5 livres sur une île déserte ( et merci Bettie!) – Tag

a8b0760d422e653f89dfc62dc53946efIl y a 2 mois, Bettie Rose Books a eu une superbe idée d’article (et je vous invite à découvrir son wordpress si ce n’est pas déjà fait!). Après le tag relayé par Cindy VAN WILDER, et repris par Meltoryas et moi dans l’article Coffee Book, voici donc la revisitation de  » 5 livres sur une île déserte par Bettie Books « …

En ces temps de rentrée, je me suis dit qu’un peu d’évasion nous ferait du bien!

5 livres sur une île déserte, quelle idée clichée me direz-vous… Mais pas tant que ça quand on y réfléchit! Car il ne s’agit pas de citer seulement, comme l’a objecté de prime abord Meltoryas, ses 5 livres préférés.

Il faut ici plutôt citer 5 livres suffisamment conséquents en nombre de pages pour « tenir » longtemps, 5 livres qui permettraient de s’évader d’un quotidien qui à priori sera difficile, 5 livres dont l’univers sera assez dense pour permettre de rêver, d’apprendre aussi… 5  livres instructifs donc…

Voici ma sélection (*Elodie*):

  • La Sève et le Givre (voir chronique)
    • Les fidèles du Baz’Art l’auront compris, Léa SILHOL est une de mes auteures préférées, et entre « La Sève et le Givre » et les « Contes de la Tisseuse », mon coeur balance… « La Sève et le Givre » fait partie des ouvrages que j’emporterais sans hésiter sur une île déserte, car malgré des relectures innombrables, je fais des découvertes à chaque fois! Une valeur sûre donc.
    • Extrait: « Car ainsi sommes-nous, êtres de papier et d’étoffe, devant les coeurs de glace et les coeurs de nuits. Incorrigiblement épris, incertains, pleurant, amoureux des brûlures inendurables de leurs étreintes, et inféodés à leurs enchantements. Cherchant toujours, dans nos rêves aveugles d’enfants des mi-teintes et du jour, l’écho de quelque chose qui soit forgé à l’image d’élèvements indicibles ou d’effroyables chutes. A l’image de l’Hiver, à l’image de la Nuit.« 
  • Into the Wild (voir chronique)
    • Rares sont les livres qui vous incitent à vous poser des questions sur vous-même; sur ce que vous voulez faire de votre existence, sur quel chemin vous voudriez vous lancer. Et « Into the Wild » est de ceux là. Qu’à la base on pense que le fait de se lancer dans une aventure initiatique dangereuse soit inutile stupide, qu’à l’inverse on songe qu’il s’agit d’un idéal de vie des plus respectables en ces temps de consommation excessive, peu importe, il convient néanmoins de lire cet ouvrage. Rien que pour se forger une opinion de façon plus précise, rien que pour se laisser emporter par cette histoire tragique. Qu’importe nos opinions, ce récit est tellement empreint de nostalgie et d’émotion qu’il ne peut laisser indifférent.
    • Extrait:  » Le noyau central de l’esprit vivant d’un homme, c’est sa passion pour l’aventure. La joie de vivre vient de nos expériences nouvelles et donc il n’y a pas de plus grande joie qu’un soleil chaque jour, nouveau et différent. Si tu veux obtenir plus de la vie, il faut perdre ton inclinaison à la sécurité monotone et adopter un mode de vie qui te paraîtra dans un premier temps insensé. Mais une fois que tu seras habitué à une telle vie, tu verras sa véritable signification et son incroyable beauté. « 

  • Kushiel (voir chronique)
    • S’ouvre alors un débat. Que mettre derrière le mot ouvrage? Est-ce un unique livre ou toute une saga? Si la saga est admise, alors bien évidemment j’emmènerai mes Harry Potter chéris, histoire de penser à un univers londonien bien plus frais et pluvieux que mon île caniculaire. (encore qu’on a pas admis comme étant obligatoire l’idée que mon île soit aux Caraïbes…) Je m’égare. Si seulement un unique livre est autorisé, alors j’avais envie de citer « Kushiel » car l’univers décrit est extrêmement élaboré et complexe. Tellement que plusieurs relectures ne viendraient pas à bout de ce mastodonte et que cela nous laisse une bonne base de départ pour s’imaginer la suite, pour écrire pour soi la continuité des aventures de l’héroïne. Le vocabulaire est très recherché et ne pâtirait pas des relectures, CAREY joue avec les mots comme avec des lames et c’est superbe.Les personnages sont tous plus merveilleux les uns que les autres, et aucun ne tombe dan le cliché, ce qui est assez exceptionnel pour être souligné. Bref, une distraction bien agréable sur mon île!
    • Extrait:  » D’aucun parfois se lamentent que l’avenir soit drapé derrière un voile de mystère ; pour ma part, je crois que c’est une bénédiction. Si nous savions quelle potion de fiel le destin nous réserve, nous nous recroquevillerions de peur pour laisser filer la coupe de la vie sans même la goûter. »
  • Le Clan des Otori (voir chronique)
    • Si je peux continuer à « tricher », alors je mettrais dans ma liste la saga qui a bercé mon adolescence et qui a renforcé mon goût pour la lecture. L’univers du « Clan des Otori » est assez dense pour que je puisse m’occuper à en imaginer une suite. Les personnages sont si archétypaux que je pourrais les faire évoluer sans grande difficulté vers d’autres poncifs. La plume de Lian HEARN est simple, efficace, et les images qu’elle suscite sont d’une grande clarté. Je pourrais passer des jours et des jours sur mon île à dessiner les paysages qu’elle décrit et les mimiques de ses personnages… C’est donc ici une saga que je considère comme très visuelle, d’une certaine simplicité de lecture certes, mais qui malgré tout n’est pas lassante que je convoque ici pour m’accompagner dans mon exil!
    • Extrait: « Elle apprendra […] elle fera comme moi. Elle saura qu’il faut dissimuler ses sentiments, accepté que la vie se compose de pertes et de souffrances. Elle pleura en cachette, si jamais elle pleure encore. « 
  • Le Dernier Jour d’un Condamné (voir chronique)
    • C’est un classique que je tenais absolument à évoquer. Il est certes extrêmement court (100 pages en format de poche!) mais pour moi c’est un livre qu’il faut avoir lu une fois dans sa vie, et je pèse mes mots. On en peut s’empêcher de se mettre à la place du « héros ». On le plaint, on a pitié de lui et jusqu’au bout on espère une fin positive. Sans s’en rendre compte, on se retrouve à faire abstraction du crime réalisé. Voilà la force de ce roman. Il n’y a aucune place pour le jugement, pour le subjectif. Grâce au récit sans grandiloquence ou côté larmoyant, on réalise que l’on ne peut pas décider de priver de sa vie un homme. Pris dans les dernières pensées chaotiques d’un homme perdu, de la stupeur à la peur, en passant par la rage, puis l’acceptation de sa fin prochaine, on ne peut rester insensible. Cet ouvrage déclenche tant de réflexions qu’il ne peut être lassant, et à chaque relecture je me retrouve irrémédiablement touchée.
    • « Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée! Je n’ai plus qu’une pensée, qu’une conviction, qu’une certitude : condamné à mort! »

Et vous? Quels sont les 5 livres que vous emmèneriez sur une île déserte?

 

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2 réflexions au sujet de « 5 livres sur une île déserte ( et merci Bettie!) – Tag »

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