je suis encore bien sensible!

J’ai adoré l’ambiguïté des personnages du Petit Peuple, plein plus denses que les protagonistes humains. Si vous voulez lire une histoire de Fée Clochette, passez votre chemin, les créatures ici sont ambivalentes, sauvages et sans conscience. Les fées sont loin des considérations bassement humaines du Bien et du Mal,  et peuvent agir dans les deux sens selon leur volonté.

Enfin, la fin m’a laissée un peu dubitative et la solution trouvée pour résoudre l’intrigue m’a un peu déçue.

Pour conclure, malgré les nombreux bémols évoqués, j’ai plutôt apprécié la lecture de cet ouvrage. Si ce n’est pas un coup de coeur absolu, j’ai passé néanmoins un bon moment de littérature avec cet ouvrage que j’avais dans ma liste de livres à acquérir depuis bien longtemps!

Mille mercis donc à nouveau à Maureen du Bazar de la Littérature de m’avoir offert ce livre! 🙂

 

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La Petite Encyclopédie du Merveilleux

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Titre : La Petite Encyclopédie du Merveilleux
Auteur : Edouard BRASEY
Éditeur : Le Pré aux Clercs
Date de sortie : réédition en octobre 2015
Prix : 29 euros
Nombre de pages : 432 pages

Pour commander : leslibraires.com

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥♥

 

 

Résumé:

C’est à la découverte d’un fabuleux trésor, d’un extraordinaire patrimoine légendaire sauvegardé de siècle en siècle par les conteurs, les mythologues et les folkloristes que nous convie cette Petite Encyclopédie du Merveilleux. Les lecteurs passionnés de fantasy ou de fantastique y retrouveront les fées enchanteresses, les elfes musiciens, les sirènes sensuelles, les nains grinçants et les lutins malicieux des peuples de la lumière, voisinant avec les dragons, chimères, licornes et bêtes pharamines du bestiaire fabuleux ainsi qu’avec les démons, sorcières, vampires et loups-garous des peuples de l’ombre. Au total, plus de deux cent cinquante personnages, esprits ou animaux sont ici répertoriés avec leur description, leur origine géographique et mythologique, leurs moeurs et leur histoire.

L’avis d’Elodie:

Commençons cette chronique par mon dada habituel: la couverture! Et c’est une artiste bien connue des lecteurs du Baz’art des Mots qui la signe: Sandrine GESTIN! J’ai déjà évoqué cette dessinatrice talentueuse lors de 2 critiques: la première fois il s’agissait de l’anthologie Il était une fée (voir lien), la deuxième pour son propre ouvrage intitulé La Petite Faiseuse (voir lien). Le moins qu’on puisse dire, c’est que BRASEY a donc confié le graphisme de cette couverture à quelqu’un de sûr, et que le résultat est réussi. Une porte sculptée dans les tons bleu argent encadre une titre ouvragé et un insert où l’on retrouve la Reine des Fées, personnage fétiche de GESTIN.

Le contenu, lui, est pantagruélique! 432 pages, plus de 250 créatures décrites… Heureusement que BRASEY a choisi de se limiter à la culture occidentale! Cet ouvrage est en réalité l’addition de 3 volumes parus précédemment, « Des peuples de la lumière », « Du bestiaire fantastique » et « Des peuples de l’ombre », édités entre 2005 et 2006 et récompensés  lors du Festival des Imaginales (voir lien de notre débriefing sur l’édition de cette année). Du coup, chaque partie est divisée en chapitres, évoquant les peuples des métamorphoses, ou les monstres marins et horreurs lacustres…

Loin d’être un dictionnaire lassant, l’ouvrage se lit de manière des plus ludiques. Une impression renforcée par la quantité d’illustrations, toutes plus belles les unes que les autres. Aux illustrations anciennes se joignent gravures anciennes et tableaux de maîtres.

Pour en venir au Challenge Faerie (voir lien vers le Bazar de la Littérature), la partie qui m’a particulièrement intéressée est celle consacrée aux Fae, bien évidemment.

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