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A juste titre

À juste titre de Céline David

Auteur: Céline David

Titre : A Juste Titre

Date de sortie: mai 2019

Éditeur : Autoédition

Nombre de pages : 208

Où l’acheter: Amazon

 

Résumé:

Lise n’a rien des personnages des romans qu’elle lit avec passion.
Le monde réel ? Elle l’observe et le dissèque avec minutie, peinant à y trouver sa place.
À chacun de ses trajets dans le métro parisien, elle imagine la vie des habitués. Lorsqu’apparaît cette fascinante voyageuse, penchée chaque soir sur des livres aux couvertures de papier kraft, Lise veut en savoir davantage. Ses recherches vont la conduire au-delà de sa timidité, jusqu’à elle-même.

L’Avis d’Elodie:

Avant de commencer cette chronqiue, je tenais à remercier Céline de m’avoir proposé son livre et de m’avoir fait confiance, je suis réellement ravie d’avoir eu l’occasion de lire son ouvrage. Ce livre est le 7e lu par le biais de la plateforme Simplement Pro… et c’est encore une réussite. J’ignore si c’est parce que j’ai de la chance dans les livres proposés/demandés ou si tout simplement il y a une grande majorité d’auteurs de qualité sur ce site, mais pour l’instant, je n’ai jamais été déçue de la lecture d’un ouvrage reçu grâce à SP. Ce qui me conforte dans l’idée que les auteurs autoédités ou venant de petites maisons d’éditions sont tout au aussi, voir plus intéressants que les grands mastodontes de boîtes d’éditions reconnues. Voilà pour ce petit aparté!

L’héroïne, Lise, est une jeune femme timide qui, lorsqu’elle prend le métro, aime imaginer la vie des gens qu’elle côtoie. Je me suis immédiatement attaché à ce personnage sous pression, empli de doutes. On a énormément de points communs, en dehors de notre amour fou pour la lecture. Et il m’est arrivé quand je vivais à Lyon de regarder avec curiosité les gens que je croisais à la Gare Part Dieu en me demandant où ils allaient. Il y a un côté fascinant dans l’idée de frôler une personne une fois, de se dire qu’on ne la connaîtra probablement jamais, de se retrouver au milieu d’une multitude d »inconnus et de réaliser combien on est nombreux et combien nos vies sont différentes… Ca a un côté vertigineux.

Lise se retrouve fascinée par une femme lisant aux heures de pointe. Rien n’ébranle cette dame dans sa lecture, elle est complètement immergée dans les pages de son livre… livre qu’elle laisse un jour sur la banquette du métro. Bien sûr, ce livre est récupéré par notre héroïne. L’ouvrage en lui même est un délicieux mystère: recouvert de papier kraft, on ignore son titre et son auteur, forçant le lecteur à n’avoir aucun a priori sur sa future lecture. Menant son enquête, Lise retrouve la trace de la dame du métro et découvre au passage un lieu merveilleux, tout au fond d’une petite cour, une librairie à nulle autre pareille… Voici ce qu’on trouve comme panneau à son entrée:

« Maintenant que vous avez laissé à la porte toutes vos connaissances en matière de librairie, il est temps de vous proposer un nouveau départ.
Tous les livres présents autour de vous ont leurs couvertures dissimulées, emballées, mais pas seulement. Les premières pages de ces livres, et parfois les dernières sont liées ensemble par des trombones. Pourquoi me direz-vous? Pour que vous n’ayez que les mots sur lesquels vous concentrer pour guider votre choix. »

En poussant la porte de la librairie « Sans Titre », Lise se retrouve entraînée dans un récit incroyable, un histoire emplie de rencontres marquantes, de nostalgie et de douceur. Je n’en dirais pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de votre future lecture, car vous vous devez d’acquérir ce livre! (et oui, je me mets à donner des ordres, maintenant!)

Le livre évoque des thèmes extrêmement diversifiés, mais tous bien menés. La librairie permet d’évoquer la question du choix d’un livre, thématique que je m’étais amusée à évoquer dans ma série d’articles Choisir un livre. On développe une réflexion sur l’aspect commercial des livres, sur le fonctionnement d’une librairie…

Les moments que j’ai le plus préféré, c’est lorsque l’auteure parle de son amour des livres au travers de son personnage principal. Est évoqué la magie de tourner des pages, le velouté du papier, l’odeur des livres… C’est presque tragique quand on songe que j’ai lu ce livre sur ma liseuse!

J’ai adoré les références multiples à des ouvrages que j’ai chéri. Le moment où Céline évoque « L’Ombre du Vent », un de mes ouvrages chéris, m’a enthousiasmé, et je ne vous parle pas de la dédicace à « Alice au Pays des Merveilles »! Je crois qu’avec l’autrice, nous avons beaucoup de lectures en commun! Je ne résiste pas à l’envie de vous livrer un autre extrait du livre, le voici:

 » Aujourd’hui, elle aurait pourtant voulu qu’il soit matériellement possible de se réfugier dans un livre, de se couvrir de ses pages et de s’y fondre. Avec un peu de chance, les personnages lui auraient offert asile, lui auraient fait une place parmi eux, trop heureux d’accueillir un de leurs lecteurs. Elle s’imaginait tenir une conversation avec Alice autour d’une tasse de thé (…), visiter le cimetière des livres oubliés avec Daniel, courir avec Tobie sur les branches de son arbre… »

Ce passage est merveilleux, et démontre bien le style clair d’écriture de l’autrice. Les mots sont simples, certes, mais bien choisis. La lecture est fluide, on dévore cet ouvrage rapidement, page après page, on est entraîné par la douceur de la plume de Céline, et c’est un plaisir.
Cet extrait me permet un petit clin d’oeil à un ouvrage précédemment chroniqué: en effet, dans Les Voyageurs du Livre Portail, autre roman lu grâce à Simplement Pro, le héros Roland est projeté dans le conte de fées enfantin  » La larme du Saule ». Il réalise en quelque sorte le rêve de Lise!

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce livre, véritable ode à l’amour de la lecture et hommage magnifique aux livres parus et à paraître. Merci à l’autrice pour ce très beau moment, j’ai adoré rencontrer Lise, Marie, Antoinette ou Arthur…

 


 

20160809_105942PS: Dernière digression promis, mais je ne peux évoquer les fameux livres recouvert de papier kraft de la librairie « Sans Titre » sans parler de la librairie « Red Librairia » à Florence, qui emballe les ouvrages préférés des vendeurs et propose aux clients de les acquérir en ignorant ce qu’ils achètent. A découvrir dans l’article Road trip en Italie du Nord #3: Florence!

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