Premières Lignes #83: Les délices de Tokyo

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce quatre-vingt-troisième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: Les délices de Tokyo, de Durian SUKEGAWA.

 » Doraharu, marchand de dorayaki.
Sentarô passait ses journées debout derrière la plaque chauffante. 
Sa boutique était située en retrait de la route longeant la voie ferrée, dans la rue commerçante baptisée Sakuradôri, « rue des Cerisiers ». La rue se distinguait pourtant plus par le nombre de commerces fermés que par ses cerisiers plantés çà et là. Malgré tout, en cette saison, il semblait y avoir un peu plus de passants que d’habitude, peut-être attirés par les fleurs. « 

Trouvé dans une boîte à livres, je suis ravie de cet ouvrage. Ces Premières lignes sont conformes à mes attentes. J’avais envie de lire un livre mettant en valeur la culture japonaise, et souhaitais tenter de changer un peu mes habitudes de lecture. C’est chose faite avec cette parution!

Publicités

Premières Lignes #82: Les Papillons Cloués

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce quatre-vingt-deuxième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: Les Papillons Cloués, de Nathan BONVALLET.

 » Les crissements des pneus ne mentent jamais dès qu’il s’agit de rassembler une famille. Les coups de freins inopinés composaient une image d’une tante hyperactive dans mon esprit, alors que les crépitements légers des graviers sous la matière caoutchouteuse des roues obscures dressaient le portrait apaisé d’un oncle empli de sérénité. Mon front avait beau être collé à la vitre de la salle à manger, mes yeux ne prirent même pas la peine de vérifier si mes hypothèses sonores au sujet des nouveaux arrivants étaient justifiées. »

Lire la suite

Premières Lignes #81: La Jeune Fille et la Nuit

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce quatre-vingt-et-unième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: « La Jeune Fille et la Nuit » de Guillaume MUSSO.

« 2017, Pointe sud du Cap d’Antibes, le 13 mai.
Manon Agostini gara sa voiture de service au bout du chemin de la Garoupe. La policière municipale claqua la porte de la vieille Kangoo en pestant intérieurement contre l’enchaînement de circonstances qui l’avait conduite ici. 

Vers 21h, le gardien d’une des plus luxueuses demeures du Cap avait téléphoné au commissariat d’Antibes pour signaler un pétard ou un coup de feu – en tout cas un bruit étrange – qui aurait été tiré sur le sentier rocher jouxtant le parc de la propriété. « 

Je n’avais jusqu’à présent jamais lu de MUSSO, alors qu’il s’agit d’un écrivain connu depuis la parution en 2004 de « Et après… ». Non pas que je méprise les succès populaires, appréciant lire de temps à autre un NOTHOMB ou un GAVALDA. Non, mes yeux n’avaient jamais été attirés particulièrement par un titre ou une couverture de cet auteur, tout simplement. Jusqu’à « La Jeune Fille et la Nuit » dont le titre poétique et la couverture graphique m’ont frappée. Et je ne le regrette pas, car je découvre un auteur au style simple, mais agréable, et qui sait manier le suspense. Une chronique plus complète sur l’ouvrage paraîtra prochainement, n’en doutez pas!

Premières Lignes #80: l’Homme qui mit fin à l’histoire

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce quatre-vingtième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: L’homme qui mit fin à l’histoire, de Ken LIU.

Chaque nuit, comme on sort admirer les étoiles, on baigne dans la lumière, mais aussi dans le temps. 

Et donc, regarder l’étoile de la constellation de la Balance appelée Gliese 581, c’est la voir comme elle apparaissait il y a 20 ans, puisqu’elle se situe à 20 années lumière d’ici.

Lire la suite

Premières Lignes #79: Petit Pays

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-dix-neuvième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre de ma PAL: « Petit Pays » de Gaël FAYE.

 » Je ne sais vraiment pas comment cette histoire a commencé. 
Papa nous avait pourtant tout expliqué, un jour, dans la camionnette.
-Vous voyez, au Burundi, c’est comme au Rwanda. Il y a trois groupes différents, on appelle cela des ethnies. Les Hutu sont les plus nombreux, ils sont petits avec de gros nez.
-Comme Donatien? j’avais demandé.
– Non, lui c’est un Zaïrois, c’est pas pareil. Comme Prothé, par exemple, notre cuisinier. Il y a aussi les Twa, les pygmées. Eux, passons, ils sont quelques uns seulement, on va dire qu’ils ne comptent pas. Et puis il y a les Tutsi, comme votre maman. Ils sont beaucoup moins nombreux que les Hutu, ils sont grands et maigres avec des nez fins et on ne sait jamais ce qu’ils ont dans leur tête. « 

Gaël Faye est un auteur franco-rwandais. Suite à la guerre civile au Burundi, et au génocide Tutsis, il fuit vers la France à 13 ans. « Petit Pays » est partiellement autobiographique, et j’ai beaucoup aimé le style de ces Premières Lignes. Je pense que vous lirez bientôt une chronique à ce sujet!

Premières Lignes #78: La Sélection

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-dix-huitième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre que je viens de terminer: « La Sélection » de Kiera Cass aux éditions Robert Laffont.

Depuis que nous avons reçu la lettre, maman flotte sur un petit nuage. Elle a l’air d’y voir la solution à tous nos problèmes, la promesse d’une nouvelle vie. Le seul petit grain de sable qui vient gripper les rouages, c’est moi. En temps normal je ne suis pas du genre à ruer dans les brancards mais là, je dis stop. Je n’ai pas envie d’aller grossir les rangs de la famille royale. Encore moins ceux de l’élite du pays. Hors de question. 

Lire la suite

Premières Lignes #77: Le retour de la Bête

Basé sur une idée de Ma Lecturothèque, il s’agit de citer les premières lignes d’un livre pris dans sa bibliothèque. Cela vous permet de découvrir l’univers d’un auteur et qui sait de vous donner envie de lire l’ouvrage, et de mon côté, de sortir des livres de ma PAL ou de me replonger dans des vieux livres et de les relire, qui sait? Le concept m’a fait songé au Test de la Page 99, précédemment évoqué dans un article du Baz’Art, et j’y ai immédiatement adhéré!

Pour ce soixante-dix-septième rendez-vous, publié tous les mercredis, voici quelques lignes d’un livre que je viens de terminer: « Le retour de la Bête » de Jean Luc MARCASTEL.

-Papi, qu’est-ce qui t’arrive?
C’est la voix de Laureline, ma petite fille. C’est un drôle de prénom. Moi, j’ai suggéré à ses parents Suzanne ou Marie, mais ils m’ont dit que c’était celui d’une héroïne de BD qu’ils aimaient bien, alors… Après tout, ca lui va bien.

Elle m’a attrapé la main, je sens ses doigts menus qui serrent les miens. Elle lève vers moi ses grands yeux couleur de noisette sous sa longue frange aux reflets roux.

J’aimerais lui répondre, mais je ne peux pas, planté là, devant cette vitrine du pavillon de paléontologie du Muséum, incapable de détacher les yeux de ce qui me fait face, cette chose me regarde de l’autre côté du verre épais constellé de petites empreintes laissées par autant d’écoliers curieux… cette chose qui me regarde depuis une autre époque… depuis exactement 73 ans… et l’hiver 1942.

Lire la suite