La Nouvelle Arche

La Nouvelle Arche par Lestrange

Auteur : Julie de LESTRANGE

Date de sortie : 25 octobre 2018

Éditions : Michel Lafon

Note : 3,5♥ /5

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies et sur michel-lafon.fr

Résumé:

Spécimen : enfant maintenu en gestation artificielle pendant quinze années. Donne naissance à un membre actif et productif de la Communauté.

Mathilde est l’une des premières. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle s’occupe des futures générations qui grandissent au Centre. Comme elle, ces spécimens n’auront pas d’enfance. Comme elle, ils naîtront, prêts à se battre, pour affronter l’ennemi invisible qui terrorise leur Communauté.
Aussi, lorsqu’un mal étrange frappe certaines unités, Mathilde cherche à tout prix le moyen de les sauver. Et ce qu’elle découvre pourrait bien remettre en cause sa propre humanité.
Mais peut-on être seule à changer le monde ?
Désormais, elle n’a plus qu’une alternative : se taire. Ou combattre.

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Simon Thorn et le sceptre du Roi Animal

Simon Thorn, tome 1 : Et le sceptre du roi animal par Carter

Auteur : Aimée CARTER

Année : janvier 2018

Éditions : Michel Lafon

Nombre de pages : 330

Note : 3 ♥

Où l’acheter: dans toutes les bonnes librairies, aux éditions Michel Lafon

Résumé:

Simon Thorn a le pouvoir de parler aux animaux. À douze ans, il découvre le secret de ses origines : il est un Animalgame, un être capable de se transformer en animal. Et sa première métamorphose pourrait bien décider du destin de tout un peuple, car il l’ignore mais il est l’héritier du roi des aigles et de la reine des loups… en guerre depuis toujours.

L’Avis d’Elodie:

J’ai découvert cet ouvrage grâce à Alicia, alias Papillon Voyageur, n’hésitez pas à jeter un oeil sur son blog en cliquant sur le lien!

L’ouvrage est destiné à un public jeune, mais cela ne m’a pas rebutée, appréciant de temps à autre lire ce genre d’ouvrages. Après, je suis plus habituée à la littérature « young adult », à partir de 14 ans, et ce livre s’adresse à des enfants d’une dizaine d’années. Heureusement, cela s’est plus ressentie dans la police de caractères (assez grande pour que je puisse lire sans lunettes!) que dans le style. Bien sûr, Aimée CARTER use de mots simples, mais l’ensemble n’est pas bébé.

On suit l’histoire de Simon, qui rentre dans un collège où il est mal intégré… Ses camarades le trouvent bizarres, et pour cause: ils ne le savent pas, mais Simon parle aux animaux. En plus de la question du harcèlement scolaire, d’autres thèmes sérieux sont abordés de manière simple : les problèmes de communication au sein d’une famille, la réflexion sur ses origines… car la mère de Simon ne s’occupe guère de son enfant et il ignore tout de son père. Ces sujets sérieux sont bien abordés par une auteure qui sait choisir ses mots avec précaution, et qui évoque des thèmes difficiles avec délicatesse.

Le style d’Aimée CARTER est efficace, on est rapidement entrainé dans une intrigue tumultueuse riche en rebondissements. Les décors sont supers, on se projette bien dans l’univers crée.

Les personnages secondaires sont parfaitement maîtrisés, et on sent que l’auteure gère son propos: les moindres détails ont leur importance et même un dauphin a priori inutile voit sa présence prendre tout son sens.

Le bémol se situerait au niveau du personnage principal. Il me fait un peu penser à un genre d’Harry Potter, dans le sens que Simon est énervant, à la fois impulsif et en même temps aux émotions trop simplistes. Je n’ai pas vraiment accroché au caractère de ce jeune garçon, dont le comportement peut certes se justifier par son jeune âge et les péripéties inattendues auxquelles il se retrouve confronté. Mais même avec ces circonstances atténuantes, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver Simon agaçant. Heureusement que les personnages secondaires précédemment évoqués sont là!

Je tenais à signaler la beauté de la couverture, prof d’arts pla oblige… d’autant que c’est un de mes artistes chouchou qui la signe, aka David GILSON. Si vous ne connaissez pas, allez vite découvrir le travail de ce dessinateur génial!

En conclusion, c’est un ouvrage sympathique que j’évoque ici. Je lui ai mis la note de 3/5, car malgré une fin remarquable et des personnages secondaires bien écrits, j’ai interrompu ma lecture plusieurs fois sans ressentir un énorme manque. Pour le public visé, c’est un ouvrage surement parfait, pour les personnes plus adultes, « Simon Thorn » promet un moment de lecture léger et qui détend… mais sans plus.

Les chroniques des partenaires:

L’avis de Papillon Voyageur

La Fille d’Encre et d’Etoiles

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Titre : La Fille d’Encre et d’Etoiles
Auteur : Kiran MILLWOOD HARGRAVE
Éditeur : Michel Lafon
Prix : 14,95 euros
Nombre de pages: 268 pages
Pour commander : Michel Lafon

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥
Catégorie: Young Adult, Fantastique

Résumé:

Alors qu’il est interdit de quitter l’île de Joya, Isabella rêve des contrées lointaines que son père a un jour visitées et cartographiées. Quand sa meilleure amie disparaît, Isabella est résolue à faire partie de l’équipe de recherches. Guidée par une carte ancienne, appartenant à sa famille depuis des générations, et par sa connaissance des étoiles, Isabella prend part à l’expédition et navigue dans les dangereux Territoires Oubliés. Mais sous leurs pas, un mythe féroce s’agite dans son sommeil…

L’Avis d’Elodie:

Avant tout, je tenais à remercier les éditions Michel Lafon et Camille Groelly, grâce à qui j’ai pu avoir cet ouvrage.

eu un immense coup de coeur pour la couverture, absolument sublime, qui m’a motivée à postuler pour recevoir ce livre. Un grand bravo à Helen CRAWFORD- WHITE, qui a également signé les illustrations intérieures. Chaque page est agrémentée de boussoles et de motifs sur les bordures, et si cela déstabilise de prime abord, on s’y habitue vite et c’est esthétiquement très réussi.

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L’histoire est celle d’une très jeune fille, Isabella, qui vit sur une île nommée Joya dans un monde qui ressemble au notre, et qui semble se situer aux temps des grandes explorations. Les protagonistes connaissent l’Afrique et l’Europe, mais les noms sont hispanisés et la géographie des lieux est fluctuante. L’île elle-même est en partie sauvage, et n’a pas été cartographiée entièrement. Elle est gouvernée par un gouverneur qui tient plus du dictateur et qui a une fille: Lupe. La demoiselle disparaît après une dispute avec notre héroïne, qui décide alors de s’enfoncer dans les terres inconnues pour retrouver son amie.

Le scénario semble simple de prime abord, mais l’univers est dense: une île inspirante, une mythologie passionnante et une héroïne de caractère, le début de ma lecture m’a enthousiasmée!

Le livre est clairement orienté jeunes adultes, mais cela n’empêche pas de jolies formulations et de beaux exercices de style. L’écriture est fluide, mais les phrases sont bien tournées, et j’aime ce genre d’écrit.

Les descriptions sont réussies, lorsque l’héroïne déambule des forêts moites et inquiétantes aux grottes sombres et étroites, on la suit sans difficulté, et on s’y croirait.  L’île en elle-même est fascinante, j’adorerai errer avec Isabella et créer des cartes du lieu, et ce malgré les dangers que Joya recèle.

Ce qui a pêché pour moi, c’est le manque de développement des caractères des protagonistes, et le fait que l’auteure semble avoir eu du mal à suivre sa propre trame. Tout livre suit généralement un schéma narratif, qui se compose ainsi (oui oui, je vous fais réviser les cours de français, ne me remerciez pas!)

  • situation initiale, avec la présentation des personnages, mise en place des espaces temps et lieux
  • élément perturbateur
  • aventures
  • dénouement
  • situation finale

Or Kiran MILLWOOD HARGRAVE n’a guère présenté ses protagonistes avant d’introduire un élément perturbateur (la mort de Cata), qui d’ailleurs ne nous marque pas, ladite demoiselle étant une parfaite inconnue. On se retrouve avec un Pablo qui n’a guère de rôle à part celui d’être constamment auprès de l’héroïne, un Pa qui pourrait être bien plus attachant si l’auteure lui avait laissé plus de place… Les personnages sont sous-exploités, alors que la trame présente était prometteuse.

Si les aventures sont ensuite dynamiques et bien rythmées, on reste néanmoins sur une impression de faim, l’univers de l’auteure aurait pu être bien plus développé… Si la personnalité des personnages est vite expédiée, l’île aussi aurait mérité davantage. Point positif, deux cartes en couleur sont présentes, elles aussi magnifiques comme tout l’aspect graphique de l’ouvrage. Mais je les trouve un peu enfantines et peu fournies, et j’aurai aimé un respect des codes cartographiques évoqués par l’héroïne Isabella ( des croix pour les dangers, des ronds pour les villages, le nom des arbres…)

Idem pour les mythes présents dans l’ouvrage, j’aurai tant aimé en savoir plus sur le démon Yote et sur Arinta… J’ai comme l’impression que MILLWOOD HARGRAVE s’est racontée l’histoire pour elle-même, et qu’elle a oublié de nous confié les détails de son univers. C’est comme si elle considérait que tout était acquis, qu’on avait toutes les notions… Des notes de fin d’ouvrages n’auraient pas été de trop, si l’auteure n’avait pas voulu submerger le lecteur avec des détails lors du déroulé du roman.

J’ai l’air bien sévère envers un ouvrage à qui je donne quand même la note de 3 ♥ sur 5… Mais je suis triste car je me suis retrouvée frustrée en refermant l’ouvrage, d’autant plus ronchon que j’avais adoré le début. L’univers de l’auteure était si prometteur, si intriguant, que j’en attendais plus.

Mais il ne faut pas oublier que Kiran MILLWOOD HARGRAVE est jeune, et que cet ouvrage est son premier livre. Cette auteure est en plein devenir, et les lacunes citées plus hauts sont il me semble aisément corrigeables. C’est pourquoi je compte bien me tenir au courant de ses prochaines sorties!

En conclusion, c’est un ouvrage plein de potentiel, au joli style d’écriture et à l’univers fascinant, qui nous est livré ici. Si, vous l’avez compris, j’ai été déçue par le survol des personnages et par le manque de développement de l’histoire, qui aurait mérité quelques pages supplémentaires, j’ai néanmoins passé un joli petit moment de lecture (le livre a été dévoré en deux jours, ce qui est bon signe!).
Si vous cherchez un livre jeunesse attendrissant et empli d’évasion, n’hésitez pas!

Source image: Rose Marie Ramette

A la croisée des mondes

À la Croisée des Mondes : Pullman, Philip

Titre :  À la croisée des mondes
Volumes
– Les Royaumes du Nord (1995)
La Tour des anges (1997)
Le Miroir d’ambre (2000)
Auteur : Phillip PULLMAN
Éditeur : Gallimard
Prix : 29,90 euros l’intégrale
Nombre de pages : 1136 pages

Pour commander : disponible dans toutes les bonnes librairies et sur le site de Gallimard

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥♥

Résumé et Avis d’Aurélie:
La trilogie originale, composée des livres Les Royaumes du Nord, La Tour des anges et Le Miroir d’ambre, suit le passage à l’âge adulte de deux adolescents, Lyra Belacqua et Will Parry, qui traversent des univers parallèles en vivant une série d’aventures épiques, qui recouvre un questionnement mystique plus profond.
Dans le premier tome, nous sommes projetés dans un monde à la fois très proche et très différent du nôtre: la technologie s’est arrêtée à la veille de la Première Guerre mondiale (il y a peu de voitures, les gens se déplacent en zeppelins), l’Église contrôle l’essentiel de la société et surtout, tous les êtres humains possèdent une projection de leur âme sous la forme d’un compagnon animal pensant et parlant, appelé daemon (prononcez « démon »). Les daemons des adultes ont une forme fixe, généralement le reflet du caractère de leur être humain (les domestiques ont souvent un daemon chien, qui est loyal), alors que les daemons des enfants changent de forme très souvent.
Dans ce monde, Lyra est une fillette de onze ans vivant une existence peu commune : elle est élevée dans une université austère, suite à la mort de ses parents dans un accident. Elle a pourtant des amis et des jeux de son âge, jusqu’au jour où alors que la communauté scientifique est agitée par la découverte d’une mystérieuse particule appelée « Poussière », des enfants sont enlevés, notamment Roger, son meilleur ami… Lyra devra traverser des épreuves et se méfier des apparences pour retrouver Roger et partir à la croisée des mondes.

Je ne vous révélerai pas plus de l’intrigue de la saga d’ « À la croisée des mondes », afin que ceux qui ne l’ont pas encore lue soient tentés…
Plusieurs raisons m’ont poussée à chroniquer cette saga :
– c’est la saga fantasy qui a le plus infuencé ma vie (avant Harry Potter ? probablement !)
– au cours d’un voyage à Paris, je suis passée par la formidable librairie anglaise Shakespeare & co. Où j’ai pu trouver le cycle complet, en anglais, en un seul volume, avec une jaquette sublime. Je sors tout juste de la lecture des trois tomes, qui m’a laissée encore plus ébahie que quand j’étais enfant.

De plus, l’auteur, Philip Pullman, avait déjà publié une série de nouvelles relatives à son univers (Lyra et les oiseaux, Il était une fois dans le Nord et The Collectors, que je n’ai pas lus et je le regrette si fort !) mais il s’apprête à sortir une nouvelle saga : Le livre de la Poussière. Sortie annoncée le 19 octobre 2017 en Angleterre chez Random House Children’s Books et une parution française le 16 novembre suivant chez Gallimard, avec un titre commun pour le premier tome : La Belle Sauvage.

Pourquoi cette saga m’a marquée ?
D’abord, cette saga est certes écrite pour les enfants, mais sa profondeur en termes de niveau de lecture lui permet d’être lue par les adultes avec plaisir : ainsi, si j’ai commencé la saga au tout début de mon adolescence, j’ai lu le dernier tome alors que j’en approchais de la fin, et j’ai donc eu l’impression que les personnages et l’histoire m’avaient accompagnée vers une certaine forme de maturité.
De plus, les personnages sont tous bien construits : ils ont un passé, des contraintes et des rêves qui les poussent et expliquent leurs actions… sauf quand l’héroïne s’en mêle et met en mouvement des forces qui les dépassent. Lyra, justement, est une héroïne complexe et passionnante : je pense qu’on peut tous se reconnaître dans son caractère de tête brûlée et d’enquiquineuse, mais par ailleurs c’est une héroïne « difficile à aimer ». Nous la voyons parfois se comporter comme une gamine, comme une peste, comme une idiote… Et je trouve que c’est très agréable. Les héroïnes belles, douces, drôles, gentilles et courageuses, qui envahissent les pages d’une certaine catégorie de fantasy, me
sortent par les yeux…
Par ailleurs, la prose de Pullman est très agréable et fluide, sans être trop facile : il joue
merveilleusement bien sur les mots pour en inventer certains, en modifier d’autres, afin de créer un univers unique. L’univers qu’il crée est donc extrêmement immersif, car le langage entier est modifié par l’auteur. Plus d’électricité, mais de la « lumière ambarique», les ours polaires parlent et forgent des armures – ce sont des panserbjØrne, et les canaux sont fréquentés par les péniches des Gitans.
Pour finir, si vous n’êtes pas tant intéressés par l’histoire du premier tome, dites vous que je considère certains passages comme la quintessence de la réflexion mystique mise à la portée de tous. Ce n’est pas étonnant, quand on considère l’éducation que Pullman a eue, surtout de la part de son grand-père clergyman : la Bible, William Blake, John Milton, des ouvrages religieux et des poètes mystiques.
Je vous laisse donc retourner à vos occupation sur cette sublime citation, que j’emporterais bientoujours partout avec moi… « Nous devons bâtir la République des Cieux là ou nous sommes, car pour nous, il n’y a pas d’ailleurs. »

Allez, à bientôt pour de nouvelles lectures !
P.S. : ne regardez pas le film dérivé des Royaumes du Nord, en dehors de son casting impeccable, il n’est qu’un long et minutieux déchiquetage en mille morceaux d’un de mes livres préférés !

Sources images:

  • Tumblr flammiferofwesternesse
  • Blog Bookswithdylanw
  • Blog Goldfishonadish

Harry Potter and the Philosopher’s Stone

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Titre : Harry Potter and the Philosopher’s Stone
Auteur : JK ROWLING
Éditeur : Bloomsbury
Date de sortie : juin 2017 pour la présente édition
Prix :  7,99 livres
Nombre de pages : 350 pages

Pour commander : Editions Bloomsbury

 

 

Résumé

«  Or yet in wise old Ravenclaw,

If you’re ready mind,

Where those of wit and learning,

Will always find their kind »

The Sorting Hat

 

L’Avis d’Elodie

*Contrairement à d’habitude, cette chronique est publiée un vendredi… Salon Fantastique de Paris oblige, je serais prise tout le week end! Le débriefing paraîtra samedi prochain. *

C’est une chronique un peu particulière que je vous livre ici, car je vais plus parler de l’expérience de lecture que de l’ouvrage en lui-même. En effet, j’ai acheté lors de mon road trip en Ecosse avec Meltoryas l’édition anniversaire des 20 ans du tome 1 de la saga de JK ROWLING, et l’ai donc relu en version originale… Une première pour moi. Préparez-vous donc à du racontage de vie!

J’ai pas mal d’inquiétudes, n’étant pas une pro en anglais (je me suis arrêtée au lycée comme beaucoup de monde). Certes, je regarde des films en VOST, et ai réussi à baraguiner des phrases du type  » a beer pLIIIZZZe » ou  » you NOOOO where is the castelEE? » lors de ma virée écossaise, mais cela ne fait pas de moi un être bilingue, loin de là!

Néanmoins, j’avais envie de tenter l’expérience. L’édition dont je vous parle est un très très bel objet, et lire JK dans sa langue est une chose à faire pour la digne fan de HP que je suis!

Parlons un peu de cet ouvrage qui m’a incité à mettre le traducteur reverso dans ma barre de favori de ma tablette…

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Image associéeLe tome 1 d’Harry Potter a été écrit par JK ROWLING il y a exactement 20 ans, un 26 juin. Pour fêter l’occasion, son éditeur Bloomsbury a sorti 4 versions du tome 1, une pour chaque maison. Sur Pottermore, j’ai confirmé mes soupçons, je suis une vraie Serdaigle. « Si vous êtes sage et réfléchi Serdaigle vous accueillera peut-être. Là-bas, ce sont des érudits qui ont envie de tout connaitre. » Bref, je suis une péteuse assoiffée de culture, la tête émergeant à peine d’un monceau de bouquins. Il était donc tout naturel pour moi d’acquérir l’ouvrage aux couleurs violettes des Ravenclaw.

Si la couverture est superbe, l’intérieur ne démérite pas. Des pages additionnelles évoquent les histoires de Rowena Ravenclaw et des personnes illustres qui ont été dans sa maison, accompagnées d’un quiz et d’illustrations inédites. Un très bel objet pour les collectionneurs donc.

Passons à la lecture. Comment ne pas sourire en lisant ces mots si familiers, que ce soit en français ou en anglais?

« Mr and Mrs Dursley, of number four, Privet Drive, were proud to say that they were perfectly normal, thank you very much. They were the last people you’d expect to be involved in anything strange or mysterious, because they just didn’t hold with such nonsense. »

C’est là que j’ai réalisé que mes inquiétudes sur la barrière de la langue étaient inutiles. Si le tome 1 n’est pas l’ouvrage que je préfère, je l’ai néanmoins lu une bonne dizaine de fois depuis sa sortie, et connait donc plus ou moins les phrases en français. La traduction en était facilitée. Coup de chapeau à ce sujet au traducteur Jean-François MENARD. Je peux à présenter comparer le style de ROWLING au travail de MENARD, et franchement il a fait un boulot formidable et m’a ainsi grandement facilité ma lecture.

Certains mots inventés par ROWLING avaient forcément du être changés pour le public français, afin de préserver les jeux de mots. Pour traduire «Muggle», MENARD avait inventé le terme «Moldu» en pensant (mou du bulbe). Il voulait exprimer le fait que les Moldus sont une catégorie de gens à qui il manque quelque chose, en l’occurrence des pouvoirs magiques. Et les termes inventés sont nombreux, mais je m’en suis sortie. Néanmoins, je ne pense pas du coup avoir toujours compris les jeux de mots de ROWLING, subtilités réservées aux anglophones de souche… dommage!

Le livre étant destiné à un public adolescent, les termes utilisés n’étaient pas très compliqués dans l’ensemble. En moyenne, je traduisais 5-6 mots par page au début, dans un souci de précision, puis, lassée par le procédé, 2-3 ensuite. Le fait de poser le livre, vérifier le terme, reprendre le livre, gâchait le moment de lecture. J’ai donc préféré ne pas tout comprendre mot à mot mais en contrepartie ne pas perdre le fil.

Lire un ouvrage en anglais prend beaucoup plus de temps que lire un ouvrage en français, même quand on le connaît déjà, merci Captain Obvious. Habituellement, je lis 3 livres en période de boulot par mois, parfois en même temps, là j’ai réduit ces derniers mois ma consommation d’ouvrages notamment à cause d’ « Harry Potter and the Philosopher’s Stone« . J’ai mis 3 mois à terminer cet ouvrage, record battu. Mais je ne regrette pas l’expérience! Je ne puis que la conseiller aux fans purs et durs d’HP, et les rassure sur le niveau de langage: pas besoin d’avoir une licence d’anglais pour comprendre ROWLING!

 

 

Les Ailes d’Emeraude T3: L’île des secrets

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Titre : Les ailes d’émeraude
Auteur : Alexiane DE LYS
Éditeur : Nouvelles Plumes (France Loisirs)
Date de sortie : février 2017
Prix : 14,99 euros
Nombre de pages : 496 pages

Pour commander : France Loisirs

Note (sur 5 ♥): ♥

Challenge Faerie, 2ème année : 3 / 20  chroniques

 

Résumé:

Tout juste échappés des Narques, Cassiopée, Gabriel et leurs amis affrontent une nouvelle épreuve : leurs ennemis ont complètement détruit le village de Tornwalker, et froidement massacré de nombreux Myrmes. La guerre est loin d’être finie entre les deux peuples, même si le petit groupe avance un argument de taille : leur prisonnier, Manassé. Entre sa fille et son peuple, les Narques, ce dernier semble avoir choisi son camp… Cassiopée lui pardonnera-t-elle un jour ? Et combien d’épreuves aura-t-elle encore à affronter avant de pouvoir vivre en paix son amour avec Gabriel ?

L’Avis d’Elodie:

Je dois admettre avoir pris pas mal de retard dans ce challenge… Il ne me reste que 7 mois pour lire / chroniquer 13 livres, films et autres, mais je ne me mets pas la pression! (pas encore, mais je n’aime pas ne pas remplir mes objectifs! ^^)

Le 3ème tome de cette trilogie portant sur les fées étant sorti, je me suis dit que c’était l’ouvrage parfait pour me remettre sur les rails de ce joli challenge Faerie. Certes, les deux premiers tomes m’avaient laissé plus que dubitative, mais c’étaient des livres légers, rapides à lire… et moins à commenter, tant ils m’avaient agacée hélas!

Néanmoins j’avais envie de savoir la fin des aventures de… zut… Et oui, j’en viens directement à un gros point négatif: si sur le moment, je m’enfilais avec un certain plaisir les opus de cette saga, un an après impossible de me rappeler de l’intrigue ou précisément des personnages! Et je me suis donc lancée dans la relecture des 2 tomes précédents: Les Ailes d’Emeraude et Les Ailes d’Emeraude: T2 L’Exil.

Un fois remise dans le bain, j’ai lu en 2 jours l’ouvrage, et ce sera mon dernier essai de lecture des livres de cette auteure. Je me plaignais déjà dans les précédentes chroniques de la lassitude qui me prenait à la lecture de certains passages, trop niais et clichés à mon goût… Et bien là on a atteint le summum. Je vous préviens, cette chronique va être très méchante, à la hauteur de mon énervement.

Le machisme ordinaire est bien là dans l’ouvrage, et d’autant plus gênant que c’est une vision écrite par une auteure, par la bouche d’une héroïne, extrait:

 » Ca ne te dérange pas de sortir avec un gars de 3 ans ton cadet? 

Elle haussa une épaule (geste très naturel n’est-ce pas? Essayez)

-Pourquoi ça me dérangerait? Tant que le gars en question est plus grand et plus fort que moi, ça ne pose pas de problème. (…) Et il est plus grand que moi en taille (c’est important).« 

Passons sur l’usage inutile de parenthèses dans un dialogue, et évoquons tout de suite le contenu franchement ridicule et sexiste… Joli image de la femme mise en avant! Et hélas, cela se reproduit durant tout l’ouvrage au point que cela devienne juste carrément énervant! Les filles sont fortes du moment que les garçons athlétiques et musclés sont là pour les ramasser en cas de besoin, belle mentalité.

Les scènes sexy de l’ouvrage m’ont laissé un arrière goût dans la bouche, n’oublions pas que l’héroïne mineure sort avec un type bien plus âgé et a une sorte d’obsession pour le caleçon dudit type en question. HELP.

Niveau intrigue, l’auteure a juste réussi à me perdre. Le gros rebondissement qui n’en est pas un ne m’a pas surprise, peut-être parce que chaque ouvrage a son mort-mais-en-fait-peut-être-pas. Et le dernier chapitre, qui sous-entend la possibilité d’un quatrième tome, n’apporte rien à un ouvrage déjà bien moyen… Sauf un rejet franc et massif de ma part. Hors de question que j’achète une potentielle suite!

Niveau style, si je défendais Alexiane DE LYS dans mes précédentes chroniques en argumentant sur sa jeunesse, là je considère que j’ai assez attendu. Certes, c’est une auteure qui construit son univers, et un univers que je trouve, sincèrement, intéressant. Mais au lieu de faire paraître un tome par an, elle aurait dû prendre plus de temps pour écrire ses ouvrages. Et éviter ainsi des erreurs. En effet, des redondances, répétitions et erreurs de syntaxe sont régulièrement présentes dans le texte et gâchent la lecture, exemple:

« Nicolaï me fait signe de le suivre. Il nous entraîne dans les méandres du souterrain et finit par déboucher dans un cul-de-sac. Il nous fait signe de le suivre et remonte le long d’une échelle en bois.« 

Répétition de « suivre« . L’auteure aurait pu noter « nous encourage à poursuivre« , « nous incite à venir« , mais non, limitons le vocabulaire, le public visé est adolescent et ne connaît pas les synonymes. Une relecture un peu plus poussée de l’ouvrage aurait été bienvenue avant l’édition. Et cet exemple n’en est qu’un parmi d’autres.

Je suis consciente d’être particulièrement mauvaise dans cette chronique, mais je suis tout simplement énormément déçue… Je trouvais que le tome 2 était prometteur par rapport à un tome 1 hésitant, et après relecture, j’étais motivée à retrouver l’héroïne et à découvrir ce qui lui arrivait. J’avais énormément d’attentes envers ce tome 3, espérances qui ont toutes été déçues.

Et que dire de l’aspect féerique, une des raisons pour laquelle je lis cet ouvrage? Une fois encore, DE LYS met de côté un pan de son histoire qui aurait pu être génial à développer. Je suis restée sur ma faim. L’histoire se déroulant en Russie, je m’attendais à des clins d’oeil aux contes de fées russes, comme la fée des bois, les Sluagh mortes-vivantes ou la Roussalka, qui trouve ses racines dans les récits ancestraux moscovites. Mais rien de tout cela, les fées de DE LYS n’en ont que le nom et les ailes.

Bref, vous l’aurez compris, je suis extrêmement dubitative envers cet ouvrage, qui n’a pas rempli mes attentes en matière d’intrigue comme de faerie…

 

 

13 Reasons Why, le livre

13-Reasons-why-13-raisons (1).jpgTitre: 13 Reasons Why

Auteur: Jay ASHER

Editeur: Albin Michel Jeunesse

Date de sortie: mars 2017

Prix:  13,5 euros

Nombre de pages: 288 pages

Pour commander: dans toutes les librairies

Note (sur 5 ♥): 5♥

Résumé:

« Si tu entends ce message, il est déjà trop tard. »

Clay Jensen ne veut pas entendre parler des enregistrements qu’Hannah Baker a laissés. Hannah est morte, ses secrets avec elle. Pourtant, son nom figure sur ces enregistrements. Il est l’une des raisons, l’une des treize responsables de sa mort. D’abord choqué, Clay écoute les cassettes en cheminant dans la ville. Puis, il se laisse porter par la voix d’Hannah. Hannah en colère, Hannah heureuse, Hannah blessée et peut-être amoureuse de lui. C’est une jeune fille plus vivante que jamais que découvre Clay. Une fille qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

L’Avis d’Elodie: 

juhuuugiu.jpgAvant de commencer cette chronique, je tenais à faire le point sur les propos que je vais tenir. Je vais juger l’ouvrage, ses rebondissements scénaristiques et la qualité de ses personnages. Je me base sur le fait que l’auteur nous livre une fiction, et la commente comme telle. L’avis donné ne porte donc pas sur l’acte illustré, c’est-à-dire le suicide, sujet bien difficile à évoquer. Et lorsque je me permettrai de critiquer Hannah, c’est contre le personnage crée par ASHER que j’en ai, non que les personnes qui auraient inspiré ses écrits. J’écris cette mise en garde car je suis bien consciente que lorsque j’évoquerai chez Hannah une forme de méchanceté, je risque de choquer.

Je tenais à rappeler que je chronique un livre, ses personnages inventés, et pas un fait de société… Voilà! ^^ Les choses sont je l’espère posées clairement, et je peux à présent après ce long paragraphe commencer mon commentaire!

Comme tout le monde, j’avais entendu parler de la série parue sur Netflix, adaptée de ce roman. Et j’avais envie de découvrir le phénomène. Mais connaissant mon côté ultra-sensible, je ne voulais pas être confrontée à des images précises que je n’arriverai pas ensuite à me sortir de l’esprit, et hésitais donc à me lancer.. Jusqu’au moment où, errant dans les rayons de Cultura, je suis tombée sur la réédition de l’ouvrage.

Acheté un mercredi soir, je l’ai terminé le jeudi soir, en lisant même durant mes pauses au boulot (et j’étais à deux doigts de le sortir devant mes élèves!). C’est dire le suspense ménagé par l’ouvrage… Une tension d’autant plus surprenante qu’il n’y avait pas a priori de surprise, toute l’intrigue étant expliquée dans la quatrième de couverture. Le livre commence par une fin: Hannah met fin à ses jours de manière brutale. Aucun signe ou presque n’avait été détecté par son entourage, ses camarades, et pourtant… Elle envoie des cassettes qui expliquent son acte aux personnes qu’elle juge responsables, et qui devront les transmettre au coupable suivant. Si la chaîne s’arrête, les cassettes seront rendues publiques.

J’ai choisi de publier cette chronique avec un retard inhabituel, et de le relire avant de me lancer dans l’écriture, le livre étant prenant d’une façon bien particulière.

Commençons par le style, qui est parfois un peu poussif. J’en viens à ma rengaine habituelle: ce n’est pas parce que le livre est destiné à des ados que l’auteur est obligé d’user de termes aussi simples et d’éviter comme la peste les figures de style… Mais bon. Je tenais à ajouter que même si le livre est rangé dans les librairies au rayon « young adult », j’ai un peu du mal à le mettre moi même dans cette catégorie. Le thème déjà n’est pas facilement abordable à un âge tendre. Et les adultes peuvent se retrouver dans l’ouvrage, pour la simple raison que nous avons tous été adolescents…

L’écriture donc n’est pas exceptionnelle, mais reste correcte. ASHER se rattrape dans le rythme de ses paragraphes, le livre est entraînant, après les quelques latences de mise en place de l’intrigue, on est dans l’histoire. Une fois le démarrage passé, impossible de reposer le livre, je me répète.

Le suspense est clairement présent. Même si on connaît la fin, on espère, comme Clay qui écoute les cassettes, qu’il y ait un retournement inattendu, qu’Hannah ne passe pas à l’acte. Et la fin en est d’autant plus douloureuse.

Ce livre nous invite à réfléchir sur le harcèlement scolaire, et sur ses conséquences. Et il n’est pas anodin que ce soit un américain qui ait écrit cet ouvrage, quand on pense aux désastres des plus médiatisés qui se déroulent dans les lycées et campus des Etats-Unis.

On a beau le savoir, le livre nous le rappelle avec force: les mots peuvent détruire autant que les actes. Et face au harcèlement, on est tous responsables.  Ce qui m’a marquée, c’est le fait qu’Hannah elle-même admet que ce sont ses choix qui l’ont notamment conduite à cet instant T où le demi tour n’est plus possible. Et même Clay, le personnage positif auquel on ne peut que s’identifier, a sa cassette et ses responsabilités.

Néanmoins, en tant qu’adulte, et plus, en tant qu’enseignante, je ne peux m’empêcher de déplorer le fait que lorsqu’Hannah demande (rarement) de l’aide à un adulte, la réception soit mauvaise. En d’autres termes, dans ce livre, l’idée véhiculée est que les adultes ne sont pas aptes à résoudre les problèmes adolescents et pire, refusent de les entendre. Un bien mauvais message…

De plus, j’ai comme le sentiment que cet ouvrage risque de renforcer les fantasmes adolescents sur la mort: en se suicidant et en enregistrant ses cassettes, Hannah devient populaire comme jamais de son vivant et accède en quelque sorte au statut de star. Or les ados sont avides de reconnaissance, et je crains que de tristes idées ne s’implantent dans des esprits fragiles en lisant cet ouvrage…

Enfin, ce qui me choque dans le travail sur le personnage d’Hannah, c’est sa légèreté envers ses parents, auxquels, soulignons-le, elle n’a rien à reprocher. Pas d’explication, pas de cassettes pour eux, ses enregistrements sont uniquement destinés aux « coupables ». Il y aussi une forme de méchanceté chez Hannah, car si les cassettes sont rendues publiques, ses parents apprendront les détails de sa mort sans y être préparés… Un comportement qu’ASHER justifie par la jeunesse d’Hannah. Admettons.

Néanmoins, ces imperfections sont finalement des valeurs ajoutées à l’ouvrage. Hannah n’est pas parfaite, et le fait que l’auteur mette en avant ses défauts, comme ceux de Clay, est un point fort. Pas d’idéalisation abusive ici, ASHER essaie de se montrer neutre et nous force donc à nous forger notre avis sur les personnages et les actes. Nous incite à réfléchir sur des thèmes délicats.

Jay ASHER fait ainsi passer un message fort: lorsque quelqu’un va mal, il faut lui parler, essayer de l’aider même si on n’est pas proche de lui. Car il peut suffire d’une phrase pour faire la différence. Et transmettre une telle notion à des adolescents comme à des adultes est nécessaire.

En conclusion, malgré les réserves émises ça et là, j’ai adoré cet ouvrage. Rares sont les livres qui m’ont marqué autant, et je ne puis que le conseiller. L’auteur a réussi à écrire de manière sensible, sans sentimentalisme, sur un sujet difficile.

Un grand coup de coeur.

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