Fées & Automates

antho-imaginales-fees-et-automates-couv.jpgTitre : Fées et Automates
Auteur : COLLECTIF, sous la direction de JC VANTROPEN
Éditeur : Mnémos
Date de sortie : mai 2016
Prix : 18,50 euros
Nombre de pages : 221 pages

Pour commander : Editions Mnémos

Note (sur 5 ♥): ♥♥♥♥

Challenge Faerie : 8 / 10-15  chroniques en mode Kelpie

Résumé:

Le thème de l’anthologie des Imaginales 2016 ose le face-à-face entre deux personnages archétypaux provenant de mondes différents. La fée est un personnage principal de la rêverie médiévale, du fantastique, de la fantasy. L’automate est un produit de la culture quasi industrielle, de la pensée scientifique, de la science-fiction. Deux univers qui s’opposent sans doute, mais dont la rencontre est propice à l’imagination et fait jaillir des étincelles. Cette anthologie va vous étonner et vous passionner.

L’Avis d’Elodie:

Il y a un peu moins d’un mois, Meltoryas et moi sommes allés au festival des Imaginales, et nous avons adoré! Pour les curieux, voici le lien de ma chronique sur ce sujet: Les Imaginales d’Epinal 2016.

A cette occasion, nous avons rencontré des auteurs, assisté à des colloques, fait de belles rencontres… et acheté plein, plein de livres! Dont notamment l’ouvrage que je vais commenter aujourd’hui.

« Fées et automates » est une anthologie, c’est-à-dire un recueil de nouvelles sur un même thème. Ici, ce sont deux choses à priori opposées qui sont rapprochées: les fées, créatures évanescentes faites de verdure et de vent, et les automates, alliages froids d’acier et de boulons. J’ai lors de ces fameuses Imaginales discuté de choix de thème des plus étranges avec Estelle FAYE, qui d’ailleurs est l’auteure de la première nouvelle de l’ouvrage. Elle m’a expliqué que si ce duo peut paraître surprenant à première vue, il n’en est que plus savoureux d’écrire à ce sujet, et que fées comme automates sont fantasmés depuis fort longtemps par l’humain. A été abordé lors de la conversation comment les auteurs sont choisis par les éditeurs pour participer aux anthologies et la réponse a été simple: les auteurs intéressés par le thème et qui écrivent vite sont invités à écrire sur le sujet, les autres priés de finir leurs ouvrages! ^^

Venons en au livre, et tout d’abord à sa couverture. Signée Hélène Larbaigt, personnellement je la trouve superbe. Une fée rousse vêtue de plume de paon aux accents végétaux danse avec un automate de bois, mélange de Pinocchio et de pirate. A l’arrière plan, un vitrail de cathédrale illumine la scène. Le dessin est délicat, l’ambiance est posée et cette illustration est une merveilleuse introduction à l’ouvrage.

Évoquons les textes. Divers auteurs ont participé à cette réalisation collégiale:  Paul Beorn ; Pierre Bordage ; Charlotte Bousquet ; Fabien Cerutti ; Lionel Davoust ; Jean-Claude Dunyach ; Estelle Faye ; Pierre Gaulon ; Gabriel Katz ; Nabil Ouali ; Benoît Rennesson ; Adrien Tomas ; Cindy Van Wilder.

L’ensemble est agréable à lire, il n’y a priori pas de rapport, de pont entre les nouvelles à part le thème commun bien évidemment. Plutôt que de commenter l’ouvrage dans son ensemble, ce qui dans ce cas précis n’avait guère d’intérêt, j’avais envie de parler de mes nouvelles préférées!

Celle qui m’a le plus plu, et qui ouvre le livre, est celle d’Estelle FAYE, intitulée  » Smoke and Mirrors ». J’ai déjà évoqué plus tôt dans ma chronique ma conversation avec l’auteure sur l’exercice périlleux qu’est l’écriture de nouvelle dans une anthologie. Je l’avais aussi questionnée sur le rapprochement à faire entre ce thème et la BD de Béatrice TILLIER-TEHY « Fées et tendres automates« , déjà chroniqué pour la challenge Faerie (cliquer sur le titre pour lire mon commentaire). Estelle FAYE a alors parlé de sa difficulté à ne pas faire de redites, alors que cette BD est à son avis un pilier dans le genre, un exemple marquant qu’il faut avoir lu.

Cette volonté de ne pas faire de redite a été parfaitement exécutée à mon avis. La nouvelle d’Estelle est je crois bien ma préférée de l’ouvrage. J’ai adoré la succession de personnages marquants, la trame de l’intrigue parfaitement maîtrisée, et la chute au quelle on ne s’attend pas, et qui m’a marquée. Bref, un gros coup de coeur!

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Une autre nouvelle que j’ai apprécié, celle de Gabriel KATZ, intitulée « Magie de Noël ». Là aussi, la chute est remarquable, et c’est ce que j’adore dans les nouvelles. On nous livre un univers avec un minimum de pages, chose délicate, on nous brosses le portait de  personnages attachants, intégré dans un monde qui se doit d’être des plus maîtrisés, pour enfin nous ôter tout espoir (oui, l’expression est violente!) avec une chute qui ne laisse pas de place au débat, et un goût doux-amer subsiste… C’est ça que j’aime, cette loterie des émotions, et KATZ a géré son coup, tout comme FAYE, et je suis impressionnée!

Enfin, dans un autre style, « AuTOMate » de BORDAGE a été un joli moment de lecture, même si là aussi la fin est assez triste. A croire que je n’aime les nouvelles que quand elles finissent mal! (Petite pensée au « K » de BUZATTI ^^) J’ai aimé cette histoire d’amour entre une fée et un humain, avec se rebondissements, ses joies et ses déceptions.

En conclusion, il s’agit d’un recueil de nouvelles des plus réussi, le thème est une mine d’or et les auteurs ont tous relevé le défi avec brio. L’anthologie est définitivement un genre dont je raffole, et cet ouvrage remplit parfaitement son contrat !

 

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